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Mars 553 AD (Jusqu'à la fin de l'Event)
 
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 [Début mars 553] Qui va à la chasse... se décrasse ! (PVélizara)

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AelinorAelinorArmure :
Cuirasse du Jij
Message [Début mars 553] Qui va à la chasse... se décrasse ! (PVélizara)   [Début mars 553] Qui va à la chasse... se décrasse ! (PVélizara) EmptySam 14 Nov - 15:49
La matinée est fraîche dans les vallées transylvaines, même un peu brumeuse. On s'y surprend à apprécier le calme, les bruits des animaux -sans oublier que ces animaux-là n'ont rien de commun avec leurs homologues "normaux"-, les odeurs du bois couvert de rosée. Le départ de bon nombre de Berserkers hors des murs de chair rend l'endroit presque supportable, même s'il est d'usage de continuer l'entraînement, les patrouilles dans les forêts alentours, les rapports au Cardinal de la Pestilence, seul rempart d'autorité ici en cas d'invasion. Et puis il y a aussi cette maison à construire pour Ludmila. Moins présente ces temps-ci, peut-être a-t-elle sa propre mission, qu'un simple légionnaire n'a pas le droit de connaître.

Un bruit dans un buisson proche et l'ancien Atlante s'immobilisa. Il fit un pas en avant et vit un énorme écureuil filer entre les branches aussitôt sans demander son reste, plusieurs noix entassées dans ses abajoues. Par acquis de conscience, le porteur du Jij vérifia quand même les buissons, les cachettes autour : personne. Il allait pouvoir rentrer et rapporter que tout était normal pendant cette patrouille-là aussi. Un sourire de contentement étira ses traits quand il repéra tout à coup des traces de pas près d'un arbuste aux branches brisées. Quelqu'un avait chassé ici.

Il remonta la piste, dans le but de découvrir s'il y avait un ou des intrus sur le territoire d'Arès. D'autres branches cassées, une chaussure qui avait légèrement glissée dans la boue encore fraîche. Une flèche plantée dans un tronc. Un filet de sang, quelques gouttes.

Aelinor avait de faibles compétences en chasse, mais après être passé entre les mains de Ludmila et avoir repris les bases à zéro au Dédale, il parvenait à suivre les traces les plus évidentes comme celles-ci. Le chasseur n'avait pas cherché à camoufler son passage, simplement à suivre sa proie. Alors il deviendrait la sienne.

Il parcourut ainsi près d'un kilomètre, à enjamber des racines, slalomer entre les arbres, éviter des trous dans le sol, avant de voir le sang plus abondant. La bête avait dû tomber par ici puis être traînée à la main, imbibant la terre humide d'un rouge caractéristique, bientôt lavé par la pluie promise sous le ciel d'un gris crayeux.

Finalement, le légionnaire parvint à un petit plateau agencé comme un promontoire naturel, lequel abritait une source discrète. Il ne tarda pas à trouver la dépouille de l'animal encore fraîche, un énorme cerf presque aussi gros que lui, bardé de plusieurs flèches. A côté, une pile de vêtements tachés de sang eux aussi. Et des traces de pas avec les orteils bien dessinés se dirigeant vers le bassin. Logique en un sens après une longue chasse.

"Qui ose fouler les terres d'Arès !"

Il lui sembla distinguer du mouvement vers la droite.
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Baba Yaga

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Message Re: [Début mars 553] Qui va à la chasse... se décrasse ! (PVélizara)   [Début mars 553] Qui va à la chasse... se décrasse ! (PVélizara) EmptyLun 23 Nov - 1:29


