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Avril 553 AD (Jusqu'au 5 mai 2021)
 
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 [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]

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Message [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyMar 16 Mar - 19:16
Comme une impression de déjà vu.
Encore une fois, je vais tester un porteur de Mort dans l'enceinte de ce Colisée de chair. Deux fois en si peu de temps. J'aurais aimé que l'éternelle loi du Dédale ne s'applique pas une fois encore. Cette Loi qui dit que bien peu d'entre nous survivent ici pour voir le temps passer. Les morts, les disparus, les déserteurs, les bannis, et tant d'autres raisons encore... Le Dédale moissonne ces âmes qui passent dans ses entrailles, et ne laisse que peu de survivants.

Je suis curieux de savoir si tu dureras, toi, Morrigan.

Une rencontre convenue, ici-même, au sein du Colisée de chair, perdu dans les Crocs Destructeurs. Je ne lui ait pas donné le détail des tenants et aboutissants de la rencontre. Je me suis contenté de lui dire d'être là demain, une fois la lune tombée, avec un sourire équivoque sur mes lèvres. Tu m'as fait de grandes promesses, Morrigan. Tu m'as montré beaucoup, très vite. Tu m'as dit des mots de loyauté, mais surtout, tu m'as montré. Et si je me contentais d'écouter mon instinct, je dirais que tu durera, ici. Que tu sauras être utile, que tu sauras être ce Guide que tu entends être. Ultimement : je dirais que tu es puissante.

Mais je n'ai pas le luxe de simplement écouter mon instinct. Trop sur mes épaules à porter pour ça.
Alors je veux savoir. Je veux savoir comment Mort tue. Je veux savoir comment la Faucheuse survit, lorsqu'elle est confrontée à quelqu'un qui ne saurait être une proie. Je veux que tu me montres. Au-delà de ton cran, au-delà de ta détermination, je veux que tu me montres de quoi tu es fait. Que tu me montres ce que ces fragments de vie t'ont appris, s'ils ont façonnés une guerrière qui mérite sa Cuirasse.

Alors je t'attends là, au milieu de l'aire de combat de l'arène, dans la même position que ce jour où j'ai voulu tester ton prédecesseur. Assis en tailleur, dans l'attente, une pièce qui jongle entre mes doigts.

Le Colisée est vide, comment souvent quand je m'essaie à ce genre d'exercice. Comme il y a peu de temps avec Ghanima, ceux qui ne sont pas invités le sentent. Sentent ce quelque chose dans l'air qui leur murmure de ne pas s'approcher. Seule Morrigan pourra sentir cet appel qui l'attire, qui l'invite à approcher.

À mes jambes, un pantalon de toile noir, ample, à la mode orientale. Plus haut, une tunique de la même couleur, brodée de motifs dorés. À mes poignets et chevilles, des bracelets d'or. À mon cou, le pendentif Vandale, à mes pieds, la nudité d'une peau cendrée. Dans mes yeux, une lueur de jeu qui fixe vers là d'où je sens cette présence approcher. Avant même de voir sa silhouette se dessiner, ma voix s'élève haut dans l'air. Forte pour se faire entendre, mais calme et composée.

- Bonsoir, Morrigan. Un regard au plafond, dans la béance qui creuse le Colisée. De là, une pleine lune visible, alignée avec le trou qui perce le toit du Dédale. Ponctuelle. La Mort arrive toujours à l'heure, au grand dam de beaucoup.

Une réplique facile, et mes yeux qui vont chercher les siens quand elle finit par arriver.
Un sourire. La lueur du jeu, dans le noir de mes prunelles.

Mais le jeu d'aujourd'hui sera un jeu dangereux. Le genre de jeu où on laisse aisément quelques plumes.

Essaie de ne pas aller jusqu'à y perdre une peau, Serpent de Mort.
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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyMer 17 Mar - 3:09
Une réunion venait de se passer entre cardinaux, et cela avait participé à attiser ma joie. Je venais de faire d’heureuses rencontres. Des compagnons intrigants qui promettaient de belles discussions, de beaux enseignements. M’enrichir de nombreuses expériences. Mais avant d’en arriver là, il me fallait mener à bien des missions de reconnaissance à l’endroit des Citadelles qui nous retenaient de mettre à l’épreuve l’Empire Byzantin. Songeant aux guerres à venir, je songeais aux combats que j’eus à mener aux côtés de Ghanima. Ressentais-je une forme de nostalgie ? Une nostalgie inhérente aux affrontements ? Non. Une nostalgie étroitement liée à la proximité que je trouva avec la Mort. Une proximité qui se résolut sur notre étreinte, comme pour parachever la destinée que la naissance m’avait voué. J’étais devenue l’outil de Ghanima. Mais en même temps, sa sœur. Car Guerre ne saurait s’imaginer sans Mort. Comme Famine. Comme Pestilence.

Cette pensée me laissait songeuse sur ma place parmi ces Cardinaux. Quel rôle étais-je censée assumer ? Qu’est-ce que cela disait de moi ? Perdue dans ces réflexions, j’étais ramenée à moi par un appel. Quelque chose que je reconnaissais bien. Une invitation de cet homme. Sur mes traits, se dessinèrent un sourire de malice. Avait-il donc encore quelques mots d’ordres à m’adresser avant que je me mette sur le départ ? Je n’hésiterai pas longtemps avant de me mettre en marche. M’aventurant plus loin dans les couloirs de cette Cathédrale de chair, je reconnus quelques repères que je m’étais fait en explorant le domaine. Je reconnus donc l’antre qui avait été prêté à Guerre. Et dans la pénombre des artères du Dédale, je dévoila ma silhouette. Je portais ma tenue habituelle. Soit, rien qui ne prédestine au combat.

Avant de m’avancer plus loin, je prenais d’abord le temps de balayer les environs du regard. Un Colisée. Une arène. Mes prunelles s’arrêtèrent un moment sur cette lune qui nous éclairait tous les deux, l’air rêveur. Puis, mes yeux de se poser sur le Pontifex qui m’avait fait venir ici. Je regardais ses accoutrements. Son allure des plus relâchées. Un détail en particulier attira mon attention, étirant mon sourire. Aussi, après m’être avancée de quelques pas, je me posa par terre pour me déchausser. Puis, me relevant, je reprenais ma marche, sentant sous mes pieds la caresse du sable froid.

Le temps d’arriver à quelques dizaines de mètres de Zvezdan, je répondais à sa salutation d’un sourire avenant, silencieuse. Je m’amusais de sa petite plaisanterie.

– Au grand dam de beaucoup. Est-ce là votre sentiment à ma vision ? Craindriez vous la Mort ?

Pour autant, en dépit de cette ambiance bonne enfant, je sentais dans l’atmosphère de cette tension latente qui présageait autre chose qu’une simple conversation. Pour cette raison, instinctivement, je demeuras debout, les sens alertes. Sans le montrer distinctement, je me fondis dans cette ambiance paradoxale où la violence pouvait suivre le sourire. Cet homme semblait aussi apprécier le goût du danger, comme me le montrait la lueur que je lui trouvais dans les yeux. Et lui-même discernerait dans les miens cet éclat semblable.

Devant la Mort, on tendait à découvrir son vrai visage. En serait-il ainsi pour la scène à venir ?


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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyMer 17 Mar - 11:55
Un regard distrait, concentré sur le jeu de jongle avec la pièce qui danse dans ma main droite. Seulement quand j'entends ces pas assez proches, je lève le regard vers elle. Mon sourire répond au sien. Une risette qui s'étire doucement, quand ses mots sortent. Mes yeux accrochent sa silhouette, un instant. Puis remontent lentement aller chercher les siens.

- Non. Une réponse simple, naturelle, lancée d'une confiance sans doute qui frôle l'arrogance. Mais je serais agréablement surpris si tu arrives à m'arracher ce sentiment.

Elle remonte à loin, la dernière fois que j'ai réellement craint pour ma vie face à un autre guerrier. Ai-je seulement connu ça une fois, depuis la guerre d'Italie ? Je ne crois pas, non. Le dernier face à qui je me suis vu peut-être mourir, c'était le Lion d'or. Et je suis encore là pour en parler.
Lui aussi.

Un étirement, mes bras se lèvent haut au-dessus de ma tête, puis retombent derrière moi au sol. Mes mains pour appui, je me relève agilement, approche de quelques pas. Une marche tranquille, sans empressement.

- Toi et ta sœur, vous ne manquez pas d'intriguer. Il y a bien des questions que je pourrais me poser, que je pourrais encore te poser... Mais la plus importante à mes yeux, c'est celle où des mots ne sauraient suffire.

La plus importante, c'est qui tu es, et ta loyauté. Mais ces questions-ci, nous les avons déjà abordées. Alors que reste-t-il, après ça ?

-  « Je me demande quelle guerrière se cache, derrière cette jolie petite chose chaleureuse ». Elle se situe là, ma curiosité. Il te fixe, ce regard qui brille d'un drôle d'éclat. Pas à pas, je mange la distance qui nous sépare. Je suis curieux, oui. Il n'y a pas si longtemps, j'ai mis à l'épreuve la force de ton prédécesseur ici même, dans cette arène. Aujourd'hui, je veux mettre à l'épreuve la tienne.

