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Mars 553 AD (Jusqu'à la fin de l'Event)
 
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 Salim - Corbeau de Damas

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SalimSalimArmure :
Corbeau

Statistiques
HP:
Salim - Corbeau de Damas G-bleu1200/1200Salim - Corbeau de Damas V-bleu  (1200/1200)
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Salim - Corbeau de Damas G-rouge1500/1500Salim - Corbeau de Damas V-rouge  (1500/1500)
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Salim - Corbeau de Damas G-jaune1050/1050Salim - Corbeau de Damas V-jaune  (1050/1050)
Message Salim - Corbeau de Damas   Salim - Corbeau de Damas EmptyMer 9 Sep - 20:20
Pseudo
Qui est-il ?


    Nom : Salim
    Date de naissance : 13 Septembre 534
    Âge : 19 ans
    Sexe : Masculin
    Armure demandée : Silver Cloth du Corbeau


Comment est-il ?

    Apparence et Psychologie :

    Un teint doucement pale, des traits qui trouvent leur origine dans l'Orient des Sables... Salim est un enfant de Damas.

    Ses yeux sont perdus entre le gris et le bleu, dans une espèce de couleur acier qui lui donne un regard fort, qui attrape facilement. Jeune, on lui donne les alentours de la vingtaine, malgré que son visage soit déjà celui d'un homme. De cette mâchoire bien définie à ces traits fins, mais forts, Salim n'est pas désagréable à regarder, si tant est qu'on ose plonger dans ces yeux parfois un peu intimidants. Parfois, pas tout le temps.

    Dépend de l'humeur.

    Les sourcils fins, il a de longs cheveux noirs souvent attachés en queue de cheval pour ne pas gêner. Quelques mèches tombent sur son visage, sans que ça devienne envahissant, mais assez pour lui donner un côté un peu sauvage. Visage expressif, ses traits se tordent sans mal au gré de ses émotions : le neutre froid de ses énervements fusille aussi fort que fait sourire l'authentique de ses rires.
    Encore faut-il les lui soutirer.

    Grand pour son âge, il a le mètre quatre-vingt-huit athlétique. On lui devine une musculature sèche et bien dessinée, pas de cicatrice pour faire office d'ombre au tableau : s'il a combattu et s'il a été blessé, rien n'a encore marqué sa peau. Glabre, Il a le physique éphèbe d'un corps sculpté par l'effort. Jambes élancées, sans doute habituées à la course, sans doute est-t-il plutôt agile.

    La voix basse et un peu traînante la plupart du temps, calme, maîtrisée, mais plus grave et profonde lorsque les émotions s'en mêlent, il a une gestuelle doucement nonchalante, lorsqu'il ne se consacre pas à l'effort.

    Force tranquille, dira-t-on.

    Quand à ce qui se passe dans la tête ? Ici, c'est plus complexe.
    Commençons par l'évident, ce qui tend à se remarquer vite : Salim n'a pas la langue dans sa poche. Pour le meilleur comme pour le pire, il dit ce qu'il pense, et il n'y met pas toujours la forme. Ou plutôt, il y met la forme qu'il entend, peu importe si c'est celle qui convient ou non. Grand cynique à ses heures perdues, pince-sans-rire, on ne peut pas lui enlever qu'il est honnête... Trop honnête, peut-être.

    Non pas qu'il soit méchant, non pas que ce soit un petit diable insupportable... Encore que, ça, il peut l'être, quand il s'y décide. Mais non, il n'est pas mauvais. Simplement, ça a longtemps été sa défense, ce cynisme terre-à-terre. Alors c'est resté dans les habitudes.

    Mais en vérité ? En vérité, certes, il vole et il a le goût du luxe... Certes, il n'a pas trop de remords à voler les riches... Certes, il n'a pas toujours été tout rose, ce n'est pas un enfant de choeur... Mais sous tout ça, sous la couche qu'il faut gratter un peu, c'est quelqu'un de fiable. D'humain, dans ce que ça entend de pire comme de meilleur, de bon et protecteur envers les siens. N'a-t-il pas sacrifié son enfance pour que sa mère s'en sorte ? N'a-t-il pas souvent aidé les filles de l'établissement, quand il le pouvait ? Les enfants de Damas ? Donc... Oui. Voler pour survivre, c'est une chose. Et il ne pourrait pas totalement nier être attiré par l'appât du gain. Être parfois irraisonnable, sous ses airs calmes et composé.

    Mais ce n'est pas quelqu'un de mauvais.En tout cas, il se le répète souvent.

