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 Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan

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Le ConteurLe ConteurArmure :
Inconnue
Message Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan   Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan EmptyVen 1 Jan - 15:00
Vous posterez à la suite pour le combat.
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Message Re: Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan   Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan EmptyJeu 7 Jan - 3:39
Évidemment qu'il fallait que ça finisse par arriver.

Je me doutais qu'il irait loin dans ce tournoi. Mon doute, c'était surtout de savoir si les Ligures décideraient de le disqualifier ou non, après les... échauffourées précédentes. Ils ont décidé que non. Soit. Pour tout dire, je m'en fous un peu : César aurait pu être privé de tournoi que ça ne m'aurait pas affecté. Pas plus que je suis affecté de savoir qu'il continue finalement de participer. Mais... Mais peut-être que je vais avoir matière à m'amuser, avec lui.
Peut-être que les choses vont devenir intéressantes.

Sûrement que les choses vont devenir pénible, par contre, au moins à minima. Sûrement qu'il a déjà sa petite réputation parmi les spectateurs. Le Berserker fou, sanglant. Tseh. Pour votre plus grand plaisir, foule de Camelot : deux engeances d'Arès lâchées dans l'arène, pour un combat au sang. Pas le leur, mais celui de leurs marionnettes. Vous vous contenterez de ça pour aujourd'hui.

Un bâillement, je m'avance le long du couloir qui mène jusque vers mon balcon, jusqu'à arriver sur place. J'y approche jusqu'à escalader la large rambarde, et m’asseoir en tailleur dessus. La joue au creux de ma main, l'autre main pend à ma cuisse, fermée. Doucement, elle s'ouvre pour libérer un orbe de lumière. Comme aux précédents combat : l'orbe descend de lui-même dans l'arène, puis finit par se muer, s'entourer de la brume sombre, se constituer jusqu'à devenir la silhouette rouge, la créature d'énergie. De ses yeux, la chose regarde en face d'elle. Moi, je regarde le balcon d'en face.

- Profite. T'as une chance d'inverser la vapeur pour une fois. Essaie de me donner au moins un peu envie de te sauver le cul, hm ?
Divertis-moi.
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Message Re: Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan   Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan EmptyJeu 7 Jan - 18:23
Cuirasse du Mushmahhu:
 

Pour la première fois depuis longtemps, je suis excité ! Je trépigne à l’idée de sortir de mon trou pour aller jouer. Le dernier combat n’a pas été aussi amusant que je l’aurais cru. Mais c’est le problème quand joue avec les aveugles, ils ne savent pas voir la lumière quand ils l’ont devant eux. Non. Mais ces cons de gardes ont pensé que ça me ferait peur de me retrouver contre lui. Ils ont cru que l’idée de me retrouver contre celui qui m’a éclaté la tête contre une table, celui qui tient ma vie entre ses mains me ferait peur. Mais c’est tout le contraire. Je ne sais pas quelle tête j’ai fait quand ils me l’ont dit, mais j’ai vu la leur. J’ai vu leur petit sourire narquois mourir dans l’instant. Si j’en avais eu quelque chose à foutre, j’aurais pu en tirer une forme de satisfaction. Mais mon esprit était déjà tout entier concentré vers notre rencontre. Difficile de se défaire de la mi-molle qui traîne. Alors c’est dans le silence qu’ils m’ont traîné dans la ville.

