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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Début Août 550] De l'Homme à la Bête, il n'y a qu'un pas [PV Tahir]

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Ici, rien ne lui rappelait sa chère Italia. Les bois étaient sombres et la frontière lui semblait fort lointaine, à près d'un mois de Mediolanum. Le groupe était à ses côtés, mais l'ambiance était pesante. Cet été n'avait rien de clément. Sous cette pluie battante, le bruit des sabots de leurs chevaux lui glaçait le sang à chaque pas résonnant dans la boue. Le village dans lequel ils venaient de s'arrêter n'était pas bondé. Tout juste y avait-il quelques hommes qui accouraient vers les maisonnées les plus proches. Au final, c'était un endroit plutôt...vide.

Pour ces Contrebandiers, les moins expérimentés espéraient organiser la chaîne de ravitaillement le plus rapidement possible. Rester un petit mois, et peut-être quelques semaines de plus pour faciliter la prochaine cargaison de vivres volés sur les sentiers un peu plus épargnés de la guerre. Dans les faits, il s'agissait là d'un très bon plan. D'autres en revanche supposaient qu'ils exécuteraient leur petite mission un long moment durant des années. Pour cette belle brochette de paysans convertis pour le bien de leur village, les verbes à suivre étaient leurs sacro-saints Commandements.

Chaparder.
Passer à tabac.
S'organiser.
Se défouler, surtout sur les riches.
Faire du voyage.
Négocier dans le pire des cas.


Le tout, pour rentrer chez soi en croisant les doigts pour que les greniers soient bien remplies afin de faire face à l'Hiver.

Ryme, elle, débutait tout juste sa quinzième année. Considérée comme une adulte pour les vétérans mais comme une enfant pour les plus nostalgiques d'entre eux, sa présence au beau milieu de ces hommes à la dague aiguisés aurait pu faire sourire. Toutefois, Ryme-la-petite-Chance faisait surtout office de mascotte. Au sein de leur Chaîne, on avait vite remarqué qu'emporter la Verte au caractère bien trempée ne pouvait que mener à de bonnes affaires. Sa force n'était pas plus développée qu'un Gros Bras. Sa taille n'était guère impressionnante. Mais il y avait quelque chose avec cette petite qui rendait n'importe quel chef d'expédition aussi veinard qu'un renard. La jeune fille parlait souvent de tout et de rien avec ses proches, mais sa bouche se trouvait souvent close lorsqu'il s'agissait d'inconnu.
Ou plutôt, quand son Instinct prenait le dessus...

"Hey, la petite souris ! Tu viendras à la taverne célébrer notre premier transport ?"

Figée telle une statue, Ryme observait davantage la forêt, puis la longue rue qui la mènerait à bon port. Son Instinct parlait, tant et si bien qu'elle ne fit pas véritablement attention à l'homme qui venait de lui adresser la parole. Un bref "Hmhm", un hochement de tête furtif fut sa seule réponse car un "truc" l'intriguait.

Ce n'était pas n'importe quel "truc". C'était un genre de mauvais pressentiment à couler le long de ses veines, à lui donner la chair de poule. A lui hurler "ne t'y aventure pas" mais, pour autant, à l'inciter à s'aventurer davantage en terre inconnue et hostile. Dans son jargon, elle avait appris que l'on appelait cela "le goût du risque avec abus". Alors, bien vite, sa petite tête verte avait repris sa marche, cers cette drôle..."d'entité". Un être humain, sans en être un. D'ailleurs, était-elle seulement humaine, elle aussi ? Avec ces étranges manifestations, cette énergie, cette crinière et cette rage hors du commun...

Quand bien même le cosmos lui était encore une notion inconnue, elle le "sentait". C'était plus fort qu'elle, et l'impression d'avoir probablement affaire à un "confrère" -terme étrange, mais la créature à la crinière l'avait flairé ainsi- était prenante. Ainsi, de rues en rues, de maisons en maisons d'ores et déjà dépassées à pas rapide, son regard scruta, longea, patienta avec la hargne d'un fauve.

Lorsqu'enfin, il lui sembla l'individu qui laissait derrière lui cette étrange odeur familière, un léger sourire plein de défi s'incrusta sur ses joues crasseuses mais poupines, dans la fleur de l'âge.

"Trouvé."

Cet homme...Etait-il un semblable ? Qu'il soit dangereux ou non, Ryme ne comptait pour l'instant pas aborder le sujet. Après tout, elle n'était pas bien sûre de discerner ses traits.

Il n'avait pas l'air jeune, en tout cas...