    Mais derrière la surface, au fond du fond... Il y a les principes, les idéaux, les peurs. Qu'en est-il, chez lui ? Lui... Lui, il a suivi Daskalos, pas pour Athéna, mais pour sa ville. Ses gens. Pour Les Gens, de façon plus générale. Il a passé toute son enfance à voir l'influence néfaste des hommes mauvais, sur un monde pourtant plein de potentiel. Alors son souhait est simple, d'une simplicité terriblement enfantine, même.

    Voir ce monde avec moins d'Issam dans les rues.

    Jusqu'où est-il prêt à aller pour ça ? Il ne sait pas. Il n'a pas envie de tuer. Ça lui fait peur. Ça lui faisait déjà peur, la première fois qu'il a failli ouvrir une gorge. Et pourtant, aujourd'hui, n'est-il pas un soldat ? Ne va-t-il pas devoir tuer ? Il y pense, parfois. Il espère que non.

    Oh, rouer de coups qui le mérite, c'est une chose, Une correction, ça ne le dérange pas.
    Mais la mort, c'est quelque chose de plus définitif. Il n'y a rien à corriger, une fois qu'on a tué.

    Il a passé assez de sa jeunesse à avoir peur de mourir sur un malentendu pour ne le souhaiter à personne. En tout cas, c'est ce qu'il pense, quand les émotions ne s'en mêlent pas.

    Dire qu'il n'a jamais eu de pensées sombres à l'encontre d'un certain criminel de Damas lors de quelques égarements... Ce serait mentir.

    Parait-il que le Corbeau est un oiseau charognard.
    Qu'en sera-t-il, lorsque Salim tuera son premier homme ?



Son Histoire

    Oiseau de mauvais Augure, disent-ils.
    Attiré par les objets brillants, disent-ils aussi.
    Certains autres disent porteur de chance et animal de Magie, également.

    Le mauvais augure et l'attrait pour le brillant, Salim veut bien y croire. Veut bien l'avouer.
    La magie, elle, ne s'invitera que plus tard dans sa vie.
    La chance ? La chance, elle... C'est encore une autre histoire.

    Mais il convient de revenir aux sources. Au commencement. Avant de devenir Corbeau, Salim a été Ombre. Une ombre parmi tant d'autres dans les ruelles de Damas.

    Son histoire n'est pas originale, pas inédite, ce n'est pas une histoire bien particulière. La vie, finalement, n'est que rarement faite de rebondissements imprévisibles, de récits jamais vus. Son histoire, c'est celle d'un enfant né de l'union entre un homme qui vend à son échoppe pour pouvoir s'acheter du temps avec les femmes, et celle d'une femme qui vend son temps – et son corps – aux hommes pour pouvoir acheter aux échoppes de la ville.
    Pour survivre.

    Lui, il aura tendance à vous le dire d'une façon plus terre à terre. Ma mère fait le trottoir, mon père est un anonyme plein de thunes. Il vide sa bourse pour pouvoir vider ses bourses, parce que c'pas avec son charme naturel qu'il y arrivera... C'ma théorie. J'le connaîtrais jamais, et j'en ai rien à foutre de lui.

    Après tout, il ne sait de cet homme que la vague supposition d'une mère égarée. Distraite.
    Une mère aimante, mais désemparée. C'est un récit connu, là aussi. Celui de la fille de joie qui finit par voir son ventre s'arrondir. Une vie qui grandit, et un choix à faire : Relever l'épreuve de mère, ou laisser un enfant à son sort. Parfois, l'abandonner, parfois, le confier à autrui, parfois... Lui épargner une vie qui sera sans doute cruelle avec lui. Souvent, les filles préfèrent ces trois solutions-ci. Parce que c'est plus facile.

    Pas elle. Pas Lina.

    Jeune femme à l'époque, belle, douce et sans grande méchanceté, favorite de quelques clients fortunés. Ma mère fait le trottoir, vous aura dit Salim, mais l'image n'est pas exacte. Lina se vend dans l'intimiste sécuritaire d'un lupanar réputé en ville. Dire qu'elle vit une vie qu'on irait envier serait un mensonge... Mais dira qu'elle mène vie dure en serait un aussi.
    Belle, douce, gentille. Mais elle aussi, elle toujours eu son côté Corbeau... Elle aime ce qui brille.

    Et elle aimerait que son fils brille, quand il grandira. Or, la réalité de l'enfance et de l'adolescence de Salim a été plus compliquée que ça.

    Son histoire n'est pas inédite, effectivement. Mais... Mais les étoiles veillent à ce que sa destinée s'en mêle.

    Les Cieux et leurs caprices.

    ***

    - Ton enfant me coûte de l'argent, Lina. Je ne suis pas ici pour dépenser de l'argent, tu sais ? Je suis ici pour en gagner.
    - Je sais, je sais, Issam, par pitié, laissez-lui une chance, il n'a même pas encore huit ans...
    - Tu sais bien que la chance se force par ici, ma jolie.
    -
    - Va le chercher.