Qui va à la chasse... se décrasse !
Chasser les créatures des forêts ombrageuses n’est jamais une mince affaire. Les plus expérimentés peuvent s’y tenter seuls, les moins assurés ne s’y risquent pas, ou alors seulement en compagnie de bons chasseurs. Pour Velizara, il n’a même pas besoin d’y songer : il sait qu’il chassera en solitaire. C’est ce qu’il fait le plus souvent, pour extérioriser cette violence qui brûle sous ses veines et cette faim qui le dévore quand il s’éloigne toujours plus de la Citadelle. Il faisait encore nuit lorsqu’il s’était mit à la recherche de sa proie, plongé dans les ténèbres et les ombres et silencieux comme un fantôme. Ainsi était la Baba Yaga, chasseresse experte des plus violentes. Arc au poing, flèche prête à être encochée, il avait fini par repérer la bête plus grosse d’un moins une tête qu’un cheval. Les muscles forts et la ramure haute sur sa tête, la créature ressemblait à un cerf, mais sa toison était noire et ses yeux rouges comme deux braises. Une abomination du Dédale, comme lui l’était. La chasse ne serait pas simple, et cette simple pensée lui avait plu. Un challenge. Une soif exigeante. Haut sur une branche, le Centurion avait bandé la corde, coupé le souffle de ses poumons et ouvert grand les yeux. Une aube froide grimpait sur l’horizon et dès le premier rayon, il lâcha la flèche qui siffla dans l’air avant de se bloquer dans le flanc de la bête. Elle hurla. Elle rua avec autant de colère que force et couru dans sa direction pour frapper le tronc et déloger le chasseur de sa place. Le choc ébranla l’équilibre, les ramures acérées griffaient l’écorce dangereusement, et Velizara sauta. Un saut assuré, un mouvement sans peur et empli de sang froid. La roulade dans la boue souilla ses vêtements noirs, mais permis à sa posture de s’affermir sur le sol. Un nouveau geste, une respiration. Bloquer. Décocher la flèche. Une seconde se planta dans la bête.

Et puis la course commença. D’abord la créature ne prit pas peur et pourchassa son bourreau. Alors il l’essoufflerait. Les pas marquaient le sol dans une piste évidente, et la boue engluaient certains mouvements. Un éclat de cosmos ici et là pour marquer la vitesse, et quand la distance devient acceptable, il encocha encore une flèche. La troisième fit mouche et fut un déclencheur. Affaiblit, l’immense cerf commença a ralentir, puis changer de route. La peur marqua les pupilles rouges, et c’était au tour de Velizara de courir à sa suite. La véritable chasse. La quatrième flèche rate sa proie et s’enfonce dans un arbre, mais la cinquième achève son chemin dans le haut du cuissot animal. La bête rate sa route et flanche. L’arc est lâché et le Berserker saute sur l’animal, une dague au poing et prêt à trancher la gorge. Il faut plusieurs tentative pour y parvenir, et l’une d’elle se solde par un sang coulant. Un des bois de l’animal déchire la chair de Velizara et se brise à l’intérieur dans un mouvement brusque. Sa première blessure de la chasse qui lui fait retenir un cri, mais pas un grognement. La bataille fatigue les deux monstres, la bête comme le chasseur, et au bout de longues minutes, l’agonie de l’animal empli l’air, lorsque le Berserker tranche la gorge d’un geste fort. Peut-être trop. La chair est profondément entaillée, le sang gicle dans une mare et c’est la fin de la chasse.

Il n’a pas besoin de dévorer encore la chair pour se sentir rassasié. L’effort et l’échauffourée ont suffit à nourrir l’âme du guerrier, satisfaire le manque de sang et le trou béant dans ses entrailles qui grouille et grouille d’envie. C’est terminé, et ce massacre est un beau bordel. Quand l’euphorie retombe, Velizara se rend compte de l’était de la bête et de son propre état. Des vêtements déchirés sur le côté où la ramure est entrée dans sa peau, de la boue et du sang, aussi bien le sien que celui de sa victime. En d’autres circonstances, et dans une autre vie également, il aurait laissé les choses ainsi, ne se serait pas senti désolé de cette sensation poisseuse qui le recouvre presque entièrement et cette douleur qui commence à titiller. Mais il n’est plus ce qu’il était. Il n’est plus Thivan qui n’aurait pas chassé de cette façon. Il est Velizara et c’est bien.

Avisant un point d’eau non loin, un coin tranquille où une petite cascade glisse sur un flanc de montagne, le Berserker y tire tant bien que mal de son bras valide l’immense bestiole devenue un poids mord. Il lui faudra quelques efforts et quelques heures pour ramener l’animal, mais qu’importe. A proximité de la berge, il rassemble l’arc et les flèches, sa dague et se défait des vêtements qui ressemblent plus à des guenilles complètements souillées. Un geste vers l’eau, c’est étrangement tiède mais la Baba Yaga ne s’en étonne guère. Ici dans cette forêt, combien sont les lieux touchés de près ou de loin par la corruption du Dédale ? Ce point d’eau semble réchauffé par d’étranges procédés mais au fond, ce n’est pas plus mal. Il n’aura pas à se nettoyer dans une mare glacée. S’immergeant, il laisse échapper un soupir qui pourrait lui donner l’air de savourer. La chasse a été bonne, l’après aussi. Là, dans l’eau, il pourrait ne presque pas trop sentir la douleur du bois de la bête encore enfoncé sous sa peau. Mais il doit s’en défaire et d’un geste, attrape la dague sur le bord et va trifouiller la plaie pour sortir le beau morceau caché. Quelques minutes, à siffler et grogner un peu de douleur, et finalement l’élément indésirable tombe dans l’eau dans un « ploc ».

