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 [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César)

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Message [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César)   [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César) EmptyMer 21 Oct - 15:49
Un anneau.

La surface polie, douce au toucher. Quelques gravures dans une langue bien différente des consonances slaves, un prénom. Liselle. Des reflets d'or se parant de rouge à la lueur des torches reflétant la chair sans cesse en mouvement, similaire et à la fois autre que l'Homme. Un poids infime, juste assez lourd pour avoir conscience de sa présence, juste assez léger pour pouvoir l'oublier.

Oublie.

Le petit objet passait d'un doigt à l'autre, d'une main à l'autre, sous le regard attentif de son propriétaire, perdu dans ses pensées. Dans son passé. Il y avait bien eu un corniaud assez fou pour tenter de s'en amuser à ses dépends, le chiper entre deux mouvements. Sa gorge avait aussitôt brûlé sous la poigne d'un Éveillé qui ne se reconnaissait plus du tout dans ce geste. L'autre n'était pas mort sur le coup. Une large trace fumante de cette immonde odeur de viande en forme de main l'avait convaincu de s'éloigner fissa s'il tenait à la vie, en direction de "l'infirmerie" du Dédale, où seule la chance décidait de la présence d'un médecin ou... autre chose.

Oublie-la. Oublie-les.

Aelinor fronça les sourcils. Il se tenait attablé dans un coin de ce qui tenait lieu de réfectoire en ce lieu sordide, en attendant la reprise de l'entraînement de base qu'il s'imposait pour apprendre à maîtriser sa puissance par lui-même, et non via le Jij. Cela mécontentait l'esprit, mais il laissait faire, curieux. En revanche, il n'aimait cet anneau, le souvenir qu'il charriait avec lui, le blocage que cela occasionnait chez son porteur.
De nouveau, la vive sensation traversa tous ses membres. Désagrément. Il fit cesser la danse de l'anneau entre ses doigts. Le rangea dans cette petite poche près de son cœur qui était son refuge depuis environ trois longues années.

"Crois-le ou non, mais je songeais à une manière de le reforger qui soit utile."

Quelques têtes se levèrent, sans savoir s'il s'adressait à l'une d'entre elles ou s'il divaguait, comme un certain nombre de Berserkers semblaient le faire régulièrement. L'entité se manifesta en matérialisant son brassard droit, une légère flamme parcourant ses doigts, en guise de suggestion. L'ancien Atlante eut un sourire amusé.

"J'ai dit reforger.Pas fondre."

Il sentit la déception parcourir sa chair, puis une impulsion. En suivant sa direction, il vit arriver une tête qu'il ne connaissait pas. Mais cet homme avait l'aisance de quelqu'un d’Éveillé parmi les corniauds du Dédale. De quelqu'un qui se positionnait assez haut dans la chaîne alimentaire pour qu'on s'écartât à son passage.
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Message Re: [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César)   [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César) EmptyDim 25 Oct - 15:28
    Pourquoi je me suis déplacé de la forge ? Oui oui, le sang et le dragon. Les sept dragons. C’est beaucoup de serpent tout ça. Mais pourquoi ? Sûrement pour une raison, mais cette raison-là, je l’ai oublié. Comme tout le reste, comme tant de choses. L’oubli permet d’être libre. Ma peau s’est bien régénéré des affres de l’armure. Oui, depuis qu’elle a bu l’or, nous marchons mieux elle et moi. Nous avons trouvé un moyen de chanter ensemble. Mais pour combien de temps ? Elle a faim et je sens doucement une musique différente monter, alors que faire ? Rien. Attendre. Rien. C’est ça toujours la bonne solution, le rien. Oui, dans le rien on trouve toujours tout. Toujours est-il que je l’ai laissé dans la forge, les sept serpents doivent attendre leur tour. Et puis, il y a toujours la vermine et les aveugles.