C’est amusant comme il cherche à ce que personne ne me voit. Comme s’il était possible de taire la rumeur. Comme s’il était possible que tout cela soit gardé en silence. Le bruit doit déjà courir. Je suis curieux de voir ce qu’il a fait. Mais je le saurais rapidement. Et nous arrivons une fois de plus dans l’arène. Le sang monte, j’ai si hâte de combattre contre Zvezdan. De devoir lutter avec lui sur un pied d’égalité. C’est la seule et unique fois que nos pouvoirs seront similaires. Il a toujours été devant et il le sera toujours. Après tout, je lui dois quasiment tout ce que je sais du cosmos. Il m’a fait, plus que Velya et Arès. Je l’ai vu toucher le fond et refuser de l’accepter. Je l’ai vu, se vautre dans ses chaînes comme un chien dans la merde. C’est triste. Il pourrait aller si loin et devenir vraiment libre…

Mais je vais lui faire un cadeau. J’appelle alors le dragon et je sens son excitation à lui aussi. Après tout, nous avons montré notre domination aux cardinaux. Alors, si nous la montrons au Pontifex. Le combat sera difficile. Douloureux ! Je laisse les plaques d’acier écarter ma peau et mes muscles. Je laisse le sang couler et prendre la forme du pantin. Cette fois, je m’y glisse plus profondément. Je renforce le lien qui nous unis, cette chose, extension de moi. Alors sa forme évolue. J’ai gagné en maîtrise et en contrôle. Nous ne sommes pas pantin, mais cette fois, nous sommes ce que nous devons être : le dragon. Le sang de durcie autour d’os salis. Saillant des pattes larges de la créature. Oh, nous ne sommes pas un dragon gigantesques non. Nous sommes un dragon de sang à taille humaine. Qu’il est étrange de marcher sur quatre pâtes plutôt que sur deux. Et nous poussons le vice. Des ailes de sang coagulé à la membrane déchirée. Pourrons-nous voler ? Et le sang devient alors muscle et les os lui donne sa structure. Je me demande ce qu’il pense de nous…

Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan 694690bfef8cb2ccbd2db2643e277eee

Alors je le vois, prendre la forme des ombres. Ce n’est pas étonnant venant de lui. Cette expression du monstre qui est en lui, cette expression de ses chaînes qu’il ne veut pas briser. Le dragon face à son ombre répond alors. Un rire étrange. Je ne savais pas que les dragons pouvaient rire. Oh oui, mon très cher Zvezdan, nous allons nous amuser.

« - Je vais rendre hommage à ton enseignement. Mais sauras-tu écouter ce que j’ai à t’apprendre. Pas d’échappatoire ici. Tu ne peux pas me faire taire en frappant fort mon crâne contre un mur. Oh, tu vas essayer, mais ici, disons que notre répondant est égal et que les affres du temps nous laissent jouer sans devoir accélérer ! »

Et nous marchons, moi et le dragon, en quelques pas autour de lui, à la jauger de notre museau. À renifler l’air qui sent le sable et la mort. J’ai hâte qu’il nous attaque, j’ai hâte qu’il frappe, j’ai hâte d’avoir mal !
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Message Re: Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan   Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan EmptySam 9 Jan - 18:02
- Je ne suis pas ici pour apprendre. Je suis ici pour passer le temps au milieu de cette mascarade trop ennuyante. Et tu n'es pas vraiment ici pour une raison différente, hm? Un sourire. Tu retournes dans ta geôle pas longtemps après ça. Savoure l'instant tant qu'il dure.

Tu n'as rien à m'appendre, César.
Ta vérité, elle t'appartient à toi et toi seul. Moi, j'ai forgé la mienne avec d'autres armes... Mais on est là tous les deux maintenant, hein ? Chemins différents, même finalité. Au finir de toute cette merde, on est dans la même arène, l'un face à l'autre, et ton dragon va affronter mon ombre. Un jeu de sang, de douleur, de macabre, pour le plus grand plaisir interdit d'une foule qui ne sait pas trop si elle doit être excitée ou apeurée.

Profite simplement du Spectacle, Camelot. Arès t'offre les jeux du Colisée de bonne grâce, pour aujourd'hui.

