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Avril 553 AD (Jusqu'au 5 mai 2021)
 
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 [Mi-Mars 553] Tisser de nouveaux souvenirs ~ Solo

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Message [Mi-Mars 553] Tisser de nouveaux souvenirs ~ Solo   [Mi-Mars 553] Tisser de nouveaux souvenirs ~ Solo EmptyVen 27 Nov - 19:35

Les souvenirs. Belle création de ce monde que ces souvenirs. Dramatique création, aussi. Qui contredira cette réalité ? Vivez. Expérimentez. Subissez. Détestez. Apprenez. Et tout cela, grâce à des visages, qui se marquent à travers cette mémoire.
Belle création, oui. Dangereuse création, pour celui qui se perd bien trop dans ses souvenirs. Avancer. Créer un sentier. Oh, ne vous interdisez pas de regardez en arrière. Cela peut vous permettre d'apprendre. Oui. Apprendre. De vos erreurs. De celles de vos ennemis. De vos moments de bonheurs. De vos malheurs. Mais n'y sombrez pas. Car l'immobilisme est bien le meilleur allié de ces souvenirs.

Mais parfois, c'est agréable de s'y perdre, non ? La tentation de revenir à un moment passé. À une certaine douceur. Un visage. Des mots échangés. Quelques confessions. C'est toujours agréable, n'est-ce pas. De se souvenir de la voix d'une personne. Agréable, parfois douloureux – finalement, tout dépendra de votre histoire. Le souvenir. Belle et dangereuse à la fois, comme toutes les tentations, finalement.

Les lèvres et les dents se referment sur un morceau de viande. Une légère musique vient ambiancer la salle principale de la taverne, alors que le jeune homme observe la place vide face à lui. Personne venir s'y poser. Ce n'est pas comme s'il avait donné rendez-vous à quelqu'un en ces lieux. Pour le moment, autant profiter du calme qui bientôt se brisera. Jouir des simples plaisirs d'être simplement Żelisław. Certes, le poulet n'a pas réellement de goût, il ne doit remercier certaines arômes qu'aux épices et autres plantes utilisées pour la cuisine pour ne sentir autre chose que l'agréable texture. Car la viande se détache, sans mal, entre ses dents.
Souvenirs. Oui. De discussions autour d'une table. De musiques. Et peut-être d'autres choses. Mais rien de bien important finalement, tant que les acteurs de ces différents moments ne sont pas présents. Mais penser à la mémoire … c'est toujours un bon moyen de voir ce que vous devenez.

Qu'es-tu devenu, Żelisław ?

Pour le moment, simple homoncule qui se prend pour un humain, dans ce village tranquille. Ensuite, Cardinal. Plus une ombre. Il ne le désire plus. Plus de cette situation gênante. Pourquoi ton visage est proche de l'ancien Pontifex ?
Pas tes affaires. Pour certaines, serait une bonne réponse. Parce qu'il m'a offert une partie de lui-même. Pour d'autres, ce serait la réponse à dire. Ou pas. Secret qui n'en est pas vraiment un. Après tout, certains visages s'effacent des mémoires.

À quoi ressemblait Jehane ? Des yeux agréables, mais qui fixaient chaque chose, comme pour en découvrir toute réponse. Un visage en partie masqué. Une étrange beauté, qui cachait l'obscurité de la Famine.
À quoi ressemblait Acamas ? À lui. Plus vieux. Des traits plus marqués. Un homme qui a tendu une main à Haldor. Le premier visage qu'il a observé, alors qu'il découvrait sa capacité à respirer. À emplir ses poumons de cet air avec lequel il semble communier souvent, tout le temps.
À quoi ressemblait Satine, celle qui n'a pu venir jusqu'à lui ? Des traits étranges, infâmes pour l'humanité. Des traits qu'il accepterait. La démarche d'une louve solitaire, mais qui cachait derrière la faiblesse du temps une faim. Celle de sa Cuirasse. Mais celle de sa vengeance.
À quoi ressemblait Ludmila ? Belle Vandale, Puissante Guerrière. Une voix qui pouvait à la fois portée la rage. Sa rage. Sa furie. Celle du Premier Sang, aussi, oui. Mais aussi une voix qui pouvait être de bons conseils. Car l'expérience, la Dracène l'avait. Avant de ne devenir qu'un souvenir. Pour le moment.

Des souvenirs. Qui ne disparaissent pas. Comme celui du Lion d'Or qui s'est tant perdu dans la tentation sauvage du combat qu'il aurait pu voir un Berserker. Combattant enragé. Doué. Sûr, il aurait fait un bon remplaçant à Zvezdan. Encore fallait-il choisir le bon camp. Des souvenirs, oui. Certains se partageant. D'autres attendant d'être murmurés. Tandis que les plus faibles s'estompent. S'efface. Mais pas chez lui. Une bonne mémoire – sans doute un peu trop, depuis que sa propre barrière mentale s'est brisée –, c'est ce qui le qualifie. Et c'est ce qu'il compte bien utiliser.

Pour créer de nouveaux souvenirs.