    Oui, le dédale est infesté de ces idiots qui ne comprennent pas la chance qu’ils ont et ce qu’il est possible de faire ici. Ceux qui viennent ici pour lécheur leur plaie, ceux qui pensent trouver ici un endroit pour eux, où ils auront ce qu’il leur manque. Mais non. Cet endroit, c’est la course à la mort et la folie. La course aux chairs déchirées et aux corps mutilés. Ce domaine, c’est le terrain de chasse des fous et parmi les aveugles, je suis le roi. Oui, car des fous, ici, il s’en trouve beaucoup mais combien se cachent encore ? Trop ! Oui, beaucoup trop… Ils refusent de voir et de comprendre mais au moins, ils semblent avoir quelques idées sur comment repousser leur élection à la lumière. Oui, ils rampent, ils fuient, ils courent quand ils me voient arriver. Certains se souviennent, je crois, des menaces de Vedan en Italie. Certains aussi, doivent connaître des gens qui ont eu affaire à moi. On ne me voit jamais deux fois de toute façon.

    Alors j’entre dans cette salle pourquoi faire ? Manger, oui, un peu. Il le faut, boire aussi. Oui,du vin, voilà longtemps que je ne me suis pas enivré. Mais tous ne s’écartent pas, il y a ce petit enculé de sac à merde qui lui, semble porter la dragée plus haute que les autres. Oui, il émane de lui ce qui semble être une chanson. Un nouveau guerrier élu par le dieu fou ? Qu’est-ce que j’en ai à foutre ? Pas grand-chose, mais j’ai rien de mieux à faire que d’aller insulter gratuitement des gens, juste pour le plaisir. En somme, une parfaite expression des mœurs du Dédale.

    « - Oh, petit enculé ! Qu’est-ce que tu viens foutre ici sac à merde ? »


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Message Re: [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César)   [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César) EmptyDim 25 Oct - 21:33
Il y en a qui savent faire leur entrée. Non content d'avoir amené avec lui le silence des misérables apeurés, voilà que le petit branleur -peut-être vingt ans ? A peine plus vieux que Mérion-, bien dans sa lancée, interpelle quelqu'un avec des mots tendres et délicieusement poétiques. Celui à qui il s'adresse doit vraiment l'avoir à la bonne pour se laisser traiter comme ça. Non ?

Sauf que le silence s'éternise, et l'emmerdeur s'arrête pratiquement à la hauteur de l'Atlante, sans que celui-ci ait bougé particulièrement dans sa direction auparavant. Un doute. Un regard balaie les tables adjacentes, et celle derrière... qui se sont vidées. Les petits soldats entraînés à aller à la mort jour après jour se sont levés et longent les murs en direction de la sortie.

"Non... Sans rire ?"

Visiblement l'animal avait sa petite réputation. Un instant Aelinor le scruta, peu sûr de la réponse à donner. S'il se fiait à ses expériences précédentes, il n'y avait pas de manière bien définie chez les Berserkers. Mérion était calme, direct, posé. Un peu comme un manuel qu'il fallait lire attentivement avant d'appliquer ses consignes. Haldor était violent, impulsif, sanguin, susceptible, son humour déplorable, son respect nul. Ludmila avait elle aussi son petit côté zélé et brutal, mais compensé par une franchise tranchante et une certaine prévenance quand on ne la contrariait pas. Akir semblait être le gentil matou émissaire de la bande, celui sur qui on tapait et que le Jij ne souhaitait pas devenir...

Avec toutes ces personnalités aussi colorées, le légionnaire ne pouvait pas dégager de marche à suivre pour comprendre les Berserkers. Est-ce que type venait à la demande de quelqu'un, pour "lui apprendre la vie au Dédale", ou bien représentait-il cette espèce de chef de la racaille ambulante qui voulait imposer sa loi à quiconque foulait son territoire ? Tant que ce n'était pas un Cardinal...

"Je pensais que c'était pourtant évident : je complète ma collection d'ichtyosaures cendrés à pois rouges."

A question conne, réponse conne. Et si c'était un Cardinal... eh ben en fait c'était la même chose. Pestilence avait prouvé qu'on pouvait être gradé et mériter l'attention de ses soldats, alors que les autres l’imitassent ! Et si la provocation était gratuite, la réponse aussi. Pas de jaloux.

Son attention fut un instant détourné par le brassard de sa Cuirasse qui s'étendit jusqu'à son épaule. Visiblement l'entité cherchait à lui communiquer quelque chose, mais le message ne passait pas très bien. Un rapport avec l'anneau ? Ou alors elle voulait se battre à nouveau ? Mais jusque-là elle avait dédaigné apparaître pour tout et n'importe quoi. En désespoir de cause, elle disparut intégralement pour revenir ramper sous la peau de son propriétaire, laissant un Aelinor dubitatif.

