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Mars 553 AD (Jusqu'à la fin de l'Event)
 
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 [Mars 553] Les Lueurs de l'Aube [PV Python]

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RudjekRudjekArmure :
Oracle de Képhri - Patron de la Sculpture

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Message [Mars 553] Les Lueurs de l'Aube [PV Python]   [Mars 553] Les Lueurs de l'Aube [PV Python] EmptyDim 14 Fév - 0:15
La nuit était tombée sur la Basilique Santa Petri. Les derniers fidèles avaient quitté les lieux, ne laissant plus que quelques moines plongés dans la prière, et quelques sans-abris qui voulaient trouver refuge dans la demeure du Seigneur. Quelques gardes byzantins surveillaient les allés et venues dans le quartier, mais s'ils remarquèrent l'étrange homme à la peau basané et aux vêtements clairs qui s'approcha de l'édifice, ils ne firent rien pour l'arrêter. Le lieu de culte était, après tout, ouvert à tous. Même l'impitoyable Constantinople n'allait pas entraver la foi qu'elle prétendait défendre.

Une fois entré à l'intérieur, Rudjek retira la capuche de l'habit ample qui le masquait. Il observa les piliers, les murs, la voute de la Basilique. Leurs courbes et leurs formes exprimaient tant d'histoires et de lois qui lui étaient étrangères, à lui, le bâtisseur d'Egypte. Et pourtant ils les comprenait. Elles et lui parlaient le même langage. Cependant, bien que l'envie de se perdre dans les nefs de ce lieu l'habitaient, il n'était pas venu cette nuit pour y céder. Quelque chose au sein de ces murs l'appelait.
La nuit précédente, un rêve plus intense que d'ordinaire l'avait foudroyé. Il avait vu un cadre contenant une peinture, mais celle-ci ne pouvait être vue. Seule une lumière solaire, aveuglante, s'échappait de sa toile. Sa vision s'était éloignée de cette incandescence, jusqu'à lui dévoiler cette nef, et cette Basilique, à travers les yeux d'un oiseau. L'Oracle avait ensuite consacré sa journée à rechercher ce bâtiment, jusqu'à découvrir Santa Petri, quelques heures plus tôt.

La Pythie sentait qu'elle devait s'y rendre seule. Rudjek avait donc laissé ses compagnons à leur auberge pour consacrer une visite nocturne au lieu de culte. En arpentant les couloirs latéraux de la Basilique, son cœur se mettait à battre de plus en plus vite. Quelque part, au fonds de l'âme de l'Oracle, un éclat lui soufflait qu'il était tout proche. Rudjek arriva enfin dans le transept de la Basilique. Là, tout proche de la tombe de l'apôtre du Christ, il le vit. Le tableau était là comme dans son rêve, mais cette fois il pouvait voir la toile qu'il recelait.

Les prunelles de l'Egyptien s'écarquillèrent. Il n'avait jamais rien vu de tel. Même dans ses rêves les plus fous, rien n'arrivait à la cheville de cette vision. Le tableau représentait une ville vue par le ciel, construite autour d'un palais de forme pyramidale. Le lieux brillaient de pierre blanche, d'or et d'ivoire. Comme un fragment de soleil tombé du ciel pour briller au cœur du désert, la cité construite sur plusieurs niveaux dépassait tout ce qui avait été fait, et serait jamais fais, en ce monde. Même Atlantis, pourtant à ce jour la plus incroyable réussite architecturale que Rudjek avait pu voir, semblait bien pâle face à cette peinture.
Peinture? Était-ce vraiment une peinture? Non. Quelque chose dans cette vision dépassait le concept d'art lui-même. C'était une vérité et un mensonge. Un promesse. Aucun mortel ne pouvait imaginer une telle chose. Aucun pigment ne pouvait produire de telles couleurs.
Une porte vers un autre monde.

La main de Rudjek se tendit vers la toile, et lorsque le contact se fit il eut la sensation de plonger dans une mer de teintes et de tons plus divers et vaste que tout ce que ses sens humains pouvaient concevoir. Avant de rouvrir les yeux, l'Oracle sentit le vent lui fouetter le visage. L'or de ses pupilles fut libérer pour se déverser sur ce qui l'entourait.
Il avait déjà vu cette Tour. Dans ses rêves. Mais celle-ci était toujours en partie voilée, plongée dans la brume, dans les ombres. Le flou artistique dans lequel Apollon l'avait plongé, surement volontairement, avait été autant une source d'émerveillement que de frustration. Jusqu'à ce jour.