    Une scène difficile, dans ce qui s'apparente au bureau du tenancier de cet établissement renommé de Damas. Ici dans ce bâtiment à la devanture parsemée de drapeaux rouges, l'homme qui dirige s'appelle Issam. La trentaine avancée, des traits d'orient, une barbe de trois jours et des yeux de lynx, l'homme est un opportuniste avisé. Ici au lupanar, il dirige, là autour dans les rues adjacentes, il commande. À la tête de son propre petit réseau criminel, il fait la loi dans ce bout de Damas, incontesté, même apprécié. Parce qu'il fournit à ceux au pouvoir ce qu'ils veulent. Les conforts et délices qu'ils ne peuvent se procurer ailleurs. Issam tient au creux de sa paume la pomme interdite où tous veulent croquer... Alors tous doivent manger dans sa main s'ils veulent goûter au fruit défendu.
    Fut-ce t-il celui d'un corps à profaner, d'une substance à consommer, d'un combat à observer, d'une bien à subtiliser... Ou d'une âme à espionner, voire, faire disparaître.
    Du vol à la prostitution, en passant par plus sombre encore. Une grande toile sinistre, Issam à sa tête.

    - Bonjour, Salim. Tu as l'air en forme, garçon.

    L'homme a demandé l'enfant, et l'enfant est là. L'enfant répond d'un signe de tête, pour saluer. Pas persuadé de savoir pourquoi il est là, dit son regard...

    - Tu sais qui je suis, jeunot, hm ?
    - T'es le patron de maman. T'es celui que les gens disent faut pas parler de lui. Z'ont peur de toi.

    La mère écarquille les yeux, paniquée.
    L'enfant fixe de son regard bleu-gris, neutre.
    L'homme sourit, amusé. Il en va même jusqu'à rire.

    - Donc tu sais qui je suis, bien, bien. Mais tu sais, les gens abusent beaucoup. Je suis pas siiiiiii effrayant que ça... Tant qu'on est honnête avec moi. Dis, gamin. Tu dis que je suis patron. Tu sais pourquoi ça patronne, un patron ?
    - Hm...

    L'enfant réfléchit. L'enfant a du mal à trouver une réponse, parce qu'il est jeune. Perspicace, langue bien pendue, mais encore jeune... Alors il réfléchit, un moment. Issam finit par passer une main sous son bureau.

    - Attrape.

    Un bruit métallique. Quelque chose qui brille, qui vole vers l'enfant. Un petit objet qui échoue contre son torse, et tombe entre ses deux mains. Une pièce d'or.

    - C'est pour ça qu'un patron patronne, garçon. L'argent. J'en gagne beaucoup grâce à ta maman, et elle gagne beaucoup grâce à moi aussi... On est un peu en partenariat, tu vois ?

    Il écoute. Ses oreilles écoutent, mais ses yeux restent rivés sur la pièce dorée. Une lueur dans le regard. Issam l'observe... Il réfléchit, lui aussi.

    - Mais un patron, ça garde pas les gens qui lui font rien gagner. Ça fait un moment maintenant que tu aides aux cuisines et à faire le ménage dans l'établissement, mais... Mais t'es assez grand pour faire plus maintenant. Ça t'intéresserait de gagner de l'argent, toi aussi ? Un silence. Et de rester avec maman.

    L'enfant lève le regard vers l'homme. L'enfant comprend. L'enfant n'aime pas cet homme. Mais... L'enfant n'a pas le choix. Et à vrai dire ? Aussi ? L'enfant aime ce qui brille.

    - Tu veux quoi?
    - Va voir Fadi, demain. Il te dira quoi faire. Si tu t'en sors bien, on se reverra. Autrement... Il hausse les épaules. Rends maman fière, tu veux?

    ***

    Fadi, l'un des hommes de main du patron. Il a été le voir, le lendemain. « Le lendemain », c'était il y a plusieurs années de ça maintenant.

    Aujourd'hui, il y a cette lune haute dans le ciel, et le jeu d'ombres dans les rues de Damas, éclairées inégalement. Il fait nuit, mais la ville ne dort pas vraiment. Moins encore, après qu'un cri strident retentisse depuis l'une de demeures d'un quartier aisé. Un cri, puis des mouvements. Quelque chose qui bouge dans les ombres, indistinct, suivi de gardes plus évidents, plus bruyants, de leurs cris. Leur course pataude, vite semée par la silhouette emmitouflée de noir.
    Isolé dans un coin tranquille, il ralenti la cadence. Il soupire.

    - Tu as été repéré, Salim.
    - Casse pas les couilles, j'ai le colis, c'est l'plus important.
    - Tu sais qu'Issam n'aime pas quand on fait du bruit inutilement.
    - Et pourtant tu continues à jacter, vieil homme.

