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Avril 553 AD (Jusqu'au 5 mai 2021)
 
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 [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]

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Message [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]   [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] EmptyMar 23 Fév - 2:47
Depuis combien de temps suis-je parti du désert ? Je ne sais plus trop. À vrai dire, le temps a été difficile à suivre, surtout depuis que j’ai perdu ma sœur. J’ai l’impression que j’ai sombré bien plus loin qu’elle ou plutôt, que je ne suis pas encore tout à fait revenu. Comme un vautour qui repaire les carcasses pourrissantes, j’ai repéré les conflits. Parfois sans intérêt et d’une insignifiance absolue. Mais j’avais le besoin impérieux de m’y plonger corps et âme et de m’y oublier. J’ai d’abord attiré ma sœur vers cet appel plus puissant que celui de l’est lointain, mais elle m’a quitté, lasse de suivre mes lubies. Je la comprends. Je suis lasse également de ne pas pouvoir résister à ses pulsions qui viennent d’ailleurs. L’appel de la guerre est plus fort que moi. Depuis combien de temps est parti le corbeau ?

Mais j’arrive, je le sais, je le sens. Il est temps. Les sœurs que j’ai ramenées sur la route sont épuisées. Certaines sont mortes. Mais nous avons besoin de nous séparer du nécessaire. Il est important pour la communauté des sœurs de pouvoir renaître, mais il faut trouver des gens faibles. Le peuple de l’eau n’a pas le tranchant des enfants du sable. Ces endroits sont trop riches, la terre trop gorgée de vie et ils ont chassé la mort toujours plus loin. Ils sont faibles et les faibles doivent être élevés. Ils ont manqué d’une mère, capable de faire pour eux les choix difficiles pour qu’ils puissent avancer. Est-ce pour ça que je suis venu dans ces terres et que j’ai répondu à cet appel. J’ai découvert aussi quelque chose qui m’a choqué. Une masse blanche et froide. Une autre forme d’eau. Comme si elle avait remplacé la terre, éparse, froide. Peut-être que les gens qui vivent dans trop d’eau sont aussi aiguisés que ceux qui survivent sans ?

Puis, il y avait ses citadelles que mon instinct me commandait de conquérir. Il me fut difficile de résister à cet appel, mais j’ai pu m’en tirer grâce à la voix des mères. Je les entends mieux maintenant, elle m’avait manquée. Masquée par la rage de la guerre et cette soif encore plus violente qu’après une marge dans le désert. Ces tours de pierres seront bientôt brisées et le peuple de l’eau comprendra la puissance de la logique de l’épée. Alors, je vois mes sœurs trembler et j’en vois encore partir. Il n’en reste plus que deux ou trois, blessées mes fières. Les prochaines mères qui feront naître les sœurs à venir. Fière, je me tourne vers elle et j’enlève mon casque. Je leur adresse le sourire chargée de l’amour d’un millier de mères. Puis, d’un signe de tête, elles me suivent et ensemble nous passons une large porte de pierre noire, semblable à celle du désert.

Nous passons ensuite près d’une porte composés de crâne et de roche… Non, pas de roche. De chair. Nous sommes à l’intérieur de quelque chose. D’un démon de peau et d’organes si grand qu’il représente une citadelle plus grande que celle que j’ai pu voir jusqu’alors. Plus labyrinthique que les grandes villes du peuple de l’eau de Perse. Mais cet endroit me répugne, me dégoûte. Il fait naître en moi une sourde colère, une haine profonde. Les mères n’aiment pas cet endroit et moi non plus. Une impression étrange semble d’y faire, semble contente de répondre à l’appel. Oui, c’est là que je devais aller, mais à quel prix ? Alors, avec ma sœur, leur ordonnant de rester près de moi, leur arme à la main, nous avançons. Des gens vivent ici, des guerriers des soldats. Mais ils semblent reconnaître qui je suis, alors que je ne sais pas qui ils sont. La guerre est de retour et ils savent sûrement où je devrais les mener.

J’avance alors dans des couloirs semblables à des entrailles. C’est là que semble vivre la plupart des gens. Là que nous devrons vivre ? J’espère qu’il en sera autrement. Cet endroit cultive certes la force, il s’y dégage la même ambiance de mort et de force. Mais il s’agit sûrement d’une force corrompu. Les mères n’aiment pas cet endroit. Je continue de marcher, je sens la panique de mes sœurs et je les calme de quelques mots. Elles me suivent encore dans la forme étrange de gouffre géant rempli de miasme et sûrement de maladie. Un endroit plus que jamais qui porte la mort. Mais une mort sale, la mort de la pourriture, celle de l’abandon. Une mort triste car celui qui meurt des maux du sang et du corps ne peut servir les siens dans la mort. Enfin, nous entrons dans un endroit où les crocs osseux se disputent le rythme d’un souffle méphitique. Une fenêtre vers le soleil, une fenêtre vers la fin. Suis-je ici chez moi ?


cuirasse de la Guerre:
 



Ils viendront à l'appel de la violence: leurs visages s'offriront au vent d'est et ils recueilleront le sable captif.
[Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] Ghanim16


Dernière édition par Ghanima le Ven 26 Fév - 1:07, édité 1 fois
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Message Re: [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]   [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] EmptyJeu 25 Fév - 21:18
Dans le sillage de Mort, Guerre ne tarde pas non plus à se montrer.

Je la sens. Cette présence à la fois étrangère et familière, qui passe les murs du Dédale. Ce n'est pas bien longtemps après que j'ai eu ma conversation avec Morrigan. Un court laps de temps que je n'ai pas passé à rien faire. J'ai observé, cherché, une curiosité prédatrice dans le regard dans ma silhouette éthérée. J'ai cherché les créatures. Ce dont m'a parlé Zelislaw, a Camelot. Bien assez tôt, j'aurais le fin mot de l'histoire. Je n'ai pas l'intention de m'éterniser en Britannia, si mes propres terres sont en proie au trouble. Je n'ai ni le temps ni le luxe de vaines festivités, de mon côté. Enfin... Pas ce genre-ci.

Déjà, la rumeur pourra se répandre. Celle d'une silhouette de Pontifex qui marche son Domaine, ce alors même que la délégation Berserker n'est pas encore revenue. Le fantôme d'un futur proche.

Mes pas me mènent naturellement jusque vers ce qui a longtemps été mon Domaine. Un endroit impersonnel, où je n'ai posé ma marque que dans mes quartiers et alentours. Un endroit qui était à Lui, avant d'être à moi. Un lieu à part ici cela dit, qui a toujours été plus en accord avec mes humeurs.

Le Petit Colisée de Chair. Ce fragment de civilisation, dans une grotte de deliquescence.