***Je rêve ou elle est d'humeur... joueuse ?***

Son introspection terminée, il revint à César.

"Dis voir, tu ressembles pas à un ichtyosaure. Qu'est-ce que tu me veux ? Et qui es-tu pour commencer ?"


Dernière édition par Aelinor le Jeu 5 Nov - 9:35, édité 1 fois
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Message Re: [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César)   [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César) EmptyJeu 5 Nov - 3:04
    Attends, qu’est-ce qu’il bave ce sac à merde ? C’est sensé être des insultes ? C’est sensé avoir l’air spirituel ? Genre, utiliser des mots compliqués à plusieurs syllabes qui sonnent vaguement étrange, c’est comme ça qu’il compte montrer qu’il a de la repartie, qu’il n’est pas juste la merde dans laquelle on marche pour ensuite s’essuyer le pied ? Même ce gros débile d’Akir semble avoir plus de repartie et il m’a forcé à lui faire l’hélico-bite devant lui la dernière fois pour qu’il ferme sa gueule. Mais là, c’est du jamais-vu ! On donne vraiment des cuirasses à tous les mange-merdes du coin. Bon, c’est vrai. C’est le principe de cette armée de dégénéré. Mais là, il fait fort celui là. Alors je le regarde, il doit pouvoir voir s’il est pas trop con, que je suis dans l’hésitation. Que, peut-être, il a pas vraiment dit ça, et qu’il va finir par comprendre comment marche les choses ici. Mais non. Non, il croit qu’on est normaux ici, que ce n’est pas la loi de la jungle. Enfin, du pontifex, mais ce que le pontifex ne sait pas…


    « - C’est sensé être insulte ? Non mais, l’espèce de pute syphilitique édenté qui t’as chié t’as appris que ça, c’était une insulte ? Sérieusement ? »


    En plus, lui, il ne sait pas. Il est nouveau. Il ne sait pas ce qui l’attend et le rôle qu’il aura. Mais j’entends un reliquat. Une chanson. Ce n’est donc pas une de ces ordures bonnes à jeté, fatalement, un de ceux avec le sort le plus enviable. Ils sont la merde qui nous sert. Mais il est important de comprendre l’importance du renoncement ici. Mais que pouvait-il comprendre lui, à la place d’un chien dans l’armée d’un attardé ? Oh oui, pas de gloire pour nous, simplement les besoins d’un abruti profond, auquel nous avons tous prêté allégeance. Mais à qui je pense ici, Zvezdan ou Arès ? Les deux sûrement, oui, les deux. Bien que l’un soit moins débile que l’autre. Quoi que, chacun possède ses propres tares mais ils ont l’avantage de saisir la douceur de la folie. Oui, nous sommes fatalement les joueurs de fous. C’est une bonne utilité pour nous. Mais à quoi il a renoncé celui-là, à pas grand-chose. Il n’est pas encore chien dressé ! Mais lui passerais-je le collier autour du cou ou bien simplement lui arracherais-je la peau ?


    « - Tu t’es juste installé pour t’astiquer le chibre en pensant à ce que tu allais enfoncer dans la chèvre qui t’attends chez toi ou tu veux juste attirer l’oeil de quelqu’un et lui tendre la bouche en te mettant à genoux pour survivre ici ? En l’état… t’obtiendras rien ici , petit connard. »


    Je sens le souffle du dragon rampé dans mon dos. Oh oui, il le contact froid de la peau déchiré, mais il n’est pas encore mur celui-là. Il peut servir, après tout, il chante. Doucement, mais il chante. Il y a quelque chose dans sa chanson. C’est ça, fatalement, qui me pousse à rester. Mais qu’est-ce qu’il chante ? C’est ça la question. Peut-être vraiment va-t-il enfin chanter. Oui… une nouvelle chanson. Fatalement, je n’ai plus besoin de chanter avec Mérion et le dragon a toujours fin. Il a montré à la pestilence qu’il existait maintenant, mais sa chanson doit se réapprendre et nous devons chanter ensemble. Mais pour ça, il nous faut un public. Sa peau, voilà qui serait un bon public ! Mais le glaive ! Oui le glaive… Est-ce que ça nous arrête vraiment le glaive ? Non, ceux qui tombent le mérite. Oui, voilà. Mais Zvezdan… Oui, Zvezdan, c’est plus lui le problème. Et sa chanson. Il n’est plus guerre, mais il chante toujours ! Je penche ma tête sur le côté et sans trop m’en rendre compte, je frappe violemment à plusieurs reprises mon crâne.