    Les yeux d'acier fixent l'homme aux rides, apparu depuis une ruelle adjacente. Le visage du plus jeune homme est placide, on lui devine une certaine rudesse, malgré le tissu qui masque la partie inférieur de son faciès. À sa voix, un ton cassant, agacé. Ouais, j'ai été repéré, t'es perspicace dans le genre hm ? Tu crois que j'ai fait exprès ptet ? Va y à ma place le vieux, on verra combien de temps tu mets avant d'te bloquer le dos en voulant faire des cabrioles.
    Salim ne voulait pas être repéré, mais la sécurité était serrée. Et il a fait une erreur. Une seule.
    Celle de trop. Et il n'aime pas qu'on le lui rappelle.

    - Tss... 'Toujours pas appris le respect après toutes ces années, jeune insolent.
    - T'envoies des gosses voler.Son regard se fait plus dur encore. Son ton aussi. Avant qu'ils aient deux chiffre à leur âge, tu les envoies voler aux marchés et aux poches des anonymes. À peine après leur dix ans, tu les entraînes déjà pour qu'ils aillent voler chez les riches armés et protégés.Du mépris dans la voix. M'parle pas d'respect. Tu joues avec ma vie et avec celle des autres. T-

    Il allait continuer. Mais le revers de main à sa joue en décide autrement. Une gifle sèche, puissante. Dans les yeux marrons de Fadi, la patience s'est envolée.

    - Toi aussi, tu joues avec ta vie, là maintenant. Il laisse traîner le sous-entendu, puis tend la main. Tournée, paume ouverte. Une main qui réclame. Joue pas trop. Parce que quand tu perdras, c'est pas moi qui viendra te chercher. Un sourire mauvais. Puis en fait... Tehehe, c'est pas Toi qu'ils viendront chercher, surtout.

    Un soupçon de peur passe dans le regard de Salim. De la peur, mêlée à de la colère. Laisse ma mère en dehors de ça, fils de pute. C'est ce que dit son regard... mais il se résigne. Se résigne, et passe une main dans sa poche intérieure, pour prendre le magnifique collier d'or subtilisé à l'instant dans la demeure de plus tôt, et le déposer dans la main de l'homme.

    - Bon garçon. C'est tout pour ce soir, tu peux jarter.

    Et il ne se fait pas prier. Salim disparaît dans la ruelle, la mine fermée.
    Voilà ce qu'entendait Issam, par « gagner de l'argent ». Intégrer son petit syndicat du crime et toucher un petit pourcentage... Avec la menace tacite d'un couteau sous la gorge de sa mère, si les choses ne vont pas dans le sens du patron. Au début, Salim a simplement été coursier. Il a volé au marché, il a échange quelques coups avec qui le mérite – ou ne le mérite pas. Au début il ne s'agissait que de « payer son loyer » auprès d'Issam. Que la mère puisse garder son fils. Mais... Mais Salim s'est prouvé efficace. Trop pour son propre bien. Agile, un physique puissant, et un esprit plutôt vif, si tant est qu'on soit capable de faire abstraction de sa langue de vipère... Salim est devenu une ressource précieuse. Alors aujourd'hui, Salim vole et cabriole, se bat dans les combats clandestins organisés par le patron. À l'occasion, il occupe même une des chambres du lupanar... Et pas en tant que client.
    Salim cotoie ce qui brille, sans jamais vraiment que ça lui appartienne. Comme sa mère.
    Au final ? Au final, c'est lui, l'objet qui brille. C'est eux. Ce sont les bibelots d'Issam. Il le sait, et il déteste cette situation.
    Mais... Mais il ne peut pas risquer sa mère. Et quelque part, il est bon dans ce qu'il fait, alors il y prend un certain goût. Du coup ? Du coup, il ne prend pas le risque.

    Dans cette Damas fortifiée, joyaux du Désert, rempart face aux perses et terre de commerces, il est l'une des armes d'Issam, le Roi Obscur de Damas. L'homme ne contrôle pas la ville, mais il contrôle ses ombres. Grand acteur du proxénétisme et de la contrebande, pourvoyeur de divertissements interdits et convoités, ainsi que de services que la morale répudie... à tous les vices que l'homme peut vouloir satisfaire, il a une solution, une proposition. N'est-ce pas comme ça qu'il a attiré Lina dans ses filets ?

    Il a joué sur la corde de son pêché d'Avarice, pour qu'elle danse au rythme de ses fils de marionnettiste.