Le bras tendu, supporté par mon depuis ma position assise sur la rambarde, je lance une pichenette dans l'air, dans la direction de l'espèce de dragon de chair. Et bien assez tôt, le pantin de brume réagit : d'immobile et amorphe, il passe à vif et effrenné, une charge frontale à la vitesse de l'éclair, droit devant la créature. Une vélocité telle que le sol se dérobe en débris sous le point d'impact de cette accélération soudaine, la forme humanoïde file la distance qui la sépare de sa cible comme un missile, une traînée de fumée rouge sombre dans son sillage. Au final, tout ne dure qu'une fraction de secondes. Une fraction de secondes, et elle est dans la garde du dragon. Une fraction de secondes, et sa forme se désolidarise, se confond dans la brume qui devient plus opaque et englouti le grand reptile, le traverse. La brume brûle, douloureuse, insupportable, elle s'amasse autour de l'animal et semble comme chercher à l'investir, l'envahir. Dans sa bouche, ses naseaux, sous sa chair à nue et sous ses griffes, la fumée volcanique s'infiltre et fait son œuvre de destruction. Juste une poignée de secondes, à envahir le monstre, et la forme d'ombres se re-matérialise dans son dos, une dizaine de mètres plus loin. Le Dragon a peut-être encaissé, s'est peut-être dérobé... Mais s'il ne l'a pas fait, alors il sentira la brûlure. L'infection, sous sa peau, la chaleur, dans sa carcasse, qui brûle de l'intérieur. Il pourra aussi sentir les petites formes d'ombre sur sa silhouette, qui grignotent sa chair, voraces.

Il pourra sentir sa douleur. Comme il le voulait.
Je te donnerai ce que tu veux auujourd'hui, César. Sois en assuré. Moi ? Moi, je n'en demande pas beaucoup. Trompe l'ennui, et montre-moi que je n'ai pas totalement gaspillé ces années à te former. Montre-moi que j'ai gagné au moins un petit quelque chose, à ne pas te tuer sur le champ.

Montre-moi ce que tu vaux.
Une nuisance, certes, mais une nuisance utile... Mais assez utile ?

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Message Re: Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan   Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan EmptyLun 11 Jan - 17:01
Même sous cette forme il est puissant. Oh, j’aurais été étonné qu’il ne soit pas aussi bon que moi pour la maîtrise de cet objet. Il veut imposer son rythme, dicter ses conditions. Bien. Je suis celui qui reçoit plus que celui qui ne donne. Alors nous le laissons venir, nous le laissons frapper. Qu’il s’amuse dans l’ombre et le sang. Nous laissons la brume passer, nous l’inspirons à plein poumon et nous savourons doucement sa violence ronger nos entrailles. Si seulement il pouvait faire ça pour de vrai. Cette douleur, bien que jouissive, ne vaut pas le fait d’être battu à mort et laisser sur une pile de cadavre ou de voir exploser mon crâne sur une table. Mais nous c’est là ma seule chance de ne pas seulement recevoir mais aussi de partager ! Alors notre sang et notre chair se mettent à bouillir. À la base de notre cou, une nouvelle tête semble naître, déchirant les chairs et surtout la peau qui se forme. Doucement, elle prend naissance et suit le mouvement de l’ombre, se tournant dans une autre direction.

Et de nos nouveau yeux, de notre nouveau nez, coule le sang qui tombe à grosse goûte sur le sol. Le sang prend vie alors et s’anime. Monstre contre monstre, poison contre poison, folie contre folie. Mes bêtes de sang vont alors dévorer les bêtes d’ombres qui semblent vouloir me ronger les chairs. Elles chassent ce qui reste de brume. Mais le vice est déjà là et je sens couver, près à répondre à mon appel. Alors, je ne le fais pas attendre longtemps. D’un large mouvement d’aile qui chasse la brume et fait décoller le sable et la poussière, les bêtes de sang qui avaient entre temps perdu leur vie s’animent de nouveau. Leur vie est courte, mais ils ont plusieurs. D’abord, les bêtes prennent des formes étranges et disparates. Petits monstres infâmes dont la vision révulse le coeur des spectateurs. J’entends le dégoût des gardes autour de moi. Et nous rions, le dragon et moi. Pendant que nos premiers enfant fondent sur l’ombre de Zvezdan pour le dévorer. Faire couler son sang et que nous puissions ainsi nous unir dans le sang versé ! L’autre tête du dragon, celle tournée vers son véritable lui ouvre alors sa bouche.