Des mots qui coulent, tandis que les pas ne cessent pas. Dans mon attitude, une ambiguité qui empêche de deviner mes prochains mouvements. Mes mots parlent de test, mon visage sourit la complicité, mais ma présence interpelle l'instinct. Là, dans ce jeu calculé, je marche mes derniers pas jusqu'à passer l'ultime mètre entre nous.

- Montre-moi.

Je m'arrête là. Là où toi et moi sommes tous les deux vulnérables. Et tu ne peux toujours pas lire de peur sur mes traits. Simplement, cet éclat, dans le sombre de mes prunelles.
Derrière le calme composé, les prémices d'une adrénaline qui monte. Tu pouvais te douter, Morrigan, n'est-ce pas ? En voyant le lieu, en sondant l'air.

Nous y voici, maintenant. Prouve-moi que la Cuirasse ne s'est pas trompée, que ta promesse vaut ton engament. Que ton temps, ta sueur et ton sang valent la peine de t'être soutirés.

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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyMer 17 Mar - 22:41
Une négation pleine de confiance à mon interrogation. Pour autant, derrière, Zvezdan espérait que ma force lui fasse expérimenter un danger qu’il semblait avoir oublié. C’était bien là ce qu’on pouvait attendre d’un commandant. Selon toute évidence, il cherchait à jauger la puissance de ses subordonnés. En cela, il valait mieux que ces derniers soient en capacité d’exécuter ses ambitions. Autrement, ses rêves de conquête s’en tiendraient toujours à cela : des rêves. Et un ancien porteur de Guerre ne pouvait décemment pas accepter une telle déconvenue. Devais-je comprendre alors que si je le décevais, l’affrontement à venir trouverait une sombre issue ?

Plutôt que d’être refroidie par cette pensée, mes sens s’excitaient en même temps que mon instinct de survie se voyait taquiner d’incertitudes. Si j’échouais à le convaincre, alors, cela voudrait dire que je n’étais pas digne de porter Mort. Car une Mort incapable d’incarner ce qu’elle était ne méritait pas d’entretenir son existence. C’était avec cette résolution dans le regard que j’accueillais l’avancée du Pontifex. Pas à pas, il approchait. Il approchait avec cette curiosité qui l’avait titillé depuis que nous étions arrivées, avec Ghanima. Il avait soif de réponses. Et il en était parmi elles que les mots ne pouvaient traduire.

Finalement, mon interlocuteur vint à une distance où Mort s’animerait d’elle-même pour protéger ma Vie. Une réaction qui ne manqua pas de m’amuser, intérieurement. La cuirasse à présent sur mon dos, les hurlements d’outre-tombe qui sifflaient à mon oreille donnaient peu de doute sur la violence qui marquerait bientôt le sable de cet étrange Colisée. Chaleureuse, je l’étais. Et j’entretenais cela par un sourire qui ne voulait décidément pas quitter mes lèvres. Au fond de mes yeux, une lueur d’excitation. Je prenais grand plaisir à savourer cette série de paradoxes servie par autant de marques invisibles. Un mètre de distance. C’était donc ce qu’il m’accordait, avant de m’inviter à frapper la première. Une proximité dangereuse, qui ne donnait pas à lire la moindre peur de part et d’autre. Devant moi, je trouvais un guerrier qui n’ignorait rien des horreurs de la mort. Je le sentais viscéralement, dans les frémissements qui parcouraient mes veines.

– Je vous laisse décider de quand arrêter. Je vous laisse même décider de si vous souhaitez arrêter, au moment de rendre le dernier coup. Je me battrai pour ma Vie, avec l’incertitude de la Mort.

Et dans mon regard, il lirait que ce n’était pas des paroles en l’air. Je ne pouvais engager de combat sans miser mon existence. Car si je ne le faisais pas, alors je ne serai pas digne de mes privilèges. Pour évoluer, je devais toujours vivre avec la menace de la Mort. Sans cette étreinte mortifère qui effleurait mon cou, il me serait impossible de Grandir. Zvezdan lui-même, n’échappait pas à cette règle. Lui-même, n’avait pas le droit de faillir pour avoir endormi sa méfiance. Plus que la faiblesse, c’était la négligence qui était le plus impardonnable. Et pourtant, pour Grandir, il fallait bien négliger ses instincts. Repousser l’adrénaline qui aspirait à la fuite afin de la diriger vers un déferlement de violences.

Et sur ces résolutions, ces voix ineffables m’enveloppaient, pour avaler mon existence. La présence qui faisait de moi une créature vivante. Je n’étais plus, quand bien même je me trouvais toujours devant ma cible. Une cible qui sentirait ses muscles se crisper. Non pas qu’une quelconque arcane le visait. Non, simplement, le rappel d’un sentiment visiblement oublié. Un sentiment de peur. Non pas celle qui accompagne la force, mais qui la retient. Raidit les articulations. Engourdit la mâchoire. Paralyse la pensée. Détourne les sens. Une peur qui l’empêcherait de réagir normalement. Et ce trouble serait interrompu par l’impact d’un genou entre les côtes. Cette cage d’os qui protégeait ce cœur palpitant et ces poumons respirant. Ces mêmes organes qui portaient son souffle de vie.

Cependant, alors que cette première frappe aurait dû suffire à lui remettre les idées en place, ce sentiment lourd refusait de le quitter. Zvezdan ne pouvait toujours pas s’échapper de cette menace qui encourageait à la tétanie. Il en aurait bien besoin pourtant, quand des serpents spirituels se mirent à s’échapper de ma silhouette à l’apparence si fragile. Des serpents qui viendraient danser dans les airs avant de chercher à mordre mon adversaire. Des morsures qui ne blesseraient pas seulement sa chair, mais aussi, son essence profonde. Un poison dans son cosmos, comme de l’huile qui attendait que tombe dessus une torche pour s’embraser.

Des manifestations renforcées par la douleur, et qui pouvaient distraire la Voix d’Arès sur une dernière attaque. Mes doigts avaient généré des griffes à l’allure immatérielle. Des griffes dont je me servais comme armes pour taillader ma proie. Et s’il ne s’en protégeait pas, il risquait d’accueillir un autre poison non moins déplaisant. Quelque chose de corrosif circulant à même les couloirs de son enveloppe spirituelle. Alors que j’enchaînais mes coups, je ne cherchais à aucun moment à prendre de la distance. Étouffante. J’entretenais impitoyablement de cette proximité que je voulais la plus chaleureuse. Car la Mort, une fois qu’elle jette son dévolue sur une proie, ne lâche pas facilement le morceau. J’avais bien l’intention d’imposer mon rythme, quitte à prendre quelques mauvais coups en chemin.



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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyJeu 18 Mar - 9:55
Nous nous retrouvons, Cuirasse de la Mort.

Je la vois épouser son corps, cette protection familière. Différente ici, mais son essence n'a pas réellement changée. Cette même réaction qu'avec Haldor à l'époque : le métal sombre s'accroche pour aller protéger son porteur, presque de sa propre volonté. Alors toi-même tu le sais, Cuirasse, hm ?
Tu sais de quoi est faite la suite. Après tout, tu l'as déjà vécue récemment.

Un instant, j'observe la mécanique de ces plaques d'armures qui s'accrochent. Puis, je relève mon regard vers le tiens. Toi non plus, tu n'as pas peur. Mais j'ai l'impression que ce n'est pas exactement pour les mêmes raisons. Toi aussi, tu sens ce courant qui te passe sous la peau.
Tseh. Se battre pour ta vie, hein ?

J'ai de ton temps et de ta sueur à te soutirer, encore. Alors je ne m'amuserais pas à te prendre trop de ton sang

Je ne réponds pas par les mots. Simplement, j'acquiesce doucement, puis ne quitte pas ma position décontractée. Je lève le bras, la pièce de monnaie de plus tôt sur le dessus de mon pouce. Un geste, et le petit objet doré vole haut dans le Colisée, jusqu'à se confondre avec la lune plus haut. Le noir de mes yeux reste fixement plongé dans les siens. Ma posture est décontractée, mais mon attitude trahit que je suis prêt. Que mes sens sont aux aguets, que quand tout partira très vite, je suivrais. Et bien assez tôt, tout part, effectivement.
Peut-être plus littéralement que ce à quoi je m'attendais.

Mort s'éclipse, disparue, alors qu'elle était là il y a à peine une seconde. Disparue, mais vite remplacée par autre chose. Un quelque chose qui hérisse le poil sur mes avant-bras, qui voit ma mâchoire se serrer, mon regard abandonner cet éclat joueur. Alerte,, sur mes gardes, comme une crainte que l'assaut puisse venir de n'importe où, et qu'il puisse être fatal.
Sans bouger, je cherche du regard autour de moi, rapidement. Rien.

Le premier sens qui me rappelle à sa présence, ce n'est pas la vue.
C'est la douleur.

Mon souffle en prend un coup, brutalement interrompu d'une frappe soudaine. Là, je la vois. Comme si elle n'avait jamais vraiment disparue. Je la vois devant mes yeux, qui frappe.
Je la vois dans mon esprit, qui cherche à me paralyser.
Yeux de serpent.

Ils ne tardent pas, d'ailleurs, ces fléaux à sang froid. Je me remets de la surprise, de la frappe, et aussitôt, la multitude me fond dessus. Morsures et crocs, et avec eux, quelque chose que je sens sous ma peau, sans pouvoir l'identifier. Sur mes traits, une grimace de douleur, dans ma gorge, un grognement étouffé.
À mes yeux, un éclat d'intérêt.