« Tiens. Le mauvais danseur. » Une voix. Qui l'arrache à sa pensée. Une voix qu'il reconnaît. Une voix qui pose un sourire contre ses lèvres, léger rictus amusé. Alors qu'il regarde cette danseuse dont le nom lui avait été murmuré entre deux discussions. Mila. Un nom qu'il n'aurait pas cru entendre à nouveau résonner dans son esprit. « Tiens. Mademoiselle la gifle. » Des yeux mordorés qui se lèvent de son plat, alors qu'il essuie ses doigts d'une serviette, pour observer la brune. Qui le regarde, aussi. Légèrement moqueuse. Quoi, s'attendait-elle à ce qu'il oublie sa première gifle – dans une situation autre que guerrière, bien entendue ?

Non. Il ne faut pas oublier ces petites erreurs. Et les errances qui peuvent aller avec. Mais n'essayons pas d'y penser. Restons concentrés. Sur elle. Une jeune femme, aux cheveux d'ébène. Des yeux d'un bleu profond. Un autre souvenir. Qui s'accompagne de nouvelles notes. Un regard sur le côté. « Je vois que toi, ta sœur et sa troupe sont restées dans les environs. Charmées par les paysages ? » Des jambes qui se croisent, alors qu'il s'accoude au dossier de sa chaise. « Ou alors une nouvelle gifle à me donner ? » Un léger rire. De sa part, tandis que son interlocutrice lève les yeux au ciel.

« J'ai d'autres occupations que de gifler les maladroits qui ne savent pas utiliser leurs pieds. » Un léger mouvement de la tête. Alors qu'elle observe sa sœur qui chante. « C'est elle qui a souhaité restée ici. Je ne fais que suivre et danser. » Żelisław l'écoute un instant. Avant de passer ses mains derrière sa tête, basculant sa chaise sur les deux pieds arrière. Un manteau blanc. Salissant, peut-être, mais il sait manger correctement. « Pas une mauvaise vie. » En fait, d'une certaine façon, il pourrait même l'envier – sans que cela ne s'entende dans sa voix. « Du genre voyageur ? » Le jeune homme hoche légèrement la tête. « Un temps. Ça fait longtemps que je n'ai pas vraiment voyagé. » Menteur. Au début du mois tu as fait un voyage des plus … incroyable. En soi. Libérateur. Un léger sourire aux lèvres, alors qu'il observe à nouveau la petite troupe.

Un petit silence. Puis. « Pas une mauvaise vie, oui. » Un mouvement, elle s'éloigne de la table. « Tu m'excuseras, je n'ai pas envie que tu m'écrases à nouveau les pieds. Alors je vais trouver quelqu'un d'un peu plus agile. » Un mouvement de la main, de la part du Cardinal – enfin, de celui qui oublie un temps son rôle. Fait, fait. Je n'ai pas vraiment envie de danser avec toi de toute façon.

Après tout, il est là pour créer de nouveaux souvenirs. Même si cela fini par un repas solitaire.
Bien que la journée n'aura pas été infructueuse. Comme le montre un sac posé contre la table. Quelques pierres. Quelques ressources. De quoi construire à nouveau. Des souvenirs. Plus physiques.

HRP a écrit:
Pour certaines envies, j'ai préféré glisser ce RP en solo. Malgré tout, n'hésitez pas à me contacter en MP si vous souhaitez participer.


Merci beaucoup Gawa pour l'avatar.
[Mi-Mars 553] Tisser de nouveaux souvenirs ~ Solo Mzorio20

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Message Re: [Mi-Mars 553] Tisser de nouveaux souvenirs ~ Solo   [Mi-Mars 553] Tisser de nouveaux souvenirs ~ Solo EmptyDim 29 Nov - 4:33
Légère voix qui résonne, alors que le temps défile, au rythme des rythmes de cordes et de percussions. Au rythme de cette voix. Quelques tables vide, alors que l'obscurité devient plus présente hors des murs de l'établissement. Moins de travail pour les employés, mais toujours une ambiance agréable. Le tavernier ? Il ne se plaint guère. Les journées se ressemblent souvent dans son métier. Le meilleur vin de la région ! Le meilleur plat ! Les voyageurs aiment dire ça. Tous. Les plus habitués vont parler de la dernière récolte des agriculteurs du coin. Ils vont parler de ce que les Anciens comptent faire pour une quelconque difficulté. Refaire le monde, comme le dit si bien l'expression.

Refaire le monde à coup d'alcool. De coups de crocs dans la viande. Et de rires. Car, chaque jours, ils laissent ce qu'ils sont en dehors à l'extérieur, à l'image du voyageur laissant son cheval à l'écurie. Voilà comment les journées défilent, majoritairement. Puis, il y a les exceptions, comme ce soir. La musique vient effacer les derniers doutes qui restent. Des tables sont poussées. Il faut parfois trouver un moyen de se faire une place. Mais quand cela est fait, on s'y installe. On y reste.
Et le spectacle vient animer chaque minutes de ce Chronos invisible et lointain. Il vient faire danser les secondes sur des cordes. Tandis qu'un Kairos vient se proposer d'une danse à l'autre. D'un regard à l'autre. Des mots lointains pour eux, oui. Un peu trop philosophique pour de la simple musique même. Sûrement. Mais ce n'est pas si faux. Profiter simplement du temps. Et essayer d'attraper l'occasion tendue.