« - Tu sais, Zvezdan. J’ai compris quelque chose là-bas, parmi ces connards à la cervelle atrophiée qui se disent rois. J’ai compris qu’ils n’étaient pas aveugle. On ne les a privés de rien. Ils ne sont juste pas capables de comprendre. Il leur manque le sens que nous possédons tous les deux. Celui qui offre la lumière sur le monde. Alors, pourquoi t’obstines-tu, mon tendre ami, à refuser ce sens ? Ce qu’il t’offre ne te plaît il pas ? »

L’autre tête souffle alors par ses naseaux et une nouvelle gicler de sang à moitié coagulé viens s’écraser sur le sol de l’arène. À peine se sont-ils mollement écrasé sur le sol qu’ils prennent de nouveau vie. Comme leurs frères et sœurs d’avant. Ou plutôt non, fort de leur propre vie à eux. Ils deviennent expression des écailles et des griffes. Parties des crocs et des cornes du dragon. Assortiments d’excroissances tout aussi répugnantes que les précédentes mais plus solide. Et de nouveau, nos enfants fondent alors sur l’ombre qui nous fait face pour déchirer ce qu’il y a à déchirer et surtout, se vautre dans le stupre du carmin. Car bien qu’il ne puisse peut-être pas saigner, le sang appel le sang, toujours. Le sang fait naître le sang. Toujours. Qu’importe sa couleur et qu’importe qu’il coule. Ce qui vit saigne.

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Message Re: Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan   Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan EmptyJeu 14 Jan - 2:52
Tu as toujours eu la science du macabre.

Un regard neutre, ni impressionné ni choqué, pour observer le spectacle plus bas. La tête qui pousse, les créatures qui naissent, les chairs qui se retournent, les pantins des pantins qui s’entre-dévorent. Grotesque scène sanglante, comme il les aime. Tseh.

J'écoute. J'écoute ses mots, tandis que ses bêtes de sang attaquent l'Ombre. Et un instant, l'ombre se laisse dévorer. Amorphe, immobile, c'est comme si elle était éteinte. Pourtant, les deux points blancs qui lui servent d'yeux ne mentent pas. L'ombre fixe son adversaire. Le solide derrière la forme de brume se craquelle doucement, mais elle ne bouge pas. Ne craint pas. Elle s'illumine un peu plus, au fur et à mesure des secondes qui passent. Le lumineux des yeux et des fissures s'intensifie.

- Celui qui fixe la lumière n'est pas éclairé, il est aveuglé. Et ça fait longtemps que tu ne vois plus, César. As-tu jamais vu, à vrai dire ? J'en doute. Tu vis ta vie derrière les yeux d'un homme qui ne se soucie de rien. Ou qui se persuade qu'il ne se soucie de rien. Rien d'autre que ses petites lubies folles. Tu joues le rôle si bien et depuis si longtemps que tu t'es persuadé.

La lumière s'intensifie, toujours. Comme si l'ombre cachait un fragment de soleil dans son corps brumeux.

- Tu me parles d'un monde qui ne comprend pas, « d'autres » qui ne voient pas. Mais as-tu jamais vu le monde au travers des yeux de quelqu'un qui a quelque chose à perdre? Des mots lancés sans affect. La joue au creux de ma paume, une paresse dans mon attitude, je suis là, perché sur mon rebord de balcon, assis comme un pacha. Et je questionne, simplement. As-tu jamais réellement possédé quelque chose, pour savoir ce que ça fait de le perdre ? Un soi sans valeur, au milieu d'un monde sans valeur. La vie est plus facile dans un monde comme ça, hm?