Les Serpents mordent, mais pas pour longtemps. Les prémisces d'une énergie, qui voient ma peau chauffer soudainement. Des volutes rougeâtres qui s'échappent de ma silhouette, vaporeuses. Là, pour réagir à cette manifestation, les serpents meurent et tombent au sol avant d'avoir finit de totalement grignoter leur proie. D'entre mes dents serrées par la douleur, un rictus féroce. Les griffes arrivent, éthérées. Et pour leur répondre, mon bras s'y oppose, hurlant.

Hurlant, parce qu'entourée de cette multitude etherée. Les visages encolérés, déséspérés, possédés, envoûtés. Une fresque faite énergie, faite protection, un amalgame de faciès soumis aux passions d'une guerre sans fin. Comme si on avait capturé leur visage au plus fort d'une bataille violente, là où les émotions étaient au plus fort.

Les griffes frappent, et elles crient pour répondre. Sur le passage du coup, la mélasse s'écarte, pour réveler un bras nu de toute blessure. Et derrière le nuage-visage, un Zvezdan qui sourit.
À mon tour, maintenant.

Un geste vif, pour repousser ce bras qui griffe, du mien qui défend. Là, les esprits fanent dans l'air, mais ne disparaissent pas totalement : leur essence devient informe, un Cosmos rouge sombre qui retrouve sa place autour de mon bras. L'urgence a quittée mon regard, remplacée par une adrénaline plus franche, plus forte.

- Agréablement surpris, disais-je.

Entre les marques de la douleur, un amusement dans ma voix. Une courte réplique, au milieu de ce qui va suivre. Car mon bras a repoussée, mais ne s'arrêtera pas en si bon chemin.

Un mouvement vivace, brutal, et le même bras vient rendre un violent coup de poing au goût de retour à l'envoyeur : un coup de poing entre les côtes. Précision et puissance dans le même geste. Et comme toi avec moi, je ne te laisse pas de répit.

Cette main qui frappe remonte rapidement, jointe par sa jumelle. Deux mains qui viennent cueillir ton visage, une à chaque joue, et ce Cosmos qui s'intensifie. Là, depuis mes bras, une énergie qui pulse, puis circule : de moi vers toi. Quelque chose d'invasif, de douloureux, quelque chose pour investir l'esprit. Tout en même temps, je sens cet espèce de retour... Cette morsure. Le venin qui brûle de l'intérieur. La douleur revient, mais sans m'arracher à mon assaut.

Je t'ai découvert en échangeant des mots et une promesse.
Que vais-je découvrir d'autre en me baladant dans ton esprit ?

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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyJeu 18 Mar - 13:32
Une pièce qui s’alignait sur le dessin de la lune dans le ciel. Une image fort belle, qui pouvait signifier tant de choses. Était-ce là des non dits que Zvezdan m’adressait ? Des paroles invisibles que je n’avais pas le temps de mûrir. Car dans l’instant, mon esprit se consacrait au moment, jusqu’à s’effacer au profit du langage du corps. Serions nous capable de mieux nous comprendre, ainsi ? De cela, je n’en doutais pas. Je trouverai à apprécier une facette que je ne lui aurais pas forcément soupçonné. Et lui-même trouverait à tirer des secrets que je ne pouvais dévoiler autrement.

Pour commencer, ma bienveillance ne cachait pas de cette faiblesse à laquelle on pouvait s’attendre, de prime abord. Les malheureux étaient nombreux à s’être cassés les dents sur cette faute de discernement. Et ceux qui avaient pris la précaution de me jauger avant de m’attaquer comprenaient à présent quelle mauvaise idée cela pouvait constituer. Simplement, un air de fragilité invitait mieux à la discussion, aux confidences. Et à la vérité, je m’intéressais peu aux masques que j’appréhendais comme des filtres dispensables aux expériences de mes semblables. Il me fallait apprendre, grandir. Et à cette fin, je m’étais armée pour favoriser l’épanouissement de mon âme. Au-delà de ça, je m’épargnais les dangers inutiles. Je trompais mes ennemis. J'augmentais mes chances de survie. Car même la Mort ne devait pas négliger les questions inhérentes à l’instinct de survie.

Des questions que j’étais prête à ignorer pour traverser les épreuves critiques que la destinée trouverait à m’imposer. Le Pontifex me présentait actuellement l’une de ces épreuves, que je recevais avec grande joie. Car cette épreuve me permettrait de valider ou non la voie que j’avais décidé de suivre. Et cette épreuve, je m’y étais plongée tête baissée, sans envisager que mon ennemi intime puisse être incapable d’y survivre. S’il était arrivé à cette place, alors cela ne suffirait pas à le tuer. Et évidemment, ça ne suffirait pas. Si je sentais la plupart de mes coups passer, je percevais bien ce sentiment d’incomplétude, comme d’avoir été empêchée d’exprimer ma violence au maximum de son potentiel. Une force intrinsèque sur laquelle je n’avais pas de prise. Tout juste avais-je de quoi ne pas me laisser ronger par cette dernière.

Et cette réalisation plaisait visiblement à mon adversaire. À cette distance, je le discernais bien. Cet éclat dans ses yeux. Ce sentiment invisible, que nous partagions. La résonance éphémère de nos âmes respectives. Une résonance qui verrait bientôt la volonté de Zvezdan regagner un peu de terrain. Car il ne pouvait pas rester éternellement passif, n’est-ce-pas ? Dans son cosmos, je sentais de ces fantômes particuliers, horrifiques, torturés. Là où je me battais avec mon essence spirituelle, lui avait emprisonné de ses innombrables combats les esprits des guerriers tombés au combat. Cela, je pensais le deviner, quand bien même je me demandais s’ils étaient ses anciens compagnons ou ses vieux ennemis. Voire les deux. Pourquoi pas, après tout ?

La curiosité anima sur mon visage ce sourire avivé par la lueur au fond de mes yeux. Dans l’instantanéité de ce combat, je pouvais exister pleinement. Lui aussi devait le ressentir, comme en témoignaient ces quelques mots qui n’eurent d’effet que d’étirer plus mon sourire. Je savais qu’à compter de ce moment, notre lutte commencerait vraiment. Et comme attendu, mon expression de béatitude s’interrompit du choc contre mes côtes. Un coup suffisant pour que je sente ce goût ferreux sur mes papilles. Mais cette parenthèse n’attiserait que plus le sourire qui suivrait, prenant cette attaque pour une taquinerie bien brusque. Plus que je l’avais moi-même été. Et pour la suite, je ne chercha pas le moins du monde à épargner mon visage qui se verrait capturé par les mains de mon vis-à-vis.


À cet instant, ma pupille de se dilater soudainement, signe que le cosmos du Pontifex avait bien anéanti les murs qui protégeaient mon esprit. Une irruption douloureuse, qui donnerait à révéler à l’intrus une scène. Une étendue de sable toisée par la même lune qui s’était également posée en spectatrice à notre affrontement. Un désert sur quoi reposait des centaines de cadavres. Une bataille impitoyable où s’opposaient les guerrières de Ghanima aux Spectres. Les deux troupes visaient à l’anéantissement de l’adversaire, comme en témoignait la violence des combats. Et dans ce cadre où tombaient nos dernières camarades, ne restait plus que moi et ma sœur dans un état qui ne pouvait présager que notre mort. Pourtant, nos gestes d’être portés par une adrénaline surnaturelle, repoussant toujours au plus loin nos limites. Une démence sanguinaire qui, si elle avait pu dans un premier temps attirer la pitié de nos ennemis, finit par éveiller en eux la peur la plus primale. Guerre et Mort venaient de naître. Et dans cette Renaissance, leurs vies ne pouvaient plus trouver de place dans cette trame d’existence.

Dans ces élans de fureur, je partageais avec la Voix d’Arès mes émotions. La détermination que j’avais trouvé dans cette épreuve. L’acceptation de la Mort qui menaçait doucement de m’étreindre. Une Mort que j’avais fini par conquérir. Une conquête qui se solda par le terrassement de toutes les âmes vivantes dans ce panorama cauchemardesque qui donnait à l’astre céleste une lueur écarlate. Était-ce simplement ma vision qui faisait mentir la réalité ? Toujours est-il que ce souvenir s’arrêterait sur mon corps ployant finalement les deux genoux au sol. La silhouette entièrement maculée de sang, cintrée de blessures profondes. Mes yeux, qui se laissaient capturer par cette lune appréciative, rassasiée des sacrifices que nous lui avions offert. À cet instant cesserait la vision.

Zvezdan se laisserait-il troubler par cette dernière ? Si tel était le cas, alors mieux valait qu’il se ressaisisse rapidement. Car alentour, j’avais renoncé à me défendre pour trouver le temps de donner la vie à des parts de mon âme. Ainsi, plusieurs serpents s’étaient-ils matériellement constitués pour imposer à ce guerrier une menace imminente. Ces alliés ophidiens n’attendraient que le moment où reviendrait l’éclat dans mon regard, signe que j’étais sortie de ce songe forcé, pour fondre sur leur proie afin d’y planter leurs crocs empoisonnés. Dans le même temps, je générais à nouveau de ces griffes spirituelles qui continueraient de le taillader s’il ne se protégeait pas. Plutôt que de reculer après avoir essuyé les coups, je prenais donc l’initiative d’avancer, de l’acculer, dangereusement. Car pour puissant il pouvait apparaître, lui aussi était mortel. Ce sentiment, je tenais à lui rappeler, oubliant même que notre combat devait trouver des limites. Était-ce d’avoir été ramenée à ces réminiscences qui embrouillait actuellement mes sens, réveillant mes instincts les plus dangereux ?