Baignée par la lumière de la lune, la Tour des Vents brillait pourtant de mille feux, comme si Luna et Helios n'étaient ici qu'une seule et même entité. Trônant dans les cieux, les lieux semblaient libérés des entraves et restrictions du monde mortel en contrebas. Les esprits de la nature qui dansaient dans les airs, les tours qui faisaient fi de la gravité. Les créations de tous les airs qui baignaient cette endroit dans une aura de pure création en permanence... Ce fut trop pour l'architecte qui, déjà ébranlé par la vision du tableau, céda complètement.
En silence, les larmes de Rudjek coulèrent. Il était arrivé à destination. Il avait enfin la confirmation d'avoir fait le bon choix, il y a des années. Il voyait enfin de ses propres yeux le rêve qu'il pourchassait depuis tout ce temps.

Il fallut plusieurs dizaines de minutes pour que l'Oracle retrouve peu à peu ses sensations, et surtout la volonté de bouger de cet endroit où il pouvait en toute quiétude et en tout satisfaction profiter de la splendeur des lieux. La Pythie se mit à marcher, lentement, calmement. Ses doigts effleuraient la pierre des bâtiments et des statues, des rambardes. Il n'y avait presque personne en ces lieux, en cette heure tardive. Et les quelques exceptions n'osèrent déranger cet homme qui semblait dans un autre monde, et qui laisser couler ses larmes comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle du monde en ces lieux.

L'errance de Rudjek le mena jusqu'à une large place, d'où le chemin se séparait pour se rendre aux quatre coins de cet étrange domaine. Au loin, à l'horizon du ciel, une lumière commençait à poindre. L'Aube.
L'Oracle s'avança dans les allées jusqu'à arrivé au rebord de cette île flottante tourné vers ce qu'il devinait être l'ouest. L'égyptien enjamba alors le garde-fou, et s'assit là, les pieds dans le vide, et le regard tourné vers les premières lueurs. Sans aucun égard pour sa propre sécurité, il voulait contempler la lumière d'Apollon donner vie à ces lieux.
Qui pourrait l'en blâmer?


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Message Re: [Mars 553] Les Lueurs de l'Aube [PV Python]   [Mars 553] Les Lueurs de l'Aube [PV Python] EmptyHier à 11:45
Arpentant le domaine sacré, Python observait les premiers artistes qui revenaient. Il marchait depuis un moment, sans vraiment avoir de but. Il n'avait jamais été si loin dans les strates de l'ancienne Tour des Vents, et, aujourd'hui, il était le garant de la vie ici bas. Pensif, il cherchait encore des réponses en observant le soleil. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Il savait que son prédécesseur était encore entre les mains des Saints, cette rage contre eux lui donnait déjà une raison. Après un long soupir, il allait retourner vers ses appartements quand il sentit l'air se charger étrangement.

Il enjamba un muret et se dirigea vers l'entrée du domaine. Quelque chose... Il avait senti quelque chose. Il ne savait pas quoi mais il savait qu'une personne venait d'entrer dans le domaine sacré et la réaction avait été qu'un des quatre foyers célestes venaient de reprendre vie. D'ailleurs, d'où lui venait cette information ? Encore ces miasmes de souvenir qui n'étaient pas les siens. Il comprenait la raison pour laquelle les Oracles pouvaient devenir fou à savoir le passé, le présent et le futur... Voire un peu des trois en même temps.

La musique était douce, envoûtante. Python l'entendait sans vraiment la comprendre. Il vit alors une forme dans le clair obscur. Apollon ouvrait sa lumière au monde. Un homme était là, assis benoitement au bord du précipice. Python comprenait parfaitement la béatitude qui s'était emparé de lui. Fixant son dos, il crut reconnaître quelques bijoux égyptiens mais aucune assurance.

Bienvenue à la Tour des Vents ! L'une des Pythies d'Apollon est donc de retour dans cette nouvelle Ere qui s'ouvre devant nous. Je me nomme Python.... Augure d'Apollon.

Rien que dire cela l'avait mis mal à l'aise. Un titre... Il n'aimait pas les titres. Tout était une vaste pièce de théâtre, une illusion pour que le commun des mortels ne voit pas la sinistre vérité qui se cachait derrière la scène. Depuis son "départ" de Ravenna, il gardait une profonde amertume pour ce qui était lié à l'Humanité, surtout pour ses défenseurs... Ils étaient pas mieux que les autres, non, ils étaient pires.

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