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Avril 553 AD (Jusqu'au 5 mai 2021)
 
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 [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]

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ZvezdanZvezdanArmure :
Pontifex

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[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-bleu1800/1800[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-bleu  (1800/1800)
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[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-rouge1350/1350[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-rouge  (1350/1350)
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Message [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptyVen 12 Mar - 16:32
Agacement.
À peine de retour et tant à gérer.
À peine de retour et à cheval entre mes ambitions et mes émotions.
Les émotions fortes de Camelot à gérer. Celles sombres et courroucées du Cardinal, et celles contradictoires et Chaotiques du Zvezdan aventureux. Et à tout ça s'ajoute les quelques... Affaires au Dédale pendant mon absence.

Au finir de tout ça, mon impression sur le moment... C'est que trop de monde a l'air de penser que je suis le genre de type qu'il fait bon aller prendre pour un con.

De fait : Quelques rappels s'imposent. Parmi eux, un qui attend depuis maintenant trop longtemps. Un rappel à envoyer à ces Saints qui pensent pouvoir squatter devant mon palier impunément, cachés derrière la logistique de leur précieux Empire.

Quelques rappels s'imposent, oui. Quelques rencontres, quelques discussions. Le Dédale a attiré de nouvelles têtes, récemment. Des têtes gradées. Et c'est avec eux que la suite va se dessiner. Les leaders des armées d'Arès.
Parlons, donc. Parlons, mais dans un cadre plus plaisant que celui de la dernière réunion des Cardinaux. Ou au moins... Plus intimiste. Tranquille.
Sans gêneur.

Par-delà l'Autel au fin fond du Dédale, le long couloir, là où l'organique est remplacé par la roche sculptée. Un arche à passer, et une pièce à découvrir. Une grande salle taillée à même la roche de la montagne. Profonde, faite en longueur, des tapisseries rouges disséminées ça et là, des fresques de bataille gravées à même le mur. Tables et divans sur les côtés, entrées vers d'autres pièces disséminées le long de l'endroit, et au fond de la pièce, le fameux trône de pierre. Les divers braseros et torches mêlés aux tons chauds du tissu contrastent avec la froideur de la roche, et le tout donne une pièce majestueuse, mais tout à la fois étrangement intimiste.

Là, quelques pas pour s'enfoncer dans la pièce, jusqu'à trouver une entrée sur la gauche, entourée de deux statues guerrières, voilée que par un fin rideau, là encore.

Ici, une pièce plus modeste, mais bien fournie. Éclairée aux torches et bougies, ornée de de quelques décorations murales et armes d'apparat, on y trouve des étagères remplies de documents divers et variés en pagaille. Au centre de la pièce, une table rectangulaire, longue, tapissée de deux cartes : une de la région, et une autre du monde connu. Autour de cette table, cinq chaises : Deux à chaque extrémités, et une au bout. La mienne.

Ici, j'attends, pieds sur la table, une pièce de monnaie qui jongle entre mes phalanges. Cette fois-ci en personne, pas projeté comme une aura éthérée. Cette fois-ci, avec des consignes à donner.
L'appel a été lancé. Une impulsion au travers des Cuirasses, un murmure à l'esprit des Cardinaux.

Venez à moi. Nous avons une guerre à planifier.
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MorriganMorriganArmure :
Cardinal de la Mort

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[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-bleu1500/1500[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-bleu  (1500/1500)
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[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-rouge750/750[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-rouge  (750/750)
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[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-jaune1800/1800[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-jaune  (1800/1800)
Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptySam 13 Mar - 13:18
Depuis plusieurs jours maintenant, j’avais eu le loisir de rencontrer quelques visages supplémentaires. Autant de personnalités particulières dans le goût des réflexions que le Pontifex avait pu me faire. Des troupes à commander qui pouvaient être compliquées à mener, à guider. Un exercice parfois difficile, mais qui n’était pas décourageant pour autant. Dans la plupart des cas, j’étais parvenue à discerner de cette lueur qui me faisait dire que les Berserkers n’attendaient que le moment de trouver un sens à leurs combats, leurs tourments. C’était le nouveau rôle que nous autres, cardinaux, nous voyions attribués. Et je savais que ma sœur Ghanima ne serait pas en reste en la matière. N’avait-elle pas mené, après tout, ses sœurs au combat ? N’avait-elle pas triomphé, en dépit des nombreuses pertes ? Des pertes résorbées sur le chemin menant jusqu’au Dédale. Signe de la lumière qu’elle pouvait déployer, pour son rêve dément de Destructions. Un air de froideur, qui dissimulait en son cœur une vive chaleur que j’avais distinctement ressenti au moment de notre étreinte, à ma naissance.

Songeuse, je vaquais à mes occupations, toute attentionnée à réorganiser l’armée des Cendres. Autant de soldats dont le visage passait de la crainte au soulagement entre le moment où ils se préparaient à rencontrer leur nouvelle maîtresse, et celui où ils en sortaient. Bienveillante, je montrais des qualités qui pouvaient apparaître comme des défauts fatals… Des défauts mortels, si je ne possédais pas en moi de cette puissance qui me permettait d’imposer ma Vision. Une force silencieuse, qui n’avait pas besoin d’être exprimée pour servir de menace. Une menace superflue, si on oubliait qu’elle me permettait de présenter ce sourire chaleureux, ce regard particulier devenu si rare dans cette cathédrale. De ces regards qui regardent vraiment et font exister. Aucun n’était insignifiant à mes yeux. Et sans doute, ce ressenti que je laissais avait quelque chose de rafraîchissant. En tant que Mort, j’étais protectrice, attentive à ce que mes suivants s’épanouissent dans leur Vie. Un paradoxe que je me plaisais à entretenir. Car ce paradoxe était Moi.

En parallèle, je réfléchissais. Je visualisais les changements qui pouvaient subvenir dans le domaine de la Grotte des Crânes. Un environnement qui exprimerait celle que j’étais. Sans doute, pour se faire, blesserais-je un peu la nature sinistre de ce Dédale qui dévorait la faiblesse sans ménagement. Cette faiblesse, je voulais la faire vibrer, la rassurer, lui montrer qu’elle pouvait couver une force insoupçonnée. Une force capable de s’adapter aux Tourments de ce château de désespoir qui ne devait être vu comme un mur. Plus depuis que le Pontifex avait pris sa fonction. Encore moins à présent que j’étais là, pour le servir.

Et cette loyauté, elle trouverait à s’exprimer après que je ressente dans ma cuirasse l’Appel de mon Maître. De ce dernier, je ne me ferai pas désirer. Aussi, serai-je visiblement la première à rejoindre le si précieux refuge de Zvezdan qui m’avait tant rassuré à mon arrivée ici. Car oui, je ne pouvais pas me satisfaire d’un nid qui s’imposait à moi comme un mur sur lequel je ne pouvais faire que m’écraser. Non, cet homme m’avait montré une autre facette ou plutôt… une caractéristique fondamentale, que j’avais échoué à voir en dépit de son évidence. Ce lieu était vivant. En cela, il pouvait évoluer. Prendre un autre visage. Ouvrir une brèche de sorte à laisser entrevoir la lueur d’un espoir. Un Rêve qui pouvait se constituer, qui se gagnerait dans le Fer et le Sang, sans que ce ne soit une fin en soi. Car je n’avais pas en moi de cette Rage aveugle m’incitant à la Destruction. J’entendais reconstruire, pour briser les entraves qui retenaient la Vie de s’épanouir, sans distinction, pour que chaque Mort retrouve sa valeur Véritable. Celle qui retirait de vraies expériences, afin de faire grandir l’Âme.

Ainsi, j’entrais la première, adressant mon sourire le plus ravi en remarquant que le Pontifex était présent en chair et en os. Maintenant qu’il était revenu de sa visite à Camelot, nous pouvions ensemble commencer de bel ouvrage qu’il m’avait promis. Le saluant, je cherchais dans ses yeux la permission que je m’installe. Une fois fait, je le faisais, me posant sur la place à sa droite. D’une grâce naturelle, je me languissais d’éventuels nouveaux visages que je pourrais trouver sur ces autres places vacantes.

– Le moment est donc venu de prendre mon temps, ma sueur et mon sang. J’ai grande hâte de servir votre premier ouvrage, Pontifex.

Derrière mes yeux, cette lueur d’excitation nimbée d’une teinte d’impatience. Mais de patience, tout de même, j’en possédais bien assez. Une force tranquille.


Merci pour l'avatar Gawa !
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] Morrig12
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GhanimaGhanimaArmure :
Cuirasse de la guerre
Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptySam 13 Mar - 23:09
Je déteste cet endroit et son absence de dieux. Mais le propre de l’homme c’est de s’adapter, la force impose de savoir survivre et après tout, la force du désert est supérieur à celle de cet endroit. Il est difficile pour moi de vivre ici. De ne pas subir le poids accablant du soleil, de ne pas sentir le sol s’effriter sous mes pieds et de sentir le monde trembler autour du moi quand le vent décide de le balayer. Cet endroit, fatalement, impose son calme. Mais il est loin de l’indolente faiblesse du peuple de l’eau. Il impose la force de ceux qui doivent vivre dans l’ombre des dieux, dans l’ombre de la foi et de ses principes, dans l’ombre même de l’existence. Alors, pour survivre ici, oui, il faut de la force. En témoigne le sort des sœurs que j’ai ramené avec moi sur la route. Elles sont mortes, du moins, pas toutes. Les filles à entrer dans le Dédale avec moi étaient cinq, il n’en reste plus que trois. L’une a succombé à une infection récoltée lors d’un combat avant notre arrivée. L’autre a disparu, sûrement dévorée par cet endroit ou les monstres qui le peuplent.

J’ai pris mes marques aussi, en tant que générale, en tant que conquérante. Mais conquérir quoi ? Je suis curieuse de voir les mots de ce fantôme de la guerre que j’ai pu rencontrer. Je suis curieux aussi de voir s’il dégage la même force quand il n’est pas simple projection de sa puissance ou si fatalement, il fait parti de ceux dont l’âme est plus puissante que le corps, ceux qui, dans ce déséquilibre, ne font jamais bien loin. La cuirasse n’a eu de cesse de m’encourager à conquérir ce qui pouvait croiser ma route. Mais je lui ai opposé l’imbattable mur de volonté que le désert a forgé. Elle peut influencer sur une âme, mais pas sur la légion des mères qui m’accompagnent. Et puis, comme une réponse à mes méditations, lorsque je supervise quelques restructurations dans l’armée qui est maintenant mienne, je ressens un appel, une soif, un désir. Cet appel n’est pas le mien, ni celui de la cuirasse. Mais elle désire y répondre et je le désire également.