Comme indice à ce changement dans l’éclat de mes prunelles, l’accompagnement d’une aura. Quelque chose d’invasif, mais en même temps, insaisissable. Zvezdan se verrait étreindre de pulsions non moins étrangères avec ce qu’il venait de me faire goûter. En son cœur raisonnait la volonté d’en terminer avec sa Vie. De précipiter sa Mort. Autant de passions qui pouvaient embrumer son esprit et tourmenter sa volonté de contenir sa force. Des saignements s’échappèrent de ses oreilles, de ses yeux. Signe que son corps hurlait sa volonté de mourir. Je donnais à cette instant à notre combat l’odeur d’une lutte à mort.



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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyJeu 18 Mar - 16:47
Ne te précipites pas trop vite dans ces assauts fous sans défense, Morrigan. Je te veux Mort, pas morte. Et ton don ne doit pas devenir un prétexte pour jeter ta vie aux oubliettes, quand bien même le contrat qui te lie à la Faucheuse est particulier.

Mais tu t'en doutais, et je m'en doutais aussi : ni toi ni moi n'allons y aller de main morte. Il ne s'agit pas d'un entraînement, il s'agit d'une épreuve. Et si je n'ai pas l'intention d'aller jusqu'à te prendre la vie, je te prendrais ce qu'il faut de sang pour éprouver tes limites. Te jauger, sans te briser. T'acculer, sans te détruire. Un drôle de jeu de funambule, sur le fil d'un drôle d'affrontement.
Deux âmes qui jouent au jeu de la mort avec un sourire aux lèvres.

Moi parce que je suis une boule d'Ego sûre de sa force, du dénouement, et de sa capacité à retenir le coup final, quand il arrivera.
Toi... Je ne sais pas trop. Parce que tu me fais confiance, ou parce que tu n'as pas peur de mourir ?

Peut-être un peu des deux.
Mes mains autour de ce visage, et le Cosmos qui s'infiltre. Dés lors, la scène se joue. Une scène dont j'ai entendu parler, mais que je n'ai pas vue. Des mots qui prennent une toute autre dimension, quand je peux mettre des images dessus.
Les images, les sons, le goût du sang dans la bouche, les émotions débridées, déchaînées. L'éveil des Cuirasse. L'éveil de Guerre et Mort, là, au milieu d'un désert de sable et de Spectres.

Une scène qui trouve son point final dans une effusion de rouge.

Point final ? Oui et non.
Puisque quand on revient dans le présent, la réalité est mensongère. Nous sommes là, de retour dans notre combat, mais les sables autours n'ont pas disparus. Ni eux, ni la lune, ni les corps disséminés ça et là.
Le souvenir devient instant présent.

Jusque dans ses serpents qui m'entourent. Eux aussi, sont là, et ils viennent mordre encore une fois. Pas un geste pour me soustraire à leur étreinte, je reste avec mes mains aux joues de Morrigan. Morsure à la jambe, au bras, au corps, et bien d'autres. La douleur me prends les nerfs, le venin fait son chemin, mais il n'est pas rapide, pas fulgurant. Une douce douleur lente et lancinante, plutôt qu'un pic soudain, ou qu'une dose mortelle. Sur le sillage des coups de croc, du sang.
Je n'esquive pas, pour garder cette étreinte. À vrai dire, mes mains ne serrent même pas. Posées à ses joues sans prise ferme, je garde cette proximité pour contrôler l'espace. Tu ne veux pas reculer, Morrigan ? Soit. Laisse-moi te joindre à ce petit jeu.

Je les vois arriver vite. Les griffes, encore. Cette fois encore, je ne les laisse pas me lacérer, mais le procédé change. Un mouvement vif, un unique pas en avant pour qu'une jambe fasse son chemin entre les tiennes. Mon dos se voûte, et je réduis le dernier mètre de distance qui nous séparait pour te coller au corps avant que tu n'aies lancé ton coup, t'empêcher de trouver l'élan pour frapper. Là, mes mains changent de position : une agrippe le tissu de ta tenue, l'autre se bloque sous ton bras qui griffe, tandis que le mien l'immobilise. Bras bloqué sous mon aisselle, prise ferme sur le tissu, ma jambe se déplace subtilement pour passer derrière la tienne.
Une pression du corps pour pousser, un mouvement de jambe pour faucher, et l'équilibre s'envole, pour toi et moi.

Là, posté au-dessus de toi, je sens les premières douleurs traîtres. Je sens ce sentiment étrange, cette pulsion... Je sens le rouge couler. Je sens la prudence s'envoler. Cette prudence qui me dit de faire attention à sa vie, à la mienne. Cette retenue qui me dit de ne pas franchir une certaine ligne.

Un grognement s'échappe d'entre mes lèvres, entre les douleurs internes. Autour de moi, une tempête semble se lever, dans les sables nocturnes. Un vent violent, terriblement violent, et le monde alentour qui en subit les effets, Morrigan incluse. Moi pour seul rescapé du déchaînement de la nature, le monde autour change au grés des bourrasques. Le vent est si violent qu'il vient trancher Morrigan, qu'il lacère sa peau. Une drôle de tempête, chaotique, mais tout à la fois ordonnée : le sable n'obstrue pas la vision, ne se lève pas pour devenir une gêne à la vue. Un monde qui défie les lois de la physique, et au-dessus dans le ciel noir, un éclat. Un éclat qui redescend rapidement, qui se confond avec la silhouette de la lune. Une petite pièce dorée, qui descend en trombe.

Ne devrais-tu pas protéger cette vie avec un peu plus de ferveur, Morrigan?

Une voix. Mes lèvres ne bougent pas, mais tu pourras entendre cette voix. L'entendre à l'intérieur.
L'entendre, alors que je te fixe de ce regard plus intense. Une étincelle au fond des yeux, une dangerosité au coin de ce sourire que je te donne. Prédateur, dominant, je te regarde comme je regarderai quelqu'un avec qui j'échange un pari de vie et de mort.
Je te regarde comme une proie, parce que mon Ego me murmure que je suis le chasseur, et parce que mon esprit déraille.

Alors tu pourras la sentir, oui. Cette intrusion, brutale, sans douceur. Quelque chose qui force ton esprit sans préavis. Quelque chose pour te rendre le traitement de plus tôt.

N'oublie pas qui met à l'épreuve qui. À trop vouloir tester mon existence, tu vas finir par écourter la tienne.

Mais vas-y. Tue-moi, si t'en es capable.
Mon bras se lève. Et à quelques mètres de sa chute, la pièce luit d'un reflet aveuglant. Un éclat plus tard, c'est une dague au manche doré qui tombe en trombe du ciel. Qui finit dans ma main, alors que j'entame un geste vif, pour viser ton buste.
Et pour frapper, en même temps que je sens quelque chose redescendre dans mon esprit.

Que je sens l'influence s'en aller. Que je sens ce quelque chose, qui m'a fait penser, dire des choses qui ne sont pas moi. Ou plutôt... Qui sont moi quand je veux vraiment tuer. Quand je suis face à un ennemi, un vrai.

La tempête se calme, remplacée par un vent fort, mais maîtrisé.
La folie autodestructrice se calme, remplacée par une colère évidente, mais maîtrisée.

- Ne refais plus ça.

à mon visage, le sourire a disparu.
À ma voix, ni jeu, ni légèreté.

Joue ta vie, si ça te chante. Mais tu n'obtiendras pas de moi que je fasse la même chose. Parce que si je joue ma vie, alors ça veut dire prendre la tienne.
Définitivement.

Alors ne refais plus ça. Parce que je sais ce qu'il faut faire, pour que tu ne reviennes pas. Alors si tu floues ma lucidité...

Va savoir jusqu'où je pourrais aller, sans raison pour me retenir, soumis à des émotions artificielles.

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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyJeu 18 Mar - 18:44
Tandis que je l’assaillais de coups donnés avec l'authentique intention de tuer, j’étais prise d’un trouble alors que le Pontifex gardait l’emprise sur mon visage. Ou plutôt… Non… Je ne sentais pas de cette force qui visait à me blesser et ce, alors même que les serpents venaient l’assaillir. En revanche, alors que j’entrepris de l’atteindre avec mes griffes, je sentais mon centre de gravité basculer. Dans le même temps, le peu de distance qui nous séparait, d’être dévoré d’un simple pas. Une approche qui m’empêcha de le frapper. Je finis par sentir ses mains quitter mes joues pour trouver prise sur mes vêtements et dans la même temps, attraper le bras qui pouvait le menacer.

En une fraction de seconde, avant même que je le réalise, nous nous trouvions tous deux à terre. Son poids qui me retenait de me dérober à son étreinte. Une exécution où j’aurais dû trouver une réaction, en temps ordinaire. Mais ici, quelque chose d’insaisissable avait mis à mal mes réflexes. Une hésitation ? Un excès de confiance ? Non… Je n’avais pas tant manqué de détermination, bien au contraire. La raison de cette défaillance se trouvait chez cet homme. Quelque chose qui m’agressait… Une faille dans mon esprit. Un sentiment qui suffit à me désarçonner, momentanément. Suffisamment longtemps pour qu’à présent, je me trouve à la merci de mon adversaire.