Au bout d’un temps, appuyé sur la berge, il voit la matinée s’écouler peu à peu, laissant le ciel orangé se teinter d’un bleu pâle assez peu couvert de nuage. C’est étrangement calme, pour la forêt ombrageuse. Au bout d’un temps, il se laisse tomber tête sous l’eau, comme cherchant une chaleur qui lui manque. Un tout qui ferait vibrer des souvenirs. La conscience unique veut les repousser quand l’insidieuse sensation veut l’appeler. La ramener. Revenir à l’avant. Et une minute passe, quand un bruit étouffé de voix lui fait rouvrir les yeux sous l’eau. Il n’est pas seul. Sa main se serre sur la poignée de la dague, la tête remonte lentement à la surface sans trop faire bouger celle-ci. Deux yeux bleus dépassent, détaillent l’homme qui se tient dos à lui mais pas si loin de la berge. Il n’a rien entendu de ce qu’il a dit, aussi pense-t-il que c’est peut-être une nouvelle proie, d’un tout autre genre.

Une proie, qui ne devrait pas lui tourner le dos.

En douceur, le chasseur de redresse. Baba Yaga n’a pas besoin de sa cuirasse pour pourchasser. Debout, l’eau monté jusqu’en haut des cuisses, la posture se fait défensive, pas encore tout à fait agressive.

« Qui es-tu et que veux-tu ? »

Il a appris à ne plus sauter au cou de tout ce qui se dresse devant lui. Entendre, écouter un peu, avant de juger ce qu’il doit faire. Si il doit faire couler le sang ou non.


Velizara parle au masculin et en #c6d9f0
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Message Re: [Début mars 553] Qui va à la chasse... se décrasse ! (PVélizara)   [Début mars 553] Qui va à la chasse... se décrasse ! (PVélizara) EmptyLun 23 Nov - 11:30
Le mouvement se confirme rapidement et laisse deviner une silhouette jusque-là immergée. Quelques minces nappes de sang se sont amassées ici et là sur les rebords de la source, tandis que la majeure partie a dû s'écouler depuis bien longtemps dans le lit de la rivière.
Un instant d'arrêt quand la personne, une silhouette androgyne dont la poitrine et la sveltesse tendent légèrement plus vers la féminité, se lève. S'il y a une paire de secondes de gêne, Aelinor se reprend bien vite : elle est loin l'époque où il découvrait pour la première fois le corps d'une femme, et il est ici Berserker, guerrier, pas simple jouvenceau. D'autant que le cadavre à côté de lui laisser suggérer que cette femme-là n'est pas une tendre et pourrait bien lui faire la peau s'il la prend à la légère. Elle a par ailleurs cette dague déjà en main, et ce regard qui ressemble à tout sauf celui d'une victime.

Il s'avance pour être un peu plus visible, tout en gardant entre eux une distance suffisante pour prévenir tout mouvement brusque, et pouvoir éviter un lancer de couteau si nécessaire.

"Je suis Aelinor. Légionnaire."

Il connaît les règles, la Mascarade. On l'a briefé aussi sur les villages vassaux autour du Dédale. Normalement, mentionner le statut de légionnaire doit obligatoirement parler aux habitants locaux, à moins qu'ils ne tiennent pas à leur vie. Et si cette femme s'avère Éveillée, ce qui ne serait pas étonnant pour avoir abattu visiblement seule une bête comme celle-là, alors il pourra préciser par la suite.

"Si tu n'as pas une excellente raison de chasser sur ce territoire, je vais devoir te demander de partir. Plus ou moins gentiment."

Une vague de chaleur part de son dos et longe ses bras tout à coup. Le Jij est moins expressif que d'ordinaire mais semble vouloir dire quelque chose -toujours de cette manière unique, à base de sensations sans mot. Et pour une fois il ne s'est pas matérialisé tout de suite. Une question que laisse pour le moment Aelinor de côté. Il garde les yeux rivés sur cette dague. Sur cette femme. Seule. Au beau milieu de nulle part. La gourmandise est un vilain défaut, non ?

***Et merde...***
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