    « - Je devrais t’arracher la peau tiens, voilà une bonne idée ! »
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Message Re: [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César)   [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César) EmptyMar 10 Nov - 14:18
Je dois résister à l'envie d'éclater de rire. Sa tête pendant son moment d'hésitation est vraiment impayable et reflète parfaitement la première impression qui se dégage de lui. Je crois que je l'ai un peu énervé en passant, mais je m'en fiche. L'opinion des gens qui ne savent pas aligner une phrase sans y inclure des menaces ou des insultes m'indiffère complètement.

Le pire, c'est qu'il continue à se raconter sa petite histoire, à s'imaginer peut-être que j'ai les mêmes centres d'intérêts que lui -plutôt faciles à deviner si j'en crois le thème qui revient en boucle. Autant laisser dire. Là où elle est, Liselle n'a aucune chance de tomber sur lui.

Oublier.

Voilà que l'entité me reprend encore ! Oui c'est vrai. Liselle n'existe plus. L'anneau. Il faut que je fonde cet anneau pour le reforger en quelque chose d'autre, d'utile. Il faut que je me détache de ce que j'étais avant. Le seul but que j'ai pour l'instant est de satisfaire l'entité. Je n'ai pas trouvé autre chose qui retienne mon attention pour l'instant. Enfin si, Ludmila et Mérion ont mon respect, ce qui a l'air d'être déjà énorme compte tenu des personnes que j'ai rencontrées jusque-là dans le Dédale. Et honnêtement, je pense qu'ils s'en fichent. Que si je disparaissais, ils me remplaceraient. C'est ainsi que les Berserkers fonctionnent. Chacun pour soi mais tous ensemble.

Voilà l'autre qui commence à se frapper et se donner un air encore plus pathétique. Et la température qui monte, littéralement comme figurativement.

"C'est bien vrai que ça fait longtemps que j'ai pas touché une femme."

Je me suis levé et je me rends compte que les deux brassards de la Cuirasse sont revenus, que les flammes du Jij commencent à grignoter la table avec avidité pendant que mon esprit me susurre des promesses indécentes. Un appétit que j'avais quelque peu oublié en vérité. J'ai envie de vivre pour moi, pour mon bon plaisir. J'ai faim. Le Jij a faim. Je ne sais plus lequel des deux. Je crois qu'il attise mes désirs pour que je satisfasse les siens. C'est un peu étrange et grisant. La gourmandise est notre péché.

"J'en connais une qui ne sera pas d'accord."

L'entité m'envoie une sensation à la fois familière et inattendue. Elle... sourit ? Les flammes dévorent encore, le bois devient charbon, la structure s'affaisse quelque peu. Un énorme CRAC me fait réagir alors que le meuble bascule sur le côté, deux de ses pieds n'étant plus qu'un souvenir. Je regarde autour et vois la salle vide. Seulement lui et moi. Je ne sais toujours pas qui est cet animal, mais il sait faire parler la faim du Jij et je n'aime pas cela. Le contrôle est mien. Le corps est mien. Le Jij est mien.

"Je répète mes questions : qui es-tu et qu'est-ce que tu me veux ? Si tu ne réponds pas, je me tire. L'entraînement va reprendre."
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Message Re: [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César)   [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César) EmptyVen 12 Fév - 15:40
Un sourire mauvais sur le visage. Mon regard se tourne vers les flammes de sa cuirasse, de sa chanson. Elle est faible, pathétique. Le dragon chante plus fort et il désire dominer. Il a déjà montré à pestilence qui il était. Mais maintenant, il a faim. Les dragons ont toujours faim. Mais je suis celui qui comprend les chansons des cuirasses leur appétit après tout. Ces pulsions qui ne mentent pas. Les cuirasses s'adonnent simplement à ce qu’elles aiment. Elles sont ce qu’il y a de pire en nous. La faim du dragon cherche à dominer celle de ce sac à merde et il devrait le sentir. Une force plus vide, une faim plus grande. Une faim capable de le manger lui. Voyons comment il réagira à ça. Alors je fais un pas vers lui, dans une distance très intime.Trop intime même et doucement je place ma main sur sa cuisse.