Et à cet instant, alors que je voulus me libérer de sa prise, je fus arrêtée par les bourrasques de vent qui vinrent visiter l’arène de combat. De mes prunelles qui dérivaient du visage de Zvezdan, je percevais le sable se soulever dangereusement. Un danger qui s’approchait sans que je pus m’en soustraire. La Tempête approchant de manière inéluctable, il ne m’était possible que de serrer les dents pendant que l’air tranchant venait ouvrir des plaies profondes dans ma chair. Une affliction que je contenais, que je me retenais de laisser exploser sur mes traits. Pourtant, dans mes yeux, il apparaissait distinctement la douleur insupportable qui me gagna pendant des secondes qui me parurent sempiternelles.

En dépit de ces souffrances, je cherchais dans le chaos la moindre ouverture qui me permettrait de retourner la situation à mon avantage ou, au mieux, de protéger ce qui pouvait encore l’être. Or, je ne trouva aucune de ces opportunités. À la place, je voyais avec quelle servilité la nature s’assurait de ne pas gêner celui qui la commandait. Il me fallait donc supporter ce mal. Les yeux exorbités, les lèvres entrouvertes, je sentais ma vision s’assombrir. Un voile qui se déchira par l’irruption d’une lueur venue des cieux.


Impuissante, j’entendais dans mon esprit cette voix. Cette voix qui questionnait ma détermination. Une voix qui ne trouverait pas de réponse, me prenant seulement de crisper mon expression. Une tension qui traversait tout mon corps tandis qu’il posait sur moi ce regard de démon. Alors, à nouveau, cette intrusion mentale que j’avais pressenti plus tôt. Cette fois, de manière viscérale. Une intrusion qui me partagea une mise en garde. Ce faisant, la lumière dorée qui s’était constituée acheva de descendre pour dévoiler l’apparence d’une dague. Mon instinct voulut porter mes gestes pour m’en protéger, mais j’étais toujours incapable de me libérer. Si mon esprit donnait l’impression que cette action était interminable, à la vérité, le Pontifex ne me donna aucune chance de réagir.

Quand je sentis la lame me transpercer le flanc de là où il tenait son arme, je ne pus cette fois retenir ce gémissement de douleur qui, paradoxalement, donnait à mon regard toute sa vitalité. Un regard qui n’était pas près de renoncer à la vie. À ce moment seulement, l’ambiance devint moins meurtrière. Un changement, pareillement, de saisir la figure de Zvezdan. Un changement, qui appellerait un reproche. Le reproche d’un guerrier qui avait cessé de s’amuser. Sur mes traits, semblablement, s’était évanouie cette légèreté. À la place, restait cette lourdeur que je voulus expulser d’une frappe au ventre de ma cible, depuis ma main valide. Ce faisant, je me sortis enfin de ce piège. Remettant entre nous une distance d’une dizaine de mètres, je me dis que cet homme était parvenu à mettre un terme à la danse démente que j’avais engagé.

Trouvant un espace pour retrouver mon souffle, je montrais les premiers signes de fatigue, l’une de mes mains portée sur ma plus profonde blessure, au niveau du flanc. Dans cette intermède, je me demandais bien ce qui m’avait pris. Était-ce d’avoir vécu à nouveau cette scène, qui m’avait sortie de ma contenance ? Le souffle saccadé, je pris le temps de le recomposer.

– Je crains d’avoir outrepassé nos limites respectives… Je vous dois des excuses.

Derrière mes prunelles, une folie qui s’était évanouie pour me rendre cet éclat de raison qui me rendait mon équilibre mental. D’une profonde inspiration, j’expirai doucement par le nez. J’avais enfin recouvré mon calme. Ce faisant, je retira ma main de ma blessure pour retrouver une posture de combat. J’en avais terminé avec les charges aveugles. Cette fois, j’engagerai un nouveau combat. Un nouveau combat où je mettrai en jeu les restes fragiles qui faisaient de moi une existence vivante. Mon épreuve serait d’approcher le plus de cette limite sans chanceler vers l’abysse d’une vaine mort. Car une telle mort serait l’aveu de ma faiblesse. Une faiblesse qui ne pouvait être pardonnée, considérant celle que je devais incarner dans cette cathédrale de chair.

– Je ne serai plus cette guerrière somnambule, Pontifex. Je vous prie de me donner une seconde chance.

Des mots que j’avais pris le temps de peser pendant ces longues secondes. Des mots qui n’avaient pas été prononcés sous l’augure de la légèreté. Celle que nous avions engagé à nos premières passes-d'armes. Sur mes lèvres, un sourire d'une autre saveur, plus profond. M'avançant, la lenteur de mes pas ne donna pas à voir une existence plus vulnérable que tantôt. Quand bien même j’étais affaiblie, il apparaissait dans mon aura que mon pouvoir augmentait, indiciblement. Mes coups se renforceraient-ils à mesure que j’approcherai de la Mort ? Cela, je laisserai mon opposant en juger alors qu’une force invisible guidait mes mouvements. S’ils avaient une apparence conventionnelle, la Voix d’Arès comprendrait bien assez vite qu’il n’en était rien. Ma main se chargeait d’un cosmos macabre qui participait à sa vélocité. Cette fois, j’avais l’élan qui me permettrait de le transpercer à son tour. Seulement, plutôt que de viser son cœur, je ne chercha pas à atteindre un point particulier sur son buste. Signe que déjà, je ne cherchai plus à distribuer la mort. Après tout, ce n’était pas cet homme qui devait être mis à l’épreuve. C’était la Mort.



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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyJeu 18 Mar - 21:09
Va chercher l'hypocrisie, mais je n'aime pas les facultés qui me font perdre le contrôle.

Je n'aime pas quand quelque chose s'immisce dans mes humeurs, dans les mécanismes de mes émotions et méninges. Quand ça dénature qui je suis. Alors quand ça me pousse dans des folies que je pourrais amplement regretter plus tard, ça me plaît encore moins.

Douleur. Tu m'en as donné, et je te l'ai rendue avec force. Peut-être un peu trop.
Quand je me rends compte du « trop », il y a cette pause. Ce changement dans mon attitude, puis mes mots. Ce changement dans la tienne, puis un coup. Ma main qui s'oppose, mais mon corps se redresse tout de même, et Morrigan s'éloigne. Là, depuis la dizaine de mètres qui nous sépare, je la fixe, plus neutre dans le regard que je lui porte. L'amusement n'est plus là, mais l'agacement descend petit à petit.

Tu es toute pardonnée, du moment que ça ne se reproduit pas.

« Homme de seconde chance », disais-je il n'y a pas si longtemps.
Puis à vrai dire, c'était peut-être maladroit de réveiller ces souvenirs-ci chez toi. J'aurais dû dirigier le flot des songes, plutôt que le laisser me porter là où ton inconscient est allé puiser un trauma, une expérience forte. Peut-être trop forte. Ce n'est pas tous les jours qu'on devient Mort, après tout... Encore moins dans ces circonstances.

Un sourire bienveillant, pour te répondre.

Approche donc. Reprenons.

Un signe de la main, pour t'intimer d'approcher. Mon regard retrouve son éclat plus vivant, plus vivace. Et je te regarde approcher. Je te vois investie d'une force nouvelle, guidée par un quelque chose d'invisible, alors que je perçois la main chargée d'énergie qui approche. Sans un geste, je t'observe faire ton chemin jusqu'à moi. Et quand tu arrives à porter de décocher ton coup, le sable s'y oppose.

À mes pieds, le sable se lève au mépris de la gravité, comme un mur vaseux qui intercepte le coup avant qu'il frappe. Là, prisonnière du sable, Morrigan est vulnérable un court instant... Une paume, qui vient de l'autre côté du mur de sable, mais qui elle ne semble pas affectée une seconde par cette barrière. Une frappe qui va toucher le front, une tape plus légère, presque un coup paternaliste derrière la tête, comme d'autres savent donner. Le mur retombe, pour me dévoiler, un fin sourire au visage.

Un visage qui nargue, à sa façon.
Un retour à une malice plus mordante, tout en même temps que le Cosmos m'entoure, émane de moi, se propage dans l'air en volutes sombres. Un nuage qui va chercher Morrigan, non loin, pour de nouveau s'infiltrer. Sauf que plutôt que d'aller chercher dans l'inconscient sensible, je procède autrement, cette fois.

En réaction à mon Cosmos, le vent se lève. Des bourrasques violentes, pas autant que plus tôt, mais assez pour destabiliser, assez pour lacérer doucement. Enfin, du sable, des formes qui se dessinent. Comme un mur s'est levé du sol plus tôt, ici, des silhouettes font pareil. Des formes humaines, génériques, sans visage ni vêtement, faites de sable, qui se matérialisent, puis vont fondre sur Morrigan. Une multitude qui harcèle, qui frappe, qui griffe, qui ensevelie sous son poids.

Un songe plus neutre, plutôt que d'aller chercher ce qui marque.
Une façon de moins prendre de risques.

Tu as du potentiel, Morrigan. Je vois ta force. Et je pense qu'elle en aurait subermergée beaucoup d'autres. Je vois une pierre précieuse à travailler, et je pense avoir les outils pour te parfaire. Pour renforcer tes forces et combler tes faiblesses.

Montres-m'en plus, que je puisse mieux cerner la guerrière que tu es.
Plus tard, ça sera à moi de m'improviser Guide, comme toi tu veux l'être pour ta Légion.