Finalement, ce sont ces soirées qui sont les plus plaisantes. Autant pour le moral … que pour le chiffre d'affaire du gérant de l'établissement – bien que cette notion soit encore lointaine de la compréhension du jeune homme au manteau blanc.

« Monsieur ? » Une voix, celle d'une serveuse. Levant ses yeux de son occupation – une petite sculpture de bois taillée au couteau, tandis qu'il écoute les notes jouées –, il observe un instant le minois. « Vous souhaitez quelque chose d'autre à nouveau ? » Ah. Il est vrai que le repas s'est terminé. Que son verre est vide. Zvezdan et Haldor qu'il y a un problème dans cette scène. Un léger rire à cette pensée, avant de regarder la demoiselle. « Je ne suis pas un grand connaisseur et disons que j'aime découvrir. »
Un peu comme un voyageur quoi, même si je n'en suis plus vraiment un. Une petite réflexion, donc, de la part de la serveuse. « Je peux vous proposer le vin de la région. » Déjà goûté, sûrement. Avec Zvezdan. Mais pourquoi pas. « Le patron dit que le cru de 530 est excellent. » Ironie. Douce ironie. Amusante ironie. Je ne sais pas si c'est une si bonne année pour tout le monde ma chère. Un léger silence, puis hochant doucement la tête, ses yeux se posent sur le regard de la serveuse.

« Allons-y alors. » Bien qu'il n'aura pas grand chose à comparer. Au moins ne fait-il pas le déshonneur de laisser une table vide. « Un pichet et … de quoi grignoter. Petit assortiment. » Pas qu'il n'a pas plus que faim que cela. Mais accompagner le reste. Profiter de ces gestes qui ne sont pas ceux d'un Cardinal. Simplement Żelisław, comme toujours.
Jouant un instant avec la lame de son couteau, son regard vient de nouveau se diriger vers le petit groupe, qui s'arrête. Après tout, eux aussi ont le droit de se poser un peu. « Pas une mauvaise vie, hein … » Un léger murmure, qu'il garde pour lui. Avancer à travers les sentiers. Découvrir de nouveaux paysages, charmés les esprits par la musique et la voix. Le profil d'un Oracle. Le profil de ces saltimbanques portant le Soleil à travers les arts majeurs. Mais rien. Rien de tout cela n'entoure cette troupe. Leur mascarade, ce sont eux qui la tissent, et non les dieux. À travers des histoires contées par les notes, par les cordes, percussions et voix.

Bienvenue dans notre mascarade, venez comme vous êtes ! Nous vous ferons danser. Nous vous ferons plaire à être vous-même. Juste vous-même.

Il pourrait presque entendre la sœur de Mila – une femme à la longue chevelure d'ébène, aux yeux plus clairs que ceux de sa sœur et à la peau de nacre – s'incliner en lançant de tels mots. Les histoires. Les fables. Les contes. Pour amuser. Pour divertir. Pour simplement vivre bien.

Un regard qui se croise. Un léger sourire de la part de la chanteuse. Un murmure de sa part auprès d'un musicien. Un murmure qu'il entend. Un je reviens soufflé, accompagné d'une caresse tendre. Un échange de regard entre ces deux protagonistes, avant qu'elle ne quitte la scène. Pour avancer en direction d'une autre. Cette table, avec cet homme en blanc, qui joue avec son couteau. « Le spectacle continue de vous plaire, Seigneur ? » Un haussement de sourcil de la part de Żelisław, avant qu'un léger rire ne vienne résonner. « Je n'ai rien d'un Seigneur. »[/b][/color] Léger mensonge. Dans son monde, il fait partie de ces êtres à qui les autres obéissent. Mais il n'est qu'un Vassal parmi les Seigneurs. Vassal d'un Seigneur plus important. « Au moins celui de cette table, alors ? » Un clin d’œil complice. La joue de l'homme en blanc vient s'appuyer un instant sur son poing.

« Eh. Pas faux. Alors je vous invite à vous y installer. » Un mouvement de main. Respectueux. Un peu de compagnie ne ferait pas de mal en cette soirée. « Votre sœur n'a pas daignée rester à mes côtés. Je crois qu'elle doit avoir peur que je marche à nouveau sur son pied rien qu'en étant installé sur cette chaise. » Un rictus amusé. Une humeur tranquille, alors que la serveuse apporte la commande. Une demande rapide, pour ajouter un verre. Boire en bonne compagnie, oui. La laisser regarder boire … eh, l'apprentissage lui a appris à être attentif au respect !
« Aaah. Oui. Elle a la main facile. » Pas seulement pour gifler, semble-t-elle laisser sous-entendre dans un soufflement de nez moqueur. « Enfin … Je n'ai pas eu le temps de me présenter la dernière fois. Kveta, un plaisir. » Un hochement de tête, simple, respectueux. « Żelisław, plaisir partagé. Votre sœur a laissé entendre que vous avez souhaité rester dans la région. »

Une légère discussion qui s'entame, en effet. Alors que la main du jeune homme vient remplir les verres, écoutant la voix mélodieuse qui reprend la parole, pour répondre. « Nous voyageons sur les territoires de l'Est depuis longtemps. Je voulais revoir mon … » Un léger silence, alors qu'elle remercie d'un geste Żelisław, attrapant le verre. « Ancien chez moi. Notre ancien chez nous. Nous aimons beaucoup voyager, certes. Mais … » Elle trinque avec son interlocuteur silencieux, qui apprend à connaître d'autres personnes. Elle s'autorise à piquer un morceau de charcuterie, avant de terminer. « La nostalgie m'a poussé à rester dans la région quelque temps. Cela ne fait pas de mal de se poser après tout … Non ? » Un sourire de la part du Cardinal. Tranquille. Qui acquiesce, en silence.