    Alors Salim sert ce Roi Obscur, oui. Avide d'une liberté qu'il ne peut pas atteindre sans risquer sa mère, il joue, lui aussi. Entouré des autres acteurs de la pièce. Quelques connaissances et amis, forgés au fil du temps, d'autres enfants exploités avec qui il a plus ou moins grandi. Aujourd'hui, il est l'Oiseau de Mauvais Augure de Damas.
    L'ombre qui précède les vols, celui qu'on voit parfois, avant que quelque chose de brillant soit arrachée des mains de son propriétaire.

    Les riches pourris d'cette ville s'en remettront, d'toute façon.

    ***

    - Laisse ma mère en dehors de tes sales plans, Issam.
    - Voyons, Salim, ta mère est une grande dame, si elle ne veut pas jouer le jeu, elle est capable de me le d-
    - Elle veut pas. Elle veut pas et tu l'sais très bien. Tu sais qu'elle a peur de toi et qu'elle ose pas t'dire non.

    C'est ce jour-ci que ça a commencé.
    Une discussion tendue, dans le bureau d'Issam. Deux hommes aux portes, qui gardent, puis le Roi et son Ombre qui discutent. L'un détendu, l'autre à cran. Sa mère lui en a parlé. En pleurs, apeurée, tétanisée. Il la sentait mal à l'aise depuis quelques jours, alors il a creusé. Au début, elle a feint l'ignorance, elle a dit « mais non ça va ». Ces mots supposés rassurer, lancés avec si peu de conviction qu'ils ont l'exact effet inverse. Alors il s'est acharné. Et finalement elle a parlée, sanglotante.

    Elle lui a parlée de la mission confiée par Issam. Séduire un dignitaire Byzantin de passage en ville, se rapprocher de lui, et profiter d'une distance intime pour assassiner l'homme. Avec tous les dangers que ça entend.

    La méthode n'est pas étrangère aux mœurs du Patron. Certaines filles à son service ont toujours eu une double casquette. Des succubes au sang froid, de jolies créatures au cœur dur comme la roche, glacé, des femmes formées pour séduire, puis tuer. Ou séduire puis manipuler. Ou bien d'autres choses de cet acabit. Mais Lina n'a jamais été ça. Elle, elle n'a jamais fait que séduire et se vendre. Se donner, au travers des années, s'épuiser, au travers de ce métier éreintant, ingrat. Et aujourd'hui, dix-sept ans après avoir mis Salim au monde... Aujourd'hui elle reste une jolie femme, mais moins qu'avant. Aujourd'hui les rides se sont invitées sur son faciès, la douleur s'est mise à courir le long de ses articulations. Son corps n'est plus ce qu'il était, mis à mal, sollicité. Elle a toujours ses clients habitués, mais ce n'est plus l'étoile de Damas qu'elle a pu être jadis.
    Or, un patron patronne... Et garde les gens qui font rentrer de l'argent. Alors sans doute qu'Issam a dans l'idée d'étendre l'expertise de la dame. Qu'elle le veuille ou non. Sans doute qu'elle y parviendra, qu'elle y survivra... Ou qu'elle sera une bouche en moins à nourrir.
    Sans doute est-ce ce qui trotte dans la tête de ce Serpent. C'est ce que se dit Salim, en tout cas.
    Salim qui fixe, après sa réplique cassante. Issam qui sourit. Poliment.

    - Mais toi tu oses, n'est-ce pas ? Toi tu es fort. Tu es un rebelle, tu dis ce que tu penses...

    Il s'approche. D'un pas lent. Décontracté. L'adolescent observe, sur ses gardes. Il écoute. Et il répond.

    - J'te suis pour qu'on vive. Pour l'argent, et pour sa sécurité à elle. Si tu mets sa vie en jeu, on a aucune raison d'rester. Tu joues déjà avec ma vie. Laisse-la en dehors de ça.
    - Admirez-moi ce petit héros en herbe, à peine adulte et déjà si plein de courage, désintéressé, protecteur...

    Il arrive à son niveau. Et d'un geste vif, terriblement vif, inhumainement vif, Issam referme sa main sur la gorge de Salim. Une prise forte, puissante, désagréable. Un air qui manque, alors qu'il soulève l'enfant au-dessus du niveau du sol sans le moindre effort.

    - Aucune raison de rester, hein? Un sourire inquiétant, sur les lèvres de l'homme. Je tolère ton arrogance depuis longtemps, petite chose. Mais ne pousse pas trop loin. Ta vieille mère doit se rendre utile, et s'il faut qu'elle apprenne à tuer pour ça, alors elle apprendra. Et si elle crève la gueule ouverte en échouant dans sa mission, alors c'est que les Dieux auront choisi. Une fille la remplacera, et toi tu t'y feras. Tu comprends ce que je te dis, Salim?