Je prends soin de l’appeler à moi, la laissant recouvrir mon corps, trouvant réconfort dans le contact froid du métal vivant et m’ouvrant à son désir de violence. Puis, après lui avoir la porte, je l’écrase du poids de ma volonté et me retrouve prise d’un long frisson. Oui, notre combat sera long ou ne sera pas. Mais je pense que l’une l’autre aurions été dessus de tomber sur adversaire si fragile. J’ajuste le couteau que je ne quitte jamais vraiment, vérifiant qu’il est à portée de main et près à servir et je m’enfonce alors, laissant quelques hommes vaguement compétents prendre le relais. Seront disciplinés ceux qui ne le sont pas. Et je m’enfonce alors dans le coeur de la bête. Surprise, après un temps, de ne plus retrouver la chair, les organes et le sang, mais de m’approcher d’une grotte presque normale. Presque… si ce ne sont les auras inquiétantes qui y résident. Une que je reconnais, qui m’a manquée même et celle qui a causé l’appel. Le prophète de la guerre a appelé ses fidèles. Alors j’entre à mon tour dans son antre. Lui adresse un signe de tête en guise de salutation et m’avance vers sœur à laquelle j’adresse un chaleureux sourire. Je m’adresse ensuite vers Zvezdan, le regardant de haut en bas, jouant avec sa pièce. Amusant.

« - Alors, prophète de la guerre, sommes nous à l’heure de la conquête ? »


cuirasse de la Guerre:
 



Ils viendront à l'appel de la violence: leurs visages s'offriront au vent d'est et ils recueilleront le sable captif.
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] Ghanim16
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KostasKostasArmure :
Cardinal de la Famine

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[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-bleu1350/1350[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-bleu  (1350/1350)
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[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-rouge1500/1500[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-rouge  (1500/1500)
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Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptyLun 15 Mar - 10:43


L'appel du Pontife, ma cuirasse vibrait sous l'appel de Zvezdan. A peine revenu d'entre les morts deux jours avant qu'on m'appelait déjà. Je m'étais renseigné la veille sur les quelques evenements durant mon absence? J'avais donc appris la fin de la guerre et la victoire des Saints qui écrasèrent les Oracles, et donc notre défaite. La venue d'un nouveau Pontife que je n'aurais pas le plaisir de rencontrer car il avait déjà changé. Et le Pontifex actuel était ce brave Zvezdan, j'avais éclaté de rire de cette bonne nouvelle. J'appris aussi que le Cardinal de la Mort et celui de la Guerre étaient assez nouveau, à croire que l'arrivée du Vandale à la tête du Dédale avait sonné le glas de l'ancienne génération pour qu'il ait ses propres vassaux.

Répondant à l'appel pontifical, je laissai ma cuirasse me recouvrir pour me diriger vers l'Autel des Sacrifices en accrochant dans mon dos Graban reforgée. Sur le chemin je tombai sur une créature à la gueule tentaculaire, qui essaya de m'accrocher le bras, je l'a repoussai d'un coup, ayant eu l'envie de répondre par la découpe des tentacules qui avait voulu s'attacher à moi, mais c'est d'une grand charge d'épaule que je préférai clore cela.

_ Pousses-toi de la toi!

Elle était vraiment peu ragoutante et je me tenterai même pas à en laisser un croc, ou même de rôtir l'une de ses tentacules. C'était quoi ses nouvelles dégueulasseries encore? J'avais passer quinze piges dans le Dédale et jamais encore j'en avais vu des comme ça. C'était nouveaux, pour sûr. Il se dégageait d'elles autre chose par rapport aux monstruosités habituelles qui grouillait dans le Dédale. Elles faisaient parties du Dédale, voir avaient été même créée par celui-ci pour son fonctionnement. La non, y'avait un truc qui n'allait pas. Peut-être que le Pontifex allait pouvoir me répondre. Je souris. Lui à cette place, enfin un mec avec les couilles assez solide pour porter fièrement ce titre. J’espérais juste que la charge de ce nouveau rôle ne l'avait pas changé et qu'il restait l’éminence grise qu'il avait été avant.

Une fois arrivé là où le dédale n'était plus que pierre et non chair, je passai la dernière porte pour arriver. Sur place Zvezdan bien-sur mais aussi deux autres cardinaux. Des femmes, une belle surprise que voila. Je posai genou à terre devant le Pontife en signe de respect tout en retirant mon casque. Je relevai alors la tête, montrant à Zvezdan mon "nouveau" visage. Sourire sur la bouche je m'adressai alors à lui.

_ Zvezdan c'est avec joie que je me retrouve devant toi. Dois-je mon retour à ta volonté?

Etait-il celui qui était la cause de son retour? Etait-il pour quelque chose la dedans? Ou du moins avait-il quelques informations à cela? C'est pas que c'était pourrave de revenir d'entre les morts, ou du moins de ne pas être mort, mais savoir pourquoi et comment c'était pas mal aussi... J'avais posé directement la question, cela ne servait à rien de tortiller du cul pour chier droit, autant être direct. S'il savait un truc qu'il me le dise. Je me relevai ensuite me plaçant à coté des deux autres. Allions nous être au complet, les quatre cavaliers?

Cuirasse de la Famine:
 






Un homme qui ne connaît que la peur et la faim ressemble à une bête.

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ŻelisławŻelisławArmure :
Cuirasse de la Pestilence

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[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-bleu1200/1200[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-bleu  (1200/1200)
CP:
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-rouge650/650[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-rouge  (650/650)
CC:
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-jaune1350/1350[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-jaune  (1350/1350)
Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptyLun 15 Mar - 17:29
L'Estomac Calamiteux respire doucement, au rythme des fourmis ouvrières qui veillent à faire vivre cet endroit. Assiduité. À l’entraînement. À l'étude. À la compréhension de ce qui entoure le Dédale. De ce qui les entoure, chacun d'entre eux. L'Apprentissage, dans tout ce qu'il implique de plus viscéral et animique. De spirituel. Oui, le domaine de la Pestilence respire de cela, au rythme de ces observations, de ces recherches, de ces sangs et sueurs versés au détour d'une cavité servant à l'entraînement.
Dans les profondeurs. Un mouvement. Puis un second. Un doigt qui bouge, doucement, alors que des yeux s'ouvrent, lentement. Les paupières caressent cette obscurité, libérant l'iris de celle-ci. Une lueur pâle vient rapidement apparaître entre les ronces qui s'enfoncent dans la roche osseuse. Flammèche sans chaleur, elle vient se lover au cœur de cette forêt d'épines, alors que le Cardinal Immaculé se redresse lentement, au rythme de cette pensée qui vient caresser l'essence de sa Cuirasse.

Une respiration. Cette fois celle du Général et non celle du domaine. Alors qu'il s'extraie de cette rêverie vagabonde. L'environnement familier le rattrape vite, l'arrachant aux rayonnages du discret et sombre antre du savoir. Un sourire. Un léger rictus amusé, lorsque la compréhension vient naître dans son esprit sous le souffle des mots chantés sur la toile qui unis Cuirasses et Pontifex. Alors, simplement, il attrape son manteau blanc, avançant tout en glissant sa silhouette dans le tissu.

Un bruit. À l'intérieur de cette forêt de ronces. Une œillade en direction d'un mouvement arachnéen. « Tu peux te reposer ma chère. » Il retire, lentement, les quelques fils de soie qui sont restés contre lui, les laissant tombés au sol. Un regard, vers le cocon de toile. Là où il vagabondait. « Merci pour ta protection … Je te fais porter à manger. » Un étrange sifflement. Inhumain. Un bruit qui appartient pourtant à la nature. Amplifié. Développé. Comme l'est ce corps. Un sourire, à nouveau.

Car Żelisław comprend. Ce qui palpite à travers cette chitine. Ce qui existe. Il comprend un remerciement. Et une certaine hâte.
Alors, sans plus de cérémonies, l'homoncule de sang prend congé. Un ordre passe entre ses lèvres lorsqu'il croise un certain soldat, un certain visage. Un ordre simple : que cette chère Mérionne ait ce qu'il lui faut. Et simplement, il quitte les frontières de son domaine. Suivant les couloirs viscéraux du Dédale, alors que sous sa peau s'agite celle qui a porté l'appel. Sa Cuirasse. Qui lentement, vient changer le tissu en un exosquelette immaculé, dont une grande partie disparaît sous les plis d'un tissu aussi vivant que blanc. Sa peau se laisse guider dans des abysses. Deux perles, noires, percent ainsi le heaume de la Bête Innomée. Un gouffre d'Obsidienne, recouvert de l'Ivoire de la Pestilence.

Ainsi vêtu de sa Cuirasse, le Cardinal avance. Suit les mouvements de ces couloirs organiques, observant d'un regard attentif certaines alcôves. Sans paranoïa. Mais attentif. À cette silhouette mielleuse qui pourrait apparaître, comme à son bon vouloir. Pourtant, le temps est passé et Velya ne semble pas être réapparu. Mais seul l'inconscient laisserait sa garde baissée en pensant à ce Sculpteur de Chair. Pourtant – encore –, le Cavalier efface bientôt cette pensée de son esprit. Les Fléaux d'Arès sont appelés par la Voix de ce dernier. L'Ancienne Guerre parle, justement, de guerre. De combat. De conflit. De planification, surtout. De planification auprès de nouvelles têtes … Une pensée qui arrache une certaine nostalgie à son esprit. Des Cardinaux portés par le Pontifex Acamas, il ne reste finalement plus que lui. Les disparitions de Famine et Haldor ont laissé un étrange vide à travers cette Cathédrale viscérale. La présence constante de Zvezdan comblait l'absence d'une Guerre prête à partir à ses côtés. Et voilà. Voilà qu'il est celui qui pourrait se poser les mêmes questions que le Pontifex, bien qu'il n'ait guère autant vu de visages que lui.

Le nom de l'Ancienne Mort résonne dans son esprit. Une fois. Une nouvelle fois. Ce qui guidait maintenant sa route ne concernait plus que lui. Plus que son cœur d'Asgardien, peut-être. Un Asgardien bien plus féroce que n'importe quel autre, sûrement. Un Asgardien qui a aiguisé son tranchant contre les pierres de sang du Dédale. Contre la roche osseuse de cet enfer vivant.

S'arrachant de ses pensées alors que sa silhouette entre dans le cœur taillé du Dédale. Loin de la chair, les murs dessinaient des formes géométriques plus nettes, plus précises. Les angles existaient comme des angles et non comme les énigmes cyclopéennes qui pouvaient parfois exister à travers les courbes habituelles du Dédale. Żelisław continue d'avancer. Jusqu'à atteindre ce sanctuaire dans lequel les Fléaux sont convoqués. Lentement, il approche. Entendant une voix s'élever. Une voix qui semblait connaître Zvezdan mais que la Pestilence ne connaît guère. Une voix qui semble accepter de tutoyer le Pontifex devant tout visage. Une voix … qu'il va devoir apprendre à connaître. Car il fait après tout partie de ces trois nouveaux visages.
Une ombre passe alors devant le rideau. Avant que celle-ci ne le traverse. La Bête Innommée entre alors dans cette salle. Une Cuirasse fine, par rapport à d'autres. Mais une Cuirasse habitée par le Cardinal de la Pestilence. Sans de premiers mots, il s'incline, une main sur le poitrail.

