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Avril 553 AD
 
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 [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan

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Message [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan   [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan EmptyLun 16 Nov - 14:55
Quelques étals pour former un petit lieu de commerce. Dans ce village, c'est souvent dans cette rue que les journées se ressemblent le moins. Non pas que beaucoup de visages divergent d'un jour à l'autre, mais c'est là où les gens peuvent se croiser. Discuter. Échanger. Et finalement, transformer un instant leur quotidien. C'est entre ces silhouettes qu'il avance, un manteau blanc recouvrant son corps, la capuche sur sa tignasse cachant à peine son visage. Une peau légèrement moins cendrée, par l'action de son cosmos sur les cellules de celle-ci. Pour l'instant, cela fonctionne. Pour l'instant, il n'a finalement l'air que d'un simple voyageur.
Ce qu'il a souvent été. Ce qu'il aimerait parfois être de nouveau – sans pour autant revenir dans ce passé. Une nostalgie qui ne se transforme pas en obsession. Après tout : l'avenir est bien plus intéressant à observer que le passé – sauf quand ce dernier possède quelques secrets qu'il compte dévoiler.

Mais les choses se feront en temps et en heure. Pour l'heure, c'est ce village – plus important que d'autres de la région – vers lequel son regard, son temps et son attention sont dirigés. S'arrêtant un instant en observant l'ombre du cadran solaire au cœur de la place. Le retard n'a jamais été un de ses défauts – du moins si cela devait se produire le cachera-t-il derrière une raison commune. Mais il a encore un peu de temps. Alors, simplement, se plongeant à nouveau dans la foule, il marche entre les petits emplacements commerciaux, avant de s'arrêter devant l'étale d'une commerçante de fruits. Un petit creux ? Bah. Pas vraiment comme si la question se posait réellement.

Récupérant une pomme tout en envoyant une pièce en direction de la personne, il lance un instant le fruit, le récupère, puis croque dedans. Certes, sa venue ici est une convocation. Mais finalement, l'endroit possède le charme de ne pas être le Dédale. Et cela peut suffire à donner un autre sentiment que la stricte mentalité du Cardinal.
Certes. Il n'est plus « juste Mérion ». Mais il est juste Żelisław, pour le moment. Jusqu'à ce qu'il arrive au point de rendez-vous. Alors croquons dans cette pomme. Les fruits ont un meilleur aspect. Une meilleure texture, que la viande cuisinée. Le Vivant, là encore. Face à la chair simplement cuite, dépossédée d'une grande partie de sa vitalité – même si certains organismes aiment s'y cacher.

Plutôt bonne pomme, d'ailleurs. Du moins, autant que son goût particulier peut le ressentir.

Avançant ainsi entre la foule, le jeune homme croise quelques regards, que ses yeux d'ambres viennent observer. Si sa peau possède ce teint hâlé, il n'a rien fait pour ses iris – se demandant d'ailleurs s'il pourrait réellement y faire quelque chose. Ainsi, l'homme en blanc avance, jusqu'à arriver devant les portes de la salle des anciens. Lieu de réunion d'un conseil, qui peut réfléchir et prendre les décisions pour le village. Un endroit sûrement sécurisé, habituellement – ou du moins lorsque les penseurs de ce village se réunissent. Mais là, non. Du moins, visiblement.

Ne jamais se fier qu'à son regard. Voilà une chose que lui a enseigné son Maître. Et dans ce village – ainsi que quelques autres – cette réalité est sûrement à vérifier.
Jetant le trognon de pomme au sol, il pousse la porte tranquillement. Elle se ferme, derrière lui, tandis qu'il découvre sa tignasse. Quelques flammes éclairent la salle du conseil. Glissant une main contre son flanc, Żelisław observe, un instant. L'environnement. Pour l'instant, personne. Serait-il trop en avance ? Haussant légèrement les épaules, le Cardinal se découvre. Un manteau cachant une longue tunique blanche, assez près du corps. Légèrement ouverte, sur son torse. Sur une blessure à la noire symbolique. Son bras gauche dévoilé laissant montrer des arabesques d'ivoire, tatouages dont seul lui saurait expliquer la symbolique – ou l'usage.

Blanc. Sauf son pantalon, qui garde une couleur obscure. Mais un réel changement. De couleur. D'attitude. Peut-être, aussi.

Posant le manteau contre un siège, il ne prend pas suffisamment ses aises pour s'installer. Simplement, le bas de son dos vient contre la table de ce conseil, ainsi que ses mains. S'appuyant dessus, observant un temps l'architecture du lieu. La curiosité, toujours présente. Un léger sourire.

Se perdre légèrement dans ses pensées. Ça, cela ne change pas. Et encore heureux. Car cela fait bien longtemps qu'il n'a pas eu à entendre cette saloperie de bourdonnement.


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Message Re: [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan   [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan EmptyJeu 26 Nov - 6:01
- Vous êtes bien sûr que vous n'avez besoin de rien de plus, Monseigneur ?
- Oui oui, je suis sûr. Faites-moi plaisir et virez de la salle maintenant, hm ? J'attends quelqu'un.

Les deux hommes en face de moi font oui de la tête, obséquieux à l'excès, puis s'en vont sans demande leur reste. Aujourd'hui, je réquisitionne votre salle du conseil, messieurs. J'ai à faire, j'ai parler. À décider. Un grand événement se prépare, après tout... Invités à Camelot, là où tous les grands vont se rassembler, et où les rats vont suivre. Là où beaucoup de choses vont se décider, certaines dont on a que faire, d'autres qui nous intéressent autrement plus. Moi, aussi, plus personnellement. Mais tout ça... tout ça, c'est l'affaire de plus tard.
Ce qui m'intéresse, c'est le maintenant. Ou plutôt, le plus tard oui, mais le plus tard de Transylvanie, pendant que moi et d'autres, nous ne serons plus là.

Du coup... Du coup il faut qu'on parle, Mérion.

Assis au fond d'une chaise éloignée de la table principale de la pièce, mes pieds sur un bureau isolé, je m'enfonce plus confortablement, yeux au plafond, à jongler avec une pièce. Je réfléchis, je cogite. Depuis le passage d'Hermès, j'ai une clé, une opportunité. Depuis le passage des Oracles, j'en ai une autre aussi... Une monnaie d'échange peut-être, également. Mais ce que j'ai surtout, c'est ces foutues Citadelles qui continuent de gâcher le paysage. Elles pourraient faire un ajout plaisant au cadre pourtant... S'il y avait les bonnes personnes à leur tête.
J'arrête de jongler, je grogne.

Puis j'entends. Je l'entends arriver. Dans un premier temps, je ne réagis pas. Je me laisse le temps de fermer les yeux, respirer. Puis, un dernier jonglé de pièce, pour la rattraper en même temps que je me relève, et la replacer au fond d'une poche. Doucement, m'approcher, jusqu'à arriver prés de lui. Lui... Hm.
Tu as quelque chose de différent, dis donc.

De cette peau jusqu'à cette tenue inhabituelle, en passant plus simplement par... Par une espèce d'aura. Quelque chose d'encore dur à décrire. Et pourtant, j'ai ce pressentiment. J'arrive depuis son dos, continue mon chemin autour de la table jusqu'à lui faire face. Le jauger un instant, le détailler. Puis, un sourire.

- Je t'ai connu plus frileux, niveau vestimentaire. Un léger soufflement de nez, puis je lui tourne le dos pour commencer à penser, me massant le menton. Un marche lente, à commencer les cent pas. Tu pardonneras, j'ai préféré qu'on puisse parler loin des murs du Dédale. Une œillade par-dessus mon épaule. Loin des bavards.

Un regard entendu. Qui glisse sur sa silhouette un instant... Une question sur le bout de mes lèvres. Alors je finis par la poser, simplement, en même temps que je me retourne.

- Je t'ai connu plus cendré, aussi... Hm. Est-ce que je te surprend au milieu d'une phase relooking?

Une malice au regard, à la voix.
Amusé, mais intrigué.
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Message Re: [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan   [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan EmptyJeu 26 Nov - 6:41
C'est donc dans cet endroit que tu veux que je sois. Je commence à te connaître, Pontifex, Ancien Cardinal. Juste Zvezdan. Tu choisis pas toujours les lieux par hasard. Enfin, lors de nos promenades, tu n'es pas toujours au fait d'une fête, et c'est la surprise lorsqu'on apprend qu'elle résonne. Mais principalement, t'as toujours une petite idée en tête. À moi de voir qu'elle est cette idée.
Ancien Cardinal, mais toujours Guerre. Sûrement bien plus que certains. D'ailleurs, je me demande ce que ça te fait, d'être sur ce trône, dans les profondeurs du Dédale. Escalade. Survie. Transcendance. Une belle histoire hein. Ouais, une belle histoire.


