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Mars 553 AD (Jusqu'à la fin de l'Event)
 
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 [Mi-Mars 553] Sur le fil du Sommeil

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ŻelisławŻelisławArmure :
Cuirasse de la Pestilence

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Message [Mi-Mars 553] Sur le fil du Sommeil   [Mi-Mars 553] Sur le fil du Sommeil EmptyMar 19 Jan - 3:02
Les rumeurs sont nombreuses. Les murmures vont et viennent, différentes vérités formant la réalité dans laquelle le Dédale semble se mouvoir, s'embourber. L'Immaculé vibre d'une mélodie différente. Une infection nouvelle, étrange … particulière. Troublante. Les tambours du Belliqueux Arès sont-ils en train de résonner, d'une façon nouvelle ? La Guerre appelle-t-elle ses Enfants pour un nouveau départ ? Embourber. Le terme n'est pas à prendre à la légère. Un Appel à la Guerre, à la Terreur, alors que de nombreux visages sont absents, serait un pari risqué. Alors est-ce véritablement cela qui fait naître cette … émotion à travers les couloirs et alcôves de chair ?
Où est-ce cette nouvelle fourmilière qui s'installe peu à peu, progéniture de l'Ambassadrice Luan ? Créatures étranges, manifestation d'une existence à laquelle il n'a pas encore pu faire face. Un organisme nouveau, qu'il n'a pu étudier. Comprendre. Ou tout simplement écouter.

Dérangeant.
Troublant.

Ces deux mots résonnent dans l'esprit du Cardinal de la Pestilence, alors qu'il vient de congédier l'un de ces soldats sans armures qui venait de terminer son propre rapport sur les derniers mouvements dans le territoire. Son doigt tapote contre sa tempe, ses paupières closes. Son corps installé confortablement sur son trône d'ivoire. L'Ambassadrice est ce qu'elle est. Une personne importante, avec ses responsabilités. Sa progéniture devait-elle être présente ? Que signifie réellement être progéniture de cette femme ?

Non. Cette question n'a pas lieu d'être. Ce n'est pas le simple Cardinal qui pense, en cet instant. Mais celui qui doit gérer la sécurité du territoire. Et qui doit prévenir le véritable Seigneur Mortel des lieux des différentes vérités et rumeurs qui dansent en ces lieux. Mais qu'en est-il des Dieux Immortels ? Le couple de Passion et de Carnage est-il conscient de ces sentiments ou leur propre entité les arrache à ces infections étranges, nouvelles ?
Là encore, la question ne se pose pas. Du moins, pas de ses lèvres. Mais les Cuirasses ressentent. Attendent, peut-être. Un signe. Une nouvelle vérité qui viendrait éclaircir l'obscurité qui enveloppe leur sanctuaire qu'est ce charnier.

« Bien … » Se redressant de son trône, Żelisław se laisse alors tomber de cette hauteur qui domine le creux de l'Estomac Calamiteux, pour rejoindre les artères qui gravitent autour de celui-ci. Un pas assuré, alors qu'il croise quelques âmes de sa Légion. Quelques mots. « Venez à moi seulement pour des raisons précises. Et importantes. » Non. Il ne voulait pas être dérangé par l'avancée des entraînements des uns et des autres. Oui, il voulait savoir si quelque chose venait à se produire sur le territoire où si certaines autorités voulaient le voir. Des autorités supérieures à lui. Ou étrangères au domaine. Ou qui n'auraient plus rien à faire ici.

Si ce parasite venait à revenir.
Oh oui. Il voudrait être au courant.
Et ils le savent.

S'isolant dans le sanctuaire le plus profond de son domaine, le Cavalier Blanc claque ses doigts. Quelques lueurs se détachant de l'obscurité de cet endroit particulier. Des lueurs qui lentement volent, légèrement, sous l'impulsion de battement d'ailes de phalènes. Ces lueurs blafardes dansent, éclairant des murs dans lesquels se sont enfoncés une véritable forêts de ronces et de lianes. Un bruit. Une présence, dans ce lieu à l'obscurité toujours dense. Une obscurité qui ne le gêne peu, alors qu'il avance. « Ne t'inquiète pas. Je viens simplement veiller. » De multiples yeux, fragmentés, qui s'ouvrent. Le bruit qui se fait un peu plus présent. Grouillant contre le plafond. « Non, je n'ai malheureusement pas la possibilité de jouer avec toi. Hm ? Ta mère ? Je n'ai pas eu l'occasion de la voir depuis quelque temps. » Un silence, alors qu'il approche d'un trône. Plus simple. Sur lequel il s'installe. « Je lui dirai que sa petite Mérionne a bien grandit. » Un sourire.

Mais le temps n'est pas à cela. « Veille. Mais ne tue pas. » Lentement, il ferme les yeux. Lentement, le trône se ferme autour de lui, la pierre blanche devenant cocon de ronces. Alors que les phalènes continuent de voler, laissant tomber de leurs ailes quelques poussières à l'énergie cosmique présente. Une fragrance qui vient danser entre les ronces de ce cocon. Pour atteindre jusqu'à son corps. L'imprégner. Lent processus. Celui de trouver ce sentier onirique. De le détourner, pour s'accrocher en premier lieu à chacune de ces particules de poussières. Pour devenir encore plus petit, atteindre un niveau d'existence si minuscule que chaque partie de son existence peut sauter d'atomes en atomes. Guider par une impulsion. Par une connaissance. Pour trouver la personne à voir.