    L'air lui manque, à Salim.
    La maîtrise aussi.
    En même temps que ses poumons se vident du précieux oxygène, son esprit se remplit de la dangereuse colère. Ses yeux acier se font plus durs, une lueur y brille, un bleu plus intense... Salim n'a jamais été quelqu'un de très coléreux. Blasé, cynique, peut-être, mais l'intensité du sentiment furieux ne l'a que rarement caressée. Mais ces mots. Ces mots et ce qu'ils disent, ce mépris pour la vie de sa mère... Oui, cette fois-ci, la colère s'invite. Et à sa suite, le Cosmos ne tarde pas.

    Il ne le sent pas, pas consciemment, du moins. C'est quelque chose qui lui court sous la peau, qui murmure à son instinct, mais que son esprit ne voit pas. Issam, lui, a tout le luxe de voir. Ressentir. L'énergie qui s'échappe du jeune Salim. Une énergie qui grimpe. Encore, encore et encore. Qui ne s'arrête pas, jusqu'à ce que les murs tremblent. Aux portes, les deux gardes prennent un air paniqué. Et Salim observe l'homme en face. Une haine dangereuse aux yeux.

    Il se délie de l'étreinte du patron, et lui lance son poing au visage. Issam recule de quelques pas, menace de tomber, mais se rattrape. Un filet de sang coule le long de ses lèvres, la douleur se propage... Et pourtant, sur son visage, des traits de curiosité. D'intérêt. Un certain sourire... Qui ne dit rien qui vaille.

    - En voilà une jolie trouvaille... Et il revient, s'approche. Puis dans une scène familière, le revers de sa main va s'écraser sur la joue de Salim. Salim qui se voit soulevé du sol par la force de l'impact, envoyé au mur, propulsé par une force hors de ce monde. Là, encastré dans le mur, l'esprit flou et perturbé. Il n'est plus totalement là... Il est dans les nuages. Et pourtant, il l'entend. Bien, petite chose. Ta mère ne s'occupera pas de cette tâche. C'est toi qui t'en chargera.

    ***

    Après cet épisode, les semaines sont passées. Les jours suivants, Issam a convoqué Salim, en plusieurs occasions. Lui a posé des questions que le jeune ne comprenait pas. Mais ce qu'il voyait dans son regard ne lui plaisait pas. Un intérêt malsain, dangereux. Il le regardait comme une opportunité. Une ressource. Comme il l'a toujours fait, en fait... mais avec beaucoup plus d'intensité.
    Les jours sont passés. Jusqu'au grand jour.

    - Tu te rappelles de notre marché, Salim ? Si tu t'acquittes de la mission à la place de ta mère, elle sera tranquille. Mieux, je lui offrirai une coquette petite somme d'argent en remerciement pour ses loyaux services... Et elle sera libre de vivre sa vie comme elle l'entend.
    - J'me rappelle. Je sais.
    - Parfait. Tu as juste à trancher une gorge pour acheter son oasis à ta chère mère. Peu cher payer, si tu veux mon avis.

    Un sourire mauvais, sur les lèvres de l'homme. Salim n'a jamais tué. Il s'est battu, il a violenté, s'est fait violenté, il a dû vivre selon les règles impitoyables du milieu criminel, bon gré mal gré. Il a participé aux combats clandestins, pour divertir la foule, il a servi d'appât, il a livré des armes... En somme, il a déjà donné la mort, indirectement. Sans jamais la rencontrer, il l'a aidée. Mais aujourd'hui, on lui demande de la regarder dans les yeux, et de lui dire «je t'accepte. »

    Aujourd'hui, il a peur. Un drôle de mélange de peur tétanisante et de détermination à toute épreuve.
    Le dignitaire Byzantin avait une jolie demeure, en ville. Un endroit de luxe et d’opulence, au service d'un homme important qu'Issam voulait voir mort. Alors... Alors l'adolescent s'est infiltré, comme il a toujours su le faire malgré sa grande taille. Il s'est faufilé, il a joué le jeu des ombres, des silences et des manœuvres dérobées, jusqu'à arriver là. Dans cette chambre, avec un balcon ouvert sur la nuit tombée, avec un lit et l'homme qui y dort, deux courtisanes assoupies à ses côtés. Une odeur d'alcool dans la pièce, une odeur de stupre, aussi. La fumée du narguilé tout prés du lit volette encore un peu. Salim, lui, il est au balcon. Il s'approche... Dans ses mains, une dague. Une jolie lame qui brille, avec de drôles de symboles inscrits dessus. Une arme donnée par Issam. Doucement, il approche. Approche, pas à pas, silencieux, jusqu'à arriver au-dessus du byzantin ventripotent, endormi, ronflant. Le regarder. Avoir ce tremblement, dans les mains, ce frisson qui court le long de son échine. Cette mine à la fois concentrée et contrite, sur ses traits.
    Savoir ce qu'il doit faire, mais peiner à en trouver la force.
    Ou plutôt... savoir ce qu'il ne doit pas faire, mais y être condamné.