Je suis assis sur un espèce de large trône exotique, au sommet de gradins circulaires faits d'une roche organique – ou d'une chair rocheuse ? Une immense pièce façonnée à même le Dédale, dans une des artères principales des Crocs Destructeurs. Ovoïde, avec en son centre une grande arène, une plaine de Rien au sol organique, entourée par les gradins plus en hauteur, séparés du sol de l'arène par une hauteur. Sur le plan de l'arène comme dans les gradins, des grottes et artères qui donnent sur d'autres pièces du Dédale. Des entrées, des sorties, des salles pour se préparer, et Dieu seul sait quoi d'autre... Au plafond, la large Béance des Crocs Destructeurs est visible, si bien que l'arène est quasiment à ciel ouvert, entourée des crocs du Dédale. J'ai toujours préféré cet endroit à d'autres dans le Dédale. Il a cet aspect martial, guerrier, et Concret qui manque ailleurs. Les murs, même s'ils sont de chair, ne suintent pas, ne bavent pas. Et pour peu qu'ils aient été gris, l'on aurait facilement pu croire à un édifice creusé à même la roche de la montagne. Une structure plus rigide, plus spartiate, une architecture pratique, mais... Mais assez majestueuse.

Là, j'attends, au milieu du grand vide inoccupé de cet endroit. Il n'est pas rare que l'arène soit fréquentée, mais... Mais il y a comme un frisson. Comme un murmure dans l'air, qui intime à ceux qui ne sont pas invités d'éviter cet endroit. Et à vrai dire, une seule personne est invitée.

Celle destinée à être la nouvelle Maître des lieux après moi.

Bien assez tôt, je la vois arriver. Engoncée dans une armure familière... Quelque chose qui résonne. Depuis l'entrée qu'elle a empruntée, elle arrivera directement en contrebas, dans l'aire de combat de l'arène. Plus haut, elle pourra la voir : la silhouette d'un homme à la peau de cendres, nappée d'une aura au rouge doux, drapée dans une tunique prés du corps, ouvragée, avec un pantalon de lin aux jambes. Une drôle de chaleur qui se dégage de la forme, jambes croisées, accoudé contre le trône. La neutralité au visage, j'avise en contrebas, une curiosité qui pétille dans mes yeux noirs.

- Ghanima, je présume. Morrigan est arrivée avant toi pour t'annoncer.

Une oeillade vers les femmes qui l'accompagnent. Un songe dans le regard, une question à mon esprit. Et qui sont-elles supposées être, celles-là?

Lentement, décroiser mes jambes. Me lever, puis descendre les marches des gradins jusqu'à arriver au rebord. Là, l'enjamber, et me laisser tomber souplement au niveau de l'arène. Me redresser, et faire quelques pas vers elle.

- Zvezdan, Pontifex d'Arès. Et toi donc Ghanima, Cardinale de la Guerre. Un dernier pas en avant. Je m'arrête, balaie la salle du regard. Puis reporte de nouveau mon regard vers toi. Je me suis laissé dire que se rencontrer ici plutôt qu'au milieu d'un couloir organique pourrait être plus approprié.

Un fin sourire au coin des lèvres. Et ces yeux qui sondent.
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Message Re: [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]   [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] EmptyVen 26 Fév - 1:09
Une étrange sensation émane de la cuirasse alors que j’avance, avec mes sœurs derrière moi, dans cette bouche infâme. Je peux sentir le souffle méphitique grogner, cette chose abjecte se soulever au rythme d’une respiration damnée. Cela révulse toutes les fibres de mon être. Cet endroit… Peut-être qu’il est plus difficile encore d’y survivre que dans le coeur du désert, bien que j’en doute. Mais la force qui ressort de cet endroit transpire la transcription, la corruption. Une force, semblable à un acier dont on aurait raté l’épuration, une force gavée de particulier superflu, qui ne font que conduire la lame à son explosion. Mais c’est autre chose qui me préoccupe ici. Cette impression de… contentement, oui, c’est le mot, de contentement, qui émane de la cuirasse. Elle n’a montré que du désir, de la faim. Une soif de conquête et de conflit que j’ai eu le plus grand mal à canalisée. Une soif de conquête qui me ronge encore car j’entends sa voix me murmure doucement de détruire cet endroit et de mettre à bas ces murailles…

Alors je le vois, cet homme qui est à l’origine de cet état de la cuirasse. Comme un animal qui… retrouverait un maître qu’il n’a pas vu depuis longtemps. Ou comme un enfant qui retrouverait son père, lui montrant, en bombant le torse, l’homme qu’il est maintenant devenu. Je ne comprends pas vraiment encore les émotions qu’elle me murmure, mais je sais que mes mères l’en détourne. Lui, elle ne veut pas le conquérir et de lui, il émane la même aura que celle qui m’a fait venir ici. Est-ce lui qui m’a appelé. J’avance donc vers lui, le casque sous le bras et d’un geste de la main, simple mais impérieux, j’ordonne aux quelques vaillantes sœurs qui m’ont suivit de s’arrêter. Elle ne pose aucune question, elle s’arrête, simplement, et me laisse aller seule au-devant de cet étrange humain à la peau cendrée. Une monstruosité de l’eau ou bien de cet endroit ? En tout cas, il a l’air… d’une lame. D’une force pure, bien forgée. Pas seulement d’ici donc, je suppose. Les mères me murmurent de me méfier de lui. Mais il est prophète et parle pour les dieux, je le sais, je le sens, je le comprends !

Je lève les yeux vers lui et je vois dans ses yeux la lumière de la curiosité. Celui qui cherche cependant à trop regarder le soleil, fini toujours par s’y brûler. Montre moi ce que tu regardes comme ça, prophète, et je comprendrais qui tu es. Oui, mères, je sais. Je suis dans son arène, dans son antre. Il est roi du sang dans un domaine d’os. Je le suis du regard pendant qu’il descend. Alors, le roi de sang abandonne son trône. Il ne prend pas de haut ceux qui se présentent à lui. Je n’ai pas l’habitude de ployer le genou, et j’espère que ce n’est pas ce qu’il attend de moi. Il sait qui je suis, il sait qui nous sommes, mères. Notre sœur le lui a sûrement expliqué. Et je sens qu’il a les réponses dont j’ai besoin. Qu’il suinte des pores de sa peau, une force semblable à celle qui m’a fait quitter mon désert, après la nuit de rouge et d’obsidienne. Je plonge mes yeux dans les siens un instant avant de répondre :

« - En effet. Je suis Ghanima, et visiblement, cardinale de la guerre. J’ai bien des questions pour toi… Zvezdan, Pontifex d'Arès. Et j’espère que tu as mes réponses. »

Je l’observe alors silencieusement quelques secondes. Quelle est cette impression qui émane de lui ? Il est un homme mais… les mères se méfient de lui, certes, mais elles éprouvent du respect pour lui. Oui, il est fort nul doute qu’il pourrait faire saigner le sable. Je me demande pourquoi sa peau a la couleur de la cendre. Mais c’est une question pour un autre jour.