Une gorgée de vin. Puis sa voix résonne enfin entre eux deux. « Et quand cette nostalgie s'effacera, vers où comptez vous aller ? » Une petite réflexion. De la part de la demoiselle. Qui observe un instant le plafond, comme pour chercher dans son imagination des paysages qu'elle n'a pas encore pu observer. « Au Sud. Rejoindre les frontières de l'Empire. Et apprendre. » Un haussement de sourcil. Une légère surprise. « Apprendre ? »

Un sourire. Puis un morceau de viande à nouveau mangé par la demoiselle, avant de répondre, simplement.
« Apprendre les autres musiques. Aussi grand qu'est l'Empire … il est construit sur de nombreux peuples. Et malgré les années … aucun gouvernement ne fera oublier certaines traditions. » Un silence. Tranquille. « Du moins je l'espère. Sinon … »

Un silence. Encore. Entendu. Et le jeune homme approche son verre de ses lèvres … Terminant cette phrase qu'il comprend tant. « Sinon ce monde serait bien triste … »


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Message Re: [Mi-Mars 553] Tisser de nouveaux souvenirs ~ Solo   [Mi-Mars 553] Tisser de nouveaux souvenirs ~ Solo EmptyJeu 3 Déc - 13:26
Żelisław l'observe, doucement. Ses lèvres s'étirant en un léger sourire, alors que ses mots cessent. Un petit éclat nostalgique dans son regard. Une légère émotion qui traverse son cœur – est-elle au moins réelle ? - alors qu'il boit une gorgée. Ferme les yeux. Un instant. Pour laisser la courte gorgée venir rompre cette étrange alchimie qui s'est insinuée en lui. Alors, doucement, il laisse les arômes de raisin, ce léger goût sucré, cette présence entre ses lèvres, prendre le pas sur ses sens. Le verre posé, ses paupières s'ouvrent.
Puis, un nouveau sourire. « Et ce monde ne serait pas celui où je me sentirai chez moi. » La voix de la chanteuse, harmonieuse, vient résonner entre eux deux. Alors que doucement, le jeune homme observe son regard. Clair. Il peut entendre certaines réactions de ce corps. Une douce chimie, celle de la passion. Celle de la musique, oui. Qui résonne comme les notes de cette voix qu'elle porte, de ces légendes qu'elle conte.

Lentement, son regard se baisse. Sur la surface du vin. Une surface calme, comme l'est son propre esprit. Passion. Voilà une existence qui lui est autant inconnue que connue. Les besoins. Les désirs. Ils viennent parfois combler cette idée même de passion. Parfois flamboyante. Parfois douce. Mais, toujours, présente. Passion. Tous les humains en possèdent-ils ? Où seuls certains élus en sont dotés. Il est courant d'entendre parler de la passion du combat dans certains couloirs du Dédale de Chair. Des soldats. Des apprentis. Qui se disent passionnés par ces violentes danses. Mais sont-ils comme elle ? À s'y impliquer réellement ?

La passion est-elle une part de l'existence ?
Ou la passion est-elle une forme d'existence ?

L'interrogation résonne dans son esprit. Dans cet esprit à l'apprentissage encore jeune, malgré les longues années. Malgré sa conscience, lentement développée. Il avait espéré bouger. Il avait espéré penser. Il avait espéré parler. Ouvrir les yeux. Découvrir. Il avait espéré, oui, dans cette enveloppe d'abysse. Dans cet infâme environnement. Il avait espéré respirer. Se demandant comment cela pouvait être, à l'extérieur. Sans Lui. Mais jamais il ne s'était posé la simple question d'une passion.

Acamas était-il passionné par ce qu'il faisait ? Où voyait-il le Sang comme un outil ? Où sa passion s'était-elle transformée en une obsession ?
Haldor était-il un véritable passionné de sa poésie étrange et du combat ? La passion de Zvezdan est-elle simplement ces moments sans titre, sans trône ?
Et la tienne … ?

« Vous allez bien ? » Un léger sursaut. Ses pensées l'avaient un instant arraché à cette réalité. Un dédale duquel il est extrait, par cette simple question. Comment allez-vous ? La question que l'on pose au malade. Mais que l'on ne peut poser à la Maladie. Pourquoi faire, après tout ? Un sourire. Léger. Nostalgique, toujours – finalement le goût du vin n'aura pu effacer cette emprise émotionnelle. « Oui … Je vais bien. Une simple errance. » Une vérité. Et il observe ce regard, posé sur lui. Une légère curiosité qui se pose dans ce regard clair. Puis un nouvel éclat. Rieur. Un rire cristallin qui vient l'accompagner. « J'ai l'impression de me trouver face à un miroir. » Une sincérité douce. Un peu douloureuse, pourtant. Être le reflet de quelqu'un. Sans savoir si finalement il en possède certains traits. Sans savoir s'il est passionné d'une chose. En est-il capable seulement ?