La pièce. Le mouvement de main. Une œillade de la direction du Pontifex. Alors que le bassin se décolle de la table, qu'une main glisse contre son flanc. Il l'observe. Un instant. Un léger sourire venant dessiner ses lèvres. Ce n'est pas si différent des autres fois. Un autre lieu que le Dédale. Un autre lieu dans lequel apprécier une présence agréable. Peut-être est-ce différent sur un point. L'impression que ce n'est pas uniquement Zvezdan qui souhaite le rencontrer. Mais bien le Pontifex. Enfin, beaucoup d'hypothèses. À vérifier. Ne jamais penser trop vite. Et ne jamais laisser exprimer certaines d'entre elles.

Enfin, ça c'est un truc que j'ai appris avant que je te rencontre. Mais je crois que je me suis amélioré avec le temps. Encore heureux.

Suivant les mouvements du Vandale, ses yeux se promènent un instant sur la silhouette de celui-ci, sans pour autant être insistant. Un indice, peut-être, dans sa démarche, dans sa façon de le regarder. Un indice, peut-être, matériel. Sur sa présence ici. Mais Zvezdan est un homme de mystère. Des mystères que l'homoncule respecte. Ne pas voir cet homme comme un sujet d'étude sur ce qu'est un être humain. Mais le voir simplement comme un être humain. Avec ses défauts. Qualités. Charmes.

Un léger rire, à la première remarque. Deux bras qui s'ouvrent légèrement. « Cela te plaît ? » Un nouveau léger rire. Qu'il se permet. Parce qu'il a le droit d'en faire, lui aussi. Et parce qu'il se sent un peu plus tranquille pour les faire. Léger rire qui pourtant disparaît, alors que Żelisław observe cette nouvelle démarche.
Quelque chose te fait réfléchir et ce n'est pas ma tenue. Et ce lieu … Un mouvement de tête négatif. Tandis que sa voix reprend de plus belle. « Je n'ai rien à dire sur ça. Le Dédale est ce qu'il est. » Son pouce vient caresser la commissure de ses lèvres, un sourire à la fois mutin et entendu. « Les murs ont des oreilles n'aura jamais été aussi vrai dans ce lieu. »

Donc oui. Si tu as quelque chose à me dire, à m'ordonner, qui demande une certaine discrétion, la foule, la création, l'environnement humain reste finalement le meilleur endroit. Enfin. Tout dépend encore de l'interlocuteur vers lequel tu te diriges. Tu ne fais jamais les choses à moitié, oui. Et tu ne te permettrais pas d'emmener un César en plein milieu d'un marché dans le seul et unique but de lui parler.

Pas que cette façon de faire le dérange, finalement.
Être là, avec le Vandale. Qui lui a tant appris. Qui lui apprendra plus, peut-être.
J'espère. Vraiment.

« Ah. Oui. Peut-être préfères-tu … » Lentement, la chaleur vient s'effacer, laissant sur une partie du visage une cendre froide se déposer. « Ceci ? Mais j'ai préféré m'adapter à l'endroit où tu m'attendais. » Passant sa main sur sa main. Il remonte ses doigts, le temps d'enlever cette couleur cendrée, avant de remettre correctement quelques mèches de sa tignasse. Pour ça, par contre, il n'a rien fait.
Détournant tout de même le regard – on ne change pas réellement –, le jeune homme reste pensif un instant. « Tu me surprends souvent. Mais pas là. J'ai juste fait en sorte … que certaines choses changent un peu. Et finalement, ce lieu sied à ravir. »

Il inspire. Un instant. Poser des mots sur certaines réalités. Difficile parfois de le faire. Surtout lorsque l'on a finalement d'humanité que des bribes, des fragments, que l'on vole, d'une personne à l'autre. Voleur. Un peu menteur. Mais moi. Quand même. Un peu.

Une main sur se poser sous la blessure noire. Profonde. Lentement, le Cardinal vêtu de blanc s'incline. « Żelisław, Cardinal de la Pestilence et Général de la Légion des Ossements. À ton service. Je reste celui que tu connais. » Il se redresse. Son regard se détourne légèrement. Pas encore habitué. À se dire qu'il n'est plus dans l'ombre. « Peut-être juste un peu meilleur … ? » Ou pas … De cela, il lui arrive de se poser cette question.


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Message Re: [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan   [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan EmptyMer 9 Déc - 10:10
Un sourire amusé, accompagné par un sourcil haussé. Il a fini par se décoincer avec une fille d'uns des bordels de la région, ou quoi? Tseh. Va savoir. Mon petit doigt me dit que c'est plus complexe que ça, ceci dit.

- ça ne me déplaît pas. Tu devras te contenter de ça comme réponse.

Un mince rictus joueur, juste un instant. Mais ça ne dure pas trop longtemps. Parce que je ne suis pas venu ici pour ça, et que je ne t'ai pas fait venir ici pour ça non plus. On a des affaires importantes sur le feu. Des affaires à aborder avec le froid pragmatique d'un esprit calculateur, pas avec l’insouciance légère des jours de sortie.

- Si seulement il n'avait que des oreilles. Une plaisanterie qui n'en est pas vraiment une. Le sourire reste, mais une sorte de lassitude, dans la voix. Tout serait plus simple, sans les parasites. Et sans leur Roi incontesté parmi nous.

D'un œil curieux, j'observe le spectacle de cette peau qui change de couleur. Un spectacle familier, puisque je connais aussi le tour... Même si je suis à peu prés sûr qu'on s'y prend autrement chacun de notre côté.

-  « Certaines choses », hein. Est-ce que c'est vraiment simplement « certaines choses », qui ont changées? Bonne initiative, ceci dit. Moins on attire l'attention sur ce genre de rencontres à l'extérieur du Dédale, mieux c'est.

Les Rats sont partout. Et les rats aiment fouiner, puis rapporter à l'oreille du Grand Rat.
Sans parler des nuisibles venus d'ailleurs... Bref.
Je le fixe, donc. Le regarde s'incliner. Se présenter. Se... Représenter. Un nom qui pourrait venir d'ici. Étrange. Circonspect, je le regarde un instant, silencieux. Puis je pose le poing sous mon menton.

- Hm. Je crois que tu vas me devoir quelques explications avant qu'on rentre dans le vif du sujet. J'ai déjà assez donné niveau Cardinaux à multiple identité, ou passé, ou... Ou je ne sais quoi. Je pouffe doucement de rire, en pensant à plusieurs personnages hauts en couleur. Chez les récents comme chez les moins récents. Alors dis-moi, Zelislaw. Qu'as-tu fait de Mérion et que me vaut ce nouveau Cardinal à mon service?

Éclaire donc ma lanterne. Que ma curiosité soit satisfaite avec de passer au plat de résistance : Les ordres, les directives pour le futur à court-terme... Et peut-être pas que.
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Message Re: [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan   [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan EmptyMer 9 Déc - 10:54
« Bien. » Une main se pose sur son flanc, l'autre le long du corps. Le Cardinal observe tranquillement son supérieur, son regard d'ambre se cachant derrière ses paupières. Des choses à dire. Des choses à expliquer. Des mots à prononcer, des notes à jouer, pour détailler cette partition particulière à laquelle fait face le Pontifex. La vérité est que les mots doivent être pesés. Non pas par absence de confiance. Mais plus par soucis d'attention. Les rats sont partout, oui. Et ils pourraient même être ici. La réalité qui compose cet homme, ce Żelisław, est en partie la réalité d'un autre homme.

Celui qui était installé avant toi sur ce trône. Qu'as-dit le Seigneur Acamas au nouveau Pontifex ? Après tout, il le laissait au Dédale, totalement indépendant et voué à une lumière à laquelle il ne s'était pas préparé. Et pourtant. Pourtant, le voilà, acceptant les choses. Non pas comme elles sont venues – du moins en partie. Non, il accepte cette étrange alchimie de choses imposées et de construction personnelle. Et pourtant, encore … Une certaine difficulté vient à attraper sa gorge. Il inspire. Lentement … Doucement. « Je suis un jouet. » Les mots fendent l'air, véritable lame qu'on ne peut arrêter. « Tout ce que tu vois de moi est … » Il ouvre légèrement les bras. Puis hausse les épaules. Presque fatigué, épuisé. « Faux ? Pas réellement. » De quoi laisser l'esprit faire ses propres conclusions. Levant légèrement une main pour la regarder, le jeune homme ouvre et ferme ses doigts.

« Żelisław est ma tentative de créer quelque chose. Mérion était … une simple ironie. Macabre. » Un léger rire. Amer. Alors que ses doigts n'observent toujours pas le Pontifex. Alors qu'ils se referment, lentement. « Le nom d'un héros, d'une âme, que je ne suis pas. » D'un humain, que je ne suis pas. « La seule chose qui m'appartient de lui … ? Ses connaissances. Son passé. Dénaturé de tout. Car il n'est pas moi. Mérion est une bibliothèque. Celle d'un Maître d'Arme. Żelisław, lui … » À nouveau, il hausse les épaules. « C'est celui qui rêvait. Qui s'étouffait. Chaque jour. Chaque année. Mais qui n'a compris que trop tard que le premier mot qu'il a lancé n'était pas son prénom. » Un soupir. Léger. Une légère froideur qui vient se poser sur son visage. « Juste le nom de celui qui ne voulait pas que j'existe. Alors … » Ses yeux se lèvent vers le Pontifex. L'ambre brille, légèrement. Une douceur, habituelle. Malgré cette froideur.