« - Cette… chose de métal sur mon dos semble te connaître. Elle semble… comme contente de te revoir. Elle fait naître le besoin de la conquête et de la guerre, pourtant… pourtant elle ne semble pas vouloir te conquérir toi… pourquoi ? Tu es une sorte prophète n’est ce pas ? Je peux le sentir… »

Oui, cette aura qui suinte des pores de ta peau, elle est celle d’un prophète véritable, celui qui entend les voix des dieux de jadis, des monstres des légendes des mères. Qui es-tu donc vraiment Zvezdan ? Et pourquoi ai-je l’impression qu’à tes côtés, je pourrais conquérir tout ce qui se présente sous mes yeux et imposer aux peuples de l’eau la rudesse du désert ?


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Message Re: [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]   [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] EmptyVen 26 Fév - 2:52
- Pose donc tes questions.

Elle est différente.
Différente de Morrigan. Très. « Soeur », m'a-t-elle dit... Mais je gage que ce n'est pas à prendre au sens littéral. Tu n'es pas une privée de mort, toi aussi, hm ? Va savoir. Tu m'as l'air... étrange, aussi, à ta façon. Un ressenti. Quelque chose qui émane de toi. Multiple. Quelque chose de familier, là aussi, mais différent. Et ces deux contraires se croisent beaucoup, quand je te fixe.

Plus martiale, plus rude. Plus spartiate. Et ces femmes derrière elle, elles suivent. Si elles suivent, c'est qu'elle mène. L'idée élargit subtilement mon sourire. Peut-être que la Cuirasse a bien choisie, là encore. Mais ton histoire à toi et Morrigan semble... Inhabituelle, même pour les standards de notre monde. Alors tu ne seras pas la seule à avoir des questions. Moi aussi, j'ai mes interrogations. Mais avant d'en arriver là...

- Aujourd'hui, elle te guide jusqu'ici. Jusque sur les champs de bataille, jusque la où la guerre résonne, que tu puisses y plonger. Jadis, elle me guidait moi. Le temps m'a appris à la déchaîner là où je veux faire couler le sang, plutôt que de suivre ses caprices à elle. Elle rage, elle murmure, la Cuirasse. Un murmure sans mots, sans phrase, sans réel sens. Un murmure d'instinct, de pulsions. De concepts. Conquérir, détruire, s'accaparer. Prendre et arracher. Elle s'immisce dans les humeurs, et elle joue. J'ai mis un moment à m'en rendre compte. Parce qu'elle est insidieuse, subtile. Des années durant, elle m'a mené par le bout de ma haine, de mes vengeances, pour satisfaire son propre appêtit. J'ai mis un long moment à comprendre que je n'étais pas Totalement moi, quand elle murmurait. J'ai mis un autre long moment à combattre son influence. Aujourd'hui, j'en suis libre. Mais... Je suis un vieux combat qu'elle a longtemps mené. Qu'elle a gagné un temps, puis qu'elle a finit par perdre. Alors aujourd'hui, elle sait. Aujourd'hui, elle a changée de guerre. De partenaire-ennemi.

Je dis ça, et je la fixe.
Maintenant, c'est toi. C'est toi, celle qu'elle aidera autant qu'elle ruinera. C'est toi, celle qui devra soit apprendre à garder son individualité, soit se laisser grignoter par la litanie du métal rouge.
Maintenant, c'est toi, Guerre.

- Prophète, tu dis, hm? Je souris doucement. Un léger rire. Puis quelque chose qui s'élève. Qui m'enveloppe. La nuance de rouge autour de ma silhouette éthérée devient plus concentrée, plus opaque. Un Cosmos rouge sombre, une brume de faciès déformés par les émotions d'un champ de bataille. La peur, la rage, le désespoir, , la frénésie folle. Juste un instant, ils font entendre leur voix : une cacophonie fantômatique, de cris murmurés, de chuchotements bruyants. Puis, ça s'arrête. Puis, je la fixe. Quelque chose du genre, oui. Je suis la Voix d'Arès, Dieu de la Guerre. Et si tu veux voir en moi un prophète, alors sache-le : Mes prophéties sont des prophéties de Conquête, de Raid et de Représailles, de Combats et de Mort. Je les écris à l'encre de sang, sur des parchemins de Champ de Bataille, à la plume de mes Armées. Mes prophéties ne sont pas Fantastiques, ni ne sont justes. Elles sont crasses et froides, portées par le Réel, ce qu'il a de meilleur et de pire.

Un peu d'envolée lyrique pour galvaniser les nouveaux venus, ça fait jamais de mal.
Une conviction forte et dominante dans la voix, je lui dis ces mots. Je lui annonce la couleur d'un avenir entre ces murs, et sans surprise, c'est la couleur de ces murs, justement : le rouge du sang et des chairs. Je lui dis la promesse d'Arès, la mienne... Différente de celle des autres.

- D'autres prophètes parlent pour d'autres Dieux. Ils te vendront de grandes utopies, de nobles idéaux pour une humanité qu'ils voudraient élever. Sur mes traits, un rictus. À ma voix, un sarcasme. Ils te vendront des mensonges. Des Rêves, dans un monde bien éveillé. Te vendront la Lumière, dans un monde bien sombre. Et il te demanderont de mourir pour ça : des Rêves destinés à ne jamais se réaliser, une Lumière, destinée à ne jamais briller.

Des menteurs ou des fous. Ceux qui y croient, et ceux qui le prèchent sans y croire... Lesquels sont les pires, en fin de compte ?

- Moi, je te vends ce monde. Pas celui des Dieux, pas leurs ambitions folles, pas la place d'un pion dans leur grande mascarade. Un silence. Je me ravise. Pas seulement. Je te vends ce que ta Cuirasse a perçu en toi. Je te vends ce qu'elle te murmure d'aller arracher. Je ne te demanderai pas de changer pour servir. De devenir quelque chose d'autre, pour un grand idéal abscons.

Sois qui tu veux, pourvu que le sang coule là où il doit couler.
Sois qui tu veux, pourvu que la terre brûle là où elle doit brûler.
Sois qui tu veux, pourvu que tu saches conquérir ce qui dois être conquis.
En somme : Sois qui tu veux, pourvu que tu saches quand tu dois devenir Guerre.


Une voix forte, mais posée. La voix d'un quelqu'un qui connaît sa vision, qui n'a pas besoin de la penser, la réfléchir. Les mots sortent naturellement, parce que je les ais assez répétés dans ma tête. La Vérité que je veux imposer entre ces murs.

Un court silence, pour jauger Ghanima du regard. Puis, d'un ton plus léger, je confesse.

- Les ombres entre ces murs iraient peut-être ajouter une nuance plus sombre à ce que je te promets. Mais c'est ce à quoi j'aspire.

Et toi, donc. Toi qui a répondu à l'appel. Maintenant que tu es là : à quoi est-ce que tu aspires ?