Désirer est une chose.
Espérer est une chose.
Ressentir la passion pour quelque chose, finalement, en est une autre.

« Pourtant je ne pense pas posséder les mêmes talents que vous. » Un nouveau rire. De la part du jeune homme cette fois, qui croque dans un morceau. Une phrase qui semble effacer l'éclat dans le regard de la demoiselle. Alors qu'elle l'observe. Plus sérieuse. Plus attentive, aussi. « Je ne sais que chantonner quelques proses sans véritable sens, en vérité. » Et parfois quelques vers. Recherchés. Symboliques. Des mots qui viennent l'accrocher à la réalité à laquelle il souhaite se tenir, aux chaînes qui composent cette réalité. Et elle l'observe, toujours. Encore. Étudiant ce visage. Étudiant ce regard d'ambre.
Elle penche un instant la tête sur le côté. Avant de se redresser, faire le tour de la table. Elle lui attrape cette main. Sa main. « Voyons cela. » Surprise, qui vient se dessiner sur le visage du jeune homme. Alors qu'il observe le regard de Kveta – des yeux qui ne laissent aucune option que de suivre cette injonction. Un léger rire, nerveux. « Quoi ? Ici ? Vous savez je ne suis pas … » Elle le coupe en claquant sa langue contre son palais, un sourire venant se poser sur ses lèvres. « Vous n'êtes seigneur qu'à cette table. Disons que je suis la dame de cette scène et je vous y invite. Vous n'oserez pas refuser ? » Un clin d’œil complice.

Un rire intérieur, de la part de Żelisław. Que penserait les petits artistes d'Apollon en te voyant ainsi ? Ils pourraient penser tant de choses. Mais sur ces terres, ils ne restent que des artistes. Pas plus différent d'elle. Ce n'est, finalement, que dans leur Domaine qu'ils sont … différents. Domaine qui n'est finalement plus qu'un souvenir. Déjà tissé.

Silencieux quelques secondes, l'homoncule fini par se redresser. « D'accord, d'accord. » Il l'accompagne, alors, simplement. Approche de cette petite troupe. Plusieurs visages. Plusieurs symphonies. Une qui revient. La tendresse de la caresse de Kveta contre le bras de l'un des musiciens. Une tendresse qui vient lentement se transformer en un baiser tranquille. Détournant le regard, le jeune homme approche de l'un des instruments à corde, passant ses doigts contre le bois, avec une certaine délicatesse. Il attend. Que leur étreinte douce se taise. Ce qui arrive, finalement, assez rapidement, alors qu'un échange résonne. Une petite prestation surprise, une explication. Un accord, aussi. Puis, la voix claire de la chanteuse qui se fait entendre. « Avez-vous besoin de donner quelques directives à mes amis ? » Ils le regardent. Elle le regarde. Il cligne doucement des yeux. Des directives. Concernant cet art ? Concernant le rythme ?

Oui … le rythme. La mélodie. Finalement … peut-être avait-il plus à dire qu'il ne le pense. Observant un instant les yeux – un brin encourageant – de Kveta, il hoche doucement la tête. « Improvisez … Suivez la mélodie … que vous imaginerez. Pour cette histoire. » Quelques échanges de regards. Puis un sourire de la part du compagnon de Kveta. « Se laisser porter par la mélodie hein. » Un acquiescement silencieux de la part de Żelisław, alors qu'il observe cet homme, à la barbe de trois jours, aux cheveux clairs, légèrement bouclés. Un certain charme. Qui semble être accentué par la présence de sa moitié à ses côtés.

Écoutez sa propre mélodie. Oui. Se laisser porter par elle. Oui. C'est ce que tu dois faire, hein … C'est ce que je dois faire. Improviser. Comme il a fallu toujours le faire. Puis, regardant à nouveau le compagnon, un léger sourire se pose sur ses lèvres. « À vous l'honneur. Quelques notes, pour porter l'histoire. »
Et ce qui doit se faire se fait. Les musiciens qui prennent une place habituelle. Kveta qui guide le jeune homme là où elle prend le temps de s'installer, sous le regard un peu surpris de sa sœur. Au moins ne marchera-t-il pas sur ses pieds !

Puis, les premières notes. Alors que les pensées glissent. Alors que les pensées tissent. Une idée. Une légende. Une chose, simple. Alors que de nouveaux regards se tournent vers eux. Vers lui, l'homme en habits blancs. Puis, lentement. Une mélodie vocale, qui vient accompagner les premières notes. « Au-delà de nos montagnes, à travers les sentiers invisibles, existe un village. » Plus qu'une réelle chanson, une prose mélodieuse, un conte qui se dessine lentement dans son esprit. « Rêve et réalité s'y mélangent. Souvent. Comme dans chaque village. Comme dans le nôtre. Mais, à travers ces rues, un rêve s'ancre. Un rêve se répète. Douce pensée nocturne, portée par les vents, portée par la fraîcheur des nuits. » Où va-t-il avec ça ? Pourquoi faire ça ? Est-ce si important, finalement, de se poser la question ? « Un esprit jeune, allongé dans sa maison scellée par sa solitude. Un esprit perdu, hors de ses rêves. Un esprit jeune, terrifié. De ce monde extérieur, qui l'observe. De ce monde extérieur, où il doit se trouver une place. » Un regard, vers ce public.