« - Alors essaie simplement de me prendre moi. Là, maintenant. De céder à ta faim. »

Mais c’est vrai qu’il a posé une question… Est-ce que cette question impose une réponse ? Non, pas vraiment. Je n’accorde pas d’importance à ça et il devrait avoir compris que je suis capable de tenir mes promesses. Oui. Arracher ses couches de peaux une à une serait sûrement un beau cadeau pour le dragon. Mais Zvezdan ne serait pas vraiment content si je tue un légionnaire. Oh, s’il ne le sait pas, il ne risque pas de ne pas être content non ? Je me demande comment il criera. Je le brûlerais sûrement. Mais il est compliqué de brûler quelqu’un longtemps. Les fumées des flammes ont tendance à étouffer ou endormir ceux qui subissent la morsure des flammes. Il faudrait que je trouve quelque chose pour simplement qu’il brûle. Ca doit sûrement être possible. Comme avec les lames après tout, je ne savais pas qu’on pouvait rester en vie si longtemps sans sa peau sur le dos. Alors que maintenant… Je n’ai pas mon pareil pour écorché un homme.

« - Je suis celui qui entend les chansons. Et j’entends la tienne. Tu as beaucoup à faire en effet. Si tu vis jusqu’à ce moment précis... »

Mais je doute vraiment qu’il vive longtemps. Il est fait d’un autre métal. Un métal trop modelé, pas assez brute, pas assez sauvage. Il cherche à tout prix à ne pas sombrer. Alors qu’ici, c’est une course à la chute. Celui qui tombe le plus bas sera roi et j’ai touché le fond depuis des années. Je ne fais simplement que creuser, encore et toujours. Repousser les limites de l’auto-destruction. Une quête sans fin car je le fait avec un but : se détruire c’est être libre. Dans ce monde d’aveugle, je suis le seul à avoir su ouvrir les yeux.


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Message Re: [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César)   [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César) EmptyDim 14 Fév - 22:47
Je pose d'instinct une main gantelée entre nous alors que ce petit con s'approche, très près, trop près. Pourtant sa proposition qui devrait me révolter trouve un écho quelque part. Un "pourquoi pas ?" qui me rappelle qu'il y a quelques instants encore je me disais que je voulais vivre pour moi, et pour le Jij. Est-ce que c'est lui qui me souffle cet écho, différent des sensations habituelles ? Non... Je ne crois pas. Le petit génie n'a que cette méthode de communication depuis que je le porte. Des impulsions, presque des signaux nerveux, qui se fondent dans ma chair, se fondent dans mon crâne et sont traduits, je ne sais comment, en messages simples, essentiels.

Manger.

Voilà, celui-ci en est un. Et je me rends compte que le Jij n'a pas attendu que je me décide pour aller grignoter les vêtements de ce type bizarre qui refuse obstinément de me dire par quel nom je pourrais bien le retrouver si l'envie me prenait d'aller le coincer contre un mur pour... MERDE ! C'est que ses mots me troublent l'air de rien.

J'ai déjà eu un mal fou à retrouver un semblant de stabilité avec Ludmila et Mérion. A me trouver tout simplement une raison d'être dans ce foutu tas de chair géant, à me battre avec des corniauds qui voudraient bien ma peau. Je vais pas craquer maintenant ! Pas après avoir mis fin à la musique...

Tout occupé à me morigéner mentalement pour la grosse absurdité que je m'apprêtais à commettre, j'avais quand même commencé à me baiser vers le visage de ce merdeux, sans me préoccuper des brûlures que je pouvais lui infliger ou qu'il se retrouve à poil en pleine pause repas. Il avait demandé après tout. Mais...

"Ma... chanson ?"

Si j'ai pu ressentir une seule once de désir pendant une seconde, elle s'est envolée tout net. Et même le Jij ne sourit plus. Parce que ça, ça ruinerait toute l'énergie qu'il a dépensé pour me sortir cette espèce de malédiction de la tête. Tous mes entraînements, toute notre belle progression en tant que duo d'Homme-Cuirasse au service d'Arès.