Lent processus. Mais qui fini par se faire, dans ce sanctuaire, alors que l'obscurité domine de nouveau. Les phalènes s'endormant dans cette pièce close.

HRP a écrit:
Utilisation de Rêve II


[Mi-Mars 553] Sur le fil du Sommeil Mzorio20

I am the Plague you fear. Eternal Infection. A Legacy in Blood, Flesh and Nature. When you pray life, you invoke me.
Embrace me, let my chains of existence grip you.
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LuanLuanArmure :
...
Message Re: [Mi-Mars 553] Sur le fil du Sommeil   [Mi-Mars 553] Sur le fil du Sommeil EmptyJeu 21 Jan - 17:57
Citation :
Arrow Ta capacité te fait passer dans les boyaux enflammés


La Pestilence s’enferme donc dans son cocon, faisant s’évanouir sa conscience dans le monde de l’infiniment petit. À cette taille d’existence, ses neurones peinent à constituer des pensées, davantage capables de suivre les signaux électriques de ses nerfs qui s’étendent dans la chair de cette cathédrale macabre. Faisant transiter son esprit dans le sang de cette chose, un sentiment nouveau le gagnait. Ce n’était pas là la première expérience qu’il faisait de son don, aussi pouvait-il sentir la différence. Cet univers organique, autrefois si silencieux, résonnait de ces nombreuses voix aux passions extrêmes ; haineuses, joyeuses, peureuses, malheureuses et nauséeuses. Un conglomérat de pulsions où se meurent lentement les souvenirs à la faveur de naissances… comme de se trouver dans le ventre d’une mère. Ces transformations… impossibles à isoler… permettent au moins d’en trouver l’origine.

Ainsi, le Cardinal parvenait-il à reconstituer son identité consciente dans de longs et larges couloirs organiques où se remuent les vaisseaux sanguins. Dans ce lieu désolé des boyaux enflammés, le régent de Zvezdan sentirait ses tympans trembler. Un son au loin, de lui caresser l’ouïe. Qu’était-ce ? Pour en déterminer l’origine, il lui faudrait s’avancer plus loin dans ce couloir interminable, passant le seuil d’une artère qui donnait sur une cavité… Comme de trouver une aiguille dans une motte de foin, tant les environs pouvaient apparaître labyrinthiques, même pour le plus familier des infrastructures de cette Cathédrale. Hors, le caractère changeant de ce domaine faisait qu’il était impossible de toujours s’y retrouver, ce pourquoi le commun des Berserkers se gardaient de trop circuler dans la zone. En effet… Dieu sait ce que l’on pouvait y trouver.

En l’occurrence, Zelislaw aurait entendu ce son se préciser, à mesure qu’il s’approchait. Une voix. Un chant. Un timbre de voix étrange, inhumain. Une sonorité parfois très laide, mais qui pourtant, était portée par une belle mélodie, partagée entre la mélancolie et l’idylle esquissant un idéal au visage flou. Parvenu jusque cette immense salle, les parois dessinaient elles-mêmes des centaines de cavités où s’engouffrait la pénombre. Au centre de cette place, deux silhouettes. La première était le chanteur difforme, à l’origine de cette mélopée singulière.

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Un être grotesque à la silhouette vaguement humanoïde. Du front au haut de sa poitrine, s’ouvrait une gueule béante où passait le son. Possédant deux petits yeux jaunes, il avait par ailleurs quelques mèches de cheveux sèches comme de la paille au sommet de son crâne. Sa chair était semblable à celle d’un cadavre putréfié. Et à le regarder dans son entièreté… c’était comme si son corps avait été cousu vulgairement de plusieurs morceaux de chair différents… dont les sutures donnaient à apprécier des traces de moisissures.

Devant lui, se tenait une dame mi-allongée de manière détendue, reposant sa mâchoire sur sa main. Elle reposait sur de nombreux tapis élégants, certainement d’origine orientale. Sa chevelure roux-châtain s’arrêtait à mi-chemin de son dos, partagée entre raffinement et sauvagerie. Une impression paradoxale, renforcée par ses prunelles d’ambres sur lesquelles baignaient des pupilles ophidiennes. Elle portait une robe de haute facture, entre le brun et l’écarlate. Pour autant, cet accoutrement sophistiqué contrastait avec ses pieds nus. Gracieuse, il ressortait pourtant de son aura quelque chose de bestial.

Observant la créature donner sa représentation, elle donnait à lire un sourire sincère. De son regard, s’échappait l’étreinte des rêveries, si bien qu’il lui faudrait un moment avant de remarquer le Cardinal qui s’était invité. À cet instant, son regard se faisait soudain plus insipide, quand bien même elle gardait sur ses lèvres ce sourire, prenant lui-même un air plus artificiel. Un murmure, adressé au monstre.

– Bogdan, nous avons un invité.

Interrompu, ledit nommé s’arrêtait dans son chant, se tournant vers le serviteur d’Arès. Du pu sortait de ses plaies infectées. Une apparence dégoûtante, de laquelle il était impossible sinon extrêmement difficile d’en identifier l’expression. Luan, pour sa part, se relevait, congédiant Bogdan qui partait à présent pour s’éclipser dans l’une de ces innombrables cavités. S’avançant de quelques pas vers le suivant du Pontifex, elle lui demandait sobrement :

– Est-il quelque chose que je puisse faire pour vous être agréable, cher Régent ?
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