Je veux exister.
J'ai le droit d'exister. Même si je ne suis qu'une poupée de chair.


« J'ai fais ce qu'une personne intelligente m'a conseillé, une fois. Choisir ses chaînes … » Il approche. Simplement. Observant le Vandale, sans détourner les yeux. Avant de poser un genou au sol. « Il n'y a aucun nouveau Cardinal. Il n'y a que moi. La même existence. Qui a dansé. Qui s'est fait prendre une gifle, un soir. Qui t'as suivi, plusieurs fois, pour découvrir ces environnements. Qui souhaite encore le faire. La même existence. Qui a juste fait un choix. Quant au fait de savoir ce qu'est devenu Mérion … » Silence, là encore. Avant de simplement murmurer, pour eux deux. « Il n'est qu'un mot dans un esprit … »

Ces réponses te conviennent, Pontifex Zvezdan ? Où dois-je te laisser entrer dans ma tête ? Qu'y verras-tu ? Mérion dévoré. Et mes souvenirs. De nos loisirs mutuels. De nos sorties. Tu y verras peut-être ma haine envers le nuisible qu'est Velya. Ou un regard d'ambre observant avec précision et détail tes traits. Bref …

Tu m'y verras.


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Message Re: [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan   [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan EmptyMar 15 Déc - 9:19
Deux doigts contre ma tempe, le pouce sur ma joue, je m'installe au fond de mon siège, puis fixe. Écoute. J'écoute sans interrompre, malgré que le récit soit un récit à trou. Malgré les innombrables petites zones d'ombres, qui n'aident pas à obtenir le fin mot de l’histoire. Oh, je devine la base du récit je pense, mais...
Mais le concret a du bon, parfois.

Et ce jeu de métaphores et sous-entendus détournés me perd, partiellement. Doucement, je fronce les sourcils. Doucement, je suis agacé. Rien de bien fatal, mais assez pour qu'il y ait cette grimace. Finalement, un soupir, puis un sourire accompagné d'une voix fatiguée.

- Tu ne me rends pas les choses faciles, tu sais?

Le sourire reste, mais un soupir s'envole. Tu as laissé trop de cadavres dans ton armoire avant de partir, Acamas. Ces découvertes et nouveautés incessantes m'épuisent, à la longue. Combien de secrets est-ce que je vais encore découvrir avant de seulement commencer à réellement connaître le Dédale ? Les manigances de Velya, les secrets dans le sillage de l'ancien Pontifex, les mystères des Dieux et les desseins des visiteurs, invités. Je n'ai jamais trop aimé cet endroit. Mais depuis que je suis assis sur son trône, j'ai appris à le détester plus encore, pour une raison bien différente qu'un simple malaise, face à cette esthétique macabre.

Elle m'agace, cette sensation d'être assis sur un trône de mensonges et de secrets.
Ce n'est pas que j'ai peur, non. Parce que les ombres qui m'attendent partout autour de ce trône, les couteaux qui pointent dans mon dos... Je saurais les gérer. Ce n'est pas de la peur non, c'est cette sensation de ne pas assez contrôler. De ne pas assez savoir, de trop découvrir, trop tardivement. Des choses que je devrais déjà savoir, des choses qui ne devraient pas me surprendre.
Dans ces murs, les morts ressuscitent.
Dans ces murs, les intrus manigancent.
Dans ces murs, les parasites fomentent.

Tout ça et tellement plus encore.

- Je n'ai pas la patience de me prêter à l'exercice des devinettes et des charades, Zelislaw. Je devine ton histoire, mais les contours sont flous. Trop à mon goût. Je vais chercher son regard. Dis-moi le récit de toi et d'Acamas, de toi et de ce que tu es. Sans envolées lyriques, sans rien d'autre que les faits, froids et objectifs.

Je veux tout savoir. Tout, pas simplement « assez pour comprendre ». C'est moi qui déciderait de ça, moi et moi seul. J'ai assez à gérer d'éléments instables et de loyautés fragiles dans ces rangs sans en plus devoir composer avec des secrets pour entourer l'une des personnes à qui je fais le plus confiance parmi les Berserkers.

Alors dis-moi tout.
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Message Re: [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan   [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan EmptyMar 15 Déc - 15:39

Par où commencer … ? Vouloir dire est une chose. Pouvoir la dire, comment la dire … Voilà des énigmes que je n'ai pas encore résolu. J'aimerai bien t'offrir tout sur un plateau d'argent. Aussi facilement que peut le faire Haldor, aussi facilement que peut le faire cette multitude dans laquelle j'essaie de me fondre. Mais, là encore … vouloir est une chose. Le reste … Silence, dans cette pièce, après les mots du Pontifex. Silence, accompagné d'un regard en direction de cette architecture.

Vouloir dire est une chose.
Savoir le faire en est une autre. Plus difficile. Plus violente.

Sentir son estomac se nouer. Sentir chaque souvenirs se bousculer dans sa tête. Des mots, qui veulent se former dans sa bouche. Des mots qui veulent s'extraire. Vérité simple. Mais ne pas savoir le faire. Car une nouvelle peur s'est formée. Plus le sauront. Plus le verront comme ce déchet que Velya a voulu utiliser pour ses expériences. Plus le verront comme quelque chose de remplaçable. Par où commencer … ? Par où commencer cette histoire ? Une légère inspiration, alors que ses yeux fixent une gravure dans le bois. Après tout, ce n'est qu'un putain de fil, sur lequel je danse. Un fil entre vie et mort. Un léger sourire, à cette pensée. Même ça, ce serait pas suffisamment concret. Factuel.
Alors, oui. Par où commencer ? Quels mots doivent s'arracher en premier de son corps ? Quels souvenirs doivent se dessiner en premier dans son esprit ? Quels sentiments doivent faire battre en premier son âme et son cœur ? La question est finalement plus simple. Par quel Mérion commencer ?

« Un héros grec. » Les mots s'arrachent enfin. Simples. Neutres. Alors que son sourire s'efface. Il n'a rien à ressentir sur cette partie de son histoire. Ou peut-être un intérêt purement mécanique. Purement pragmatique. « Mérion était un de ces combattants combattant contre Troie. » Un regard en direction du Pontifex. Puis un mouvement, alors qu'il vient à s'installer, par terre, à côté du siège du Vandale. Oui. Commencer par le tout début est peut-être une bonne chose. Le plus simple. Mais le plus long.

J'espère que tu aimes les longues histoires.

« Courageux, disait-on de lui. Sage, disait-on aussi. Du moins, la sagesse de l'apprentissage, de la compréhension militaire. Dévot, aussi. Comme tous, à l'époque – peut-être un peu plus. Un peu trop. Et arrogant. Peut-être. » Un léger rire. Ironique. Entendu. L'arrogance, il en avait fait part, en effet. Tout comme sa dévotion. Concernant le Courage et la Sagesse … L'histoire allait devoir avancer. « Il était de ces combattant qui laissa derrière lui une longue traînée de sang. Des noms. Plusieurs, qui ne te sauront sûrement d'aucune utilité. » Un regard. Dans sa direction. L'ambre venant chercher l'abysse. « Mais avant de devenir l'un des derniers assaillants, prenant place dans le Cheval de bois, il participa à la déchéance d'un des héros de Troie. Acamas. L'une de ses victoires dont il a été le plus fier, sans doute. »
Détournant les yeux, ses paupières viennent se fermer. Un instant de silence, qu'il laisse planer. Pour laisser le nouveau souvenir se dessiner. Là encore, rien ne vient réellement faire vibrer son âme. Car le souvenir qui caresse son esprit n'est pas le sien. Juste celui d'une défaite. Qui n'est pas la sienne. « Mais ce nom est revenu le hanter. Physiquement. Je ne pourrais t'expliquer le comment du retour d'Acamas, mais je peux te laisser imaginer le pourquoi. » Libérant ses yeux de l'obscurité de ses paupières, le jeune homme observe la flamme la plus proche, celle-ci dans son regard.

Un silence, qui se fait plus long. Pour laisser le temps. Pour quoi ? Pour imaginer. Peut-être.

Ou pour ponctuer, entamer la transition. Car de la suite dépendra une toute autre histoire. « Mérion a fait face, là encore. Mais aucun prodige n'a pu le sauver. Il a fini au sol. À se vider de son sang. Pour finir par mourir. Le héros Mérion, mort. Ainsi se termine la glorieuse épopée d'un héros. Sur une vengeance ? » Une légère malice dans la voix. Pourtant fébrile. Car la suite, lui la connaît. Et s'il en avait vaguement parlé, derrière des métaphores … En parler concrètement est finalement le plus difficile à faire. Oui. L'épopée de Mérion pourrait se terminer par ces mots. Si cela était si simple.