Alors je repousse l'homme brusquement, d'une simple détente du bras et les flammes finissent de consumer la table juste à côté, et le reste de l'entité vient se fixer sur moi, casque inclus, et nous n'avons plus envie de rire.

"T'es un drôle de luron, toi. Mais puisque tu veux pas me répondre clairement, comme j'ai dit, je me tire."

J'ai un Cardinal à satisfaire, et même s'il est parfois cryptique dans ses réponses, il a été clair sur ce qu'il veut. Des résultats. Des progrès. Ce n'est pas en échangeant des mots doux avec un abruti fini et franchement louche que je vais parvenir à cela.

Citation :
Fin pour moi si César ne me retient pas °°
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Message Re: [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César)   [Février 553] Reforger un souvenir (PaVé César) EmptyLun 15 Fév - 1:26
Alors je le regarde. Je l’observe se débattre comme un animal pris au piège. Pas dans le mien, non. Je ne pose pas de piège. Je fais simplement. Non. Cet animal se débat avec lui-même et j’entends sa chanson si clairement. Il n’est pas accordé. Il n’a pas ce qu’il faut pour faire parti de cet endroit. Il est trop… entier pour cet endroit brisé. Il croit frôler le grave de la tragédie mais ne fait que simplement se voiler la face. Il n’a pas l’âme d’un chien de guerre, d’un dégénéré servant les volontés d’un dieu attardé. Car au fond, c’est ça que nous sommes. Les poupées de chiffon d’un enfant stupide, rongé par une maladie et qui a trop de pouvoir pour son propre bien. J’ai accepté cette réalité, je l’ai fait mienne et je m’en suis délesté. Je suis allé plus loin encore que n’importe quel autre animal dans cette réalité. Personne ne veut aller si loin. Ils ont raison, après tout, il n’y a rien à trouver.

Je prends ses flammes à pleines mains. Elles ne me brûlent pas. Ou plutôt, son pouvoir est trop faible pour parvenir à battre le mien. Ma main se régénère plus vite qu’elle ne brûle et la douleur reste vivante mais douce. Comme un verre de vin qu’on savoure. Une gourmandise coupable. Je la fais danser, d’un doigt à l’autre, comme une pièce qu’un magicien ferait danser. Car c’est un peu ma forme de magie : celle de la souffrance. Et il me tourne le dos. Alors je tends simplement la main et le sang fait son œuvre. Il sort de mes veines, déchirant ma peau comme un parasite sortant de son hôte. Et les bêtes de sang naissent mon ichor et commencent à produire leur bruit immonde et se livrer à leur jeu sans moral et raison. Et mes enfants avancent alors vers lui, pour le faire participer à leur jeu. Ces êtres abjects de le mordre, de le retenir et surtout, surtout lui de sentir le sang s’adresser à quelqu’un d’autres que lui. Car l’homme n’a pas d’importance.

Peut-être qu’il l’entend, au fond de sa tête, le rythme de la bête, l’holocauste en trois temps. La chanson des cuirasses. Cet ensemble de bruit tantôt animal, tantôt gutural tantôt strident. Cacophonie répugnante du dragon qui domine le petit esprit de feu. Symphonie de l’égal d’un cardinal qui domine une âme faible, pour le simple plaisir de la domination. Mais ce n’est pas de l’homme dont il est question, cette âme perdue qui n’a pas sa place ici ne doit pas comprendre ce qui se passe. Mais moi je vois les jeux des cuirasses. Après, un temps, si bref, mais pourtant musicalement si long, je relâche ma prise, mon sang se mélange au sol viscéral du Dédale.

« - Je devrais te tuer, mais je déteste faire ce que je dois, alors je vais laisser le soin à ton âme de te tuer toi-même. Ce sera long. Si les flammes et la chanson ne te mangent pas avant. »

Et alors je m’en retourne. Qu’est-ce qui m’attend. Oui… je vais faire chanter quelques âmes perdues. Le dragon a envie de peau. Alors il est temps de lui en offrir.

Citation :
Fin pour moi aussi °°


Cuirasse du Mushmahhu:
 


You needed a touch of madness to do it. You can't have a masterpiece without madness.
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