Une histoire. Celle de beaucoup.
Celle de ceux qui rêvent, qui ne savent pas toujours s'en sortir.

« Certains disent qu'il n'aime rien. Certains disent qu'il ne sait rien faire. Dans son regard, seule sa solitude est visible. Dans ses mots, parfois, sa tristesse se fait entendre. Et pourtant, il aime. Il sait faire. Rêver. Chaque nuit l'arrache à sa solitude. Pensées oniriques, prières aux étoiles. Qui l'accueillent, au milieu de cet océan d'obsidienne, sous le regard de leur Mère d'Ivoire. » L'histoire d'un rêve. L'histoire d'un impossible, souvent. C'est souvent ce que l'on recherche. C'est souvent ce qu'il recherche, lui. Un rêve. Une idée. Qui l'arrache à sa réalité. Et pourtant …

Pourtant … Elle lui apporte quelque chose. Elle lui apporte une chose si importante.

« Une nuit, alors que ce jeune esprit danse avec les étoiles, un murmure vient jusqu'à lui. » Sa voix devient plus douce. La mélodie, comme guidée par cette scène imaginaire, s’adoucit. « À Jamais. À tes côtés. À Jamais. » Un frisson, qui traverse lentement la salle. Alors que le regard d'ambre s'ouvre sur le public. « Le rêve, pourtant identique chaque nuit, venait de changer. Tel un appel. À jamais. Oui. Il le voulait. Il le désirait. Il l'espérait. Être à jamais à leurs côtés. Aux côtés de ces multiples couleurs, perçant l'obscurité par leurs danses éclatantes. Aux côtés de ces étoiles. Aux côtés de celles qu'il aimait. »

Ni plus.
Ni moins.
Être juste ça. À leurs côtés. À Jamais.

« Et le murmure continuait. Devenant le battement de son cœur. Devenant chaque sensations de son corps. Le murmure continuait. L'habitait. » Et il l'image. Ils l'imaginent, tous. Cet esprit jeune. Qui rêve d'autre chose. De s'arracher de ses frontières. De sortir de sa terreur permanente. De l'angoisse rampante, que seuls des rêves réussissent à effacer. Chaque nuit, il sait rêver. Chaque nuit, il aime. Ces étoiles.
Kveta écoute. Doucement. Accompagnant d'un chœur tranquille. Les cordes et les percussions dansant au rythme des mots mélodieux. « Alors, dans ce rêve, il tend les bras. Alors, dans cette prière nocturne, il accepte. Sans hésitation. Sans douleur. Sans effroi. » Un nouveau frisson. Alors que son propre cœur accompagne la mélodie, à travers son esprit. « Il accepte. À jamais. À vos côtés. Répond-il. À Jamais. Avec vous. Poussières d'ivoires, perdues dans les ombres. Je ne veux que vous. » Passion. Amour. Tendresse. Le jeune esprit rêveur. « Je ne veux plus. Je n'attends plus. Plus de cette terre. Plus de ces regards. Laissez-moi me baigner dans la chaleur de votre lumière. Laissez-moi me noyer dans ces rivières d'ombres. Laissez-moi entendre vos voix. Prie-t-il. Avant de finir, lentement … » La voix cesse, un instant … Pour reprendre. « À Jamais … »

Un silence … Un silence aux différentes origines. Mais le voilà lancé. Le voilà dans cette position, où il ne peut plus s'arrêter. Où il ne veut pas s'arrêter. Car il voyage. Dans cette histoire, il voyage. « Et la lumière brise le sceau de la solitude. La lumière du jour venant caresser la façade de la maison du jeune esprit. Un doux vent, murmurant à la réalité de ce village une étrange absence. À Jamais. Murmure le vent. » Sa voix se pose. Un instant. Alors qu'il ouvre doucement ses doigts. Des fragments d'une pierre blanche.

« Au-delà de nos montagnes, à travers les sentiers invisibles, existe un village. Et ce matin là, le Rêve a fini par dominer la Réalité. Alors que le vent portait les fragments d'ivoires. Une dernière danse. » Un regard. Vers la danseuse. Un léger sourire.

« À jamais, le jeune esprit dansera. »


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Message Re: [Mi-Mars 553] Tisser de nouveaux souvenirs ~ Solo   [Mi-Mars 553] Tisser de nouveaux souvenirs ~ Solo EmptyMer 9 Déc - 5:45
À Jamais.

Rêve impossible. L'éternité n'est offerte qu'aux dieux. Elle n'est offerte qu'à ceux qui ont le mérite de pouvoir ressentir jusqu'à la création de la réalité elle-même, à travers les différentes essences qui composent cette dernière. Guerre. Mort. Soleil. Art. Sagesse. Mers. Royauté. Obscurité. Tant de couleurs et de visages composant une seule et unique chose. À Jamais. Rêve impossible, tout comme pour le mortel et le déchet. Tous finissent par le comprendre au fil des mots, tissés par la voix du jeune homme. Ils y voient en cet esprit jeune un mortel. Comme eux ont pu l'être – ou le sont encore. Ils y voient cet esprit qui cherche sa place. Qui ne la trouve pas, à part dans ses songes.