Puis. Sa voix résonne. Légèrement. « Il semble que je sois le dernier … » Une main. Qui glisse contre le heaume couronné de cet exosquelette. Bientôt, celui-ci danse. Disparaissant pour laisser place au visage de l'homoncule. Des yeux d'ambres s'ouvrent alors. Une légère lueur qui danse dans ce regard, posé en premier lieu sur le Pontifex. Une chevelure blanche, qui vient tomber contre sa nuque, encadrant son visage à la peau de cendres. Un instant, ses yeux viennent chercher du regard la Mort. Puis la Guerre. Doucement, il hoche la tête.

Puis Famine. La voix qui a parlé à Zvezdan. Si celui-ci le connaît … peut-être est-il intéressant de parier qu'il n'est en rien un nouveau visage. Enfin. Cela sera bien élucidé à un moment ou un autre.

« Ainsi est venu le temps de la guerre. Et les Quatre Fléaux, rassemblés autour du Pontifex Zvezdan. » La lueur dans son regard. Peut-être est-ce simplement cette perspective qui le réjouissait. La nostalgie, aussi. Et un léger amusement. Te voilà à la place d'Acamas. Et moi toujours présent. Un sourire. Léger rictus complice en direction de Zvezdan. Puis, lorsqu'il a l'autorisation de s'installer, c'est à sa gauche qu'il se place.

Face à Mort. Qu'il observe. Un instant. Quelques mots qui caressent ses lèvres. Mais restent dans les frontières de son existence … Nous revoilà réunis … Mort.


Merci beaucoup Gawa pour l'avatar.
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] Mzorio20

I am the Plague you fear. Eternal Infection. A Legacy in Blood, Flesh and Nature. When you pray life, you invoke me.
Embrace me, let my chains of existence grip you.
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ZvezdanZvezdanArmure :
Pontifex

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Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptyMar 16 Mar - 9:16
- Pour aujourd'hui, je me contenterais de ton temps. Mais le reste ne tardera pas à suivre.

Une malice à mes lèvres, un regard qui répond au sien, qui la détaille. C'est autre chose, de voir ces deux nouvelles têtes de mes propres yeux, plutôt que par les sens éthérés d'une projection lointaine. Ne t'en fais pas, douce mort, je te prendrais bien assez tôt le reste. J'irais mettre à l'épreuve la compétence que tu caches, derrière ce joli visage qui invite et cette curieuse aura qui le contredit. Alors je pourrais juger de la valeur de cette promesse échangée.

- à l'heure de la reconquête, pour être tout à fait précis.

Une oeillade vers Ghanima, cette fois-ci. Celle qui n'est pas seule, celle qui connaît la guerre mais va devoir en apprendre d'autres aspects. Le prophétesse du Couteau, selon ses propres mots. Tu auras tout le luxe de faire saigner pour ton Dieu, Guerre. Si ta lame a soif, alors elle pourra boire. Mais je vais te demander plus qu'une lame aiguisée. Je vais avoir besoin de l'esprit qui va avec.
On ne mène pas une armée à la seule force d'un couteau qui tranche.

Puis autre chose. Quelqu'un d'autre. Je le sens arriver, depuis tout à l'heure. Je le sens arriver depuis qu'il est parmi nous, en fait. Il y a deux jours de ça à peu prés. Je suis surpris, je dois dire. Je ne pensais pas que ma petite campagne de levée des presque-morts me procurerait un nouveau Cardinal.

Des années maintenant. Des années que le Dédale garde en son sein grande quantité de nos soldats tombés au combat. Ceux morts et amorphes, mais aussi ceux qui ne sont ni vraiment morts, ni vraiment vivants. Les entre-deux, maintenus par un miracle ou un artifice différent selon chacun de cas particuliers. Parmi ceux-là, nombre de rescapés d'Italie. Des âmes brisées, que la mort aurait dû faucher. Parmi elles, celle de Kostas.
Mais sa Cuirasse ne l'entendait pas de cette oreille.

Je me rappelle. À l'époque les Cuirasses m'étaient assez inconnues, mais je me rappelle de la Cuirasse du Wendigo qui... S'est greffée à lui, comme un symbiote. Je me rappelle d'un cœur mort, absent, remplacé par le métal organique. Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi, ni comment. Je l'avais oublié, là, dans un des murs du Dédale, sans trop savoir ce que le futur lui réservait.

Il y a une semaine de ça maintenant, j'ai envoyé une pulsation au travers du Dédale, ce pouvoir que le rôle de Pontifex m'a donné. Une onde, un choc pour faire travailler l'organisme gigantesque : Que le Dédale alimente les presque-morts, leur octroie la force de vie qui leur manque, dans l'espoir de lever certain d'entre eux. À l'inverse, ceux qui ne se lèveront pas après cette tentative, ne se lèveront plus jamais.

Deux jours. Deux jours, que j'ai senti la Famine réclamée au milieu des murs de viande. Et te voici devant moi, genou plié. J'ai mis un moment à te reconnaître. Un long moment. Mais c'est bien toi.

- Quelque chose du genre, oui. Même si je ne m'attendais pas à te voir avec cette Cuirasse sur les épaules.

Mais les Cuirasses sont capricieuses, plus encore celles des Cardinaux.
Un regard, pour le sonder. Mon souvenir de Kostas me parle d'un bon soldat, mais il ne me parle pas d'un bon meneur. Je ne l'ai pas vu tenir ce rôle, alors je ne sais pas ce qu'il y vaut. Je me rappelle d'un homme simple, un guerrier d'Arès dans sa violence brute. Mais c'est bien lui que Famine a choisie. Je me demande... Je me demande pourquoi. Je suis curieux.
L'avenir me dira si la Cuirasse avait raison. Et si tu la garderas sur tes épaules.

- Je t'expliquerai plus en détail seul-à-seul. Ça et tout ce que tu dois rattraper. Assieds-toi, en attendant

Un signe de la main, vers une des chaises vacantes. Et c'est là que le dernier Fléau s'invite.

- Dernier, mais pas en retard. C'est ce qui compte. Un fin sourire, pour répondre aux mots. Tu dis juste, Zelislaw. Oui. Et il est grand temps d'être ceux qui agressent, plutôt que l'inverse. On nous a trop volé ce privilège ces dernières années.

Celui qui ne cesse de défendre n'aura jamais l'occasion de conquérir. Remédions à cela.
Une pichenette, pour faire voler la pièce haut, puis la faire retomber au creux de ma main, puis la poser sur la table. Jambes décroisées, pieds ramenés au sol, je m'assieds plus confortablement sur mon siège, puis avise les 4 Cardinaux un à un. Enfin, mon regard s'arrête sur la carte de Transylvanie.

- Mes ambitions sont tournées vers loin, bien loin de nos terres. Mais avant de penser à prendre de force ce qui ne nous appartient pas encore... Parlons de reprendre dans le sang ce qui devrait déjà porter nos couleurs.

à mes mots, la carte s'anime. Sur l'emplacement des sept Citadelles, un cercle rouge se dessine pour les repérer.

- Ces citadelles sont des constructions de l'Empire Byzantin, levées ces trois dernières années. Des cadeaux de Titres de noblesse et de terres, pour quelques chefs de guerre germains qui ont aidé l'effort de guerre de l'Empire ailleurs. Sous couvert de civiliser la région, Constantinople cache des Saints qui enclavent et surveillent nos terres. Un sourire féroce sur mes lèvres. Le voisinage m'agace depuis maintenant un moment. Il est temps de leur montrer la porte de sortie.

Sur la carte, un lien rouge se dessine entre les quatre Citadelles qui entourent le Dédale. Ces quatre liens viennent ensuite rejoindre notre antre, comme un réseau, une toile d'araignée.

- Hermès a assisté Athéna dans la protection mystique de ces Citadelles, mais suite à un arrangement avec lui... Disons que les portes pourraient curieusement être ouvertes lorsqu'on voudra entrer. Un soufflement de nez. Rien n'est gratuit, bien sûr. Il réclame que les Citadelles survivent à notre assaut, et que les civils n'en souffrent pas. Au finir de nos manœuvres, l'objectif sera de conquérir les sept infrastructures. Du doigt, je pointe les quatre qui nous entourent. Ces quatre sous notre responsabilité en priorité. Puis, les trois restantes plus lointaines. Ces trois, sous la sienne en priorité.

Puis, mon regard se tourne vers Morrigan.

- Un travail de reconnaissance a été fait sur place, mais jamais achevé. Je veux que tu prennes la suite pour identifier les meneurs de chaque Citadelle, ainsi que les éveillés qui se cachent derrière les coulisses du pouvoir. Je veux que tu identifies qui doit mourir, et qui ne doit pas, en somme.

Un regard qui balaie la table, ensuite.

- Une fois l'assaut prêt, chacun d'entre vous aura la charge de mener un assaut chirurgical sur une des citadelles qui entoure le Dédale. Vous devrez tuer le siège du pouvoir Saint avec le moins de mort inutile possible. Aux trois Citadelles restantes... Je réserve une autre façon de faire.

Ce sera l'occasion de voir si tes rejetons peuvent s'avérer aussi utiles que tu le prétends, Luan.

- Si vous le pouvez, capturez les Seigneurs de chacun Citadelle. J'aimerais garder les mêmes visages publiques pour le... Changement de direction.

Un sourire acerbe, amusé.

- Des questions? Propositions?

Quelques détails restent à voir. Mais chaque chose en son temps.
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MorriganMorriganArmure :
Cardinal de la Mort

Statistiques
HP:
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-bleu1500/1500[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-bleu  (1500/1500)
CP:
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-rouge750/750[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-rouge  (750/750)
CC:
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-jaune1800/1800[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-jaune  (1800/1800)
Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptyMar 16 Mar - 13:19
Devant moi se dévoileraient les différents visages avec qui j’allais collaborer pour servir les desseins ambitieux de mon maître. Ce dernier me répondait avec un sourire malicieux auquel je répondais le plus naturellement. Une conversation avait suffi pour que naisse cette drôle de complicité entre la vassale et son suzerain. Quant aux autres cardinaux, je retrouvais d’abord les traits familiers de ma chère sœur. Comme d’accoutumée, elle arborait son appareil de guerrière, redoutable. Une dureté qui s’adoucit d’une salutation à mon endroit que je lui renvoyais. Elle était ma famille, et j’étais heureuse que celle-ci s’agrandisse bientôt. La « conquête ». Oui. « Reconquête », corrigeait le Pontifex. Appliquer le droit de la lance n’empêchait pas de construire sa légitimité dans le jeu de la Guerre. Une légitimité qui nous verrait prochainement déferler sur les puissances étrangères pour mettre à l’épreuve leur résilience. Le fruit de leur évolution. Ces civilisations, sauraient-elles s’adapter ? Ou bien, allaient-elles devoir s’incliner devant la Mort pour céder la place à un nouveau pouvoir qui tirerait mieux ses hères vers le haut ?

Puis, arriva le troisième commandant. Un homme que je rencontrais pour la première fois. Un homme dont la première action serait de ployer genou au sol, signe que son allégeance appartenait déjà toute entière à la nouvelle Voix d’Arès. En cela, il ne pouvait que gagner des points à mes yeux. Après tout, je pouvais bien rivaliser de patience et de mansuétude pour les soldats et les plus bas officiers, je n’évaluais pas au même titre la posture d’un cardinal. Les responsabilités de la fonction impliquaient une compréhension de ses devoirs. Et cet inconnu connaissait les plus élémentaires. C’était là un bon départ. Mais pas un premier départ, d’évidence. Car à ses mots, il apparaissait que ce guerrier était peut-être le plus ancien. Il parlait d’un « retour ». Je me questionnais sur le sens que cachait ces paroles mystérieuses. Une curiosité qui attendrait, car nous avions d’autres priorités. Quand bien même je recueillais l’indice de Zvezdan. Ainsi, il avait porté une autre cuirasse. Sans doute, avait-il était promu. Une élection qu’il devait à Famine. Quelle genre d’évolution avait-il pu connaître ? Vive… vive curiosité. Une curiosité qui amena le silence jusqu’à ce que nous vienne le dernier invité.

Pestilence. Le plus ancien de nous quatre à sa fonction. Le guerrier qui avait tenu la régence au sein de la cathédrale de chair le temps que le Pontifex réalise ses affaires à Camelot. Le voyant lui aussi porter sa cuirasse, je devais faire pâle figure, restée sous mes habits orientaux que j’avais hérité des tribus du désert. Des vêtements amples, légers, où je me sentais plus à l’aise. Pour autant, je gardais sur moi l’aura de Mort qui contredisait mon air avenant. Le menton soutenu dans ma main, le coude sur la table, forte d’un faux relâchement. Je sondais chacun de nos compagnons avec la plus grande attention. Oui, il était le dernier. Plus réservé que son prédécesseur, mais non moins solennel. J’observais le visage qui se découvrait de son heaume. Un visage juvénile, aux particularités singulières. Mais je ne pouvais pas vraiment faire de remarques avec mes petites cornes et cette peau qui me donnait l’air d’une nouvelle née. D’ailleurs, mon regard luit d’une certaine lueur alors que les yeux de cet étranger venaient trouver les miens en priorité.

Dans un premier temps, je ne réagis pas particulièrement, quand bien même, je sentis fugacement la profondeur de son regard. Il semblait ravi de nous voir tous réunis, sans ne plus laisser de poste vacant. À quatre, nous serions redoutables, c’était certain. Le suivant des yeux, je le regardais s’installer devant moi. Alors, nos yeux se rencontrèrent à nouveau. Et j’y retrouvais cette intensité que je crus saisir tout à l’heure. Mon sourire s’étirant de malice, je m’amusais d’une hypothèse. Était-il possible que Pestilence ait un rapport particulier avec Mort ?

Enfin, je pouvais souhaiter faire plus ample connaissance dès maintenant, le moment n’était pas encore venu. Avant ça, il nous fallait écouter les plans qui conditionneraient nos prochaines actions. Me redressant pour retrouver une posture plus convenable, je posais les yeux sur cette carte que nous présentait le maître des lieux. Avant d’envahir les terres, il fallait reconquérir notre domaine dans son entièreté. C’était donc le sens de ses mots. Et je voyais la carte s’animer pour dévoiler distinctement nos cibles. Sept citadelles, donc. Celles que j’avais rencontré avant de passer le seuil de la Porte des Crânes. Là où le sang serait versé. Des possessions de l’Empire Byzantin dont la protection était assurée par des peuplades germaines. Parmi elle, quatre cibles où il nous fallait arrêter notre attention. Je m’étonnais dans un premier temps de cela, me demandant s’il présentait là un ordre de priorités pour nos sièges à venir. Patiente, j’apprenais l’identité des dieux que nous affrontions, et des protections auxquelles nous devions nous attendre. À ma surprise, une intelligence négociée avec l’un d’eux. Une condition à cela : épargner la population et laisser survivre les Citadelles. Donc, plutôt que de les raser, il fallait proprement les conquérir et canaliser la fureur de ses troupes. Une mission on ne peut plus difficile, qui se résumerait pour nous autres à ces quatre cibles. Quid alors des trois autres ? Sous la « sienne ».

Oui. À peine m’interrogeais-je sur ce point que le Pontifex me confia la première mission. À n’en point douter, la plus importante. Car de sa réussite dépendrait l’efficacité des sièges à venir. Identifier les meneurs, discerner le grain de l’ivraie, ceux qu’il faut éliminer et ceux qu’il faut épargner, donc.

– Il en sera fait suivant votre volonté.

Répondais-je simplement, le laissant poursuivre. Après cette phase, chaque armée s’occuperait d’assiéger une citadelle. Éviter le plus possible les bavures. Une attaque ambitieuse qui nous demandait de nous dépasser. Par certains aspects, qui mettait à l’épreuve notre aptitude de commandants. C’était sans doute là l’un des objectifs cachés de Zvezdan. Une arrière-pensée qui lui ressemblait bien. Puis toujours, ce mystère autour des Citadelles restantes. Enfin, prenant notes des dernières exigences, je commença par me présenter aux yeux des deux camarades qui ne me connaissaient pas encore.

– Je me nomme Morrigan, Cardinal de la Mort. J’espère que nous nous entendrons.

Une remarque que j’accompagnais d’un sourire qui ne mentait pas, pas plus qu’il ne semblait cacher de dérangement particulier. Il n’y avait que cette aura mortifère qui m’étreignait pour instiller la prudence et contredire mon air bienveillant. Enfin, ce n’était pas le moment de s’étendre sur ces présentations qui devaient être les plus brèves et efficaces possibles.

– Qui s’occupera des dernières Citadelles ?

Une unique question à laquelle je me tenais. Il fallait faire preuve de discipline pour éviter de noyer le Pontifex d’interventions. Pour cette réunion, c’était à lui de dominer la conversation. Nous autres, nous avions simplement besoin de nous connaître a minima et recueillir les informations qui nous permettraient de mener à bien notre tâche. Je verrai plus tard si les questions de mes nouveaux compagnons suffiraient à étancher celles qui pouvaient m’habiter, silencieusement.


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[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] Morrig12
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GhanimaGhanimaArmure :
Cuirasse de la guerre
Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptyJeu 18 Mar - 21:44
Je regarde le reste des servants arriver. Quel quatuor nous formons. Je ne parle pas de moi et ma sœur, car nous nous connaissons suffisamment l’une l’autre pour se passer de ce genre de moment. Pour les autres et bien, il faut commencer par celui qui place le genou au sol devant Zvezdan. Servitude et soumission ne font pas de pair, mais il a fait le choix des deux. Je ne peux retenir une légère moue dédaigneuse. Il semble néanmoins le connaître déjà et avoir déjà obéi à ses ordres par le passé. Son retour ? Traître ou déserteur ? Peut-être s’agissait-t-il simplement d’un des monstres étranges de cet endroit damné, mais un dévoreur de chair à visage d’homme ? Curieux de voir ce conseil de guerre. C’est sans oublier le dernier. Il soigne son entrée au moins, mais quel est cette chose étrange aux cheveux blancs ? Décidément, nous voilà à raccourcir nos jours dans le bal des fous. Notre chef échange alors quelques mots avec chacun d’entre nous, le minimum qu’on attend de lui. Puis, commence son manège.

Je me souviens des mots que j’ai échangé avec lui et j’y vois quelques traces de vérité. Mais il y a beaucoup de miel pour faire avaler l’acier. Les discours langoureux de la conviction, de la foi, mais tout ça ne m’intéresse pas vraiment. Il veut que nous détruisions ses forteresses que j’ai croisées sur ma route et que la cuirasse a voulu assaillir déjà seule. Très bien. Mais à quoi bon faire autant de ronds de jambe autour de quelques avants postes ? Oh. Je vois. Les divinités du monde grecques sont impliquées là-dedans et ce ne sont pas que des châteaux de sable qu’il suffit d’écraser. Je suis curieuse de voir comment tu vas t’y prendre, Zvezdan, pour organiser des officiers aussi disparate ont de monstrueux. Je sais ce que vaut ma sœur et je connais très bien ma propre valeur. Les deux autres, je suis curieuse de voir ce qu’ils valent et laquelle de tes ambitions ils servent. Alors son plan est simple, si simple que j’en suis presque déçue. Mais il a la logique du chef prudent. Après tout, il est prophète de la guerre et la fait bien, visiblement.

Ma sœur est la première à prendre la parole et je lui adresse un regard légèrement amusée face à ses présentations enjouées. Alors, à mon tour de répondre, juste après elle, d’une sobriété tranchante :

« - Ghanima, la guerre. »

Mon regard se pose de nouveau sur celle qui est naît de ma magie. Elle pose la question me brûlait les lèvres. Voilà là qui correspondra mieux à l’image que je me fais de toi, Zvezdan. Ce chef capable d’utiliser ses atouts au mieux et surtout, de leur faire croire qu’ils servent un idéal plus beau, qu’ils luttent pour libérer le monde ou abattre un terrible ennemi, alors qu’ils ne te servent que toi, plus que ton dieu. Mais la guerre se suffit toujours à elle-même, n’est ce pas ? Qui vas-tu donc envoyer faire le reste de notre travail. Je me doute que tu veux frapper un grand coup, en coordonnant un assaut aussi conséquent que celui que tu prévois. Je me permets une question à la suite de ma sœur :

« - Si les civils doivent être épargné par la lame, quid de nos ennemis ? Subiront ils tous le jugement de l'épée ou leur prépares-tu un autre destin ? »

Car une guerre qui demande l’extermination n’est pas la même qu’une guerre qui ne force pas le sang de ses ennemis à se mélanger au sable. Les deux types de guerres ont leurs avantages, mais ne doivent pas être menés par les mêmes personnes. Voyons ce que tu as à nous dire et les questions des autres. Voyons comment tout ça sert tes ambitions. Ta conquête, notre guerre, tes rêves, nos morts. Parle-moi des mots de la guerre et aide moi à tailler le chemin de la force pour les enfants perdus.


cuirasse de la Guerre:
 



Ils viendront à l'appel de la violence: leurs visages s'offriront au vent d'est et ils recueilleront le sable captif.
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KostasKostasArmure :
Cardinal de la Famine

Statistiques
HP:
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-bleu1350/1350[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-bleu  (1350/1350)
CP:
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-rouge1500/1500[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-rouge  (1500/1500)
CC:
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-jaune900/900[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-jaune  (900/900)
Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptyVen 19 Mar - 12:04


Le nouveau Pontife eut l'air surpris de me retrouver entrain de porter la cuirasse de la Famine, à moins que ce soit le nouveau visage que m'avait offert ce Gold Saint ainsi que mon retour à la vie. Mais nul doute qu'il s'agissait de moi, mon oeil encore valide gardait son éclat animal, et ma cicatrice sur le haut de l'arrête de mon nez, il l'avait assez vu en face de lui. Il semblait savoir des choses sur ma résurrection, mais ce n'était pas encore le moment, ces choses devaient se dire entre quatre yeux, même si l'un n'y voyait plus.

Le dernier Cardinal fit son entrée peu après moi. Il portait lui aussi sa cuirasse, un bon point, elle aussi avait changé. Les cuirasses des cardinaux, tout aussi vivante et consciente s'adaptaient à leur porteur, à leur caractère. Une chose unique au monde que cela et qui me rendait encore plus fier d'être l'un des quatre fléaux d'Arès. Les deux donzelles se présentèrent, même si elle n'avait ce nom que par le genre, j'irais surement pas me risquer à une main baladeuse entre leurs cuisses, de peur de la perdre, je serais beau tiens! Borgne et manchot!

_ Morrigan, Ghanima, fier d'être des votres. Je suis Kostas Misthophoros nouvel élu de la Famine, ancien porteur de la cuirasse du Wendigo.

Il ne me manquait plus que le nom du dernier arrivé et je saurais tout des têtes au commande des forces
d'Arès. Zvezdan nous détailla ses plans. Ainsi donc il y avait eu pas mal de mouvement durant mon absence, le Dédale se retrouvait entouré de citadelle. La cruche, fille de Zeus, voulait-elle enfermé dans un enclos les forces de son frère? Mais comme tout chien que nous étions, nous les Berserkers, nous cherchions et trouvions toujours un moyen pour quitter notre enclos et gambader en liberté. Zvezdan avait un plan et j'écoutais mon Pontifex.

_ Quel est le pourcentage de perte acceptable? Au cas où je n'arrive pas à me retenir...

Un chien restait un chien. Enragé il en était encore plus dangereux. Que dire si en plus il était affamé? J'avais dormi trop longtemps, ou était mort trop longtemps, je n'en savais rien. Je ne savais pas ce que j'étais devenu mais une chose que je savais, c'est que mon corps avait faim de sang et de violence tout comme ma cuirasse avait besoin de fauché des âmes pour s'en repaitre.

_ Je suppose que tu prévois un assaut simultané des citadelles? Pour encore plus d'éclat de notre part...

Un sourire sadique se figea sur mon visage, mon œil valide marquait ma détermination et cette nouvelle soif de gloire. Viendrais ensuite mon idée sur mon clan, mais je verrais cela lorsqu'il en aura fini avec nous quatre.





Un homme qui ne connaît que la peur et la faim ressemble à une bête.

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ŻelisławŻelisławArmure :
Cuirasse de la Pestilence

Statistiques
HP:
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-bleu1200/1200[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-bleu  (1200/1200)
CP:
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-rouge650/650[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-rouge  (650/650)
CC:
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-jaune1350/1350[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-jaune  (1350/1350)
Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptySam 20 Mar - 2:28

Trois nouveaux visages, oui. Trois visages qui finalement portent bientôt un nom. Kostas. La Famine. Vétéran à l’œil unique. Vétéran qui semble prêt à mordre quiconque viendrait s'en prendre à lui. Différent de l'Ancienne Famine. Moins silencieux. Moins discret. Une Bête. Affamée ? Cela sera à confirmer. Cela sera sûrement à observer. Oui … Il est différent. Mais moins dangereux ? La Pestilence en doutait. Car Kostas est celui qui porte l'insatiable faim. Combien de temps la supportera-t-il ? Question qui finira par avoir une réponse. Et sans doute que Zvezdan cherchera lui-même à connaître cette réponse …

Ghamina. Un nom que Haldor aurait eu du mal à prononcer, sûrement. L'idée même que le Colosse Argenté cherche à trouver un surnom pour la Dame Écarlate l'amusait, intérieurement. Que lui aurais-tu offert comme nom ? Que lui aurais-tu imposé ? Et quelle aurait été sa propre réaction?
Étrange. Et puissante. Voilà comment semblait être la nouvelle porteuse de Guerre. Les yeux sanglant. Perdu dans une sclère aussi sombre que l'abysse. Une puissance qui se noie dans l'écarlate de ses yeux. Un léger détail. Une légère chose. Qui vient intriguer l'Immaculé. Sous cette Cuirasse, difficile de savoir ce qui parcours cette peau. Mais il est certain que Guerre avait, là aussi, fait un choix précis … Le choix d'une femme dont l'expérience semblait se dessiner dans son regard.

Approche et tente de me tuer. Semble-t-elle dire, à travers son regard. Porteuse de Guerre … Porteuse de Sang.

Puis … vient le son intrigant. La première qu'il a pourtant pourtant observé. Une petite curiosité au visage avenant. Une curiosité visuelle, tout d'abord. Deux petites cornes, perçant et couronnant ce visage aux traits fins. Mais plus que ces cornes. Plus que cette étrangeté … Le mouvement sur sa peau. Les cellules. Jeunes. Qui glissent, comme glisserait l'eau sur la fine peau d'un nouveau né. Une curiosité, oui. Sensorielle. Que nous as-tu dégoté, Zvezdan, comme petite curiosité ? Une légère malice. Qui répond à celle du sourire et du regard de celle qui porte la Cuirasse des Cendres. Une légère malice. Dans ses yeux, et son léger rictus, aussi. Une curiosité, mais avant tout, une Cardinale, oui. Morrigan, Porteuse de la Mort. Une voix douce. Un visage avenant, comme cela a pu être déjà observé. Et pourtant … Cette aura, qui caresse cette peau d'enfant. Qui voyage de cellules en cellules. Vivante preuve d'existence de la Mort qui la parcours. Intrigante, oui.

Un jour, peut-être, feront-ils connaissance, plus que de simples présentations. Mais pour le moment, le centre de toute attention sont les mouvements et les mots du Pontifex. Maître de cérémonie en cet instant, il commence à poser les bases de la situation dans laquelle le Dédale est.

Aussi puissant que peut être Arès et son Pontifex, il est vrai que l'Empire Byzantin – et plus particulièrement le Sanctuaire qui le dirige et manipule – s'est trop longtemps imposé, enclavant les Berserkers à un territoire réduit. Surveillé. Combien de fois a-t-il entendu certains soldats, plus anciens que d'autres, prévenir les jeunes pousses d'être prudent lors de toute opération ? Les rares à se plaindre finissent rapidement au pas. Qu'importe que les Berserkers soient considérés ou non comme des Chiens d'Arès. Les Chiens sont dressés. À obéir. Et à s'adapter à la situation. Et quelle est la situation actuelle ?

Enclave. Alors prudence. Prudence de ne pas réveiller les yeux de la Sagesse. Prudence. Car cela pourrait briser les potentialités d'opération. Ce qui, finalement, réunis en ces lieux les différents autorités du Dédale. Expliquer aux nouvelles têtes pensantes des légions la situation, oui. Mais aussi dessiner les ordres et les manœuvres à effectuer pour briser finalement cette situation. Ce statu-quo. Depuis bien trop longtemps les Armées du Dieu du Carnage sont restées dans un immobilisme, dans l'absence de productivité. Au point que certains se sont crus capable de jouer un rôle qu'ils ne méritaient guère – du moins, un visage en particulier. Mais là encore, le moment n'est pas réellement choisi pour parler de cela.
Non. Après l'exposé de Zvezdan de la situation et des premiers éléments de sa stratégie, quelques questions et mises au point commencent à s'élaborer. Déjà, la première mission. Les ordres d'Esther deviennent maintenant ceux du nouveau visage de la Mort. Comprendre, connaître, ceux qui se pensent capable de surveiller l'armée d'Arès.

Pestilence est silencieuse. Jaugeant des yeux et de l'esprit les mots portés par ses pairs et par le Seigneur du Domaine, il observe. L'intérêt de ce qui se passera auprès des autres Citadelles. L'intérêt des forces ennemies. Et enfin l'intérêt concernant le combat en lui-même. Trois angles importants. Tournant un instant son regard en direction de Zvezdan, le Cardinal ferme doucement les yeux. Une légère réflexion, qui traverse son esprit. Avant qu'il ne vienne briser le silence. Pour se mettre au même niveau que ses pairs. « Tout d'abord … Tout comme Morrigan, j'espère que nous nous entendrons et que cette entente soit profitable pour tous. » Simplement s'entendre, c'est bien. S'entendre et être efficace … Une bien meilleure perspective. « Je me nomme Żelisław, Cardinal de la Pestilence. »

Puis. Léger silence. À nouveau, alors que son regard d'ambre est passé sur chaque nouveaux visages, avant de venir caresser la carte dévoilant les différentes structures. « J'imagine que les autorités des Citadelles sont divisées ? L'Intendance, l'Armée, le pouvoir du Seigneur et enfin le pouvoir du Sanctuaire ? Et j'imagine que nous ne cherchons pas le combat honorable, mais plutôt le moyen le plus efficace de récupérer ce qui nous appartient. Ai-je tort ? » Une oeillade en direction de Zvezdan. Un léger rictus. Une légère malice, qui ponctue cette phrase. Sa voix, tranquille, résonne alors à nouveau. « Si le Divin Hermès souhaite que la population civile ne soit pas touchée, nous ne pouvons utiliser certaines méthodes. Mais nous pouvons cibler, en effet, nos victimes principales. » Un regard vers Morrigan. Avant que sa main ne s'ouvre. Une fiole glissant de phalange en phalange. Avant d'être déposée contre la table.

« La population non-éveillée est très sensible et … respectueuse de leur propre territoire. Si nous paralysons les chefs non-éveillés, nous pourrons retirés de l'équation cette force. Et ainsi réduire les dégâts collatéraux. Nous ne voulons pas que les têtes changent. Alors nous devons faire en sorte qu'ils ne combattent pas. » Difficile à mettre en place. Mais suffisamment stable pour permettre au cœur d'éveillés de devenir moins prudent. Loin des yeux, loin du cœur. Même avec quelques éveillés, Athéna aura plus de mal à gérer les affaires sans des représentants direct de la population dans les autorités. Les Saints ou autres éveillés présents seraient ainsi … » Un léger silence. Là encore. « Plutôt isolés. Dans leur propre domaine, certes. Mais cela nous facilitera la mise en place d'un assaut chirurgical. »

Son bout du doigt touche le haut de la fiole, alors qu'une certaine nonchalance vient l'animer. Son visage au creux de son autre main, il fait bouger le flacon, totalement blanc. « Ce que contient cette fiole n'est pas mortel. Mais sera extrêmement efficace pour paralyser ceux que nous souhaitons garder. Ceux qui sont indirectement affiliés à l'Empire, en somme. » Une autre pichenette, le flacon vibrant un peu. « Et nous n'aurons qu'à leur tendre la main ensuite. Avec le remède. Ainsi nous entrerons non pas comme simple conquérant. Mais comme conquérants, capables de vaincre les garnisons impériales, mais aussi comme des alliés capable de s'implanter politiquement et officiellement sur le territoire. Des échanges de bon procédés. »

Une aubaine pour ceux qui vivent dans un Dédale souterrain. Réussir à se trouver une place à la surface. Un faible coût, en plus d'une démonstration de force.


Merci beaucoup Gawa pour l'avatar.
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] Mzorio20

I am the Plague you fear. Eternal Infection. A Legacy in Blood, Flesh and Nature. When you pray life, you invoke me.
Embrace me, let my chains of existence grip you.
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[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-rouge1350/1350[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-rouge  (1350/1350)
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[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] G-jaune1800/1800[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] V-jaune  (1800/1800)
Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptySam 20 Mar - 13:08
Chacun se présente, chacun joue le jeu des découvertes. Sans interruption ni contestation, j'étale mon plan, ses tenants et aboutissants, et je commence à répartir les tâches. Commence, seulement. Le détail viendra après le rapport de Morrigan, quant à cette mission tout fraichement confiée. En attendant ? En attendant les questions. Celle de Morrigan parmi les premières.

- Les enfants de Luan. L'envoyée du Roisin Dubh a quelques soldats à notre disposition. Ils serviront pour cette œuvre. Aux trois autres, j'ai expliqué brièvement les tenants et aboutissants de notre alliance avec le Roisin Dubh, auparavant. J'ai expliqué brièvement le cas de cette progéniture. À Kostas... Eh bien, c'est plus compliqué. Je t'expliquerai. En attendant, tiens-toi tranquille dans les murs du Dédale. Les choses ont largement changées, depuis l'Italie.

Tandis que d'autres sont restées les mêmes.
Là où la mission servira de test d'aptitude pour les Cardinaux, elle servira de test de loyauté pour les né,,,enfants, avant toute chose. Ou plutôt, des deux. Parce que je veux aussi déterminer si les créatures sont disciplinées, et si elles ne le sont pas, si ça peut leur être inculqué. Qu'ils soient enfants auprès de leur Mère, je ne les empêcherais pas. Mais sous mes ordres, ils seront soldats. Rien de plus, rien de moins.
Mon visage se tourne ensuite vers Ghanima.

- La lame. À tous sauf à quiconque puissiez-vous identifier comme un officier Saint, la lame. Aux officiers, réservez la corde à ses poignets, si vous pouvez. Mais s'il fait trop de difficultés, alors la lame, pour lui aussi. Tu comprends facilement pourquoi, n'est-ce pas ? La masse des soldats ne saura pas. Mais ceux qui Décident sont aussi ceux qui Savent. Leur voler ce savoir pourra nous être utile pour pus tard.

Un pragmatisme que tu m'avais déjà sans doute deviné, Guerre. Tout est bon à prendre, toute ressource, tout avantage. Tout pourvu qu'on en sorte gagnant au finir de l'échange. Alors on doit jouer un jeu subtil, un équilibre sur le fil des risques pris et des récompenses ammassées. Le butin sera-t-il aisé à rafler, cette fois-ci ?

Une oeillade vers Kostas, ensuite. Kostas que je fixe un instant. Un instant trop long, trop silencieux. Une façon de le jauger, mais aussi, une façon de lui intimer ce que m'inspire sa première question.
Un silence scrutateur, accompagné d'un regard qui parle plus que les mots.

- Zéro.

Le voici. Le voici, le pourcentage de pertes acceptables. « Ne pas arriver à te retenir », tu dis ?

- à Kostas, Berserker du Wendigo, j'aurais concédé qu'il ne puisse pas se retenir. Qu'il se laisse dominer par sa Cuirasse, par ses instincts. Ça aurait été à son Cardinal de le contenir, de le former. Mais aujourd'hui, tu es Kostas, Cardinal de la Famine. Mon regard balaie l'assemblée un court instant. Mes mots sortent d'une voix claire, imprégnée d'autorité. Un Cardinal domine ses instincts, pas l'inverse. Domine sa Cuirasse, pas l'inverse. Vous êtes les généraux des armées, pas la piétaille enragée qu'on envoie en chair-à-canon dans des charniers de guerre. Tu penses pouvoir être le maître de tes guerriers si tu n'es pas même maître de toi-même?

Mon regard revient sur Famine. Mon regard est franc, mais au coin de mes lèvres un très léger, très discret sourire.
Ton intervention tombe bien, finalement. Ce rassemblement est l'occasion parfaite pour mettre les choses au clair avec vous tous, quant à ce que j'attends de mes Cardinaux.

- Arès vous donne la Rage, la Faim et le Chaos. Utilisez-la, déchaînez-la, soyez des bêtes. Mais pas des bêtes solitaires et suicidaires. Des bêtes ordonnées, coordonnées, des bêtes en meute. Et dans la meute du Dédale, vous devez être des Alphas.

Arès vous donne la Rage, la Faim et le Chaos.
Je vous donne la Discipline, l'Ordre et la Mesure.
À vous d'assimiler le mélange de tout ça, et de le transmettre à vos meutes.

- Mais oui. Assaut simultané.

Un retour à une attitude plus détendue, pour répondre à cette question. Puis, enfin, une oeillade vers Zelislaw.

- Ce que tu imagines corrobore avec ce qu'on a pu observer jusqu'ici. Mais on est encore loin du champ des certitudes. C'est Morrigan qui nous livrera ça. Une œillade vers la concernée, un regard entendu. Un retour vers Pestilence. Tu sais ce que je pense du « combat honorable ». Un sourire qui se vaut pour réponse. Non, tu n'as pas tort. Tu commences à bien me connaître, non ?

Un regard vers la fiole. Tranquillement, je l'écoute développer, exposer, proposer. Parmi ce que tu me dis là... Je retiens quelques points intéressants. Très intéressants. D'autres, que je vais tourner à ma sauce, parce que mon plan est différent. La finalité... C'est que ce poison devrait pouvoir nous être très utile.

- Jolie création. Bonne idée, aussi. Et ça devrait pouvoir s'accorder avec ce dont on a parlé avant mon départ à Camelot. Un regard entendu, de nouveau. On pourra en reparler seul à seul, après cette réunion. Tu serais capable de produire ce poison en grande quantité?

La question part, et quand sa réponse arrive, j'acquiesce. Puis... La suite.

- Lorsqu'on en aura finit avec les Citadelles, je n'ai pas l'intention de m'arrêter en si bon chemin. La suite du programme nous mènera directement au cœur du pouvoir d'Athéna. Un rictus sur mon visage, je laisse planer un silence. Les familiers de la guerre Sainte s'attendent sans doute au Sanctuaire. Et pourtant... Constantinople.

L'amusement à mes lèvres s'étire un peu plus. Une férocité dans le regard, une étincelle de malice prédatrice. Une œillade vers Ghanima, de nouveau.

- Je veux que tu manœuvres pour rallier des tribus des peuples barbares à une attaque prochaine sur l'Empire et sa capitale. J'ai ma propre influence sur de nombreux clans et seigneurs de Transylvanie, qui constitueront le corps d'un siège mené par les armées des Dormeurs. Si tu as des alliés de là où tu viens, rallie-les. À ceux qui ne viennent pas de ta terre natale, tu leur parlera le langage universel de la Guerre. Une campagne de recrutement, pour rassembler les forces des peuplades lésées par l'Empire.

Les laissés pour compte, les conquis brimés, les insoumis rebelles, les conquérants adverses. Toute une multitude éclatée, qui pourrait représenter une menace tellement plus sérieuse s'ils se rassemblaient sous une seule bannière.
La mienne.

- J'irais réclamer aux Oracles qu'ils jouent de leur influence dans les Royaumes francs pour ajouter de l'essence au Feu de la Guerre à venir. Non pas une guerre qui se mènera au Sanctuaire, là où Athéna est la plus protégée et où il n'y a rien à piller... Mais à Constantinople, là où elle a tout à perdre et où nous avons tout à gagner. Là où ils se pensent intouchables. Là où personne n'a jamais attaqué, dans le jeu des Dieux.

Des générations et des générations entières, que les guerriers divins se cassent les dents à attaquer leurs places fortes respectives. Et pourtant... Pourtant, Athéna a l'amabilité de nous fournir son joyau le plus précieux, là sous nos yeux, prêt à être raflé. Le géant aux pieds d'argile.

- Là, au milieu des forces du Monde Qui Ne Sait Pas, nos forces se dissémineront. Et subtilement, nous utiliserons notre don pour faire pencher la balance en notre faveur, à la discrétion des Lois de Zeus. Un soufflement de nez. Au moins en partie. Au moins assez pour ne pas l'importuner.

Si certains en voient trop... Eh bien, pas de témoin, pas de problème, n'est-ce pas ?
Va de même si les témoins deviennent des serviteurs du Dédale.

- Cette entreprise est encore loin. Mais son envergure est telle qu'elle se prépare dés maintenant. Ghanima est Guerre, alors je lui confie une grande partie du poids sur ses épaules. Mais vous devrez tous porter ce poids, à votre façon. Soyez prêts.

À vouloir écrire son nom dans l'histoire à l'encre de Sang, ils sont nombreux à avoir échoué.
Alors soyez prêts. Je n'aime pas être de ceux qui échouent.


Et vous n'aimeriez pas non plus.
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MorriganMorriganArmure :
Cardinal de la Mort

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Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptySam 20 Mar - 17:19
Ma sœur était la première à suivre mes présentations avec la sobriété que je lui connaissais. S’ensuivit une question de pratique, sur le traitement de nos ennemis. Elle attendait de voir quel cadre le Pontifex dessinerait pour la Guerre qu’elle aurait à mener. Un terrain où elle se révélerait, défiant les chaînes qui pouvaient l’entraver afin de trouver sa réponse. Puis vint le nommé Kostas Mistophoros. Un guerrier ravi de rejoindre le cercle réduit des Cardinaux. Un ancien porteur d’une cuirasse disparue, selon toute évidence. Un homme qui s’était vu promouvoir dans le courant de la volonté mystérieuse d’Arès. Passant d’officier à commandant, il s’interrogeait sur la marge d’erreur acceptable pour nous autres, qui allions diriger cette vague de violence sur ces citadelles arrogantes. Puis arriva cette question sur l’organisation stratégique que nous allions trouver afin d’anéantir les défenses qu’Athéna avait trouvé à nous adresser, pour nous enfermer. Une mesure qui ne pouvait que lui permettre de gagner du temps. Elle-même devait en avoir conscience, toute Sagesse qu’elle incarnait.

Derrière le rictus de cet homme, je lisais le plaisir excitant ses sens à la perspective de ces combats sanglants. Des restes de son ancien lui, qui n’avait toujours servi notre ordre qu’en tant qu’épée. Mais pour montrer l’éclat qui l’avait vu nous rejoindre, il lui faudrait prendre plus de hauteur, me disais-je secrètement. Vint alors le tour du dernier des nôtres, le plus ancien demeuré à sa fonction. Cette personne dont je sentais l’attention particulière à mon endroit, et qui avait également attiré la mienne. Toujours est-il que l’expérience qu’il avait gagné entre ces murs macabres justifiait qu’une plus longue réflexion ait pu le mener à des préparatifs nous permettant à tous de mieux ordonner cette frappe chirurgicale sur le point d’être conduite à une échelle ambitieuse.

Zelislaw, donc. À l’entente, il ajoutait l’efficacité. Il me donnait du grain à moudre pour les recherches que j’aurai à mener. Je notais intérieurement ces petites informations qui pouvaient intéresser nos quatre armées dans l’optique que cela soit profitable pour tous. Oui, nous n’étions pas le bastion qui arborait un sens de l’honneur quelconque. L’honneur n’était qu’une entrave à l’évolution. Une réserve pour s’épargner des questionnements censés nous faire éprouver nos limites. Je le rejoignais intérieurement sur cette vision. J’entendais donc le nom d’Hermès. Des informations dont je n’avais pas encore eu connaissance et qui me seraient précieux pour mes investigations. Un instant, nos regards se rencontrèrent, avant que cet homme ne dévoile les résultats de l’une de ses expériences. Un occultiste ?

Cela changeait des guerriers que j’avais rencontré jusque là, depuis mon arrivée au Dédale. Une concoction précieuse pour nous faciliter le travail. Une arme que je savais déjà comment utiliser dans mon cas, pour en exploiter tout le potentiel. Pour cette raison, mes yeux s’illuminèrent d’une vive lueur d’intérêt. Oui, son apport ne serait pas négligeable, pour cette Guerre que nous allions partager. Ainsi, c’était là l’entente profitable à tous qu’il souhaitait construire, par l’exemple. Je trouva là une personnalité que je savais pouvoir aborder, à l’avenir, pour que nous collaborions ensemble et nous enrichissions de nos richesses respectives.

Arriva alors le tour de celui qui nous avait convoqué ici. À ma question, je découvrais l’existence des enfants de Luan. Je me représentais ainsi mieux les étrangetés que j’avais pu rencontrer ci et là dans cet environnement lugubre. Car je me figurais peu d’autres possibilités. Et puis, j’avais entendu des rumeurs qui corroboraient cette hypothèse. À Kostas, Zvezdan intimait à la patience. À Ghanima, il apportait les réponses pratiques dont ma sœur avait bien besoin pour se figurer ses futurs repères. Alors, le regard de notre maître, de revenir vers le porteur de Famine. Aucune bavure ne saurait être tolérée. Même si là, je devinais que cette fermeté cachait une volonté que nous visions à nous dépasser sans que nous nous mettions en tête de nous réfugier derrière « des limites acceptables ». Cela rejoignait l’idée que je m’étais faite sur ses intentions. Pour cette opération, tous les Cardinaux seraient mis à l’épreuve. Évidemment, les pertes ne seraient pas de Zéro. Mais il nous fallait viser cet objectif. Autrement, nous trouverions à nous relâcher. Et nous relâcher, cela impliquait de donner une ouverture aux Cuirasses qui pouvaient nous manipuler.

Et cela, Zvezdan l’exprima clairement. Arrivés à notre position, nous ne pouvions nous permettre de nous laisser commander par ces Cuirasses qui nous avaient élu. Nous étions des Guides. En cela, il nous fallait empêcher qu’une force brouille notre jugement. Car sans cette lucidité, alors nous ne serions pas légitimes à commander. Il nous fallait être des exemples pour nos armées. Non pas des existences infaillibles, mais au moins des existences qui aspiraient à l’être. Des chefs sur lesquels il était possible de se reposer et dans ce refuge, de trouver un terrain où les soldats aspiraient eux-mêmes à Grandir. Je me retrouvais pleinement dans cette vision des choses. Pour cette raison, je me trouva à acquiescer d’un simple regard, accompagné d’un sourire joyeux.

Envers Zelislaw, le Pontifex rejoignit de près son avis. Notamment sur la notion d’honneur. Et il recevait avec contentement l’arme que Pestilence lui présentait. Finalement, nous arrivions à la Voie qui s’ouvrirait devant nous sitôt tombées les Citadelles du Siebenburgen. Constantinople. Une cité dont j’avais entendu parler dans quelques conversations. Un gros poisson. Et pour le dominer, il fallait prévoir les choses fort à l’avance. Pour cette raison, il intimait à Guerre de faire ses préparatifs. Car Guerre serait le couteau de ses ambitions. Je savais comme cette idée là pouvait plaire à ma chère sœur. Furent ensuite abordés les Oracles. Des alliés troubles qui joueraient de leur influence pour servir leurs plans. Des plans qui devaient se jouer en suivant les règles que nous imposait Zeus. Des défis de taille, en outre.

– Pour se faire, vous aurez besoin de commandants éveillés, Pontifex. Je serai cette Guide que je vous ai promis. Si nous échouons à cette entreprise, cela aura signifié que notre Volonté n’était pas assez forte. Nous devrons être prêts à mettre en jeu nos Vies. Et nos Vies portent en elles le poids de nos Armées. De cela, il nous faut en avoir bien conscience.

Disais-je, cherchant du regard chacun des camarades que je trouvais autour de cette table. Des camarades en qui je voulais lire de cette détermination qui ne laissait pas d’espace au doute. Car pire que de prendre une mauvaise décision, c’était de le faire en doutant. Pour ma part, je n’avais aucune hésitation. Ce serait mon épreuve. Notre épreuve. De notre réussite ou de notre échec, se dessinerait si nous avions tort ou raison de naître.


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Dernière édition par Morrigan le Lun 22 Mar - 18:36, édité 1 fois
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GhanimaGhanimaArmure :
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Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptyLun 22 Mar - 17:37
Vient donc le défilé des nouvelles têtes et de présentations. Kostas et Zelisalw. L’un semble avoir porté une cuirasse d’un passé oublié, l’autre semble être là depuis longtemps. Ancien soldat, seul cardinal qui a survécu. Mais survécu à quoi ? À cet endroit sans dieux et le désert d’âme qu’il représente. Sûrement. Mais tous à notre façon, nous sommes des monstres. Et après les noms, viennent les questions. Chacun la nôtre, chacun notre remarque. J’ai du mal avec le raisonnement de la pestilence. À quoi bon se compliquer autant la vie. Si nous écrasons par notre conquête, nous avons l’épée pour leur tendre la main. Survivre et servir, résister et périr. Voilà une logique plus simple et moins complexe à mettre en place. Mais je suppose que la complexité est le propre de la peste, la logique du poison. Là où la guerre a sa propre logique de l’épée.

C’est plutôt ce que Zvezdan a à répondre qui m’intéresse que ce que les autres ont à dire. Après tout, ces détails pourront très bien être réglés plus tard, les choses changées. Cet Hermes dont il parle, les mères ne m’en ont pas dit du bien. Un dieu fourbe, menteur, manipulateur. Pourquoi alors, suivre ses recommandations ? Quel est ton intérêt là-dedans, si ce n’est l’évident que de mettre ta marque sur ces forteresses. De les ajouter à ton royaume fantoche. Mais c’est une conquête du sang. Une conquête qui sera l’occasion parfaite de nous éprouver et d’éprouver nos armées. Cela doit aussi être ton objectif. Après tout, nous ennemis doivent s’attendre à un assaut, bien qu’il a l’air d’avoir quelque peu traîné. Alors, soit nous y arrivons et nous régnons sur ses pierres, soit nous nous écrasons et les faibles ne reviendront pas. Ne nous restera que la force nouvelle alors. Voilà un objectif que j’applaudis et qui sera le mien.

J’arque un sourcil. Roisin Dubh ? Luan ? Des noms que je ne connais pas. Des noms que les mères non plus n’ont jamais entendu. Voilà des questions à poser plus tard, qui sont ces alliés qui vont mener plus d’assaut que nous, qui sont ceux qui ont encore plus à prouver que nous à tes yeux, Zvezdan ? Pour le reste, ta réponse est logique. C’est celle que j’aurais appliquée si tu m’avais laissé le soin de décider. Alors simplement, je te réponds d’un signe de tête. De même, restes en retrait quand il remet à sa place le cardinal de la famine. Il se dégage de lui plus de sauvagerie et d’instinct que de tous les autres officiers réuni à cet endroit. La sauvagerie n’a pas sa place dans le commandement. En ça, je seconde Zvezdan. Un chien peut faire partie d’une armée, jamais il ne peut prétendre la commander. Puis, il se laisse à ses rêves avant de reprendre le sérieux. D’abord, la guerre donc.

Mes yeux se plongent dans les siens quand il me donne mes premiers ordres. Les mères l’observent aussi avec attention, et peut-être qu’il pourra sentir leur présence dans mon regard. Ton influence s’étend et tu veux ajouter la mienne à ce que tu possèdes déjà. Un sourire alors qu’il donne sa consigne simple : guerre, constitue moi une armée.

« - Tu sais par quoi les miens doivent passer, Zvezdan. Et surtout ceux qu’ils doivent affronter. Il ne reste que peu de sœur dans le désert profond. Mais je dois pouvoir rallier les survivants à ma cause, mais un obstacle se trouve sur ma route. Pour le reste, je formerais ton armée. »

Il continue ensuite de se livrer à son ambition. Un chef doit en avoir. Mais la tienne n’est elle pas trop grande Zvezdan ? Enfin, nous verrons. La suite risque d’être plutôt… plaisante. Je ne regrette pas d’être venu dans cet endroit sans dieux et d’être venu. Alors je te rends un signe de tête, quand tu dis que sur moi porte une grosse partie de la responsabilité. Je suis flattée que tu saches reconnaître mes talents. Mais la conquête souvent rencontre la route de l’échec. Il te faudra apprendre y faire face et c’est dans l’échec que nous pourrons tous poser nos yeux sur l’acier qui te compose. J’espère seulement que ton rêve ne te brisera pas.


cuirasse de la Guerre:
 



Ils viendront à l'appel de la violence: leurs visages s'offriront au vent d'est et ils recueilleront le sable captif.
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Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptyMar 23 Mar - 9:06


J'écoutais donc le dernier cardinal celui de la Pestilence, Żelisław. Remporter la victoire par le poison? Geste de lâche et de couard. Intelligent oui mais tellement déshonorant pour un guerrier d'utiliser de tel stratagème. Le poison donnera un coup de méfiance par la suite, car il est traite et dans la tête du peuple, il y aura la peur d'une réutilisation. Mais le Pontife avait la dernière voix, l'ultime décision.

Puis vint le rappel à l'ordre de Zvezdan, cela ne me fit rien, j'avais tellement pris dans la jeunesse par mon père et mon frère comme reproche qu'ils passaient sur moi comme la brise. Je ne disais pas que je n'allais pas respecter ses paroles et ses décisions, juste que cela ne me toucherait pas.

_ J'avais simplement envie de me défouler un peu cher Pontife, mais soit, tu as parlé et je respecterai ta parole.

Il avait raison, j'étais un alpha maintenant un chef de meute, mais qui dit meute dit animal donc sauvagerie. Dans son discours il tournait donc en rond, il fallait juste être un animal sauvage au bon moment, l'être intelligemment. Je savais par moi-même que j'étais revenu quelque peu différent. Moi-même je me sentais plus calme, plus posé. Ma faim était là mais différente bien que semblable sur certain points. Je me sentais plus éveillé, plus conscient, même ma façon de penser avait différée mais Zvezdan ne le savait pas encore ça. Il l'entreverrait lors de notre prochain tête à tête.

