Votez
I
II
III


Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
Partagez
 

 [Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
TaymTaymArmure :
Ushumgallu

Statistiques
HP:
[Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] G-bleu0/0[Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] V-bleu  (0/0)
CP:
[Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] G-rouge0/0[Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] V-rouge  (0/0)
CC:
[Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] G-jaune0/0[Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] V-jaune  (0/0)
Message [Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César]   [Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] EmptyLun 14 Sep - 18:18
Porte des crânes, Dédale de chair, début janvier 553


« Les gars, z’êtes sûrs que c’est par là ? »

Inlassablement, l’errance continue, quand bien même elle semble avoir un but. Notre voyage dure depuis de nombreux mois et nos repas se font rares ; on marche par-delà les dunes, les ruines et les forêts, uniquement pour ça. Ces coins, je les connais pas, mais ils me guident. Je les accepte en partie, par la force des choses. Ça leur convient : tant mieux, si non : tant pis. Dans tous les cas, mes mirettes furètent et s’imprègnent des couleurs, curieuses et aux aguets.

Du blanc, du gris.
Des textures perturbantes.

Tout ça, c’est sinistre. Pourtant, je sens que ce qui nous attend sera bien pire.

Comme à son habitude, Crinière d’Or couvre mes arrières. Ça m’arrange, mais impossible de l’avouer ; j’ai compris qu’il ressentait, alors il sait sans que j’ai besoin de parler et, de toute manière, pas question de lui faire ce plaisir. Cet endroit m’inspire pas. Plus on approche, plus on distingue les matières incrustées dans les murs, sur cette porte. Par réflexe, un grognement m’échappe ; c’est sinistre et ça me plaît pas, tout ça. C’est quoi ? Des restes ? Pas vraiment dégoûtant, mais plutôt surprenant : c’est pas tous les jours qu’on peut voir ce genre de spectacle, même si ça ressemble à de l’après-combat.

Pas le choix, Kâlu n’en démord pas.
C’est par là.

On progresse lentement et, sans raison apparente, ma main se dirige vers ma dague, prête à dégainer au moindre faux pas. Enfin, la chose qui me sert de dague, pour être exact. Juste par précaution. Aucun des deux autres ne se manifeste, alors je me détends un brin. S’ils ne disent rien, c’est qu’ça doit être normal.

Normal, sauf peut-être ce truc qui gît pas très loin de l’entrée. Je vois pas trop ce que c’est, mais mon Monstre s’approche, intrigué. Elle inspecte puis revient vers moi, m’avertis sans crier, préfère attraper mes haillons pour me traîner jusque là-bas. Des caprices et de la fatigue, probablement, faut dire que ça fait un bail qu’on a rien avalé.

« Ça s’mange, tu crois ? »

Une œillade, un geste du doigt pour l’envoyer chercher un morceau de bois ; j’arrive à la hauteur de la masse sombre et m’accroupis, relevant le museau vers Shumi lorsqu’il m’apporte enfin l’objet de mes désirs. Ça a l’air vaguement humain, de c’que je m’en souviens. C’est-à-dire pas grand-chose.

Raté pour mon estomac.

Mais bon, sait-on jamais : si c’est un homme mort, ça nous fera toujours de quoi manger. Alors j’attrape le bâton qu’il tient dans sa gueule et vérifie s’il faut l’achever ou si c’est déjà crevé ; le bout de l’instrument commence à titiller la chose à divers endroits.

Voyons voir si ça bouge encore.

Un, deux, trois. J’insiste pour être sûr. Puis ça bouge un peu, un truc léger. C’est pas très clair, mais ça suffit à me mettre en alerte. Aussitôt, mes pupilles se dilatent, mes paupières se plissent et, instantanément, on bondit en arrière. Une main sur le sol, la seconde prête à sortir ma lame émoussée et les genoux fléchis : je contracte mon corps et entre en position de défense, comme Shumi me l’a appris. L’un et l’autre, on grogne, même si sa voix à lui est plus forte. Paraît que ça dissuade.

« C’est un putain d’humain vivant, Bestiole ! J’te retiens toi et tes vieux plans à la con  ! »

J’engueule quand même mon demi-quelque-chose. C’est en partie ma faute, mais c’est lui qui m’a mis sur la piste du mauvais gibier. Une façon de me dédouaner. Je reporte aussi sec mon attention sur le corps humain et montre les crocs tout en crachant mes mots.