Une danse. À Jamais. Rêve impossible. Sauf pour celui qui vient accepter un tendre baiser. Celui d'une mort irréelle, à travers cet ultime songe. Cette fiction onirique, devenant réalité pour ce jeune esprit.
Mélodie mélancolique qui continue de résonner, alors que la douce voix, sans malice, s'est éteinte. Le silence danse avec la musique. Légende. Conte. Triste histoire. À Jamais, un souvenir. Qui restera gravé, pour ceux qui le souhaitent. Comme une réalité effrayante. Comme un conte dont la fin n'est finalement que la meilleure. Qui voudrait souffrir constamment ? Qui voudrait se perdre dans son angoisse du monde ?

Il est, pourtant, souvent impossible que l'histoire ne se termine aussi bien. Et là est la grande différence entre réalité et rêve. L'impossible, souvent, reste ce qu'il est … impossible. Même pour ces Éveillés dont il fait partie. Humain ? Aux yeux de Velya, il ne sera qu'une poupée sans âme. Aux yeux d'autres, il est un ami – l'espère-t-il, au moins, à l'image de ce jeune esprit espérant danser éternellement aux côtés des couleurs qui composent la nuit.

Se redressant doucement, alors qu'une main vient attraper la sienne, le jeune homme observe Kveta, qui lui lance un léger sourire. Il est temps de remercier le public pour cette attention. Pour avoir accepté de traverser un instant son imaginaire, d'avoir accepté de tisser un nouveau souvenir. Ainsi, Żelisław s'incline doucement, alors que des applaudissements résonnent dans la pièce. La transmission orale. La poésie. Voilà parfois la seule chose qui permet de graver quelque chose dans l'esprit des gens. « C'était plutôt pas mal pour un mauvais danseur. » Un léger rictus amusé se pose sur les lèvres de Mila, alors que le jeune homme vêtu de blanc tourne les yeux vers elle. « Mila qui fait un compliment ! Cela vaudrait presque une tournée générale ! » La voix de Kveta, cette fois. Qui pousse à un rire collectif de cette petite troupe. De cette petite famille, aux liens soudés.

Silence, de sa part. Alors qu'il observe, sans véritablement bouger, ce monde évoluer autour de lui. Désir. Jalousie. Envie. À voir ce qu'est leur humanité. Petite joie. Petite victoire, personnelle. D'avoir pu en ressentir la présence, l'existence, au moins un instant. L'instant de ce conte. Un souvenir tissé. À jamais.
Reculant de quelques pas, le jeune homme se retourne avant de sentir une main attraper son épaule. « Eh la, petit. » Un regard en direction du compagnon de Kveta. Une légère surprise. « Tu vas pas nous laisser maintenant hein ? La nuit est encore jeune ! » Jeune, jeune … C'était vite dit. Mais pour cet homme, pour cette troupe, la nuit était toujours une jeune et aimable demoiselle, qui accompagnait chacune de leurs notes. « Boris. C'comme ça que je m'appelle. Pas la peine de te présenter, Kveta m'a donné ton nom. Tu viens un peu plus du Sud hein, il paraît. »

Silence, à nouveau. Alors qu'il regarde en direction de la chanteuse et la danseuse, toutes deux observatrices de cette scène. De Boris, cet homme qui prend le temps de réfléchir un instant. « Tu viendrais pas avec nous ? T'as pas obligé d'atteindre les frontières avec nous. Mais comme ça, si tu connais les bons coins où les gens aiment danser et s'amuser. » Surprise, encore une fois, alors que la demande tombe. « Pas obligé de répondre tout de suite. » Encore heureux. Car il préférait ne rien dire. Il préférait ne rien penser. À l'heure actuelle, il ne savait même pas s'il pouvait parler. « Mais on part dans deux jours. Kveta a fait ce qu'elle avait à faire. Et on a tous envie de partir assez rapidement. Donc. Voilà. À toi de décider. On reste dans cet endroit pour les dernières représentations. Tu saurais où nous trouver. »

Silence. Réel silence. Alors qu'il observe la main de Boris se retirer de son épaule. Alors qu'il regarde l'homme s'éloigner vers Kveta, entendant un rapidement C'est d'mandé ! À lui de voir, maintenant!.
À lui de voir. Oui. À lui de voir, s'il veut quitter les montagnes de Transylvanie, descendre vers le Sud … et finalement ne pas savoir répondre à cette question. Cette région. Ce territoire. Il a appris à le connaître avec de nombreuses excursions. Auprès de personnes qui connaissent autant les plaines que les sentiers escarpés de ces reliefs traîtres. Le Sud. Le Sud. C'est s'approcher de la Frontière Byzantine. La frôler, sans y entrer. Sans la toucher. C'est se mettre en danger pour … eux. Pour rien, selon certains. Pour juste de la musique, selon d'autres.