Et elle est tentante parfois, la solution de facilité. Même si ma solution de facilité à moi, elle serait drastiquement différente de la tienne. Mais je ne m'y résous pas. Pas encore. J'y ai déjà goûté, je l'ai déjà touchée du doigt, plus d'une fois. Abandonner, s'abandonner. Laisser l'humanité derrière soi, comme une espèce de gêne encombrante, et n'écouter que ce murmure qui me siffle les pires vices à l'oreille. N'écoute que les envies du corps, de l'instinct et de l'Ego. Ça, et rien d'autre, absolument rien d'autre. Aucun équilibre, aucun compromis, aucune réserve.
Embrasser l'extrême, et s'y perdre, s'y noyer. Y perdre pied jusqu'à ce que ça devienne plaisant, cette sensation de perte de contrôle. Parce que s'il n'y a rien à contrôler, alors il n'y a rien à ce soucier, hm ?
Tsh. Oui. Oui, j'ai failli m'y perdre définitivement. Mais...

- Mais je n'ai pas cette vie. Continue donc de vivre la vie facile, César. Bien assez tôt, elle te tuera, et tu le sais déjà. Moi, je te survivrais pour continuer d'avoir quelque chose à perdre, à gagner. Et si un jour je sombre, tu ne seras sans doute plus là pour le voir.

En attendant, laisse-moi te donner un peu de cette lumière que tu convoites tant.
L'Ombre n'est plus ombre. Au milieu de la brume, un flash lumineux, de petits bruits de créatures qui se meurent. Partout dans l'arène et jusque dans les gradins, une chaleur étouffante qui émane depuis cette manifestation. Autour de la créature, le sol noirci à vue d'oeil. Une couche de brûlé se propage, les grains de sable deviennent noirs mètre par mètre. Dans l'air, cet espèce de grondement, comme une énergie qui tonne, qui se rassemble.
Puis tout s'arrête.

Et tout explose.
Des centaines d'éclairs rouges s'abattent d'un coup dans l'aire de combat, furieux. Partout, leur lumière s'abat, leur impact marque. Partout, la foudre frappe deux, trois, quatre fois au même endroit. Et au milieu de ce Maelström grondant, une silhouette qui file dans l'air.

La forme de brume, parsemée de cicatrices lumineuses, qui fonce avec une traînée de brume dans son dos, mais aussi avec un flash blanc. En l'espace d'un clignement d'oeil, elle est sur le dragon, sur une de ses têtes, et elle plante ses griffes dans les yeux de la créature. Elle plante, frappe, puis s'y maintient, brûle de sa chaleur jusque dans les chairs, pour finalement glisser. Une ruée sur le côté, pour arriver sur le flanc du dragon, sans sortir ses griffes de la chair malmenée. Elle force sur ses bras pour progresser dans les entrailles du dragon, et laisser une énorme entaille tout le long de ce corps : des yeux de la bête jusqu'à son flanc.

Et elle reste accrochée. Elle ne s'éloignera pas, cette fois. Elle partagera sa chaleur, sa lumière et son ombre.
Elle se consumera, et consumera l'autre dans le processus.

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Message Re: Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan   Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan EmptySam 16 Jan - 23:38
Un choix de mot intéressant. Une façon de prendre le problème presque convenable. Presque juste. Mais comme à chaque fois, il est presque juste. Il lui manque toujours ce petit pas qui l’empêche de vraiment s’accomplir. De vraiment me rejoindre. Ce petit pas qu’il se refuse de faire. Oui. Celui qui regarde la lumière est d’abord aveuglé, mais après, ses yeux sont brûlés et il est libéré de ce fardeau. Alors seulement là, il voit ce qu’il a vraiment à contempler. Ce que ni les ténèbres ni la lumière ne peuvent offrir : le vide. C’est là-dedans que j’ai posé mes yeux. C’est là que je me suis abîmé, dans le vide, dans le rien. Et c’est là que se trouve la vraie liberté, c’est là que se trouve l’accomplissement : dans le vide. Il comprendre un jour, trop tard, mais je pense qu’il comprendra. S’il n’a pas déjà compris et se fait plus bête qu’il n’est. Il est plus facile de cacher une vérité sous un mensonge que de lui faire face. Mais je n’ai pas laissé la lumière brûlé mes yeux moi, c’est là, notre petite différence. Je me les suis crevés moi-même.