    - Je ne ferais pas ça si j'étais toi, jeune homme.

    Une voix basse, qui provient de derrière l'adolescent. Qui sursaute, garde un cri qui a failli passer sa gorge, puis se retourne. Là, un homme assis dans un fauteuil, passé inaperçu jusqu'ici. Un grec, à en juger son accent et ses traits. Brun, cheveux bouclés, une petite barbe bien entretenue au visage. Un bel homme dans son début de trentaine. Une posture décontractée, dans ce fauteuil.

    - C'est Issam qui t'envoie?

    Salim ne parle pas. Mais son regard parle pour lui. Une surprise décontenancée, sur ses traits. Quelque chose qui dit, Comment tu sais?

    - Ben voyons. Cette fouine s'abaisse à envoyer des gosses faire le sale boulot à sa place. Un dédain tranquille, sur le visage du grec. Son regard noisette va chercher celui du syrien. Suis moi. Fais pas de bêtises et ça se passera bien.

    Dit-il, se levant puis se retournant, en ramassant une épée posée non loin dans son sillage. Un regard par-dessus l'épaule, pour Salim... Qui comprend le message. Qui comprend qu'il a le choix entre suivre où se battre avec un épéiste armé d'une pauvre dague. Le choix de fuir aussi, en théorie... Mais il choisit de suivre. Jusqu'à ce qu'ils arrivent dans une pièce adjacente. Une chambre sans occupants.

    - Ton nom.
    - … Salim.
    - Bien, Salim. Est-ce que tu sais quelle gorge tu t'apprêtais à trancher ?
    - Non.
    - ça t'arrive souvent, de tuer des gens que tu ne connais ni d'Adam ni d'Eve?

    Le regard de l'oriental se fait plus perçant. Un rictus arrogant se devine sur les plis du masque qui couvre la partie inférieur de son visage.

    - ça vous arrive souvent d'avoir le choix entre tué ou être tué?
    - Heh. Sûrement plus que toi, oui... L'homme rit. Puis avise l'enfant d'un regard sérieux. Mais c'est le lot des soldats. Toi tu n'es pas un soldat. Toi on te force. Je me trompe?

    Il ne répond pas. Là encore, son regard répond à sa place. Un regard qui se baisse. Un poing qui se serre. Une honte impuissante qui lui prend le cœur.

    - Tu as essayé de le fuir?
    - J'ai essayé de le cogner. Ça a marché, un moment.
    - Heh ! C'était à tenter, oui... Mais prendre les jambes à ton cou, ça aurait eu de meilleures chances.
    - Et laisser ma mère derrière ? En cadeau d'Adieu peut-être?

    Le regard de l'homme se durcit. Comme s'il commençait à prendre pleine mesure de la situation.

    - Je vois. J'aurais dû m'en douter...

    Un soupir. Un soupir résigné, puis... Puis son regard revient chercher l'adolescent.

    - Je peux t'aider. Toi et ta mère. Mais il faut que tu m'aides en retour. Il t'en a parlé, hein ? Il t'a dit que tu avais quelque chose de spécial, peut-être...
    - Cosmos. Il a dit Cosmos.
    - Oui. Cosmos. Tu veux apprendre ? Assez pour pouvoir fuir?

    Tsh. À ton avis?

    ***

    L'homme s'appelait Daskalos.
    Il avait la charge de protéger le Dignitaire, qui s'avérait être une personne influente de Constantinople. L'homme a parlé. Beaucoup. Il a expliqué. Le monde derrière les faux semblants, la vérité derrière le mensonge. Les Dieux, la Grande Guerre et ses acteurs. Il a explique Issam, aussi.

    Issam. Daskalos et les siens, les Saints, appellent ceux comme lui des Spectres. Des envoyés des enfers fermement installés dans l'Empire Perse. Issam serait un de leurs agents. Un fruit pourri venu corrompre Damas, une oreille aux portes de ceux au pouvoir. Un espion qui a étendu son influence... Et qui agit pour servir les intérêts de ses Maîtres. Les vols, les Assassinats, les filles de joie qui ont pour consigne d'arracher des confidences sur l'oreiller à leurs clients importants. Tout ça n'a jamais été anodin...