Mais tu veux tout savoir. Des mots que même Haldor n'a pas entendu. Une longue histoire, oui. Trop longue. Et trop courte. Paradoxalement.

Toujours installé sur ce sol, les mains contre celui-ci, le jeune homme laisse entendre un soupir. Pas de fatigue. Pas d’exaspération. Non. Ce soupir. Cette expiration. Pour essayer de garder le courage de continuer cette histoire. Les mots vont s'arracher de son corps. Les souvenirs vont vibrer à travers son esprit. Oui … Et de cela des émotions et des sens vont venir agacer son ersatz de cœur. D'humanité. « La chair du héros a été utilisée. Le sang de l'Alchimiste a été versé. Des rituels et des transformations ont été effectués. » Silence. Alors qu'il vient poser des yeux sur sa main. « L'ésotérisme s'est mélangé à la chair, aux muscles, tandis qu'il s'écoulait, aux côtés du sang, dans chaque parcelle de cette poupée. » Ses doigts s'ouvrent. Se ferment. « Pour finir par créer la vie. À partir de la chair du héros. Et selon les besoins, les objectifs, de l'Alchimiste. Avant d'être placé dans un cocon. Abysse. Utérus artificiel. Appelle cela comme tu veux. » Un silence … Avant de regarder Zvezdan.

« Cet instant, tu le connais. Je n'ai pas utilisé ces termes, certes. J'ai enrobé la vérité derrière une image qui s'y approchait. » Alors pourquoi en dire plus ? Pourquoi continuer ? Car ne voulait-il pas tout savoir. De ce qu'il est ? De ce qui le compose. « Bien avant mon réveil, bien plus proche de ma création même, une conscience a commencé à naître. La mienne. J'ai commencé à savoir ce qu'était une partie de l'existence. Ainsi que la sensation, chaque jour, chaque mois, de perdre ce mince lien entre le monde de ce qui existe et celui des déchets. Je ne savais pas respirer. Je ne savais pas bouger. Mais quelque chose me maintenait. Dans un certain cycle. » Il attrape un instant sa propre main gauche. Bloquant le tremblement qui commençait à naître.

Car en parler. Lui faisait entendre. Chaque sensation. Et le souvenir caressait l'esprit. Le perçant pour chercher l'âme. Douloureux. Cela l'était. « Et Lui était encore là. Courageux, il ne l'était plus réellement. Il priait pour mourir. Il priait, pour que ce corps soit brisé. Oh, bien entendu, parfois, il priait pour que ce soit lui qui revienne à la vie. Ainsi il pourrait se venger. Il priait, oui. » Un souvenir récent. Trop récent. Qui vient lui arracher un rictus froid. « Puis nous nous sommes endormis … à nouveau. Jusqu'à ce que je me réveille, comme si rien de tout ceci n'était arrivé. Je redécouvrais. À nouveau. L'envie de respirer. L'envie de bouger. L'envie de penser. L'envie de voir. Sans pouvoir le faire. » Esclave, en un sens. Oui. Il n'avait pas tant menti que ça.

Esclave d'une cosse qui attendait d'être décortiquer. Mais dire cela à un ancien esclave serait peut-être finalement de l'orgueil dont il ne voudrait pas se vêtir.

« Mérion. C'est le premier mot que j'ai dit lorsque je suis enfin sorti. Je l'ai dit en pensant que c'était mon nom. » Aucune figure de style. « Je l'ai dit parce que je voulais le nommer, sans savoir qui il était. Car ma mémoire l'avait oublié. Long sommeil. Ou protection personnelle. Qu'importe. » Il balaie le sujet d'un revers de la main. « Je ne suis pas le frère d'Acamas. Je ne suis pas son fils. En soi, dire que nous sommes du même sang est vrai, mais cela n'est guère plus qu'une réalité détournée. » Un nouveau soupir. Enfin une réponse donnée à cette éternelle question qu'il avait entendu. Les regards. Les murmures. Ils étaient agaçants. Mais cela était son rôle, sans doute. À cette époque. « Je suis né avec une seule idée en tête. Un but. » Imposé. « Un objectif. » À réussir. « Un devoir. » Car l'échec n'est pas acceptable. « L'ombre de l'Ombre. C'est tout ce que je devais être. Rien de plus. »

N'est-ce pas là la différence entre un humain et un ersatz de celui-ci ?
Comprendre, dès sa véritable naissance … qu'il n'y a qu'un chemin.
Et qu'un seul échec peut le faire s'effondrer.

Un frisson parcours un instant son dos, se perdant dans sa nuque. Pour la première fois depuis le début de cette histoire, une certaine mélancolie se pose sur ses traits. « Acamas avait à ses côtés la Cuirasse de la Pestilence. Elle m'a été remise. Ma première possession. Je devenais Cardinal, et son ombre, son reflet. » Des faits. Il en avait. Il lui en offrait. Peut-être trop. Peut-être pas suffisamment. Seul le Pontifex en jugerait. Mais il a cette confiance d'offrir sa propre perception au Vandale ... Quitte à paraître ridicule.

« Quant à la suite de l'histoire … » Il se redresse. Hausse un instant les épaules. Ses mains glissent dans son dos. La mélancolie s'efface, simplement. « Je l'entendais revenir. Lui qui voulait mourir. J'ai plongé dans mes souvenirs et mes rêves pour le trouver. Découvrir, aussi. Des siècles d'attente, de patience. Et j'ai fais en sorte … que le héros ne soit plus qu'un souvenir. » Silence. Le dernier … alors qu'il observe une flamme.

« Et ce que je suis maintenant ? » Un haussement des épaules. « Un homoncule doublé d'un Cardinal. Ça n'a finalement pas trop changé. Rien d'original ... »

La voilà. Cette putain d'histoire. Que j'essaye vaguement d'oublier. En cherchant une quelconque humanité au travers du faux.


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Message Re: [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan   [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan EmptyJeu 17 Déc - 17:52
Je lui laisse le temps. Le temps de trouver les mots, trouver le courage. Trouver quoique ce soit dont il ait besoin pour se lancer. Je ne suis pas pressé, loin de là. Je peux prêter une oreille. Il le faut bien, si je veux le fin mot de l'histoire... Alors confie-toi à moi, toi qui a changé de nom. Dis-moi ta Vérité.

Puis pour tout te dire... Une partie de ce que tu vas me dire, je pense le deviner au moins en partie. Parce qu'ils ne me sont pas inconnus, ces noms. Le tiens de jadis, et celui de l'ancien Pontifex. Parce que j'ai lu les mythes, dans ma tendre jeunesse, et que je les ait relues avec un esprit plus critique, au fil des années. Parce qu'elle n'est sans doute pas anodine, cette ressemblance avec Acamas... Parce qu'ils n'étaient sans doute pas anodins, ces aveux détournés que tu m'as lancé, la première fois qu'on a parlé.
Aujourd'hui, tu me donnes simplement le fin mot, la version sans métaphores et secrets.

Un héros grec. Ses qualités et défauts, son histoire. Son ascension, ses hauts-faits, puis finalement, fatalement, sa chute. J'écoute oui, je fixe. Je regarde cet homme qui s'est assis au sol, prés de moi. C'est... Particulier. J'avais deviné qu'ils n'étaient pas anodins, ces noms. J'avais deviné qu'il traînait de drôles de cadavres dans son tiroir, cet Acamas. Et d'une certaine façon ? J'avais deviné qu'il était Cet Acamas. Mais même dans ce monde de Dieux et de Demi-Dieux, de mythes et de légendes... C'est étrange, de croiser des mythes vivants. Pas autant que ça le serait pour le commun des mortels, naturellement. Mais.... Tseh.
Mais ça donne le vertige, une telle longévité. Ça laisse songeur.

Est-ce que moi aussi, je marcherai en légende parmi les mortels mille années plus tard ? L'idée est... Intéressante. À la fois attrayante et effrayante.

Mais c'est plus compliqué dans ton cas à toi. Toi... Ce n'est pas tant que tu es lui. C'est que tu es... Fait à partir de lui. Qu'il est une partie de toi, qu'il est encore là, mais qu'il n'est pas toi. Que l'alchimiste a fait son œuvre, après avoir consomme sa vengeance. Et le résultat, c'est toi. Encore un. Je ne peux pas m'empêcher de le penser, quand le puzzle se forme.

Encore un être né de l'Hubris d'une autre créature, plutôt que d'une union entre deux êtres humains.
Encore une créature qui joue à Dieu, manipule la vie comme un créateur.

J'y pense, un instant. À Thivan et Velya. Un autre contexte. Je pense à ce grand Ver, persuadé d'avoir tous les droits sur la vie de sa création, parce qu'il est artificiel, parce qu'il est de son sang. J'y pense, et je me rappelle. Il y a trois ans de ça. Je me rappelle, et je sens la colère monter, subtilement. Canalisée, contrôlée, mais présente et crescendo. Ma mâchoire se serre, discrètement. Rien de plus. Rien de plus que ça et mon regard qui quitte celui de Zelislaw, un instant. Je fixe droit devant moi, une intensité particulière dans le regard. Je pense, ressasse, cogite. Je me rappelle des mots. Des mots précis. Le Parasite qui se pensait Tout-Puissant.
Une sensation désagréable, à mes tempes. La colère qui pulse, qui prend mon crâne en étau. Doucement.