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Dernière édition par Ryme le Sam 19 Sep 2020 - 0:55, édité 1 fois
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Qui es-tu, étrange petite chose ? Qu’est-ce qui fait que tu dégages cette délicieuse odeur, cette agréable sensation qui attise les plus bas instincts en moi ? L’Immaculé se tient en lisière de forêt, la tête légèrement penchée sur le côté, les yeux rivés sur elle. Une fille dans l’adolescence, à la chevelure extravagante, aux traits attirants, alléchants. Elle intrigue Tahir, intéresse le Divin et excite la Bête. Ce n’est pas tous les jours qu’il tombe sur une proie satisfaisant les désirs et exigences des trois, ce qui rend la fille encore plus précieuse à ses yeux, plus appétissante.
Il la veut, il l’aura. Il se tient en bordure des bois, de manière à ce qu’elle seul puisse le discerner depuis sa position. Il y a cette aura qui se dégage inconsciemment de son être, cette énergie à la fois malsaine et séductrice, violente et attrayante. Irrésistible pour les êtres comme lui, comme elle. Elle a ce quelque chose en elle qui lui semble familier, qui lui fait dire qu’ils partagent cette chose.

Elle va venir, il n’en doute pas. Aussi fait-il volte face, le sourire aux lèvres, mauvais, inquiétant. Celui qui en dit long sur ses réelles intentions, même ses plus inavouables. Il s’enfonce dans la forêt, le pas lent afin de ne pas perdre la petite proie. Ce serait une honte. Il n’a pourtant pas à s’inquiéter à ce sujet, ce qu’il laisse dans son sillage permet à la suiveuse de remonter sa piste sans mal. L’odeur, l’aura est si forte que c’est comme si une coulée de sang recouvrait le sentier menant à lui. Imbibant les arbres, les plantes, les feuillages, imprégnant la terre jusqu’à la moindre parcelle du chemin. Mieux qu’un phare dans la nuit. Du sang, il y en a, effectivement. Des coulées, fines, des gouttes.
De quoi en faire perdre la tête un prédateur, le faire saliver en s’imaginant l’animal mort au bout du chemin, vidé de son fluide vital, n’attendant qu’une chose, que la bête vienne se repaître de sa carcasse encore chaude.

Spoiler:
 

Elle se rapproche, il peut le sentir. Ce petit jeu l’amuse, la situation donne l’impression qu’il est la proie, celui qui est traqué. L’animal à deux doigts de lui tomber dessus, de mordre à la jugulaire et lui tordre le cou. Il avance simplement, tente de refréner les pulsions plus insistantes de la Bête, qui s’agite et commence à gronder. Elle veut attaquer, se jeter dans la mêlée et réduire en charpies cette enfant. Impatiente et primitive, elle ne comprend pas. Ne voit pas ce qui se joue ici. A l’entente de sa voix, un frisson qui lui parcourt le corps, les poils s’hérissent, il frémit. Il est vrai. Constate-t-il simplement, amusé. Elle ne se doute vraiment de rien ?
Il se retourne, tenant une hache dans sa main. Du sang encore frais dégouline de l’acier, se répandant sur le sol. La dernière personne qui l’a trouvé. Délicieux parfum que celui des bois, n’est-ce pas ? Il la dévisage, sans retenir une certaine envie, un désir pour ses formes. Jeune, immaculée, c’est comme ça qu’il les aime. Mais ce qu’il y a de plus succulent ici, c’est toi.

Dis-moi un peu jeune fille, qui es-tu ? Cette forêt est dangereuse pour un enfant sans défense, un malheur est si vite arrivé. Il dissimule à peine son ironie, retenant un rire venant s'étouffer au fond de sa gorge. Se jeter sur elle, lever sa hache et l’abattre sur son crâne, c’est tout ce que demande la Bête. Un peu de patience, le sang coulera à nouveau, d’une manière ou d’une autre.
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Message Re: [Début Août 550] De l'Homme à la Bête, il n'y a qu'un pas [PV Tahir]   [Début Août 550] De l'Homme à la Bête, il n'y a qu'un pas [PV Tahir] EmptyDim 20 Sep 2020 - 2:31
Ryme s'approcha pas à pas, sans savoir ce que l'avenir lui réservait ; sans connaître le danger qu'elle encourait à chaque minute de sa petite vie. Cette manière d'être avait toujours été son credo. Bien souvent, ces prises de risque la divertissaient grandement. Son trop plein d'énergie avait besoin de trouver certaines occupations, même après un long voyage. Sans objectif, la jeune fille se serait sentie bien perdue. Alors, quand elle avait suivi les pistes laissées par cet homme en cette "étrange odeur" qui flottait tout autour de lui, c'était bien avec une certaine forme de curiosité qui l'avait mené jusqu'à ces bois devenus sombres. Ces arbres devenus maudits. En fin de chemin, en son sillage de feuilles mortes, les cimes cachaient le soleil et l'écorce s'était gorgé de sang. Son oeil ne pouvait éviter ces obscurs détails qui faisait monter crescendo en elle une émotion bien simple : l'appréhension.