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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyJeu 18 Mar - 22:31
Je reçus le pardon du Pontifex avec une forme de soulagement. Je me dis que la Mort avait l’esprit fort fragile, finalement, pour une existence se vouant à guider les destinées sous son commandement. Ceci dit, si je n’avais pas matière à évoluer, alors il n’y avait pas grand intérêt à vivre. Aussi, je pris rapidement sur moi pour faire de mes erreurs une force. Au sortir de cet affrontement, si je survivais, je tirerai quelque chose. C’était déjà acquis. Pour un peu, on pouvait se demander si nous étions toujours dans l’épreuve. Il fallait voir quelle attitude nous prenions tous les deux à présent. Du moins, les apparences échouaient à caractériser nos déterminations respectives. Dans une lutte pouvant se solder à tout moment par une tragique issue, que ce soit par accident ou à dessein, nous ne pouvions pas céder entièrement au relâchement.

Sans doute Zvezdan dut-il se dire qu’il pouvait se le permettre. À dire vrai, il le pouvait évidemment. Mais dans mon cas, je n’avais pas encore trouvé la réponse que j’attendais de cette expérience. Je devais toujours me chercher, voir en moi alors que mon hostilité de façade se dirigeait toute entière vers mon adversaire. Une hostilité balayée par un mur de sable qui se riait bien de la force que j’avais pu concentrer dans ma main. La seconde suivante, les formes de ces particules dorées se muèrent pour m’enfermer, limiter mes possibilités. Les sens à l’affût, je prenais sur moi d’ignorer la douleur pour anticiper par où je serais frappée.

Cet état de concentration fit que je sus deviner l’angle par où je serai attaquée. Seulement, mes gestes échoueraient à suivre mes réflexes. Je sentis sur mon front le choc de sa paume. Je m’étonna à cet instant que sa puissance perdit en intensité. Projetée doucement en arrière, je retrouvais mon équilibre, toute consciente que j’étais de la retenue de mon opposant. Un détail en particulier me troubla. En effet, il ne m’avait pas semblé que le sable avait réagi avec son bras. Fronçant les sourcils, l’action avait été si rapide que je ne pouvais pas être sûre de ce que j’avais cru observer. Et je n’aurais pas le temps de réfléchir que je fus déconcentrée par le sourire de Zvezdan, qui s’était dévoilé après que sa barrière retournait au sol. En réaction, mes lèvres s’étirèrent d’un sourire en coin.

Alors quoi, il avait fallu que je cède une fois à ta rage pour que tu cesses de voir en moi un danger ?

Malgré cela, je ne montrais signe de vexation. Ces taquineries faisaient parties du jeu, après tout. Et je m’en amusais bien, par certains aspects. Il n’appartenait plus qu’à moi de trouver la réponse adéquate. Car moi aussi, je pouvais être joueuse. Je songeais à cela tandis que le cosmos du Pontifex s’intensifiait, soulevant à nouveau ces bourrasques. Des bourrasques moins oppressives que plus tôt. Mais contre toute attente, il apparaissait que ces douces attaques eurent bien plus d’effet qu’avait dû l’imaginer la Voix d’Arès. Mon corps fébrile était-il plus faible qu’il l’avait imaginé ? Mes blessures, plus sérieuses qu’il l’avait estimé ? Mon subterfuge, assez adroit pour le tromper ? Toujours est-il que je ployais genou au sol à mesure que ces offensives d'harcèlement me blessaient, jusqu’à avoir raison de ma vie. Je laissai sur mon enveloppe charnelle la signature du dernier soupir. Avec lui, la disparition de sa dernière once de cosmos. Une tragique conclusion. La disparition d’une enfant, fauchée par les épreuves douloureuses d’un père ayant mal jaugé les limites de part et d’autre.

Je le laissai quelques secondes sur cette impression, ayant séparé mon âme en deux. Une part était demeurée dans ce corps destiné à embrasser la mort, de manière authentique. L’autre part voyageait dans l’immatériel séparant le monde matériel du monde spirituel. En outre, mon nouveau corps sortant d’outre-tombe pour le blesser de ces griffes spirituelles dont il s’était protégé tant de fois. Après deux ratés, le troisième essai serait-il le bon ? Mais je n’allais pas m’arrêter là pour « punir » sa plaisanterie. À cela s’ajoutèrent les serpents intangibles qui s’étaient aussi séparés de mon âme pour venir en renfort de mon offensive. Ces derniers chercheraient encore à mordre le tissu inhérent à l’essence de ma proie, pour délivrer ce poison qu’il goûta une fois.

Ceci fait, je recula d’un bond. J’en avais terminé avec la fureur de tantôt qui finit par nous étouffer tous les deux. Je lui laissai le temps de récupérer, de jauger dans quel état il se trouvait. Lui-même verrait que mon nouveau corps n’avait pas oublié les blessures de mon ancienne incarnation. Je n’avais pas un tel pouvoir, hélas. Mais cela était bien suffisant pour tromper mes ennemis. Quant à mon ancien corps, il irait se dégrader en de la poussière de cosmos. Une poussière qui venait retrouver le chemin de mon âme. Le regard baigné de malice, était venu le moment de le narguer, à mon tour.

– Vous ne vous êtes pas imaginé que la Mort pouvait être tuée aussi facilement, si ? Il va falloir mettre plus de Vie dans vos coups pour y arriver !

Une provocation qui n’en était pas vraiment, quand bien même j’étais préparée à rejoindre l’étreinte de cette Mort qui trouvait aussi matière à me narguer, couramment. Pour autant, je prenais un sincère plaisir aux coups que nous échangions, excitée à la pensée de ce que le Pontifex pouvait encore me réserver comme surprises.



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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyVen 19 Mar - 13:24
Bien. Je préfère ça. J'imagine que je ne peux pas être totalement surpris de ce genre de dérapage, de la part de quelqu'un qui vient à peine d'endosser sa Cuirasse, hm ? Son influence. Sans compter.... Sans compter le cas très particulier de Morrigan.

À choisir, je préfère que tu dérapes ici que sur le terrain. Ici, c'est controlable. Pardonnable. Dans la vraie guerre, là-dehors... Disons que ça serait plus problématique.

Ici, je ralentis un peu le rythme. J'essaie de ne pas trop solliciter mon corps, mais plus le temps passe, moins Morrigan me laisse le choix que de brûler mon énergie pour tenir le rythme. C'est un choix : brûler mon énergie, ou brûler ma vie. Et à vrai dire... Cela faisait un moment que je n'avais pas eu besoin de me dépenser comme ça.
Que je n'avais pas eu cette adrénaline d'un combat qui en vaut réellement la peine.

Mon coup traverse le sable, frappe ton front. Un coup pour sonner, pour secouer, mais pas pour briser. Le vent se lève, tranchant, mais pas découpant. Tout du moins, c'était mon dessein. Jusqu'à te voir perdre en force, perdre en Cosmos, perdre en substance. Perdre pied. Puis perdre vie.

Un moment, je fixe la scène se dérouler avec surprise. Mais pas bien longtemps. Parce qu'avec ce sourire que tu m'as lancé avant, je me doute de quelque chose. Et ce n'est pas une brise un peu violente qui irait aller avoir raison de toi si aisément, n'est-ce pas ?
Je sais que tu as ce don. T'effacer, puis réapparaître.

Alors réapparaît donc.
J'y pense, et suis exhaucé dans la seconde qui suit. Cette fois-ci, les griffes trouvent leur cible, je ne trouve qu'un bras à leur opposer, mais il ne dévie pas. Plutôt, il est traversé d'une triple entaille qui creuse la chair... et qui brûle sous la peau. Qui brûle là où ce n'est pas l'organique qui s'embrase. Entre les mouvements, un sifflement de douleur, léger, mais perceptible. Et pour répondre à ce sifflement, j'entends celui des serpents se répéter.
Oh non, pas cette fois, Morrigan.

La multitude part pour me fondre dessus, mais cette fois, mon bras balaie devant moi d'un large geste. Dans l'air, une espèce d'onde qui se propage... Et à leur contact, les créatures disparaissent. Comme s'ils n'avaient jamais existés, les serpents retournent au néant, sans un cri, sans un rien, rien que leur essence qui s'évanoui au milieu de cette fausse réalité.
À ton sourire, je réponds du mien.

- Plus de Vie, hein? Un éclat, dans le noir de mes yeux. Tseh. Soit.

Un amusement, dans ma voix. Puis un court silence.
Puis la terre change. Devient mélasse, devient informe, devient autre chose. Jusqu'à devenir traîtresse. Jusqu'à ce que le désert de sable devienne un désert de serpents. Un horizon de rampants, un sifflement là, partout, des dunes qui se déplacent. La symphonie des crocs prêts à mordre rempli l'air, toujours soufflant. Tandis que j'approche, et que c'est comme si la masse s'écartait sur mon chemin. Comme si elle m'obéissait.
Plus de Vie, m'as-t-u dit. Permets-moi alors de te voler ce qui représente l'essence de la tienne, juste le temps d'un petit jeu, hm ?

Et les créatures, de fondre sur Morrigan, chercher à mordre pour blessser, pour envenimer. Dans ma main, une espèce de grande lance aux airs de serpent imposant, qui se forme. Plutôt qu'une lame, c'est une tête de serpent grande ouverte, crocs tranchants, qui trouve sa place au bout de la hampe écailleuse. Là, au milieu de la marrée ophidienne, je prends ma détente. Trois pas, mon dos se voûte, mon bras se tend dans mon dos, puis projette l'arme avec force.