    Daskalos a expliqué, illustré. Et il a dit à Salim ce qu'il était. Un éveillé. Lui a expliqué les implications, et la menace Perse qui pèse sur Damas. Surtout avec l'influence d'Issam... Il lui a dit que le Spectre était puissant. Trop pour être simplement défié, et que son influence lui offrait une protection, d'une certaine façon. Alors il lui a proposé une alternative : l'aider lui et sa mère à fuir, les amener ailleurs, en sécurité. Et le former. Plus tard, lorsqu'il sera prêt, Salim pourra revenir ici. Confronter Issam. Mais pour l'instant ? Abandonner Damas, et les gens qui comptent pour lui sur place. Parce qu'il n y'a pas que sa mère.
    Il y a des amis.
    Il y a les filles du lupanar. Il a toujours un peu été le « petit frère » de toutes, c'est le seul enfant de prostitué qu'Issam a gardé.
    Il y a le peuple. Les gens. Ceux qui n'ont rien demandés. Même ces foutus riches et leurs proches trop pleines.

    Alors oui, il a hésite. Mais finalement... S'il veut faire quelque chose, il doit s'en aller, oui ? Finalement, il doit quitter la ville, pour plus tard la sauver.
    Des années durant, il a vu l'influence corruptrice d'Issam. Il a vu les inégalités se creuser, l'horreur se cacher derrière le luxe. Il a tout vu, depuis les coulisses. Une partie de lui a toujours voulue déchirer tout ça. Aujourd'hui, on lui propose de trouver la force pour en être capable.

    - On part quand?

    ***

    C'était il y a deux ans, ce jour où il a posé la question.
    Depuis, il a voyagé, avec Daskalos et sa mère. Il a fuit. Il a découvert le Sanctuaire, le Chevalerie d'Athéna. Mais il n'y est pas resté, pas immédiatement. Sa mère a élue domicile à Rodorio, et il est parti avec Daskalos. Il a voyagé deux ans durant, pour s'entraîner. Pour comprendre les choses du Cosmos.

    L'entraînement fut rigoureux, difficile, impitoyable. Souvent, il a dû affronter les vents, leur force indomptable, indomptée. Daskalos lui a souvent répété qu'il avait un Cosmos puissant, très puissant, mais qu'il manquait de maîtrise. Puissant mais déchaîné, capricieux et incontrôlable.
    Comme le vent.

    Ce fut sa dernière épreuve. Une falaise, quelque part sur les terres Thraces. Au sommet, d'un temps sec, sans vent ni perturbation, un ciel bleu, un soleil percutant. « Saute », lui a-t-on dit. Saute, et libère ton Cosmos au dernier instant, que le vent t'accueille comme une douce étreinte, plutôt que de subir la morsure du sol percuté à grande vitesse. Alors il a fermé les yeux. Il a eu peur. Cette peur déterminée. Comme à l'époque où il a hésite à tuer le Dignitaire.

    Ou alors... Non. Différent. Peur, oui. Mais il ne s'agissait pas d'être sans peur. Il s'agissait de surpasser cette peur, pour se surpasser soi-même. Alors il a sauté.

    Sauter, pour sentir l'air lui griffer le visage, la vitesse de la chute lui mordre la peau. L'adrénaline a monté, d'abord paralysante, terrifiante... Puis il a fermé les yeux. Il a soufflé. Pour ressentir. Et il les a rouvert. Pour regarder le sol se rapprocher d''yeux calmes, paisibles. Et lorsque le moment est venu, libérer son Cosmos, avec cet esprit libéré des doutes et des murmures apeurés.

    C'est là que l'armure a répondue à son Cosmos. Faites d'argent et de sombre, les plaques sont venues chercher sa peau, épouser sa silhouette, jusqu'à ce qu'une paire d'ailes au métal sombre se déploient dans son dos.

    Jusqu'à ce que le Corbeau prenne son Envol. En direction du Sanctuaire.


Et vous, qui êtes vous ?

    Age : 23
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    [b]OEUVRE/SOURCE D'ORIGINE[/b] → [i]Eren Jaeger[/i] est [b]Salim[/b].
    Quelle est votre expérience des forums RP : Assez pour écrire à peu prés droit. A peu prés.
    Comment avez-vous connu le forum : DC



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La suite de son histoire

    Si l'histoire de votre personnage est trop longue pour tenir sur un seul post, vous pouvez la continuez ici.

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Message Re: Salim - Corbeau de Damas   Salim - Corbeau de Damas EmptyJeu 10 Sep - 3:59
Hello ! Petit message pour dire que j'ai fini.

Bonne lecture, toussa toussa o/


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Message Re: Salim - Corbeau de Damas   Salim - Corbeau de Damas EmptyJeu 10 Sep - 14:11
Et c'est validé, malgré les problèmes que tu amènes avec toi... Encore et toujours des trucs à rajouter à ma liste des problèmes à gérer ! Mais bon, avec ton éveil 5 t'as intéret à aller au charbon garçon !


“Give as few orders as possible
once you've given orders on a subject, you must always give orders on that subject.”


Salim - Corbeau de Damas Deric_11
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