Mais j'écoute, encore et toujours. L'Ombre. Être L'Ombre de l'Ombre, qu'il dit. C'était son rôle. Un être pensant, conscient, avec son libre-arbitre et ses émotions... Mais on le résume à sa tâche. Ou alors c'est toi ? Tsh. J'en sais rien. Mais je sais que ce sont de sombres fils de pute hypocrites, ces gens qui jouent à Dieu, créent la vie et s'attendent à accoucher d'outils. Oh, je sais utiliser les gens, crois-moi. Mais ça reste des gens.
C'est quand la dernière fois que Velya a vu quelque comme une personne ?

Ne créé pas une vie avec une conscience et un libre-arbitre si tu n'as pas l'intention de la laisser l'exprimer.

C'est surement pour ça que ce genre de récit m'agace. Parce que j'ai l'impression de voir les Dieux et leur égo démesuré, leur bêtise cosmique. Des pauvres petites choses capricieuses, surpuissantes et gigantesques, mais faillibles, terriblement faillibles.

J'écoute, encore et toujours. J'écoute jusqu'à la fin, jusqu'au récit de ce combat interne. J'écoute ces mots, le goût amer que j'entends dans cette voix. Je garde mon regard sur ce point à l'horizon, devant moi. Un silence, un instant. Puis... Lentement, je tourne la tête dans ta direction. D'un geste du pied, je pousse la chaise à ma gauche pour la désigner.

- Assieds-toi. J'attends que tu t'exécutes. Puis quand tu es là, non loin, je plonge mon regard dans le tiens. L'Ombre et le reflet. Mais tu n'as plus de silhouette à copier. Le miroir est brisé. Pas facile, hein?

J'imagine. J'imagine que ça ne doit pas être facile. Un but arraché, une raison d'être cruelle, mais réelle ; effacée.

- Dis-moi alors, Zelislaw. Qu'est-ce que tu penses de ce que tu es maintenant? Un sérieux, dans ma voix. Qu'est-ce que tu penses être. Parce que c'est plus compliqué que « juste être un Cardinal », n'est-ce pas?

Parle. Parle et dis-moi ce que tu as sur le cœur, maintenant que je sais ce que l'esprit sait.
Parle, que je t'appréhende. Mais fais attention à ce que tu me dis.

Je ne le montre pas. Mais il y a cette tension, cette nervosité, sous ma peau. Ne me dis pas ce que je ne veux pas entendre.
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Message Re: [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan   [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan EmptyJeu 17 Déc - 21:33

Qu'est-ce qu'un dieu ? Une divinité se caractérise par son immortalité. Sa capacité à créer, engendrer, ce qui appartient à sa sphère de pouvoir.
Un dieu, c'est celui qui nous domine. Plus que tout, chez les nouveaux penseurs spirituels, leur Dieu, ne domine pas seulement. Il engendre. Tout. Dont toi. Dont la chair qui me compose.

Acamas était-il mon dieu ? Cette logique me semblait absurde, même pour moi. Car mon Seigneur avait la loyauté de l'Ombre d'Arès. Avançant dans les sentiers obscures, déchirant parfois le voile qui sépare le physique du spirituel. Un voile qu'il traversait d'un sentier d’hémoglobine et de chair. Pourquoi ? Par loyauté ? Par intérêt ? Par goût de l'expérience ? Peut-être un peu des trois. Qui sait.

L'ironie de ma situation est que finalement, seuls les dieux connaissaient réellement Acamas. Aphrodite. Arès. Ils savaient. Ils connaissaient. Moi ? Ce n'est vraiment qu'à la fin qu'il s'est dévoilé un peu plus à moi. Toujours être une Ombre. Celle d'Arès. Et pourtant … Je n'arrive pas à m'empêcher de penser … qu'il a laissé autre chose.
Des doigts, qui viennent caresser l'aura de la flamme. Sa chaleur, qui lèche un instant sa peau, sans que cette robe enflammée ne vienne accompagner cette caresse. Un regard perdu, dans ce mouvement. Est-il un papillon ? Une phalène qui va se brûler les ailes en cherchant une chose qui ne peut potentiellement pas lui appartenir.

Mais si cette chair est humaine. Si une conscience s'est formée. Pourquoi pas espérer, un peu plus ?
Et qui sait. Qui sait ce que cache son sang, à part les poisons que l'Alchimiste de Sang y a placé.

Un silence. Dans lequel le jeune homme se perd. Quelques minutes. Des pensées fugaces. Souvenirs, qui remontent à la surface. Qui viennent chercher ses yeux. Un héritage puissant. Celui de l'existence. Mais quelle existence. À force de ressasser. À force de penser. À force de se souvenir … La douleur revient. L'angoisse revient. S'accroche. Tandis que derrière un certain voile neutre, le Cardinal cache cette souffrance.
En avoir peur ? Jamais. Elle existe. Elle doit être ressentie. Elle doit s'accrocher aux autres. Aux Berserkers. Aux Oracles. Aux dieux eux-mêmes s'il le faut. Et s'il en avait le pouvoir … oui. S'il en avait le pouvoir et le droit, c'est lui qui offrirait, à nouveau, ce fragment d'existence à Velya. Par vengeance. Par partage. Si je peux souffrir. Que tu peux souffrir. Alors, sans être identiques … nous possédons des attributs communs. Oui. Cela serait son plaisir. D'exister à travers les yeux écarquillés d'un Vivisectionniste agonisant.

Oui. La douleur existe. Mais elle est ce qu'elle est. Et, fatalement … elle fait mal. Stupide réalité à se rappeler. Mais ne pas vouloir montrer ce mal, cette souffrance … C'est ce qu'il tente de faire. Il pourra hurler. Plus tard. Il pourra chercher le réconfort de ses sens, d'une façon ou d'une autre. Plus tard. Être faible. Plus tard. Toujours plus tard. À jamais, plus tard.

Silence, donc. De quelques minutes, caressées de l'illusion d'une éternité pour Żelisław. Une illusion à laquelle il est arraché par la voix du Vandale. Deux perles d'ambres, qui se tournent dans sa direction. Zvezdan. Pontifex. Celui qui aurait dû savoir depuis longtemps. Qui savait, déjà. Un peu. Une partie, imagée. Fantasmée. Altérée. Pour qu'elle soit moins douloureuse à raconter, à se souvenir.
Observant la chaise, écoutant l'ordre, le Cardinal s'exécute, se laissant tomber sur l'assise, une légère fatigue dans le geste. Un léger épuisement. Moral plus que physique. Il plonge pourtant l'ambre dans l'abysse. Un souvenir revenant dans son esprit. Qu'il efface. Directement. Pour ne pas se perdre, là encore. Car il pourrait facilement entendre ces lointaines symphonies revenir.

Il écoute, plutôt. Chaque mots qui se détachent des lèvres du Vandale. Il arrive à voir, sentir, le mouvement de l'air portant ces mots. Cette cruelle réalité. Silence, de la part du jeune homme, à la première question. Pas facile. Ce n'était déjà pas facile. À l'époque. Lorsque la véritable Ombre était présente. Pourtant, parfois … la réponse n'est pas si simple à appréhender.

Il écoute. La nouvelle question. Il écoute. Cette musique qui accompagne les mots. Des notes que de nombreux ne pourraient entendre. Une vibration tendue. Une vibration nerveuse. Alors que chaque mot de la question viennent habiter le réceptacle de sa pensée. Lentement, alors, les yeux de Żelisław se détachent de ceux de Zvezdan. La tête bascule en arrière. Pour observer le plafond. L'architecture. Suivre de ses perles d'ambres les angles de ce travail du bois. Puis fermer les yeux. Et laisser simplement une larme couler contre sa peau hâlée, alors au fur et à mesure, le gris de cendre vient reprendre possession de ses traits. « Je pense … Que je ne suis pas ce que Velya voit dans ses yeux quand il me regarde. Je suis celui qui a dormi pendant des siècles, après avoir ressenti tout ce qui existait. Sans pouvoir le toucher. Après avoir écouter chaque mots de haine et de peur du héros grec, de ma chair. S'il était si effrayé que son corps soit utilisé ainsi … Par ma simple conscience … Alors peut-être, en effet, que je ne suis pas une chose sans âme. »

Un silence, à nouveau. Alors que ses paupières s'ouvrent sur ses yeux humides. « J'ai pensé, souvent, que je pouvais être remplacé. Comme l'on remplacerait le jouet d'un enfant. » Qui aurait été réellement l'enfant ? Acamas ? Arès ? Aphrodite ? Un tremblement traverse doucement sa main. Alors qu'un sourire vient peu à peu se poser sur ce visage aux traits de cendres.
« Je pense que je suis quelqu'un qui désir. » Tu dois connaître le vocabulaire de ces territoires. Un nom. Qui porte des valeurs. Des souhaits. Des exigences. « Quelqu'un qui a désiré, avant. Qui continue. Beaucoup de choses. Oui. Je ne suis pas seulement un Cardinal. Je pense que je peux … avoir une forme d'existence humaine … Des sentiments. Que je dois apprendre à les comprendre. Que j'en ai déjà compris. » Un mouvement. Une œillade. Vers Zvezdan. Une attention particulière à lui. À son visage. « Grâce à toi. Grâce à ton accord. À tes conditions, aussi. » Un nouveau silence. Qui s'attarde un peu plus. Alors que ses yeux se perdent sur le pendentif Vandale.

« Mais je pense aussi que j'ai amassé des souvenirs inutiles. Par simple envie de me sentir humain. Je pense que je n'ai pas d'héritage qui me porte – du moins, pas un héritage humain. Juste des désirs. Un désir de gloire, celle que j'offrirai à mon Pontifex. » Les yeux se relèvent vers le visage du Vandale. Alors que sa voix continue de porter les mots. Une voix mélancolique. Et pourtant dotée d'une certaine force. Les évolutions laissent des marques. « Et d'autres. Ceux de découvrir. Plus encore. De ressentir, encore plus. Mais … » Et cette fois, oui, Zvezdan … Cette fois c'est à toi de répondre à une question. À ma question. À mon interrogation.

« Peut-on vivre … simplement à travers des désirs sans origine ? Peut-on vivre seulement ... de désirs pour du désir ? »


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Message Re: [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan   [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan EmptyVen 18 Déc - 10:47
Encore et toujours, j'écoute. J'écoute beaucoup, pour quelqu'un qui avait prévu de simplement dispenser ses ordres et gérer la suite des événements à venir. Mais j'imagine que c'est une occasion particulière. J'imagine qu'il y a quelque chose à apprendre à quelqu'un. Des mots à entendre, des mots à donner. Donc j'écoute, sans interrompre. J'observe. Tu te poses les mauvais questions.

Tu pleures, comme un homme pourrait le faire.
Tu questionnes, te questionne, comme un homme pourrait le faire.
Tu désires, comme un homme pourrait le faire.

Quant à cette question d'origine.... Tseh.

- Suis-moi.

Tranquillement, je me lève, et j'entame une lente marche vers la sortie. Mais quand on passe le couloir qui mène à cette pièce, ce n'est pas l'environnement familier des allées de la petite forteresse, autour. C'est une route. Une route de pierres qui pavent le chemin au devant au fur et à mesure des pas, pour remplacer un vide de néant, tout autour. Un vide nocturne, comme un ciel de nuit noire, les étoiles et la lune en guise de lampes pour percer l'obscurité. En contrebas, rien, pas de terre, pas de quoique ce soit. Juste d'autres étoiles.
Une marche dans un espace vide.

- Tu penses que les désirs et desseins des hommes ont tous une origine rationnelle, logique, inscrite dans la continuité d'un récit... D'un vécu? Mains croisées dans mon dos, je lance un regard vers lui. Le fixe. Autour de nous, une légère brume se forme, gagne en épaisseur. Les choses sont infiniment plus simples que ce que tu te figures, Zelislaw.

La brume cotonneuse qui nous entoure perd en consistance. Bientôt, la route n'est plus entourée de vide, mais de scènes. Des scènes, disséminées ça et là le long du chemin qui se forme, variées, sans logique ni lien entre elles. Comme des bulles de réalité, maintenues en existence sur des promontoires d'imaginaire.

- L'homme mange parce qu'il a faim. Un signe de la main, vers une scène de banquet. Des gens simples autour d'une table, qui dévorent la nourriture avec gourmandise. Il baise pour assouvir ses envies basses et instinctives. Un autre signe, vers un autre groupe. Hommes et femmes regroupés dans un lit à la taille démesurée. Corps mélangés, baisers échangés, gémissements partagés. Enfante pour laisser quelque chose sur cette terre, pour un héritage, un foyer. Une scène d'accouchement, à quelques mètres de là. Guerroie pour le plaisir de tuer, pour la conquête. Pour dominer ou pour défendre, pour tout ça à la fois. Un morceau de champ de bataille, à gauche, deux groupes qui s'étripent sur un îlot de terre, du sang qui tombe en cascade dans le vide plus bas. Les hommes construisent pour qu'on se rappelle d'eux. Des lignées, des empires, des monuments, des moments de l'histoire.

Au bout du chemin, droit devant nous, une plus large trame. Un grand horizon de Pyramides, palais et statues gigantesques, un agrégat de différentes structures de l'histoire et des légendes, concentrées en un seul point. Une espèce de rue des mythes, pleine de gens. Des gens qui participent à construire les géants de pierre, des gens qui se pavanent avec des bannières, des gens drapés d'une aura d'importance, en train de parler autour d'une table plus ancienne que le monde. Plusieurs de ces scènes, sur ce grand parterre.

- De leurs desseins les plus instinctifs à leurs ambitions les plus folles, les hommes n'ont pas besoin d'un passé, d'une « origine ». Ils n'ont besoin que d'une impulsion, d'une envie. Mon regard reviens chercher le sien. Le vécu aide. Mais à celui qui n'a pas de vécu à proprement parler, alors il a un luxe qu'aucun autre n'a : tout construire de ses propres mains. Choisir ses attaches, sans les choix imposés par la naissance, par l'enfance où il n'a de prise sur rien.

Un sourire.

- Bien sûr, tout est relatif. Tu restes ma Pestilence. Je suis ta chaîne imposée, en quelque sorte. Moi et Arès. Et, à moindre mesure et de façon plus perverse, Velya, aussi. Et je ne veux pas d'une Ombre. D'un clone, d'un reflet, d'un ersatz d'un quelque chose révolu ou disparu. Je veux un Cardinal. Sois bien tout ce que tu peux vouloir être d'autre, tant que tu parviens à être ça.

Suis mes ordres, suis moi en guerre et jusqu'en enfer, si mes pas me mènent à ses portes. Fais ça, et tu pourras bien faire tout ce que tu veux, sur le chemin jusque vers Cerbère.

-  « être humain », c'est bien peu de choses. Tu penses, tu ressens, tu as ton libre-arbitre et ta conscience. Tu vis. Le reste ? Le reste, c'est des détails. Des détails parfois importants, mais des détails quand même.
Alors fais ce qui te plaît, dans la mesure de tes moyens. Joue le jeu de la vie. Gagne, perd, recommence, jusqu'à un jour t'éteindre. Comme n'importe qui d'autre.


Doucement, je m'approche. Un, deux, puis trois pas. Ma main qui s'approche.

- Et garde ces larmes pour quand tu auras de vraies raisons de pleurer, tu veux?

Une pichenette sur le front, assez forte, sûrement qu'elle fera un peu mal, mais sans agressivité. Un choc, et nous y revoilà. Assis sur ces chaises, dans cette petite forteresse, dans cette pièce du conseil. De retour dans la trame du réel.

Et je te fixe.
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Message Re: [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan   [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan EmptyLun 21 Déc - 22:38
Certaines choses ne changent pas … Un léger sourire, qui ne cache rien d'autre qu'un amusement sincère. Face à quelque chose qui se répète. Face à quelque chose contre laquelle il ne peut rien faire. Faire mentir le destin, l'un des premiers apprentissage que le Pontifex – alors Cardinal de la Guerre – lui avait offert.

Mais il semble qu'il soit impossible de changer certains éléments de cette réalité.
C'en est à la fois amusant … et frustrant.

Oui. Certaines choses ne changent pas. Comme souvent – toujours, même –, c'est toi qui va m'apprendre quelque chose. Suis-je réellement surpris que cela soit encore et toujours la même réalité qui se dessine ? Pas réellement. Pourtant … Un jour, j'aimerai que ces rôles soient inversés. Que je sois celui qui t'apprenne quelque chose. Quelque chose dont tu ne te doutes pas. Quelque chose qui peut t'arracher une certaine surprise. Ou quelque chose que tu ne savais pas, tout simplement. Que tu ne pouvais pas imaginer.

Car, avoue le, Zvezdan. Que t'aurais-je appris aujourd'hui ? Que je ne suis qu'un être crée à partir de la chair humaine ? Que le procédé de ma naissance n'est donc pas le même que le tiens ? Que, fatalement, d'humain je n'ai qu'une apparence et que les mots de Velya, sans être vrai, n'étaient pas non plus dénués d'une certaine réalité ? Par ton absence de surprise, par certaines réactions, j'ai l'impression que tu as déjà pu faire face à de telles révélations …
Je voudrais te dire que je suis désolé. Si cela t'as fait plonger dans certains souvenirs. Ou dans certaines émotions. Mais ce ne sont sûrement pas les mots que tu dois attendre de ma part.

Mais peut-être. Oui. Peut-être … Peut-être un jour serais-je celui qui t'offriras une connaissance supplémentaire. Sur ce monde. Sur cette réalité dans laquelle nous nous embourbons, chaque jour. Mais pour le moment … la scène est toute à toi.

Alors je me redresse, lorsque tu m'incite à te suivre. Car le Pontifex va parler. Ou plutôt son aspect le plus humain de lui. Cet aspect que j'ai déjà pu observer. De nombreuses fois. Sous diverses apparences. Celle d'un voyageur, arrachant une danse à une magnifique rousse. Celle d'un conteur parlant de contes datant d'une époque peu lointaine. Celle d'un épicurien. D'un hédoniste. Juste Zvezdan quoi, comme tu le disais si bien. Un modèle, en quelque sorte. Mais un modèle à ne pas reproduire, copier. Juste … une source d'inspiration pour mieux comprendre les choses qui m'entourent. Moi qui ne connaissait même pas la valeur de l'argent – est-ce que je la connais encore ?
Oui, c'est ce Zvezdan qui avance. Et que je suis. C'est ce Zvezdan, dont je ressens l'énergie, le corps, commencer à altérer cette réalité. Le Magicien hein. Tseh. Oui, j'ai vu, ça aussi. Ou plutôt. Je l'ai senti. Des souvenirs … dans lesquels je ne dois pas me plonger.

Bien que je serai heureux de m'y perdre. D'y perdre mes sens …

Puis, je t'écoute et j'observe. Lorsque tu dis que la réalité est bien plus simple que la toile complexe que j'ai imaginée dans mon esprit. Pourquoi ? Pourquoi faut-il que je me trompe, même sur mon simple besoin de comprendre ? C'est humiliant … Et pourtant, je t'écoute. Sans autre ambition qu'apprendre – encore, toujours, à jamais – de tes mots, portés par ton agréable voix. Et plus je t'écoute, plus j'observe. Plus je comprends la simplicité de la chose. Besoin. Plaisir. Perpétuer. Conquérir. Briser. Marquer son temps. Cela se résume par un seul mot. Impulsion. Oui. Comme tout ce qui existe. Tout ce qui vit. Une impulsion. La rencontre entre une opportunité et une envie, voilà ce que c'est. À mes yeux du moins. Aux tiens ? Je ne sais pas. Peut-être ai-je tort. Mais finalement, cela ressemble à cette Nature dans laquelle les Hommes et les Femmes existent, évoluent. L'impulsion n'est alors que le résultat de ces deux uniques choses.

Le désir.
L'opportunité.

Rien de plus. Rien de moins. À l'image de la faim du prédateur. À l'image de l'existence quasi-mécanique de ces formes de vie microscopiques, nées pour simplement dévorer d'autres cellules. Le besoin, la survie … Et l'opportunité.

Alors je les regarde. Ces humains affamés. Ces silhouettes perdues dans leur pulsions sexuelles. Cette femme accouchant de son héritage. Et ces Hommes et Femmes, ambitieuses personnalités. Ces héros antiques. Je crois reconnaître des visages. Je m'entends même murmurer le nom du Grand Ajax, ou celui du Roi Agamemnon. Des noms qui ne sont pas les miens. Mais que je peux connaître. Que je peux reconnaître. Des noms qui me sont murmurés. Par l'archive qu'est maintenant Mérion … Mais aussi … par autre chose. Plus profondément. Je le sens. Mais je me concentre sur tes mots. Sur tes paroles. Sur ta voix. Qui m'arrache un léger sourire, fin. Sans malice. Juste … ce même sourire lorsque j'observais, j'écoutais, je ressentais, quelque chose d'agréable. Alors, simplement, je regarde.

Avant que le sourire ne vient, fatalement, par disparaître. Lorsque tu parle de ce soi-disant avantage. Je reste silencieux. Car je sais ce que je pourrais répondre.

Ton histoire est la tienne. Toute autre existence en vivra une autre. Des inepties, sûrement. Mais … je n'ai aucun parents à détester ou aimer. À venger, ou à regarder mourir. Le Cardinal de la Pestilence, interprétation de la nature … n'est qu'un tas de chair qui n'a pas eu besoin de grandir, d'entendre je t'aime. Cela est-il réellement utile ? Non. Mais c'est naturel, semble-t-il. Mais au moins, oui. Au moins puis-je tisser mes propres liens. Du moins, ceux qui ne me sont pas imposés par mon titre, mon rang. Ma fonction.
Alors, je t'écoute. Encore. Zvezdan et le Pontifex, parlant d'une même voix. Ce lien imposé. Celui du Cardinal envers son Seigneur Pontifex. Je l'écoute. Tout en te regardant. Je l'écoute, cette voix, celle du Voyageur, du Magicien, de Zvezdan, qui laisse simplement quelques réalités se confirmer. Être humain n'est finalement … qu'une toile vierge. Sur laquelle inscrire sa vie. Sur laquelle l'on dessine le sentier que l'on veut parcourir. Vers où je veux aller ? Je l'avais déjà décidé, de cette réponse.

Le Cardinal ira jusque là où il peut aller. Et même au-delà. Même si cela doit briser son corps. Sa chair. Son esprit. Son âme. Telle est ma loyauté. Ce sentiment de loyauté, envers … toi. Non pas parce que je serai potentiellement remplaçable, oubliable. Mais bien parce que je suis un Cardinal. Une bête innomée, malgré un nom désirant la gloire. Pour toi. Pour moi, aussi. Pour mon ego, en tant qu'être pensant, désirant.
Et parce que simplement j'aime ce que je ressens à travers ce mot. Désir.

Je l'écoute. Cette unique voix. Sans vouloir la couper. Sans vouloir altérer chacune de ses notes. Car, là encore, elle m'apprend quelque chose. Et tout simplement, parce que cette voix s'écoute. Simplement. Agréablement.


Un silence. Alors que le coup de doigt contre son front l'arrache à cet amalgame de rêveries. Le jeune homme observe – encore – l'homme qui lui fait face. Détaillant les différentes nuances qui se noient dans ses perles abyssales. Puis, doucement, ses paupières viennent cacher ses propres yeux d'ambres. Alors qu'un sourire se pose contre ses lèvres. Il ne cherche pas à poser la question. Quand les larmes sont-elles nécessaires ? Lui-même connaît déjà la réponse. Elle est unique. Cela ne se commande pas. Cela se vivra. Se ressentira.
Ainsi, l'humidité de ses yeux se fige, pour se briser une ultime fois, cristal bien trop fragile, contre le sol de cette salle du Conseil. Un rire vient traverser ses lèvres, sincère, amusé. « Toi alors. » Une paupière qui s'ouvre. « Conter et faire comprendre certaines vérités … » Ses lèvres s'étirent légèrement, son sourire se faisant plus présent. « Tu excelles vraiment dans ce domaine. »

Un soupir. L'air glissant hors de ses lèvres. Pour laisser ces aspects de la réalité imprégner son esprit. Apprendre. Apprendre ne se fait pas du jour au lendemain. Mais apprendre est ce qu'il a toujours su faire de mieux. Alors, là encore, il assimilera. Cette nouvelle leçon.

Alors, simplement, Żelisław hoche doucement la tête. « Ma chaîne. Celle dont tu as parlé. Celle qui me serait imposée, envers ton rôle, par le mien. Je l'ai acceptée. » Silence. Qui est rapidement brisé. « Mais tu attendras de moi, je pense, bien plus que des mots. J'imagine que c'est donc pour cela que je suis ici, dans cette pièce. Pas seulement pour apprendre … »

Simplement, la tête bascule en arrière. Observer le plafond un instant. « Mais, quitte à paraître stupide ... je te remercie. » Pour beaucoup. Mais je ne pense pas que ce soit le bon moment pour aller jusqu'à préciser à quel point.


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Message Re: [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan   [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan EmptyMer 30 Déc - 21:11
- J'excelle dans beaucoup de domaines.

Un mince sourire aux lèvres, une réponse facile dans mes mots. Semblerait que tu aies compris le message derrière ma petite mise en scène. Bien. Parce que j'ai besoin de toi en pleine forme, pour tout ce qui va suivre. C'est un long chemin qui se présente devant nous... Et une partie du trajet, tu vas devoir la faire seule, car je ne serais plus là. Je serais en voyage. C'est là, le pourquoi du comment de cette entrevue...
Entre autre.

- Pas seulement pour apprendre, oui. À vrai dire, je n'avais pas vraiment dans mes projets de grands monologues grandiloquents sur les hommes et leur relation au désir. Mais ça, tu t'en doutes déjà.

Un simple signe de tête pour répondre à son remerciement, je ne m'attarde pas plus longtemps sur l'affaire. Zelislaw, donc, hm ? Très bien. Un nouveau nom, mais pas un nouveau Cardinal... Je peux vivre avec ça. Même s'il reste quelques questions, quelques préoccupations. Combien de temps vas-tu garder le contrôle de ce corps qui t'appartient sans t'appartenir ? Combien de temps avant que L'autre ne refasse surface ? Et si un jour il prenait ta place ? Hm ? Au final... Au final, une fois n'est pas coutume, j'ai une autre instabilité à surveiller dans les murs du Dédale. Une de plus. Quelque chose à garder au coin de la tête, juste au cas-où. Juste au cas-où, se rappeler cette conversation. Se rappeler qu'avant d'être Zelislaw, il a été Mérion. Tout ça.
Mais pour l'instant... Pour l'instant, l'objet premier de cette entrevue, oui.