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Message Re: [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]   [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] EmptyVen 26 Fév - 18:38
Je regarde son corps et la force qui transpire de lui pendant qu’il me parle. J’ai vu ce que je voulais voir à la façon dont il m’a regardé. Il se pose les mêmes questions que moi. Il est de ceux qui ont l’habitude d’être écouté. Il parle comme un homme qui donne des ordres et chez qui, l’idée qu’on ne pourrait les suivre, ne traverse même pas ses pensées. Pourtant, il n’impose pas sa lame sur les autres. Ce qui fait de lui un chef compétent. L’avenir nous dira s’il est bon chef ou non. Il me faudra voir de quel acier il est forgé avant de voir s’il est vraiment bon ou non. Mais c’est plus ce qu’il a dire maintenant qui m’intéresse. Je l’écoute me parler de la cuirasse et je comprends ce qu’il sous-entend là dedans. Cette soif de conquête… cette volonté d’écraser, de broyer sous mon talon tout se qui se présente à moi, de voir le sang coulé et de me retrouver au coeur des pires mêlées, c’est de sa faute à elle. Et bien comme les autres, cette chose devra retrouver sa place. Et de nouveau, nos regards se croisent quand je lui réponds :

« - Je traite bien mes partenaires et j’offre le sang de mes ennemis à mes sœurs. Je suppose qu’il faudra trouver un entre deux. »

Appliquer simplement la logique de l’épée à cette chose ne sera pas facile. Mais il s’agit simplement d’un rapport de force. À moi de l’écraser et elle retrouvera sa place. À moi de me débarrasser du superflu pour qu’ensemble, nous puissions briller. Les mères m’aideront. Déjà je les entends glisser leurs conseils à mon oreille et s’il n’est pas sot, il devrait ressentir que je ne suis pas seul, jamais. Je l’écoute ensuite cracher sa diatribe. C’est le propre de tous les prophètes, de prêcher. La parole de ceux à qui les dieux murmures dans les oreilles est souvent intéressantes. Arès… ce nom ne me dit rien. Alors je demande aux mères et elle me parle des guerriers grecs de jadis. Elle me parle de cette ombre guerrière, ramenée dans les bagages du conquérant Alexandre. Des souvenirs lointains et mes yeux divaguent dans la mémoire profonde pendant qu’il parle. Je l’écoute lui et j’écoute les mères également.

Pour le reste, il y a des dieux partout, sauf à cet endroit. C’est le problème fatalement de ce labyrinthe de peau, de muscles et d’ossement. Cette pièce n’a pas dieux, pas la moindre petite trace de l’un d’eux. Fatalement, moi qui suis la voix du dieu du couteau, c’est peut être de là que me vient cette aversion pour cet endroit ? Un repaire de damnée. Il s’emporte dans ses paroles. Je pourrais presque tomber dans ce petit jeu. Mais j’en connais trop bien les ficelles. Je sais ce que cachent ces envolées lyriques et ces belles paroles. Je l’ai utilisé trop de fois sur mes sœurs, pour les envoyés, dans une bataille perdue d’avance, à la mort. Tu me laisses être ce que je veux ? Bien. Alors je serais la pierre à aiguiser qui fera de l’humanité une lame capable d’imposer sa logique de la force à tous les autres. Je serais la mère qui prendra les décisions difficiles pour ses enfants pour qu’ils puissent s’élever. Je serais la lame que tu sortiras de son fourreau pour qu’elle aille chercher ton sang. J’accepte cet échange, prophète d’Arès.

Il pourra sûrement voir que son discours ne m’a pas impressionné, qu’il ne m’a pas fait frémir, comme on ne peut faire frémir un général avec ce genre de discours. Mais j’en comprends la nécessité.

« - J’aspire à prêcher pour mon propre dieu, Zvezdan. Si tu es prophète de ton Arès, je suis prophétesse du couteau. Je suis la lame qui taille la faiblesse pour ne laisser que la force. Je suis la mère qui aide les enfants à grandir, même si c’est douloureux pour eux. Je suis la sœur qui protège la tribue. Alors je serais la guerre dont tu as besoin, car ce que tu veux que je sois, correspond à ce que je suis. »

Je lui réponds sur le même ton. S’il sait ce en quoi il croit, je le sais également. La logique de l’épée et le tranchant du couteau font parti de moi depuis que je suis petite, depuis que j’ai pour la première fois, trempé mes mains dans le sang et reçu le cadeau des mères.

« - Qu’est-ce que t’as raconté ma sœur ? »

Cela devrait te permettre de poser tes questions, Zvezdan.


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Message Re: [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]   [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] EmptySam 6 Mar - 21:09
- Domine plutôt qu'être dominée. Ça n'est pas beaucoup plus complexe que ça, à vrai dire.

La Cuirasse est retorse dans sa façon de fonctionner, mais simple dans son rapport au porteur. Entre-deux, équilibre, compromis... Tout ça n'est pas vraiment nécessaire. La finalité, c'est d'incarner la Cuirasse, plutôt que la laisser t'incarner. Sauras-tu faire ça ?
Tseh. Va savoir, après. Une présence de plus, une présence de moins... ça ne changerait visiblement pas grand chose dans ton cas, hm ?

Encore une bizarrerie venue de je ne sais où. Enfin, je sais, en partie, depuis ma rencontre avec Morrigan. Ou plutôt, je devine. Il faudra lever le mystère sur cette question-ci. Savoir ce qu'il en est de ces présences qui l'entourent, ce qu'il en est de cette Mort qui ne connaît pas la Mort, ce qu'il est de... Tout ça.

J'écoute, après ma tirade. J'écoute sa réponse. Un autre Dieu, hein ? Tseh. Soit. Soit, si ça t'amuse. Crois bien en ce que tu veux, sois bien qui tu veux. C'est ce que je t'ai dit, non ? D'autres de mes prédecesseurs n'auraient pas laissés passer cette espèce de drôle de double-allégeance dont tu parles. Moi ? Moi, je m'en fiche bien. Enfin. Des détails vont être le bienvenu, mais sur le papier...
Sur le papier, je m'en fiche...

- « Le Couteau ». Tu saurais m'en dire plus?

Je vois les contours d'une philosphie, avec les mots que tu me donnes. Mais des contours flous, et le flou, et je n'aime pas le flou. Pas quand ce n'est pas moi qui le manie aux dépens des autres, en tout cas.

« Tailler la faiblesse pour ne laisser que la force »... Tseh. Quelle genre de guerre est-ce que tu as pu bien vivre pour devenir qui tu es maintenant ? Je me rassure sur un point : tu n'es pas de ces recrues qui deviennent Berserker avant de devenir guerrier, ces gens qui ont cette puissance mais qui ne savent pas en faire grand chose, parce que ce n'est pas leur monde.
Tu ne découvre pas la Guerre avec Arès. Bien loin de là.

- Elle m'a expliqué qu'elle est... Née récemment. Que la mort n'a pas la même emprise sur elle que sur les autres. Qu'elle a senti l'appel, et qu'elle est venue ici avec quelqu'un d'autre. « Une sœur au sang chaud ». Une pause, un regard. L'ombre d'un sourire Un rituel, m'a-t-elle dit. Sa naissance. Un rituel, parce qu'il te fallait une arme pour ta guerre. Elle.

Curieux. Curieux de quel genre de Cosmos caché sous la mascarade d'une magie primitive a permis cette... Naissance. Curieux de cette fameuse guerre, curieux de quel genre d'ennemis ont bien pu s'attirer quelques éveillés qui ne jouent pas le jeu des Dieux. Alors dis moi donc.

- Explique-moi donc de quoi il est question, de façon un peu plus concrète.

Va savoir si les Cuirasses vont ont choisies par rapport à ça...
Un combat ailleurs. Qui pourraient nous concerner.
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Message Re: [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]   [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] EmptyDim 7 Mar - 13:44
Domine, plutôt que d’être dominé… Voilà des mots lourd de sens, une leçon que je peux comprendre, un conseil que je peux entendre. Jamais personne n’a su dominer celle que je suis. Ce jour arrivera sûrement. Ma force rencontrera ses limites et je devrais plier le genou. J’ai déjà été broyée par la guerre, j’ai déjà été soumise par la défaite, mais jamais dominée. De cet homme étrange à la peau grise se dégage la force de la faire. Je le sens, il est un animal particulièrement dangereux. Mais du genre qui a besoin des autres d’une façon étrange. Alors il ne dominera pas, il demandera, fort, violemment. Mais il demandera. Le genre de chef que je peux suivre oui. Après tout, ne sommes nous pas tous deux prophètes chargé de comprendre les mots du divin. Un rôle difficile d’autant plus que la nature de son dieu a l’air… chaotique. Plus que celle simple et tranchante du couteau. Je lui adresse un sourire quand il pose sa question :

« - La réponse est simple, Zvezdan. Il existe des dieux partout. Les pierres, l’air, l’eau, le sable, le désert, le sang, la mort, la guerre et ainsi de suite. Chaque chose qui existe est, car un dieu se trouve derrière elle. Il y a ceux qui savent comprendre les dessins des dieux. Je comprends celui du couteau. Je comprends sa haine envers la vie car on l’a arraché à la sienne pour le forger ou le tailler. Je comprends sa volonté de conquérir ce qu’on lui présente et d’imposer son tranchant. Je comprends son conflit avec l’air et la volonté du sang de les apaiser. Un peu comme tu fais pour ta guerre non ? Je parle à sa place. »

J’ai porté par réflexe plus qu’autre chose la main au couteau qui se trouve là à pendre à ma ceinture. Une belle pièce dans son fourreau de corne et de cuire richement décoré. Caressant le manche du pouce sur lequel ma main a pris. Peut-être pour me rassurer ? Ou retrouver la familiarité de quelque chose que je connais aussi bien que moi dans cet endroit étrange. Mais il me reste une chose à lui répondre :

« Enfin, il existe des dieux presque partout. Cet endroit… je déteste cet endroit. Il n’y a pas de dieux à l’intérieur. »

Et je plante mes yeux noirs dans les siens pour voir sa réponse. Cet endroit n’est-il pas sa maison après tout ? Je n’aurais pas bien pris que quelqu’un parle ainsi de ma demeure mais après tout, ne sommes nous pas sensé partager cet endroit ? Notre terre ? J’aimerais la voir brûler sous les flammes et passer par l’épée. Cette chose qui vit dans laquelle nous sommes, doit pouvoir mourir non ?

Puis c’est à son tour de poser les questions et il doit en avoir plein. Ma fille-sœur lui a parlé de nous, d’elle en particulier. Je ris brièvement quand il parle de la sœur au sang chaud. Et tombe la question sur la naissance de Morrigan. Je marque alors un temps de silence et il pourra voir sans mal que je réfléchis, que je rassemble mes souvenirs. Il est compliqué d’expliquer ça à quelqu’un qui ne comprend pas les mères et les sœurs. Qui ne peut entendre leurs voix et leurs conseils. Mais elle t’en a parlé, alors tu as le droit de savoir.

« - Oui. Nous avions besoin d’aide dans la guerre contre le peuple de l’eau et leur guerrier d’ombre et d’obsidienne. Alors j’ai demandé conseil aux mères. Aux premières mères et elles m’ont livrée un secret de mort et de chagrin. Elles m’ont expliqué quelque chose pour faire naître ma sœur mais… ces souvenirs sont morts quand je lui ai donné naissance. De même que la volonté de le refaire. Alors je ne peux pas vraiment répondre à ta question Zvezdan. Ces souvenirs sont morts quand elle a pris vie, avec un morceau de moi. »

Et nous avons perdu la guerre… Il ne reste plus que nous deux et les quelques âmes moitié vivante, moitié morte que j’ai ramassé sur la route pour faire renaître de nouveau le peuple des sœurs…


cuirasse de la Guerre:
 



Ils viendront à l'appel de la violence: leurs visages s'offriront au vent d'est et ils recueilleront le sable captif.
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Message Re: [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]   [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] EmptyDim 7 Mar - 14:29
Animiste, donc.
Intéressant. J'écoute ce qu'elle m'explique, attentif, curieux. Un curiosité d'Homme, plutôt qu'un curiosité de Pontifex. Le Couteau. J'écoute, tandis qu'elle porte la main à cette lame. Un joli couteau, à en juger simplement par le manche et le fourreau. Quelque chose d'ouvrage, quelque chose qui constraste avec la simplicité du reste de sa tenue.

J'écoute, et je souris. « Pas de Dieux à l'intérieur », tu dis, hein ? Le sourire à mes lèvres s'étire un peu plus. À mon regard, quelque chose qui pétille, un amusement étrange au fond du noir de mes prunelles. Si tu savais.

- Cet endroit est destiné à changer. Bientôt. Si ça ne tenait qu'à moi, il aurait changé depuis longtemps... Mais je ne suis Voix que depuis peu de temps. J'ai été Lame plutôt que Voix de longues années. À l'époque, ma priorité était à trancher. Pas à façonner.

Trancher des vies. Des vies de Pope, de Saints, de soldats de l'Empire, d'ennemis à ma cause. À Arès. Le hasard veut que les deux vont souvent ensembles.

- Mais déteste-le donc. Je l'ai détesté une époque aussi. Aujourd'hui, je me contente d'un mépris accoûtumé. Demain, je m'offrirai le luxe d'un fief plus à mon goût. Plus pratique. Moins... ça.

Et ce que je m'offre, vous y aurez droit vous aussi.

- Méfie-toi des murs, quoiqu'il en soit. Cet endroit a des oreilles, et c'est autant une métaphore que ça n'en est pas une.

Un regard entendu, un certain sérieux dans le noir de mes yeux. Je ne ferais pas l'erreur d'endormir ma méfiance envers ce qui dort. Car ce qui dort finira bien par se réveiller.
Si ça n'est pas déjà fait.

Mais assez de cet endroit. Parlons plutôt de toi. De vous, toi et Morrigan.
Là encore, j'écoute le récit. J'écoute, j'interprête. « Les mères ». Mais surtout... « Les Guerriers d'Ombre et d'Obsidienne ». La mention me fait plisser les yeux, subtilement. Je pense voir de quels genre d'ombre il peut être question.

- Je vois. D'où est-ce que vous venez exactement, toi et Morrigan ?

Une question, pour confirmer mon soupçon. Et tu pourras lire dans mon regard que je pense potentiellement en savoir plus. Tout dépend de ce que tu me réponds.
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Message Re: [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]   [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] EmptySam 13 Mar - 23:26
Je lui adresse un signe de tête et dans mes yeux, sûrement pourra-t-il lire tout l’intérêt que je porte à sa déclaration. Comme je la reçois avec le sérieux d’une promesse. Nous verrons donc ce que valent ta parole et celle de ton dieu, Zvezdan. Si tu changes cet endroit, tu auras fait preuve de ta force et de ton pouvoir. Sinon, et bien, je saurais que les ombres dévoreuses de dieux sont plus forte que la voix de ton maître. J’aimerais te voir gagner cependant. L’aversion que j’éprouve pour cet endroit est forte. Je comprends le reste de ta déclaration. Il est difficile de comprendre le message des dieux et ceux qui ont été choisi pour les entendre parler n’en ressorte jamais vraiment indemne. La proximité des divinités, d’une façon ou d’une autre, altère les mortels, pour le meilleur ou le pire. Je suis devenue la mère dure, la mère du couteau pour mon peuple et tous ou presque, maintenant reposent dans les bras aimants du désert. Un bref élan de tristesse passe dans mon coeur, peut être sur mon visage et déjà, les mères chantent dans mes oreilles. Elles sont toujours là après tout.

« - Je prends ton avertissement avec sérieux. Une chose capable d’éloigner l’âme des dieux n’est pas à prendre à la légère ou avec présomption. La mort attend simplement ceux-là. Ma sœur saura leur trouver une place. »

Voilà ce que je lui réponds simplement. Il connaît cet endroit et cette chose de métal qui recouvre mon corps mieux que moi. Je ne comprends pas entièrement son avertissement, du moins sa teneur, mais je comprends ce qui attend les idiots et les égarés. Cet endroit est après tout, un désert sans dieux, un désert mort. Et pour la suite, il pose une question simple.

« - Du désert profond. »

Je laisse un temps de réponse, il est vrai que le peuple de l’eau n’a pas les mêmes noms que nous pour les choses et les lieux. Pendant ce bref silence de quelques secondes, je laisse les mères me susurrer à l’oreille les réponses à ses questions dans mon oreille pour que les noms du peuple de l’eau coïncident avec les nôtres.

« - Pour toi, cela doit être le désert dans l’empire perse. Ma guerre était contre eux et leurs soldats d’obsidienne et de noirs. Ce n’est pas de ma sœur dont j’aurais eu besoin pour livrer ma guerre, mais de ce genre d’armure. »


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Message Re: [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]   [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] EmptyMer 17 Mar - 10:18
Tu peux. Tu peux le prendre au sérieux, mon avertissement.

Un simple signe de tête en guise de réponse, je l'écoute développer sur son origine. « Désert profond », un début de réponse, mais incomplet. Mais c'est comme... Comme si on lui susurrait un texte, après cette première réponse approximative. Et ce n'est pas la première fois dans la conversation que j'ai cette impression.
Mais soit. La perse, donc.

- Les guerriers que tu as rencontré se font appeler Spectres. Ce sont des serviteurs d'Hadès, le Dieu des enfers grecs. Leurs desseins sont tournés vers la mort et la destruction. Pas celle pour reconstruire derrière, pas celle pour conquérir sur les ruines. Celle qui se suffit à elle-même. D'absurdes desseins, comme le sont souvent ceux des Olympiens. Jadis, parait-il que nous avons été alliés. Aujourd'hui, ce sont des guerriers discrets, qui peinent à sortir des limites du territoire Perse, et que je n'ai jamais vu de mes yeux vu tenir leur rôle de soutien. Une indifférence acide, dans mes mots. Je parlerai plutôt de neutralité en ce qui me concerne, donc.

Même si la réalité est quelque peu plus compliquée que ça, avec le Roisin Dubh... Mais ça, c'est une conversation pour une autre fois. D'abord... Un silence, puis mon regard qui la fixe plus intensément, un court instant.

- Tu n'es pas seule. Quand les mots et réponses te manquent, on te souffle la réplique à l'oreille. « Le conseil de mères »?

Guerrière animiste issue d'une Tribu matriarcale perdue au fond du désert Perse. Rodée dans les arts d'une magie de Cosmos curieuse, assez puissante pour avoir ramené la vie d'une Mort qui n'est jamais vraiment morte.

Tseh. Plus le temps passe, plus j'ai l'impression que le goût des Cuirasses tend vers l'extravagance, l'improbable mystique. Qu'en sera-t-il du prochain ? Un voyageur du temps ?

- Ta nouvelle Guerre sera contre l'Empire Byzantin, et derrière lui les Saints, les guerriers d'Or et de Mensonge. Ceux qui prétendent servir aussi la Guerre, mais qui rampent aux pieds d'une Déesse pétrie de contradictions et tromperies. Celle qui justifie sa soif de pouvoir derrière de vains idéaux irréalisables. Tu apprendras à les connaître, pour mieux les combattre. Ils ont pour eux le nombre et l'influence, alors nous devrons avoir pour nous l'ingéniosité et l'impitoyable.

Par exemple, en réduisant cette supériorité numérique via quelques alliances ça et là. Pour que bien assez tôt, le Goliath se retrouve assailli d'une horde de David.

- Bien assez tôt, je reviendrais ici en chair et en os. Là, j'appellerai les Fléaux. Guerre, Mort, Pestilence et Famine. Là, tu sauras quel chemin emprunter pour arriver jusque sur les champs de bataille. Prépare-toi. La Guerre des Dieux du ciel est bien différente de celle des Hommes. Plus grande, gigantesque, faite d'enjeux qui te dépassent toi et moi. N'oublie pas ce que tu sais, mais attends-toi à le remettre en question. Les Lois du conflit changent, dans le cadre des caprices Olympiens.

Les yeux d'abysse vont chercher les tiens.

- Ceux qui ne s'adaptent pas sont les premiers à mourir. Bien souvent, une mort vaine, plutôt qu'utile.

à choisir, je préfère des guerriers vivants et utiles.
S'ils doivent mourir, je leur préfère une mort qui emporte des ennemis dans la tombe.
Ceux qui meurent seuls dans leur coin, tués par leur bêtise, ce sont encore ceux qui connaissent la pire mort.

La mort sans sens, ni héritage. Si ce n'est celui de la honte.
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Message Re: [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]   [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] EmptyJeu 18 Mar - 18:10
Je l’écoute avec attention. Des détails enfouis dans la mémoire profonde des mères. Certains souvenirs leur reviennent alors qu’elles me parlent et j’entends leurs voix. Il a raison. Nous avons fait la guerre aux serviteurs d’un dieu puissant, alors comment pouvions nous gagner, nous qui n’avions que le dieu du couteau de notre côté ? Plutôt, voilà ce que nous sommes devenues. Nous avons, à notre façon, surmonté la mort. Mais tu n’es ni idiot ni aveugle, Zvezdan. Tu sais reconnaître la soif de conquête de la guerre, la pulsion de cette dernière tu sauras sûrement lire dans mon regard que cette soif n’est pas éteinte encore. Que ma guerre n’est pas vraiment terminée. Alors, quand il termine, je lui adresse un sourire amusé.

« - Je ne sais pas si la neutralité tiendra longtemps, contenu du rôle que ma sœur et moi occupons maintenant dans ton armée. Mais après tout, c’est ton problème maintenant, n’est ce pas ? »

Un nouveau sourire se dessine sur mon visage quand il parle des mères. Ou plutôt, une légion de sourire dessiné, non pas sur mes lèvres, mais dans la profondeur de mes yeux.

« - Quelque chose comme ça. Elles m’aident et m’apportent leur sagesse. Elles t’aiment bien, c’est rare, qu’elles apprécient un homme de cette façon. »

Qu’il est étrange de se retrouver de l’autre côté. Est-ce donc à ça que je ressemblais quand je parlais à mes sœurs et que j’ai levé les tribus du désert profond pour faire la guerre à ces spectres dont il m’a parlé ? Il cherche à me conduire sur son chemin, à doucement murmuré les mots de miel qui feront de ses idées les miennes, de mes sacrifices des accomplissements, et non pas simplement les marches de ses désirs et de ses ambitions. J’aurais peut-être pu la voir un accomplissement si je n’avais pas déjà goûté l’amertume de la fin et le plafond de verre des ambitions. Mais tu as l’air déjà d’avoir atteint le tiens, Zvezdan, et d’avoir le désire et la force de le dépasser. Alors avec toi, je pourrais sûrement briser le toit qui endigue ma soif à moi et nous pourrons partager un vin de sang ensemble. Sûrement.

« - Penses-tu tes idéaux plus réalistes que ceux de cette déesse que tu sembles abhorrer ? N’est-ce pas là le propre des idéaux, de ne justement pas pouvoir subir l’épreuve du réel et du couteau ? »

Je sens monter en moi un profond contentement, un profond désir. J’y prête plus attention qu’avant. J’ai toujours eu l’habitude de ne jamais être seule avec moi-même. Alors cette volonté supplémentaire aurait pu se fondre dans la masse. Mais les mères l’ont repoussé quand je ne pouvais pas, mais son influence est forte. Je la lis avec plus de clarté maintenant. Tu as les mots justes pour parler à ta cuirasse, Zvezdan. Tout comme tu as ceux pour me parler à moi. Si l’idéal ne m’intéresse pas vraiment, la logique de l’épée elle, me parle bien plus. Voilà la pierre à aiguiser parfaite que tu m’offres pour tailler l’acier de mes enfants et ainsi, leur faire connaître le firmament de leur accomplissement. Le devoir de celle qui parle pour la lame. Et nos yeux se croisent, ta réplique sur l’adaptation m’arrachant un sourire de contentement. Sur ça au moins, nous parlons d’une même voix.

« - Appel alors, et je répondrais. Ma loyauté et mon couteau sont tiens. Mais j’aimerai en retour quelque chose de toi. J’aimerais que tu sois honnête. Je ne connais que trop bien le miel qu’il faut glisser dans l’oreille des gens pour les envoyer mourir. Et à un moment, tu vas m’envoyer mourir. Je veux juste de toi la vérité, pas le miel. L’amertume plutôt que le sucre. L’acier tranchant de tes ambitions, en somme. »

Et ainsi, je pourrais voir le genre d’homme que tu es vraiment. Zvezdan. Tu aurais fait une formidable mère. Bien meilleure que je ne le serais jamais. Mais tu es né si loin du désert et des dieux, que j’en éprouve pour toi, une forme de tristesse.


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Message Re: [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]   [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] EmptySam 20 Mar - 17:47
- Va savoir. On verra le moment dit. En l'état actuel, être allié, ennemi, ou en rapports neutres avec une force littéralement inexistante ne change pas grand chose. Les Spectres ne sont à peu de choses prés jamais vus en dehors de la Perse. Un sourire. Qu'ils viennent vers moi avec des mots de reproche, après des années de silence. Je saurais les accueillir.

à la sauce Berserker.
Mais oui. Mon problème, pas le tiens. Alors si d'aventure je décide la neutralité ou l'alliance avec eux, tu devras suivre ou disparaître. Comme Haldor l'a fait. Entre nous, cela dit ? Le long terme ne me dessinera sans doute pas de grande amitié durable avec les pions d'Hadès. Une entente ambiguë avec ses marionnettes du Roisin Dubh me paraît suffisante.
Les choses sont déjà assez complexes sans y ajouter plus.

Les Mères, donc. Les présences. Des âmes d'auparavant, qui ont tenus de leur vivant le même rôle que tu as tenu chez toi, j'imagine. C'est ce que je crois comprendre des contours de ce que tu m'as dit et de ce que m'a dit Morrigan aussi. Intéressant.

- Sans doute qu'elles peuvent lire la vie que j'ai passé à sortir la lame de son fourreau. À honorer ton Dieu, à ma façon. Un sourire. Sans doute qu'elles peuvent sentir que ce n'est pas un hasard, si j'ai porté cette Cuirasse avant toi.

Guerre voulait un guerrier. Elle a obtenu ça et bien plus. Un Général, puis finalement, une voix. La voix du Dieu de la Guerre. À y baigner depuis le plus jeune âge, on finit par en tirer quelque chose, hm ?
La Guerre nous prend tend, elle ne peut que donner en retour, pour qu'un équilibre subsiste.

Donner la force, celle du combattant celle de l'esprit, celle de l'âme. Celle du corps, mais aussi, celle qui réfléchit. Au finir de tout, la guerre est un conflit, et un conflit est une opposition de force. Alors il faut être fort en tout, pour être un vrai guerrier. Ou tout du moins, y aspirer.
Tseh. « Vrai guerrier » au sens branlette philosophique du terme, entendons-nous bien.
N'importe quelle brute avec un vécu difficile, un corps fait pour la bataille et une expérience du combat peut faire un vrai guerrier au sens pratique du terme.
Puis vient la Discipline. Ce qui dissocie le guerrier du soldat.

J'écoute ta question, et je te souris. Tu n'as pas totalement tort. Mais tu apprendras que j'aime tutoyer l'impossible. Parce que souvent, ce qui se cache derrière ce que le commun des mortels appelle « l'impossible » relève du possible pour nous autres éveillés.
À distinguer de l'Impossible avec un grand I, celui où même les Dieux sont démunis.

- Athéna vend à ses fidèles une humanité sans passion, gouvernée que par la Raison pour arriver à une Terre sans conflits.
Je vends à ceux qui me suivent le sang et la sueur, la mort sur un champ de bataille, et le butin de la conquête pour ceux qui survivent. Je leur vends une existence qu'ils peuvent mener comme ils la souhaitent, tant que ça n'interfère pas avec leur rôle guerrier.


Un regard. Un sourire.

- Entre celle qui pense pouvoir réfréner les instincts humains pour obtenir un monde sans conflit, et celui qui pense pouvoir conquérir et vivre jusqu'à finir par en mourir comme n'importe qui d'autre... Qui est dans l'irréaliste, d'après toi ?

Mon sourire s'élargi, confiant. Est-ce si absurde que ça, quand je le présente comme ça ?
Mon idéal est simple : Qu'ils aillent au Diable, ces Dieux qui se pensent mieux que nous pour guider l'Humanité. L'histoire du monde est pleine d'erreurs des êtres pensants de cette face du réel... Des erreurs d'Homme, de Dieux, d'autres. Vous n'êtes pas meilleurs que nous. Vous ne savez pas mieux gouverner cette terre.
Vous êtes des enfants capricieux avec le pouvoir de façonner la réalité selon votre bon vouloir.
Rien de plus, rien de moins.

Quitte à nous imposer vos vanités, essayez de prôner des idées réalisables, hm ?
Plutôt que de sacrifier des montagnes au nom d'un Rêve qui ne sera jamais plus que ça.

- Tu l'auras. Je sais mentir, mais ce n'est pas à mes généraux que je réserve mes mensonges. Un rictus plus féroce. Un amusement teinté de mordant. Les gens ici sont destinés à mourir pour quelque chose de plus grand. Il y a ceux qui le savent et gardent cette certitude à chacune de leur respiration, les fous qui ne le voient pas, mais voient autre chose, et les lâches qui ne dureront de toute façon pas. Un soufflement de nez. Encore que ceux-là, je peux les utiliser autrement, parfois...

Chacun sa place, dans la grande machinerie Berserker.
La Meute. Même ici, nous avons besoin d'Omégas.

- Tu auras l'acier. Le rouge qui va avec, le butin qui va avec, la douleur qui va avec, et tôt ou tard la mort qui va avec. Essaie simplement de la retarder le plus possible.

C'est la règle du jeu, et tu la connais bien, non ?
Tuer pour ne pas être tué, ne pas mourir pour continuer à combattre.
Encore que toi, tu sembles pouvoir tricher... N'est-ce pas, Mères ?
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Message Re: [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan]   [Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] EmptyLun 22 Mar - 17:37
Je l’écoute me parler des ces spectres qui ont fait tant de mal aux mieux. La rage des mères est forte, leur volonté de vaincre puissante. Mais j’ai déjà dirigé mon regard vers autre chose. Elles ne sont que les ombres de mon âme, elles n’ont plus le corps et n’ont jamais eu les moyens de cette haine. Pourtant, je leur accorde une chose : ces spectres devront subir un jour ou l’autre la violence de la lame. C’est une question de principe, de dignité, de foi. Eux même devront être forgé dans les mêmes flammes que les miens. Eux qui pensent savoir comment vivre avec le désert et survivre dans ses fournaises. Leurs flammes d’outre-tombe ne sont rien par rapport à la violence de la vie qui existe toujours malgré l’impossible. C’est ce que je suis : la lame qui fera exister l’humanité. Je lui adresse alors un sourire amusé, un petit rire même. Il s’aime beaucoup, ce n’est pas un mal. Un chef qui se déteste lui-même ne mène jamais longtemps ses troupes.

« - Elle voit surtout que tu ne fais pas que parler des choses que tu voudrais faire, que tu finis par les faire. Beaucoup trop d’hommes parlent plus qu’ils n’agissent. J’espère que nous ne nous trompons pas sur toi, Zvezdan. »

Je l’écoute exposer les griefs qu’il a contre l’idéologie de cette déesse. Les mères me parlent de cette sagesse qu’il semble détester, au point où cette offense semble… personnel. Qu’est-ce que cette déesse t’a pris, Zvezdan, pour que toi, qui ne sembles pas homme d’idéal, s’embrase soudainement ? Je te demanderais plus tard, quand nous nous connaîtrons mieux. Mais dans un sens, je peux comprendre ta logique, comme je peux comprendre celle de cette déesse. Aucune des deux ne m’intéresse vraiment. Mais je dois t’accorder qu’elle ne semblerait pas capable de me donner ce dont j’ai besoin pour forger mes enfants, alors que toi, tu sembles près à ces sacrifices. Ce que je respecte. Alors, quand tu me demandes ma réponse, je lève mes épaules.

« - C’est du pareil au même pour moi. La conquête est tout aussi irréaliste que plier l’humanité. Mais ici, tout est question de philosophie. Et la philosophie, c’est chercher à définir le réel sans le comprendre vraiment. Je préfère la logique de l’épée à l’idéal. Plus froid, plus pragmatique, plus utile. Mais ce que tu vends se rapproche plus de ce que je cherche. »

La suite par contre de notre conversation est la plus importante. Je saurais suivre un idéaliste, même s’il était naïf, ce que tu n’es pas. Je ne saurais pas suivre un menteur et un fou. Alors de tes prochains mots et de ta capacité à les tenir dépendra ma loyauté. Je te suivrais jusqu’à la mort que je repousserais le plus longtemps possible, jusqu’à l’embrassé et rejoindre l’essence de ma sœur. C’est une réalité avec laquelle je vis depuis toujours. La mort fait parti du désert à chaque instant. Les mensonges n’ont pas leur place dans ce monde. De nouveau, un sourire vient étirer mes lèvres et j’entends le débat des mères. Tu fais naître le chaos dans mon monde intérieur. Je ferme les yeux un instant, le temps de les remettre toutes à leur place. Puis, après une grande inspiration je me retourne vers toi :

« - Je connais, oui, les règles de la guerre. Je te suivrais. Tant que tu ne me mentiras pas, je te suivrais. Le marché me semble… équitable. »

Et j’incline légèrement la tête face à toi. Notre accord scellé par les mots et il le sera sûrement par le sang quand tu seras autre chose qu’une ombre, n’est ce pas ?


cuirasse de la Guerre:
 



Ils viendront à l'appel de la violence: leurs visages s'offriront au vent d'est et ils recueilleront le sable captif.
[Fin mars 553] - Tout ça pour ça ? [PV : Zvezdan] Ghanim16
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