Faire un choix. Simplement. Un autre choix. Alors qu'il pensait en avoir déjà eu assez à faire. Mais dans cette pourriture qu'est le monde, le choix est finalement la chose qui se répète. Inlassablement, l'être, qu'il soit humain ou simple poupée de chair, se doit de choisir. Choisir quelle liberté il souhaite ressentir. Et quelles conséquences s'y accrocheront, telles ces chaînes possessives.

Un soupir, léger. Alors que sa silhouette se retourne, pour revenir à sa table, récupérer ses affaires. Approcher du comptoir, ignorant des regards qui se tournent dans sa direction. Quelques félicitations qui résonnent. Ils ont aimé. C'est agréable. De sentir un instant cela.
Mais s'en souviendront-ils demain ? Rêveront ils d'étoiles ? Où vont-ils juste se dire que c'est une bonne histoire parmi d'autres à raconter , sans se rappeler de cet artiste. Peut-être un peu tout cela. Posant quelques pièces près de l'aubergiste, celui-ci n'en récupère que la moitié. « Pour la prestation. » Un petit regard surpris. Puis haussant les épaules, Żelisław laisse alors entendre quelques mots. « Si je savais que je pouvais économiser en chantant … » Un léger rire, partagé avec le tavernier. Puis, simplement, il quitte les lieux, retrouvant la fraîcheur de cette nuit. Quelques pas dans la rue principale, pour se diriger lentement vers l'écurie.

« Hey. Monsieur je marche sur les pieds. » Il s'arrête, un léger sourire amusé aux lèvres. Regarde derrière lui. Pour voir Mila, qui approche. « Ton histoire, là. C'est du bidon, n'est-ce pas ? » Alors, simplement, les épaules du jeune homme se soulèvent un instant. Tandis que la voix de Kveta se fait entendre peu après. « C'est une histoire, Mila, simplement. On peut y croire ou non. Tant que cela permet à l'esprit de danser, de voyager. Je doute en effet qu'un quelconque esprit ait réussi à atteindre les étoiles qu'il rêvait de voir. » Un silence. « Il est mort, ton esprit, Kveta. C'est la seule chose à savoir de cette chanson. C'est … beau, oui. Mais c'est une chanson parlant d'un rêveur qui n'arrive plus à avancer. Les étoiles, au mieux, c'est le paradis. Ou je ne sais quoi … » Elle tourne les yeux vers Żelisław, avant de demander. « J'ai tort ? » À lui de parler. Maintenant. Alors que les deux sœurs le regardent, simplement.

Et il ne répond pas tout de suite. Préférant marcher en direction de cette écurie, reprendre sa marche, alors qu'elles sont invitées à venir avec lui. Silence. Donc. Encore. Toujours le silence.
Que veut-elle comme réponse ? Que recherche-t-elle comme réponse ? Une simple approbation ? Une réflexion sur sa place, en tant que danseuse, avec un tel texte ? Si cette légende s'est réellement déroulée ? Si elle résonne dans les ruelles et les corridors d'un quelconque territoire, au-delà de ces montagnes ?

« Et s'il existait ? » Des pièces sont glissées dans une petite urne, alors qu'il entre, chercher sa monture, blanche, immaculée. Tranquille. Passant sa main contre l'encolure de la jument, il grimpe alors simplement dessus, observant les deux sœurs, posant sa capuche sur sa tignasse. Un léger sourire. « Et s'il existait, simplement ? Est-ce que tu refuserais qu'il existe ? Et s'il était simplement, vivant, dans ces étoiles dont il rêvait de voir, encore et encore ? » La question résonne, alors que ses yeux d'ambres observent les deux demoiselles. Un sourire aux lèvres de Kveta, tandis que Mila lève les yeux vers les étoiles. « L'histoire aurait pu être différente. Les mots auraient pu être différents. » Le regard de la danseuse vient se poser sur l'ambre qui l'observe. Alors qu'elle croit remarquer un sourire sur les lèvres de son interlocuteur.

« Cela aurait pu être l'histoire d'un royaume en perdition. Et d'une vermine, cherchant à sortir de ces ruines. Pour échapper à ce destin. Pourquoi disparaître alors qu'il ne serait qu'une conséquence d'un monde dans lequel il n'a pas sa place ? » Silence, de la part des deux sœurs, alors qu'une nouvelle caresse vient se poser contre la robe immaculée de la monture.

« Faire un choix. Pour faire mentir le destin qu'impose le regard des autres. » Doucement, Żelisław hausse les épaules. « Je pense qu'il est heureux, auprès des étoiles qu'il aime tant. » J'en suis même certain. Inclinant doucement la tête, les deux artistes font de même. « Je reviendrai demain, en soirée. Vous aurez ma réponse. »
Une réponse qu'il connaît pourtant déjà. Mais peut-être a-t-il besoin d'imaginer les différentes branches. Les différentes existences, qu'il pourrait avoir à vivre.

À leurs côtés.
Aux côtés des Étoiles de Sang.
Aux côtés des Étoiles Vagabondes.


La monture et son cavalier s'éloigne alors, s'enfonçant dans l'ombre des bois, suivant un sentier. Le même sentier. Qui se cristallise, jour après jour, à chaque pas. Qui devient plus concret. Oui. Le jeune esprit est bien mieux là où il est.


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