- Je vais voyager jusqu'en Britannia pour la cité de Camelot, d'ici quelques semaines. Là-bas, le couronnement du roi va avoir lieu, et plusieurs sommités du monde occulte sont invitées. Nous inclus. J'amènerai quelques Berserkers sur place pour former une petite délégation, mais j'ai besoin que quelqu'un reste au Dédale pour gérer les affaires courantes. Un regard qui fixe, plus intensément. Toi.

Un silence, pour lui laisser absorber les informations, pour jauger sa réaction. Puis je reprends.

- Tu auras la charge du Dédale pendant mon absence. Ce qui entend que tu auras aussi la charge de continuer les opérations vis-à-vis des Citadelles. Je te laisse une marge de manœuvre à ce niveau, mais tout de même, quelques consignes : je veux que tu avances sur le repérage et la reconnaissance, mais ne lance rien de concret avant mon retour. Si tu penses pouvoir en tirer quelque chose, quelques attaques sur des fortins environnants, harceler pour tester les défenses... Soit. Mais ne t'avance pas, ne prend pas de risque. Mon arrangement avec Hermès nous facilite les choses à ce niveau, mais tout est encore à faire. J'aimerais que tu me mâches le travail avant mon retour, en somme.

Première chose. Et la seconde ne tarde pas à suivre.

- Ensuite, tu devras t'occuper de nos invités du Roisin Dubh. Sin et sa fille, Luan, la première d'entre elles qui ne tardera pas à partir. L'autre reste, et tu seras son correspondant sur place. Si elle a une demande, une requête, quoique ce soit, elle passera par toi. Je l'ai informée en ce sens. Mais tu te doutes que ça ne sera pas aussi simple, n'est-ce pas ? Je veux que tu gardes un œil sur elle. Notre petit arrangement avec les Druides Noirs n'empêche pas une vigilance à leur égard, tout l'inverse. Ces gens sont liés à Hadès, et... Et disons simplement que mes projets à long terme et ceux des enfers ont peu de chance de concorder. un rictus, un aveu. Mort et désolation sont des moyens, pas une fin. Pas dans mon monde, en tout cas. Je veux que tu me tienne à jour sur la situation au Dédale, et que tu me préviennes au moindre souci, quand je serais là-bas. Toute requête de la Druidesse, tu devras me la transmettre pour peu qu'elle ne soit pas de l'ordre du banal. Tu devras la surveiller elle, mais aussi, le reste du Dédale. À ce titre, tu auras le même droit de vie ou de mort sur les Berserkers que celui dont je dispose. Je te laisse discipliner et punir quelconque nuisance tel que tu le désires. Un silence, une oeillade. Une malice dans les yeux. En somme, beaucoup de responsabilités. Tu t'en sens les épaules, j'espère.

J'espère. Car j'ai bien d'autres alternatives pour gérer tout ça, mais rien qui ne soit pas très fastidieux. Dispensable. Tout sera plus facile avec un second fiable. Sauras-tu être ça ?

- Est-ce que tu as des questions?
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Message Re: [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan   [Début Mars 553] Du noir au blanc ~ Zvezdan EmptySam 20 Mar - 8:31
Mise au point et révélations qui n'en sont guère. Des choses essentielle à faire avant la raison première de sa venue en ces lieux. Installé, les jambes croisées, le Cavalier d'Ivoire observe l'homme qui commence à expliquer une nouvelle situation. Britannia. Ce nom ne lui ai pas inconnu, bien entendu. Mais que le voile de ces terres viennent à se déchirer – ou du moins à se soulever – à l'heure actuelle, voilà qui changeait quelque peu le paysage politique et occulte du moment.
Il serait même intéressant d'y voir une certaine concordance. Même si la défaite de l'Ancien Pope remonte maintenant à plusieurs mois, tout comme la destruction de la Tour des Oracles, cet événement tombe fort à propos pour permettre à certains joueurs de placer leurs pions. Une chose où tu excelles, là encore, j'imagine. Un sourire, qu'il garde pour lui. Bien que la curiosité reste présente entre ses paupières.

La présence des différentes forces occultes, dans un environnement qui n'est pas le leur. Une certaine neutralité, donc. Une certaine discipline, à tenir. Voilà un défi intéressant. Et un moyen pour le Vandale de dévoiler aux yeux de tous le changement. Un pari, aussi. Risqué, peut-être. À l'heure actuelle, pour beaucoup, Acamas devait toujours être le détenteur du titre de Pontifex. Aux yeux de tous, Zvezdan officialisera le changement d'autorité. Et donc, de cible importante, il deviendra un visage prioritaire. Nouvelle cible à briser – du moins, à tenter de briser. Car l'ancien Cardinal de la Guerre est après tout un réel vétéran … Et pour certains, sûrement est-il normal qu'il soit celui qui se trouve maintenant sur le trône le plus haut après celui du Dieu de la Guerre. Pari risqué, oui. Mais intéressant, là encore. Car il permettra de savoir quels idiots sont capables de se tenir … Et lesquels sont capables de tenter de prendre le nouveau Pontifex pour une tête bien faite, mais vide.

Et un moyen de voir si certains Berserkers méritent leur place. Une réalité qui vaut, finalement, pour lui aussi. Car les premiers mots battent rapidement la mesure sur le désir actuel du Pontifex. C'est sans surprise qu'il entend cette injonction. Lui. Que lui, Żelisław gère la régence du Dédale durant son absence. Pourquoi lui ? Eh … la question ne se pose pas. Et cela suit après tout une certaine logique. Ils ne sont que deux Cardinaux. L'un est Haldor. L'autre, lui. Si Haldor a un profil de véritable chef, il n'en demeure pas moins … eh bien … ce qu'il est. Haldor. Dans toute sa splendeur. D'ailleurs … « J'imagine que Haldor fera partie de ta délégation ? » Une simple précision. Sans importance, en soi.

Oui, il sait être seul. Il peut l'être.

Laissant Zvezdan continuer, le Cardinal Immaculé croise les jambes, posant ses mains jointent contre le genou. Il écoute. Simplement. Les objectifs désirés. Les ordres à accomplir. Il écoute. Parfois hoche doucement la tête. Auparavant dans l'ombre, il n'était plus qu'un simple exécutant de la volonté de celui qu'il pouvait parfois appeler Créateur. Maintenant … Eh bien … Il devait affirmer sa place en tant que Régent. Ainsi jouerait-il une autre facette du rôle de Cardinal.
Son regard se plisse légèrement, lorsque le sujet des Citadelles laisse place à une autre situation. Les membres du Roisin Dubh, particulièrement la fille de Sin, Luan. L'Ambassadrice, Druidesse de son état, représentante du Royaume Souterrain … Requête … et surveillance. Bien entendu. Il ne faut jamais trop tendre la main aux alliés : une morsure est bien trop vite arrivée. Caressant un instant sa lèvre inférieure, le Berserker garde le silence. Encore, il écoute. Assimile les informations. Savoir. Transmettre. Répondre aux doléances. Et punir. Si cela doit être fait. Si cela doit arriver. En somme …

Beaucoup de choses. À ne pas oublier. Et à réussir à assumer. Sans une seule hésitation.

Ce qu'il fait, d'ailleurs. En hochant la tête une nouvelle fois, lorsque la question implicite résonne. « Je ne te décevrais pas. » Je l'espère. Puis … le temps aux questions. Et une première vient rapidement chatouiller ses lèvres, s'extirpant. « Quels Berserkers comptes-tu emmener avec toi ? J'espère pouvoir compter sur Esther durant ton absence … Bien que je n'ai que peu de nouvelles d'elle depuis quelque temps. » Toujours en pleine réflexion, son regard vient de nouveau croiser celui du Pontifex.

« J'aurai aussi besoin d'un certain accès à tes contacts sur le territoire, si tu n'en vois pas d'inconvénients. Comme tu l'as bien noté, le plus important est pour le moment de continuer les missions de reconnaissance. Et plus précisément les mouvements entre l'Empire et les Citadelles. » Un léger silence. Qu'il laisse durer quelques secondes, ponctuant son court exposé. « Je souhaite apprendre un peu plus sur ces mouvements, la régularité des patrouilles et d'autres déplacements essentiels à l'économie et aux aspects militaires de ces places fortes. » Plus que le cœur battant, savoir ce qu'il pompe et éjecte de ses frontières. Quel sang s'écoule ? Celui de la guerre, oui. Mais encore ?

Velya parle beaucoup. Mais il n'a jamais rien dit. Et les paroles du Tourment des Dieux et des Âmes Mortelles ne peuvent apporter qu'une certaine idée de la réalité de la vie des ces Citadelles. « Et qui sait. Peut-être pourrons-nous remplacer quelques visages par d'autres. »


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