Les deux dragons serpentent alors, ils ondulent comme des serpents qui rampent justement, dans le vide. Ils battent la mesure de ses mots, et répondent par un sifflement gutural que nous partageons. J’ai produit moi-même un son étrangement similaire à celui du dragon, je me suis entendu deux fois. Enfin, trois. Car déjà, comme un bouton plein de pus qu’on perce, déjà une nouvelle tête commence à naître sur la base de notre cou, comme pour marquer un nouveau chemin dans notre conversation. Nouveau sifflement et les deux têtes parlent en même temps, écho de nous.

« - J’ai connu ça, il y a longtemps. Mais je m’en suis débarrassé quand j’ai tué ma mère et que j’ai voulu savoir d’où je venais. »

La folie d’un empereur, un comble quand on sait d’où vient mon nom et pourquoi ils me l’ont donné. Et nous nous rejoignons enfin. Cet épisode avec ces idiots crasseux consanguins enculeur de chèvre de Ligure aura eu le mérite de briser ma dernière chaîne. Je l’ai compris quand finalement, il n’y avait plus que moi et le bruit de mes propres pensées. Quand il n’y avait plus rien que la douleur. Ils ont brisé ma dernière chaîne. Je n’ai jamais eu peur de la mort, mais je ne l’avais jamais désiré pour autant. Maintenant… je vais la baiser comme une chienne et lui faire hurler mon nom à cette putain ! Et la nouvelle tête du dragon, qui vient de naître, encore pleine de sang et peau déchirée :

« - Alors tu repenseras à moi. Et tu te diras que j’avais raison. Que je t’avais offert la liberté et alors, tu la savoureras pleinement. »

Alors je le laisse frapper. Nous ne bougeons pas. Nous restons parfaitement immobiles. Seul tremblera notre corps du plaisir qui y naît. Et le gémissement animal des trois têtes du dragon qui raisonnera dans l’arène. Finalement, nous jouissons ensemble d’une différente façon. Tout ça ne fait simplement que couler le sang dans l’arène et du sang naît mon pouvoir, du sang naît ma force. Du carmin naît la vie que je maîtrise et que je forge. Alors répondant à mon appel, d’un mouvement des têtes qui commencent à danser et siffler dans un rythme obscène. Une chanson qu’il reconnaîtra peut-être. J’espère qu’il la comprendra. Les premières notes de la symphonie de guerre. J’espère qu’il y vibrera et j’espère que j’en mourrais bientôt.

Répondant à ma chanson le sang prend la forme de la cuirasse, puis, la forme modèle pour devenir Zvezdan. Ou plutôt, celui qu’il pourrait être. Libre et tout-puissant. Clairvoyant et sage. Ce parangon de l’espoir du sang se dresse et doucement avance vers le pantin. Vers l’ombre d’une ombre, copie d’une copie et ainsi de suite. Il ouvre alors grand ses bras, et donne naissance à son tour. Du sang qui l’a fait naître, continue la vie, continue les monstres. Des goûtes de sang tombent et prennent vie avant même de s’écraser comme des fétus avortés sur le sol. Nos enfants s’avancent alors et de nouveau, cherche à faire ce qu’ils savent faire de mieux : détruire, dévorer, souiller. Le troupeau fond alors sur le pantin, mordant, griffant. Nous allons nous unir. Ton cosmos dans le mien et le mien dans le tien… Peut-être alors que tu arrêteras de te cacher, Zvezdan. Peut-être…

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Demi-finale : Combat n°1 - César vs Zvezdan
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