Sa silhouette se dressait, au loin. Immobile. Il ne bougeait plus, ne fuyait plus. Sa voix éclata, sans prévenir. Ryme songea qu'elle n'aimait pas son regard, ni même son timbre de voix. Seulement, il était encore bien difficile de savoir ce que désirait sa proie qui vantait le parfum salé et de fer qui flottait en cet instant dans les airs, comme l'aurait fait la plus forte épice qui soit.

"...J'ai connu des bois moins sales que ceux-là..." Répondit encore un peu innocemment la jeune femme qui avançait cette fois-ci avec un dégoût perceptible, en veillant soigneusement à éviter les traces de sang qui plongeait le sol en une rivière de carmin. "Bon sang, vous avez tué quel animal pour que ça soit aussi...Erk."

Un haut-le-cœur lui prit aux tripes. Le sang continuait à couler et à créer des vaguelettes à sa surface, comme pour l'intimider. Quelques heures auparavant, cette illusion avait fait partie d'un corps. D'un homme, vivant. C'était du moins ce que son Instinct lui signifiait.

Timidement, lentement, comme si la jeune fille venait de prendre conscience de sa situation, ses yeux effrayés croisèrent finalement ceux de cet étrange homme.

De peur, elle déglutit. Une fois. Une bonne fois. Avant de prendre d'une main rapide le couteau qu'elle gardait sur elle, dans l'une de ses ceintures. Dans ses yeux, la méfiance venait tout juste de substituer sa soeur la frayeur...

Quitte à menacer le démon qui lui faisait face ! Pointant son arme pointue en sa direction, son ton vindicatif cracha ses vérités.

"Ne t'approches pas, le tordu. Je suis beaucoup de choses, mais certainement pas le genre de "jeune fille" à intimider."

"Tu ne me fais pas peur", aurait-elle pu affirmer avec plus de courage. Ce coeur battant la chamade, le bruit sourd de son sang qui battait dans ses veines...Ces tambours de guerre faisaient écho avec les cauchemars d'une fillette du passé. Mais aujourd'hui était un jour différente. La dite fillette ne s'enfuirait pas. Elle ferait face aux assassins et à la guerre, pour venger ce fantôme d'innocence. Là, seule la tension dans ses épaules, provoquée par la singularité de sa situation, avait de sens. Elle la mettait avant tout sur ses gardes.

Et, comme pour contrecarrer les prétentions d'un prédateur et faire éclater la rivalité, l'aura dorée de l'Italienne se déploya. Tout autour d'elle, tel un voile protecteur. Lentement mais sûrement, une crinière dorée, aux allures fantomatiques mais pas moins impressionnante, s'était esquissé tout autour des épaules de Ryme. Dans ses yeux, pétillaient encore la volonté d'une jeune femme prête à défendre sa peau.

La force d'une petite lionne solitaire. Voilà ce qui la motivait à se dresser devant cette...Créature inconnue.

Et puis, au final, leur nature importait peu. Sa sauvagerie n'était peut-être pas si différente de la sienne. Peut-être même que cet étranger était lui aussi capable d'arborer une crinière faite de cette étrange énergie. Peut-être qu'il en savait davantage, sur ces créatures qui les hantaient jour et nuit, à chacune de leur respiration. Sur cette bête qui, à tout moment, pouvait prendre le contrôle de leurs corps. Mais pour autant, une révélation ne la quitta pas. Car en réalité, une chose les différenciait : Ryme n'avait pas abandonné sa part d'humanité, moins proche de son état sauvage, mais plus proche de l'homme.

Qui qu'il fut, il était effrayant, certes. Et intimidant. Mais Ryme se savait aussi parfois intimidante, et elle pouvait encaisser et surmonter sa frayeur.

"... Crois-moi, jeune fille ou pas, paysanne ou noble, je n'aurais aucune hésitation à planter mes crocs dans ta gorge si tu fais le moindre geste suspect suspect..."

Il était comme la Bête. Celle qui avait attaqué son village. L'assassin de sa mère. Celui qui avait failli la tuer durant son sommeil. Immédiatement, la rage de vaincre s'empara de ses muscles.

"Je n'ai jamais pris le temps d'attendre sagement que le malheur s'abatte sur moi, et c'est pas aujourd'hui que ça va changer. Alors, je te renvoie la question : Qui es-tu ?"

Il n'aurait pas son nom. A quoi bon ? Un homme troublé ne pourrait que lui vouloir du mal.



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