Le Pontife avait besoin de soldat, bien plus que ce qu'il semblait avoir en réserve. L'Italie nous avait-elle raflée autant de vie? Les forces byzantines et les Saints avaient-ils autant réduit nos rangs et nos armées?

_ Zvezdan. Avec ton accord j'aimerai pouvoir rattacher mon clan directement à l'armée des ombres. Ils sont perdus et dispersés depuis trop longtemps, il est temps de les rallier sous la même bannière et le même leader. J'ai repris la tête des Mistophoros à mon réveil, écartant Ixion l'imposteur...

Zvezdan avait compris qu'en parlant d'écarter, je parlais de l'avoir tué après l'avoir défier. Il connaissant les lois qui régissait mon clan, je lui en avais parlé à l'époque. Il me semblait même qu'il avait connu mon frère à l'époque. Il fallait des bras, il fallait des armes et les Mistophoros avait tout cela. Nous servions Arès depuis les temps immémoriaux, nous étions de sa lignée, nous étions la que pour le servir. Il fallait le rappeler à certains c'était tout...

_ Tu prévois cet assaut pour quand?

Il me fallait quelques jours pour rassembler mon clan, quelques jours pour leur rappeler qui ils étaient, quelques jours pour les dresser à nouveau.






Un homme qui ne connaît que la peur et la faim ressemble à une bête.

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ŻelisławŻelisławArmure :
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Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptyJeu 1 Avr - 17:39
Une œillade en direction du Pontifex. Un mouvement de tête, léger sourire. Amusé. Complice. Oui, il sait ce qu'il en pense. De cette histoire de combat honorable. D'honneur au combat. La Guerre n'est pas dominée par les élans chevaleresque. Mais par la capacité à combattre et vaincre. Les moyens … ils ne sont que ce qu'ils sont. Des moyens. Des objets, idées, permettant de creuser ce chemin vers la victoire tant attendue par le Pontifex et ce Cercle restreint. Oui. Les Cardinaux veulent aussi la victoire.
Chacun doit posséder la réponse à une simple interrogation. Pourquoi vouloir cette victoire ? Oui. Chacun doit pouvoir philosopher un peu sur les raisons. Mais une seule est importante, finalement. Faire craquer cette frontière qui enclave leurs ambitions. Briser, détruire, ce qui doit l'être. Pour mieux se déployer. La volonté, les intérêts, d'une Ruche, par rapport aux ambitions personnelles. Oui. Cette raison est la plus grande. Après tout …

Vos besoins et intérêts reposent sur ces chaînes auxquelles vous vous êtes accrochés. Ce n'est qu'en faisant votre devoir que vous serez libre. Une philosophie simple. Efficace. Militaire, aussi.

Pestilence hoche doucement la tête. Avant de l'observer, cette Mort sur qui les plans compteront. Un rôle principal. Majeur. « Je ne doute pas que nous finirons alors par connaître toutes les faiblesses de ces Citadelles … Bien que je vous prie, ma chère, de faire attention. » Un regard en direction du Pontifex. « La nature divine de Hermès est celle du Tourment. Aussi intelligent qu'il est rusé. » À nouveau, les yeux sur la Mort. « Soyez prudente. Et restez à l'affût de ce qui sortirait de l'ordinaire. Nous parlons de celui qui a pensé certains aspects de l'ésotérisme. Par sa seule présence, le Héraut de l'Olympe nous enferme dans le labyrinthe formé par sa pensée et ses actes.  » Une prudence, oui. Une prudence souhaitée. Non pas par manque de confiance envers elle. Mais bien par connaissance des pensées mythologiques. Un enseignement donné par son Maître. L'enseignement de ceux qui marchent depuis les temps mythologiques.

Vient la question. Un léger silence de la part de Żelisław. Qui semble un instant réfléchir. Puis, un hochement de tête. Léger, lui aussi. « Je peux, oui. » Pestilence ouvre sa main. Le flacon ayant disparu, comme l'aurait fait un prestidigitateur avec une carte. Oui. Ils en discuterons. Ensemble. De ce qu'il compte faire de cette quantité. De comment il peut l'utiliser, sans que cela n'altère son propre plan.

La guerre est une maladie. Autant de l'esprit que du corps. Elle blesse. Elle rend fou. Alors serait-ce si impossible d'imaginer d'autres infections l'accompagner. Après tout … combien de gangrènes naissent des blessures de la guerre ? Combien de membres infectés finissent par être tranchés ?
La guerre est une maladie. Formée par une succession de stratégie consistant à apporter la victoire d'une manière ou d'une autre. Pour ouvrir un autre sentier. Pour avancer. Vers ce que souhaite le chef. Le leader. Le Pontifex, dans ce cas là. Zvezdan, qui voit la suite. Qui voit le monde avec ses coups préparés. Ses coups d'éclats, militaires. Oui. À travers la réalité cosmique comme la réalité ordinaire, le Pontifex souhaite poser sa marque sur le monde. Sur ce monde défini, majoritairement, par les desseins de la Sage Guerrière.

Le sentier de la victoire. Son désir, palpable à travers l'air. Mais les mots de Zvezdan ne font que prêcher le convaincu qu'est Żelisław. Peut-être cherche-t-il à montrer la marche à suivre, à ces nouveaux visages. L'horizon défini par l'élu d'Arès.

Un léger sourire. Alors qu'il l'observe un instant. Avant d'écouter les mots de la Mort. Un intérêt grandissant pour cette demoiselle, à la réalité si proche de la sienne. « Fraîchement arrivée, et consciente déjà de ses responsabilités. » Un silence. Court. Alors que ses yeux se ferment, un instant. Court, lui aussi. Observant les différentes autorités Berserkers, sa voix résonne à nouveau. « Nous avons un chemin. Sur lequel nous diriger. Pontifex … » Un regard sur lui. « Ordonnez. Et vos Cardinaux sauront réaliser vos attentes. Nous serons Vos mains. Et les Fléaux que nous représentons, les volontés qui offriront au Dédale la victoire tant attendue. »


Merci beaucoup Gawa pour l'avatar.
[Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] Mzorio20

I am the Plague you fear. Eternal Infection. A Legacy in Blood, Flesh and Nature. When you pray life, you invoke me.
Embrace me, let my chains of existence grip you.
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Message Re: [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux]   [Fin Mars 553] L'Appel aux Fléaux [PV Cardinaux] EmptyDim 11 Avr - 23:16
« Envie de se défouler », qu'il me dit. Tseh. Évidemment. Évidemment que tu ne sais pas. Tu n'étais pas là ces dernières années. Tu ne sais pas ce qui a changé ici. Tu ne sais pas que nous ne sommes plus ça. Mais tu vas apprendre et t'adapter.
Ou échouer et régresser. Au choix.

Une oeillade, quand Kostas me parle de son clan. Rien qui ne m'intéresse énormément à vrai dire, chacun ont leur propre héritage, leurs propres ambitions, sous le toit du Dédale. Alors si tu veux immiscer ton clan dans tout ça...

- Soit, accordé. Mais je tiendrais cette affaire à l'oeil. Si j'ai le sentiment que la situation avec ton clan pose problème, j'aviserai.

Ou devrais-je dire, je trancherai.

Accordé, oui, mais ne pense pas que mes « oui » sont gratuits, Kostas. Si je dis oui à ta requête, c'est en attendant que tu te rendes utile derrière. Si je dis oui à ta requête, c'est en attendant que tu saches gérer ce que tu me demandes. Cette faveur repose sur ton commandement, ta compétence et ton bon sens, en somme.
Montre-moi ce que la nouvelle Famine vaut. C'est ta mise à l'épreuve.

Une oeillade vers Ghanima.

- Tu sauras gérer l'obstacle. Et si tu n'y parviens pas, alors restera le plus important : ralier ceux des peuples qui ne te sont pas familiers. Ralier les guerriers, peu importe sur quelle terre ils marchent. Du grain à moudre pour la machine de Conquête.

Car il ne s'agit que de ça : le mouvement. La piétaille lancée pour servir de carburant au feu de mes ambitions, des anonymes à rassembler sous la bannière d'une plus grande cause. Dans l'histoire, l'on se rappelle des grands noms, mais la Masse a son importance à chaque grande bataille, chaque grand événement. Il y a les héros, il y a les martyrs, il y a les anonymes, puis il y a les éminences grises.
J'ai longtemps été l'homme dans l'ombre, qui tire les ficelles des clans de Transylvanie. Peut-être... Peut-être que la lumière pourrait me plaire.
Va savoir.

Une oeillade vers Zelislaw.

- Un marché avec Hermès n'est pas bien différent d'un marché avec quiconque d'autre : même une fois les mains serrées, la vigilance s'impose. Pour autant, prudence, oui, mais surtout prudence vis-à-vis d'Athéna et ses laquais. Pour le moment, ils ne savent pas. J'aimerai à ce que ça reste ainsi jusqu'au dernier moment.

Hermès peut bien tenter de jouer de sa ruse pour me doubler, si ça l'amuse. Il perdra et sa part de notre arrangement, et sa sécurité en Transylvanie. Puis tôt ou tard, j'irais m'amuser à jouer de ma ruse à moi pour le blesser. Mais j'aime à penser qu'il sera plus malin que ça.
Hermès est un « si ». Athéna est un « quand ».

Elle, elle sera un obsctacle, un ennemi, une épine dans le pied. La question, c'est de savoir quand est-ce qu'elle se rendra compte de cette histoire, elle et ses fidèles. Le plus tard sera le mieux, certes... Mais je ne peux pas tout contrôler.

- Bien. Fais-en en bonne quantité alors.

Ce poison servira. Peut-être pas les desseins auxquels tu pensais, Zelislaw, mais il servira quand même.

Les Citadelles ne sont qu'une étape dans le grand plan à suivre. Le grand plan vers Constantinople et bien au-delà. Vous semblez le comprendre, Cardinaux. Bien. Car beaucoup reposera sur vos épaules à vous aussi.
Une oeillade vers Morrigan.

- je sais ma volonté forte, et je crois deviner que la tienne l'est aussi. La votre. Un regard qui balaie la table. Reste à mettre cette force à bon escient. L'histoire est pleine de héros à la volonté de fer qui échouent tout de même à la fin. Faute de compétence, de finesse, de brutalité, de bien de choses. Vous aurez besoin de plus que de Volonté. Alors préparez-vous.

Je me lève. Puis, tandis que mes pas commencent à me mener hors de la pièce, une réponse à la question de Famine.

- Courant Avril/Mai. Au plus vite vous serez prêts, au plus vite tout se lançera. Alors commencez donc, Cardinaux. La Guerre commence dés les préparatifs.

Un regard entendu vers Morrigan, et son rôle particulier dans ces préparatifs. Puis je passe le seuil de la porte, tranquillement.

D'abord les Citadelles et leur étau.
Ensuite Constantinople et ses idéaux.
Après ça, même le ciel ne saura pas être une limite.
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