« T’es quoi ? Lève-toi et bouge de là lentement ! »

Sinon, j’te bouffe.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
CésarCésarArmure :
du Mushmahhu

Statistiques
HP:
[Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] G-bleu1200/1200[Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] V-bleu  (1200/1200)
CP:
[Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] G-rouge750/750[Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] V-rouge  (750/750)
CC:
[Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] G-jaune1200/1200[Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] V-jaune  (1200/1200)
Message Re: [Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César]   [Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César] EmptySam 26 Sep - 2:20
    Dans le vide, n’existe que la musique. Elle seule arrive à combler le vide que laisse l’absolue entièreté du rien. On pourrait croire, à tort, que le rien est justement vide. Mais le néant au contraire est plein de choses ! Dans l’absolu, on se trouve toujours. On doit faire face à soit même et à cette peur, on doit la laisser passer à travers soit et la laisser remplir le vide. De la peur et de la douleur naît la musique. Le plus compliqué c’est de sortir de là. C’est de laisser le vide s’en aller et de retourner au bruit de l’existence. Finalement, l’autre gros enculé n’est pas si susceptible que ça. Mais je suis sûr que si je lui parle du plaisir que j’ai pris, avant, pendant et surtout après, il serait capable d’arrêter de le faire… ou de recommencer, juste pour être sûr ! Je n’entends que la musique du dragon et le sifflement de ses sept têtes. Mais j’ai le cerveau qui coule, littéralement, mais j’ai mal au bras.

    J’entends quelque chose qui viens troubler mon vide. Oh putain, il faut que je me relève. Je lâche une bordées d’insultes, qui doit plutôt ressembler à des gargouillis informes. Ma mâchoire est doit encore être salement brisé. Mais j'ai pas la force de vraiment me relever, oh puis merde. Pourquoi j'le ferais moi-même ? Je concentre un peu de cosmos et le sang qui a coulé pendant longtemps de mes plaies ouvertes à eu le temps d’imbiber la terre. Par chance, je ne suis pas le seul macchabée du coin et le sang répond donc à l’appel. Comme les fils d’une araignée ou les têtes d’un hydre, elle sang se durcie et me repousse sans ménagement vers le haut, me posant sur mes deux pattes. Je tourne la tête sur le côté pour essayer de comprendre ce qui m’arrive. Je sens qu’elle attend, qu’elle veut venir. Plus tard petite salope, plus tard ! Je repousse brutalement d’une impulsion de cosmos la cuirasse qui voulait s’inviter à la fête. Plus tard j’ai dit !

    « - Oh, petit enculé de merdeux ! Tu crois que ça se mange mon bras ? Non ! Alors va sucer la queue de ton daron et te faire enfiler par ton chien mutant au loin là ! »

    Je sens quelque chose à l’arrière de ma tête, comme un courant d’air… Pourquoi déjà ? Ah oui ! C’est vrai, il me manque des morceaux de crâne encore. Il aurait pu faire attention l’autre sac à merde. C’était pourquoi déjà qu’il m’a fait ça ? Oh, on verra après. Mais je sens le sang qui lui décide de faire quelque chose d’autre que d’attendre que ça passe. Lui ou moi ? Nous plutôt. Oui, nous. Oh et puis merde, pourquoi je cherche des prétextes, l’autre enculé est juste tombé au mauvais endroit au mauvais moment. C’est la loi du dédale, tant pis pour sa sale trogne ! Le sang qui avait commencé à reprendre sa forme liquide et à couler partout commence doucement à prendre de nouveau vie et cette fois, il est animé par la volonté de la musique ! Purement et simplement la musique des cuirasses !

    Et si je le faisais courir le rouquin ? Ca pourrait me détendre. J’ai besoin d’un peu de forme pour refaire les os et les fragments de mon crâne encore en morceau. J’avais pas mal à la mâchoire et la trogne en coin moi ? Si, mais ça se répare vite ce genre de petits trucs. Je me rappelle la fois où j’avais laissé traîna mon bras dans le Dédale et… enfin, c’est du passé tout ça, ça ne compte pas vraiment. D’un dodelinement de tête, les petits gnomes de sang s’élancent à la poursuite de la petite bestiole histoire d’avoir un peu d’amusement pendant que mon crâne ce recolle. Mine de rien, j’ai laissé pas mal de morceau là-bas alors c’est plus compliqué. Et puis les courant d’air ça n’aide pas ! Je vais attraper un rhume de cerveau avec ces conneries !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1814-cesar-forgeron-centurion-du-m https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t1779-cesar-le-chanteur-du-sang
 
[Début Janvier 553] File-moi ta viande ! [PV César]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Age of Gold :: Libro Scripturae :: Praeteritum :: Chroniques-
Sauter vers: