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Mars 553 AD (Jusqu'à la fin de l'Event)
 
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 Python ~ Augure d'Apollon

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Message Python ~ Augure d'Apollon   Python ~ Augure d'Apollon EmptySam 21 Nov - 12:16
Pseudo
Qui est-il ?


    Nom : Python.
    Date de naissance : Vers 520... mais aucune assurance
    Âge : Une trentaine d'années
    Sexe : Masculin
    Armure demandée : Augure


Comment est-il ?

    Apparence et Psychologie : Ce qui se remarque immédiatement quand on l'observe, ce sont ses deux pupilles ambrées, aussi lumineuses que deux fenêtres sur le soleil. Il porte en permanence deux monocles attachés l'un à l'autre, c'est le fruit des savants de Ravenna et il aime en disposer comme un étrange souvenir.

    Personne soignée, il a gardé des traces de son travail de Poseur pour les artistes de Ravenna. Son corps a été sculpté comme une oeuvre d'art, des années d'entrainements aux maniements des armes et aussi des poids lui donnent cet avantage physique, afin de poser pour les sculpteurs. Très demandé par les artisans de la pierre, il a toujours veillé à leur offrir le plus beau modèle. Il porte aussi d'étranges tatouages sur le torse et le ventre, c'est le fruit de sa vie à Ravenna. S'il y a une chose que les gens savent, c'est qu'il n'est pas bon de lui poser des questions sur leurs origines...

    Il aime donc porter des tenues simples et naturelles. Ses cheveux gris/argentés, sa petite barbe naissance et un sourire sardonique apparaissent quand une personne le rencontre pour la première fois. Il sait que la première rencontre est souvent la plus importante. Dans toute pièce de théâtre, dans toute tragédie, il faut savoir marquer de suite son auditoire et ses spectateurs.

    Enfin, il ne se balade jamais sans une lance particulière. Sa longue tige de frêne est ornée d'une pointe en métal dorée. A la base de la pointe, deux rubans dansent dans les airs. Le premier est écarlate et des grelots sont attachés à son extrémité. L'autre est doré comme les blés. On peut y voir trois petits anneaux métalliques à sa fin. Parfois, on peut le voir danser avec et si on fait un peu attention, une étrange musique semble s'entendre à chaque pas. C'est comme si la lance avait sa propre harmonie avec les sons. On a l'impression d'entendre comme du bois qui craque sous l'intensité de la chaleur, d'entendre du verre qui se rompt sous l'impact de la lumière...


Son Histoire

    Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures
    Les persiennes, abri des secrètes luxures,
    Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés
    Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés,
    Je vais m’exercer seul à ma fantasque escrime,
    Flairant dans tous les coins les hasards de la rime,
    Trébuchant sur les mots comme sur les pavés,
    Heurtant parfois des vers depuis longtemps rêvés.

    Une ruelle sombre, l'homme courrait. Il en perdait son haleine, haletante, sans raison à part la volonté de fuir. Courir courir courir... Il devait aller aller le plus loin possible de tout ce cauchemar. Les cris des gardes se faisaient entendre de partout, alors que les troupes de Constantinople entraient dans la demeure de l'Exarque d'Italie.

    Souviens toi...

    La voix entrait en lui comme une litanie, il ne la voulait pas, ne la comprenait pas. Revenir dans le passé aurait été son meilleur souhait mais les Dieux ne l'entendaient pas ainsi. Né d'un père et d'une mère inconnue, il fut élevé par les prêtres de la Basilique de Rome. L'enfance avait été paisible, sous les chants et les créations de la Sainte Eglise. Antonius... Oui, c'était son nom. C'était celui d'un grand homme antique, il n'en savait guère plus et ne cherchait pas à comprendre.

    Lève toi, on va commencer ton entrainement si tu veux entrer dans la garde de l'Evêque !

    Cette phrase. Elle était l'un des rares souvenirs de sa vie de jadis. Alors qu'un jour il avait été pris en train de s'amuser avec un bâton, un soldat s'était moqué de lui et l'avait défié. Ce fut sa première défaite. Il fut roué de coups avant que l'un des prêtres ne viennent le tirer de la vindicte du byzantin. Ils se disaient Romains mais ne respectaient pas la ville dans laquelle ils vivaient. Antonius ne comprenait pas cette dichotomie entre la prétention et la réalité de ces hommes. Toutefois, il reconnaissait bien leurs forces, leurs talents guerriers ! Qu'est ce qu'un enfant pouvait voir d'autres après tout ?

    De cet épisode, il fut pris en main par un vieux roublard, byzantin lui aussi. En effet, l'Evêque s'était plaint auprès de l'Exarque de cette volée de prunes que le garçon s'était prise. Gêné et la réputation de Constantinople étant mise en doute, l'un des capitaines de la garde était venu s'excuser et avait décidé d'entrainer le jeune homme. Antonius eut alors un loisir nouveau et qui lui permettait de se dépenser un peu. Chaque jour, il se levait à l'aube pour rejoindre la caserne. Les byzantins s'habituaient à la présence du petit "Romain", comme ils aimaient l'appeler.

    De son côté, le jeune garçon commençait à aimer le gout des armes. Cette vie spartiate était une chose qu'il affectionnait, lui permettant de sortir des enseignements des prêtres. Oh pour sûr, il avait appris à lire et écrire mais n'affectionnait pas trop la lecture du testament du Messie. C'était un matin... Un de plus, il n'était plus sûr. Oui, c'était un matin ! Il vint à la caserne comme à son habitude - combien d'années dans cette routine ? Il ne savait plus à vrai dire -, quand il vit un attroupement. Des hommes étaient en train d'observer des peintres et des sculpteurs venus de la Basilique, afin de prendre le portrait de l'un des Byzantins. Il était vrai qu'il était un homme d'une beauté extraordinaire. Ennuyé que les gens perdent leurs temps pour si peu, il s'apprêtait à partir quand il constata l'une des peintures. Les traits... Oui, les traits de l'esquisse étaient tellement parfaits que l'on avait l'impression de faire face à l'original. Comment était-ce possible ?

    Une main se posa alors sur son épaule. Il était resté devant le tableau combien de temps au fait ? Il se retourna alors vers la raison de son réveil et vit l'éphèbe qui était en train de boire un verre d'eau. Parlant un peu, il apprit qu'il aimait vendre sa beauté aux artistes de la Basilique, c'était un moyen de se faire de l'argent en plus de sa solde, qui était bien maigre ceci dit.

    Vrai que la Basilique était toujours en réfection, peintres, sculpteurs, ébénistes, maçons... Une légion d'artisans et d'artistes vivaient à la Basilique mais il ne les côtoyait jamais. C'était la première fois qu'il constatait leurs présences et aussi ce qu'ils faisaient. Il occulta tout cela pendant une partie de son enfance, gagnant en maturité au fur et à mesure de son apprentissage. Il était payé une misère par les prêtres et vivre simplement dans une cellule de quelques mètres carré n'était pas le plus agréable. L'idée de devenir un "Poseur", comme cet ancien Byzantin, revint en force dans son esprit et il commença un entrainement assez rigoureux afin de sculpter son corps.

    Ce père nourricier, ennemi des chloroses,
    Eveille dans les champs les vers comme les roses ;
    Il fait s’évaporer les soucis vers le ciel,
    Et remplit les cerveaux et les ruches de miel.
    C’est lui qui rajeunit les porteurs de béquilles
    Et les rend gais et doux comme des jeunes filles,
    Et commande aux moissons de croître et de mûrir
    Dans le coeur immortel qui toujours veut fleurir !

    Le temps passait et il travaillait désormais entre la caserne et dans l'atelier de Sculpture. Il ne savait pas manier un pinceau ou même un marteau. Il se contentait de prendre la pause qu'on lui demandait et il aimait bien les regards des artistes. Il était jeune, courant les jeunes femmes d'auberge en auberge... Les affaires de la guerre était bien loin de ses préoccupations et au cours d'une conversation, un des maître sculpteur lui proposa d'entrer à la Tour des Vents. Une simple question, une simple réponse. Ce fut ainsi qu'il entra comme "artiste" au sein du domaine d'Apollon.

    Il n'était qu'un quidam dans ce monde merveilleux mais il était fier d'être dans le secret. Les années d'effort avaient payé et il pouvait vivre à loisir dans les maisons que la Tour offrait. Ici, le temps n'avait pas de prise, enfin le croyait il et tout était insouciance. Comment les Byzantins pouvaient prendre Rome avec ces gens puissants qui les protégeaient ? Le coeur joyeux, il ne se mêlait en rien des affaires des Oracles comme des artistes, il n'était qu'un "nature vivante" qui s'offrait à eux. Il y avait appris la danse et un peu la musique, la lyre était le seul instrument qu'il arrivait un peu à maîtriser.

    Souvenirs éparses... Il ne se souvenait que des bons moments...

    L'aube est suivi par le zénith, qui est lui même le prédécesseur du crépuscule. Cette évidence avait été oublié par les artistes et les ténèbres vinrent du dehors. Antonius n'avait pas quitté la Tour depuis longtemps, inconscient de ce qui se tramait au delà. Le choc fut donc des plus brutal. Un des Oracles avait ordonné aux hommes en état de se battre de rejoindre les troupes et c'était ce que fit le Romain. Il partit donc à la guerre, chose qui lui était totalement inconnue. Le sang, la bascule dans l'horreur. Les morts, la litanie des amis disparus qui ne cessait de se prolonger... Antonius se battait comme un beau diable, voulant sauver son paradis de l'appétit de ceux qu'ils avaient autrefois aimer. Les Byzantins.

    Ces derniers avaient été des compagnons, parfois des adversaires au cours des "batailles" d'auberge. Mais, jamais des ennemis. Il découvrait, médusé, la puissance de Constantinople et sa hargne au combat. Il n'avait été qu'un combattant de pacotille, un faux joyau et il s'en rendait compte amèrement. Toutefois, quelque chose de malsain s'était réveillé en lui et une légère aura dorée avait vu le jour autour de lui. Repéré, c'était trop tard. Il fut brutalement mis à terre. Il n'était plus rien. Il était un esclave désormais et l'Eglise ne pouvait rien contre lui. Le désastre suivit, son "paradis" éclata sous ses yeux embrumés par les larmes et le sang.

    Un après l'autre, telle une chenille mal phagocytée, il avançait derrière un autre homme. Enchainés, ils l'étaient tous et le but de cette marche forcée était la cité de Ravenna. Les coups de fouet pleuvaient sur eux et certains artistes, anciens aristocrates peu résistants à la douleur, mourraient sur le chemin. Antonius fermait les yeux, il ne voulait pas voir leurs pupilles encore effrayées par la nouvelle condition des enfants d'Apollon. Lui même n'était même pas un Oracle, il n'était rien, juste éveillé depuis quelques temps.

    Dans un bâtiment, sordide, on les mettait les uns à côté des autres. Un homme passait devant eux et faisaient des signes pour ceux qu'ils voulaient, donnait des consignes au sujet des autres. Il comprit rapidement qu'il était devenu un esclave. La marque au fer rouge de Constantinople lui fut apposé sur l'épaule. Malade, éreinté, cette blessure le fit tomber. Son sang avait été souillé par les métaux, on lui donnait seulement quelques jours à vivre. Les médecins parlaient de septicémie, qu'était ce ? Il ne savait pas. Son corps bouillonnait et il pensait que la mort serait sa seule délivrance. Cependant, tout disparu étrangement au bout de quelques jours....

    Ce miracle ne vint pas du ciel. Non. Un des serviteurs de l'Exarque, un dénommé Flavius, l'avait amené dans son laboratoire afin de tester quelques décoctions de sa création. Une d'entre elles avait eu l'effet escompté et le savant fut heureux de sa réussite. Pour Antonius, le fait de survivre n'était pas de on augure. Poussière errante au sein des autres esclaves, il fut parqué avec les autres. Il avait peur, ils avaient peurs. Certains pleuraient en se demandant ce qui allait leur arriver. Antonius avait remonté le moral de quelques uns en disant que les Byzantins avaient de l'honneur, que cela ne durerait pas...

    L'ironie fut cruelle. Les Byzantins ici même s'amusaient des anciens artistes de la Tour. Ils n'étaient là que pour embellir un nouveau palais, pour celui qu'ils appelaient Narsès. Antonius se taisait, il observait et attendait l'ouverture d'une fuite potentielle. Flavius, le serviteur de l'Exarque, s'étant rendu compte de son comportement le surnomma Python. Pour lui, l'esclave était un traître en puissance et la sanction en fut que plus dure. Bien souvent, il faisait office de test pour les expérimentations des savants de Narsès. La vie n'était plus que misère et asservissement.

    L'épave voguait au gré des ordres et des moqueries. La coquille avait été brisé, il traversait ce qui lui restait de vie afin de rejoindre ses compagnons morts de la main des Byzantins. L'air était toujours lourd, sourd à tout sentiment. Son âme était déchirée et il n'espérait plus rien. Parfois, comme une pointe de lumière, il croisait le byzantin qui avait été poseur à une époque. Ce dernier lui donnait un peu de pain et quelques viandes séchées. Ils discutaient de l'ancienne vie, de ce monde qui n'existait plus. Il se raccrochait à ça. Il n'avait pas autre chose de toute façon, c'était son "autre moi". Comment s'appelait il ? Il n'en savait rien, il ne se rappelait jamais de son nom et ses pensées n'avaient plus la force de se souvenir.

    Un matin, il n'avait que la mémoire d'une ultime douleur. Son corps avait été "gravé" avec la faveur de Flavius, le sbire de Narsès. Il savait que cela ne durerait pas, il priait Dieu de venir le prendre et l'amener en Elysion. Les artistes racontaient que c'était là la fin du chemin, que celui qui s'appelait Thanatos viendrait les prendre dans leur sommeil. Il fallait juste attendre.

    Quand, ainsi qu’un poète, il descend dans les villes,
    Il ennoblit le sort des choses les plus viles,
    Et s’introduit en roi, sans bruit et sans valets,
    Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais.

    Bruit. Un son se fit entendre. Faisant de son mieux, il tentait de penser. Un nouveau bruit. Que se passait il ? La paille mélangée à ses propres vicissitudes lui faisait office d'un cocon de tranquillité. Etait ce encore une fourberie de Falvius ? Il n'avait pas envie d'espérer, plus cette fois. Fermant les yeux, il entendit des bruits de pas qui changeaient de l'habitude. Feutrés, presque silencieux, quelque chose était arrivé devant les barreaux de son "humble demeure". Etait ce la mort ? Ses paupières se levèrent un peu afin de la voir en face, si tel était le cas. Il vit un loup. Surement une bête de Flavius pour le distraire encore... Puis, une voix résonna dans sa tête.

    Python, c'est ainsi qu'ils t'ont appelé ?

    C'était ainsi que débuta une étrange conversation entre un homme et un loup. Nul ne sut la nature de cet échange mais elle s'était conclue par un hochement de tête de celui qui était maintenant Python. Antonius était mort de la main des Byzantins. Il avait créé un serpent. Ce loup lui donnait une porte de sortie et il la prit. Il se mit à courir, courir, courir.... Le dieu solaire venait de libérer son fils d'une charge qu'il ne pouvait pas assumer, ronger certainement par un passé trop long. Apollon faisait le choix d'un homme brisé et en colère contre le monde, afin de commencer cette Ere. Autour du cou du "serpent", un pendentif prit forme avec sa chaine. C'était là le symbole de son nouveau titre. Un flot d'images, de connaissance, de pouvoirs le submergea.... La douleur le fit hurler comme jamais, le suppliciant mais il avait accepté une part de la nature divine du Soleil. Il ne pleurait pas. Il acceptait et son esprit fut façonné telle une nouvelle sculpture, fruit de ce qu'il était et de ce que les Augures avaient été.



Et vous, qui êtes vous ?

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Message Re: Python ~ Augure d'Apollon   Python ~ Augure d'Apollon EmptySam 21 Nov - 12:21
Je te valide au rang d'Augure -> 5. Avec les avantages en lien à ce rang.

Puisse ton futur séjour au sein des Prisons des Saints se dérouler correctement. Hâte de voir ce qu'il va donner en tout cas, en espérant que le Loup ne se soit pas trompé °°
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Python ~ Augure d'Apollon
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