Au milieu des morsures de serpent de venin, la morsure d'un serpent de métal, qui arrive vite faucher la Mort.

Venin, métal, vie. Tout ça est factice, au finir de tout.
Mais un factice qui peut blesser le réel.

Y-a-t-il assez de Vie dans cet assaut-ci, Morrigan ?

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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyVen 19 Mar - 15:20
Un éclat dans mes yeux me faisait apprécier d’enfin l’atteindre avec ces griffes dont il s’était si longtemps protégé. Il ne fallait pas qu’au sortir de ce combat, tout de même, le Pontifex n’ait pas assimilé dans la chair tout ce dont j’étais capable, si ? Arrivant à ce stade, je sentais le point de non-retour s’approcher. Le moment où il me faudrait décider. Me reposer sur la confiance que j’accordais à Zvezdan, ou alors, me battre comme je l’aurais fait normalement dans une situation de vie ou de mort. En l’état, nous étions dans un entre-deux faisant qu’il était difficile de bien jauger où nous en étions. Qu’attendait-il exactement de moi ? Cette question, je me la posai alors que mes serpents spirituels venaient assaillir leur cible. Était-ce de m’être déconcentrée, ou pour la volonté de mon adversaire de ne pas se laisser prendre deux fois par le même piège ? Toujours est-il que j’échouai à l’atteindre, cette fois, par ce faisceau d’attaque.

Une onde venait dissiper mes alliés fantomatiques. Des alliés dont je ne pouvais plus garder l’ancrage dans ce monde, s’évanouissant dans l’environnement. Une énergie qui m’abandonnait, encore, jusqu’à me faire entrevoir mes nouvelles limites. Des limites qui avaient changé depuis la nuit où ma cuirasse avait jeté son dévolu sur mon existence. À cet instant, mon adversaire me renvoya une réponse joueuse à ma petite provocation. Une réponse qui devait éclairer plus mon regard. Car ce moment, je l’attendais patiemment depuis que nous échangions nos premiers coups. Contrairement à la fois où il m’avait immobilisée, je disposais maintenant de l’espace suffisant pour amorcer l’un de mes rites les plus puissants et ce, en même temps que la Voix d’Arès investissait sa Vie dans la charge à venir. Remarquant les serpents qui sortaient de terre, je souriais d’ironie.

Il fallait donc que tu m’imites précisément à ce moment, hein ?

Pendant qu’il armait une lance ophidienne pour tenter de m’atteindre avec une vélocité prodigieuse, je généra près de moi de nouveaux serpents spirituels dont l’essence différait avec ceux que j’avais montré plus tôt. Ces derniers, dans leur danse aérienne, visèrent en premier lieu ces créatures qui m’agressaient dans le sol, puis cette lance qui avait manqué de peu de me frapper de plein fouet. Autant de menaces que mes propres créatures dévorèrent, pour faire leur le cosmos qui les avait animé. Et passé cette phase de gloutonnerie, elles prenaient une envergure à la mesure de la puissance qui venait d’être assimilée. Autant de monstres servis au frais du Pontifex et qui lui rendraient le poison que cet homme m’avait destiné.

Dans le même temps, j’étais traversée de réminiscences heureuses. Ce que j’avais gagné à suivre Ghanima. Les blessures que je m’étais promis d’apaiser. Les tourments que j’avais trouvé dans les yeux des différents serviteurs d’Arès dans cette cathédrale de chair. Une place où mon existence pouvait faire sens. Un monde torturé où je pouvais trouver ma place. Un domaine où ma destinée pouvait s’épanouir, pour me permettre d’aspirer à cette dignité de Guide que j’avais confié à l’homme que j’affrontais. Une lutte où j’investissais toute mon âme, sans dévier de la raison comme j’avais pu le faire plus tôt. J’étais profondément joyeuse, mais semblablement, reconnaissante pour ce moment que Zvezdan daignait partager avec moi. Pour un peu, il sentirait de cette émotion dans le cosmos que j’avais mobilisé pour le blesser. Nos essences respectives s’étaient mêlées, l’espace d’une danse. N’était-ce pas là une belle harmonie ?

Une action épousant des facettes autant défensives qu’offensives, quand bien même il m’était impossible de m’approprier toute la Vie portée par ces différentes manifestations. Là encore, je trouva matière à m’interroger sur la nature du pouvoir dont devait être doté le commandant en chef de nos armées. En définitive, cette contre-attaque me demandait toute mon attention, m’empêchant d’enrichir l’enchaînement d’une nouvelle surprise. J’allais me contenter d’une taquinerie de plus.

– Votre Vie ne manque pas de saveur. Je vous remercie pour ce repas !

Maintenant, je pouvais bien jouer le jeu de la provocation, il m’était de plus en plus pénible de dissimuler dans quel état je me trouvais vraiment. Une difficile contenance à entretenir, mais je ne souhaitais pas que mon adversaire retienne sa force par pitié. J’avais encore quelques cartes à jouer avant de rencontrer le Crépuscule de cette Vie là.



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Dernière édition par Morrigan le Ven 19 Mar - 19:52, édité 1 fois
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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyVen 19 Mar - 19:37
Tseh. Tu me réserves ça pour quand je m'amuses à aller jouer sur ton terrain, hein ?

Crocs contre crocs, rampants contre rampants. Je regarde la scène d'un œil attentif, plutôt divertis par l'envergure de cet affrontement. Là, parmi les chimères, ma réalité est contrée par sa volonté. Dans ces serpents qu'elle ligue contre moi, il y a ce vrai-faux venin, contenu comme une morsure à me renvoyer. Il y a ce mélange de mon éergie, et de la sienne. Et cet espèce d'emprunte. Comme un sentiment. Quelque chose qui fait s'élargir mon sourire, un instant.

Une fois de plus, les serpents arrivent jusqu'à leur cible, et mordent. Sur le coup, une douleur. Supportable, mais présente. Des crocs moins acérés que ceux qui ont pu me transpercer plus tôt. Dans le sillage de leur assaut, un grimace de douleur contenue, mais... Mais pas après. Pas ce visage qui reste pris dans une douleur qui dure, dans un venin qui attaque. Parce que le venin n'a pas d'emprise sur moi. Là, alors que les serpents mordent, je ferme les yeux, un visage serein, concentré, neutre. Puis, au bout d'une poignée de secondes, les serpents s'éteignent, tombent au sol, amorphes. Leur morsure délivrée, ils ne durent pas. Leur venin délivré, il ne brûle pas. Une substance spirituelle qui me traverse, mais qui ne rend pas son effet. Comme s'il avait été effacé. Comme s'il était faux.

Comme si ce venin n'était qu'esthétique.

D'un geste, j'arrache à ma peau un dernier serpent qui s'accorche à sa parodie de vie, puis le laisse tomber au sol. Un sol de serpents morts, car ce sort réservé à ceux qui m'ont attaqués, il se répercute sur tout le reste de la multitude. Là, autour, ils ne bougent plus, ne sifflent plus. Puis, au bout d'un temps, ils se désagrègent, devienne une espèce de boue organique qui se confond avec le sol. Un engrais.
Une essence pour la Vie future.

- Méfie-toi de ne pas savourer quelque chose de trop piquant pour toi.

Une réponse lancée dans un rictus entre malice et orgueil. Vaguement charmeur, entre tout ça.
Oui, méfie-toi de ce que tu me voles, Morrigan. Ce repas que tu me soutires, il pourrait te brûler la gorge. Et il le fait à sa manière, déjà, non ? Tout ces efforts que tu fais pour me contrer, ils épuisent ta force, n'est-ce pas ? Je peux le voir, déjà, même si tu t'efforces de le cacher. Je peux voir ton endurance qui te fait défaut. Au final, plus que trop piquant... C'est surtout que tu as été trop gourmande.
Les yeux plus gros que le ventre. Mais je t'ai bien demandée de me montrer ce que tu sais faire, donc je serais malhonnête de te reprocher d'y aller à fond. Jusqu'à l'excès.

De nouveau, mon cosmos se manifeste autour de moi. Vaporeux, les volutes d'énergie volent autour de ma silhouette, tandis que j'approche pour avaler les mètres de distance qui nous séparent, une fois encore. Un pas, deux pas, trois.

Puis, un quatrième, un grand, vif, terrible pas pour arriver sur toi à la vitesse de l'éclair.

Le vent se lève à ma suite, quand je fond soudain sur toi. Un clignement d'oeil, et les dix mètres qui nous séparent sont de l'histoire ancienne. Là, au plus prés, j'ai une posture basse, dos voûté, bras armé, prêt à frapper. Et d'un coup brutal, soudain, je vais chercher tes côtes une fois encore, travailler ce point déjà affaibli, couper ce souffle qui commence déjà à te manquer. Te prendre un peu plus de cette endurance qui commence à te manquer, et voir ce que tu vas faire de ça.

Te prendre de ton endurance, puis, dans la foulée, te prendre un autre souvenir.
De nouveau, mon Cosmos chercher à t'envahir. Mais cette fois, je dirige son cheminement. Je ne vais pas chercher la Guerre ou les conflits. Je cherche quelque chose qui m'en dit plus sur toi. Quelque chose de plus anodin. Oh, tu auras cette douleur, ce mal de crâne. Mais je m'intéresse à un souvenir ou un songe plus... Profond.
Pas nécessairement quelque chose de placé sous le signe de la violence.

Alors ma main fermée en poing remonte à ton épaule. Le Cosmos fait son œuvre, et s'infiltre. Reste à savoir si tu me laisseras regarder, cette fois-ci aussi.

Si tu me laisseras rassasier cette curiosité envahissante.

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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyVen 19 Mar - 20:55
Quand bien même j’avais échoué à vraiment capturer la signature de son pouvoir, je m’étonna que mon adversaire supprime de son corps les toxines qu’il me destinait. Décidément, nous révélions chacun des atouts faisant la richesse de cette confrontation. La dernière fois que j’avais été frappée de cette adrénaline… Oui, n’était-ce pas sur ces dunes ? Devant ces Spectres ? Cette nuit, j’avais fait l’expérience de ma première Renaissance. Un moment de rupture fondamental pour ma croissance. Cet homme se ferait-il l’architecture de cette seconde Renaissance ? À moins qu’il ne jette le voile dessus, me renvoyant à jamais d’où je venais. Je gardais pour moi cette incertitude qui m’empêchait de retenir mes coups. Car si je devais disparaître au motif que je m’étais trop relâchée, alors je ne me le pardonnerai pas. Et puis, n’avais-je pas fait une promesse à ma chère Mère ?

Cela étant, regardant Zvezdan continuer de me répondre sur le ton du jeu, il m’était difficile de croire en sa trahison. Enfin… Ce n’était pas encore le moment d’y songer, bien que cette pensée se ressassait de plus en plus dans mon esprit à mesure que je sentais la fatigue me gagner ainsi que les fourmillements à l’endroit de mes blessures. Des picotements que l’adrénaline m’empêchait de ressentir pleinement. Oui… Par certains aspects, ce que j’avais goûté depuis le début était déjà un peu trop piquant pour moi. Mais cela, je n’allais tout de même pas le reconnaître, si ? À cette distance, il ne le verrait pas, mais mon sourire commençait à se faire plus tremblant. Ayant posé quelques secondes la main sur la blessure en mon flanc en retenant une grimace, je me résolus à l’enlever dès lors que je sentis que mon opposant impulsait son mouvement.

À cet instant, je restais la plus lucide. Nos états n’étaient pas comparables, quand bien même le Pontifex ne m’apparaissait plus comme un combattant indestructible. Lui aussi avait ses failles. Lui aussi avait ses limites. Mais il n’en était pas au stade où un mauvais enchaînement pouvait le faire tomber. Dans mon cas, j’en étais à ce niveau. Et pour me garder de ce risque, je généra sur moi une seconde peau spirituelle. Quelque chose qui devait s’adapter à la puissance des coups que j’allais recevoir. Et j’avais eu raison de me protéger ainsi, car je ne vis pas venir le poing venant chercher mes côtes, déjà fragilisées il y avait de ça quelques minutes. À l’impact, je sentis des craquements, la brisure des os venant entamer le mou des poumons. Sitôt, je me mis à tousser du sang, le souffle momentanément coupé. Une douleur bien moindre à ce que j’aurais dû éprouver, normalement. Cette pensée pouvait m’aider à supporter le mal qui lacérait présentement mon être.

Les pupilles s’arrêtant fugacement sur le sable par terre, ma vision s’embruma un peu, en proie à quelques vertiges. Des vertiges qui eurent raison de mon équilibre, me faisant chanceler pour faire tomber un genou au sol. Malgré tout, je prenais sur moi de ne pas m’effondrer, relevant les yeux vers l’ennemi avec une lueur toujours combative. Mais je serai arrêtée par une nouvelle irruption dans mes songes. Je sortais de la réalité pour revivre une autre de mes réminiscences. Était-ce d’être si proche de la Mort que j’en venais à vivre des hallucinations ? Toujours est-il que mon environnement me parut soudain plus tranquille.

J’étais une fois de plus dans le désert. La Tempête pouvait bien brouiller le champ de vision, deux silhouettes se tenaient dans l’œil du cyclone. J’étais seule, avec Ghanima. Je venais de naître du néant, la chair encore humide, glacée à la morsure de l’air. Quand bien même, le sentiment en mon cœur portait en lui une telle chaleur que j’en venais à ne plus rien ressentir d’autre. Je voyais en cette Mère qui venait de me faire naître des tourments paradoxaux, qui s’affrontaient entre eux. Comme si elle se refusait d’être heureuse. De toucher du doigt le bonheur. Un devoir l’ayant aveuglée sur son humanité. Celle-là même qui en faisait une existence faillible. Une réalité qu’elle ne voulait pas voir. Aussi, je la rassurais. Je me blessa le doigt avec un ongle afin de verser une goutte de mon sang que je confiais à la paume de Ghanima, avant de l’aider à refermer les doigts dessus. Je lui adressais des mots de réconfort.

Une affection authentique, accompagnée par la promesse que je l’accompagnerai dans les épreuves qui seraient les siennes. Des mots qui surent l’atteindre, jusqu’à ce qu’elle partage à son tour de son sang, le faisant couler dans ma propre main. Un rituel fort simple, mais qui suffit à raviver en moi une profonde joie. Je voyais dans ses yeux l’angoisse de la solitude. Le besoin d’une main tendue. Et à cet instant, j’éprouvai le bonheur de tendre la mienne. Une main que je pouvais tendre à d’autres, pour que dans l’expérience de la Vie, l’âme en retire un trésor splendide.

Rêveuse, mes pupilles dilatées finirent par retrouver de leur éclat. Un éclat donnant le signe que j’étais revenue à la réalité. Je sortais d’un joli songe, et je retrouvais cette douleur à la tête qui perdit peu de temps avant de réveiller les autres sur tout mon corps. Dans la proximité avec Zvezdan, je répondis par réflexe d’un coup de pied rotatif me faisant chuter au passage en arrière, emportée dans mon propre élan. Un signe de plus que je perdais sensiblement le contrôle sur ce corps poussé au bout de ses limites. Seulement, alors que l’inéluctable de la fin caressa ma pensée, je discerna en ma Cuirasse qu’elle raviva en moi une flamme inégalée. Une énergie qui ne pouvait trouver sa plus juste expression qu’aux portes de la mort. Enivrée par cette force insoupçonnée, je pris l’initiative de m’avancer plutôt que de reculer. Et cette fois, plutôt que la maladresse, j’imposerai au Pontifex le défi d’un coup visant pareillement la côte que j’avais atteint au début de ce combat.

Me laisserait-il aussi effleurer ce qui le tenait ainsi en vie ? En outre, alors même que mon enveloppe charnelle se trouvait distinctement en charpie, une énergie dangereuse s’éveillait dans mon cosmos. Dans mon regard, mon sourire avait disparu. Pour autant, il n’y logeait pas de cette démence de plus tôt. J’entrais en osmose avec l’instant, médusée par ce sentiment que m’offrait à savourer cet homme.



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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyVen 19 Mar - 22:27
Une solidité, quand je frappe. Quelque chose de curieux. Quelque chose que je n'ai pas ressenti jusqu'ici. Quelque chose qui me donne matière à sourire. Même là, même au bord de tes derniers retranchements, tu as encore de quoi me surprendre. Tseh. Oui. Oui, Mort a bien choisie sa porteuse, je n'ai plus réellement de doute là-dessus.

Avant même de m'immiscer dans ces songes, je peux m'en faire cette idée définitive : Morrigan est une guerrière. Par son aptitude, mais aussi par sa détermination. J'irais presque trouver une forme de fanatisme, dans cette détermination qui refuse de flancher...

Alors finalement, au détour de tout ça, je m'infiltre. Je m'immisce dans tes pensées, une fois de plus, mais cette fois, je cherche autre chose. Et je trouve, bien assez tôt. Un désert, mais un autre. Un désert de tempête, et deux silhouettes là où le sable ne tue pas, là où il est calme. Guerre et Mort. Avant qu'elles deviennent Guerre et Mort, je présume. Deux silhouettes, dont celle d'une nouvelle-née. Une existence à peine révélée au monde, mais déjà, des traits d'adulte sur son visage. Des traits de douceur, un sentiment de chaleur. Un espèce de paradoxe étrange, dans ce que je retire de ce songe. Ce souvenir.

Promesse de Sang. Un moment scellé entre leur deux pommes rougies par le liquide de Vie, un moment spécial. Je m'en sentirais presque voyeur de voir quelque chose comme ça. Au point que ça m'arrache une expression... Bizarrement sereine, sur le visage. Une sérénité heureuse.

Le songe s'arrête, mais mon sourire reste.
Le retour au réel se fait calme pour l'un, précipité et accompagné de douleurs pour l'autre. Un pied va me chercher, et je le dévie d'un geste, y oppose une paume qui lui fait frapper l'air. Maladroite, erreintée, hagard, Morrigan n'en a plus pour longtemps dans son combat. À vrai dire, moi aussi je commence à sentir la fatigue. La douleur. Moins qu'elle, mais assez pour avoir ce souffle plus difficile, ce corps qui grince de douleur.
Et ça n'est pas encore tout à fait fini.

Je vois. Je vois cette Mort qui se relève, plus adroite, moins maladroite. Comme tout à l'heure, je sens ces mouvements qui ne sont pas totalement les siens. Comme s'il y avait autre chose. Le coup arrive, et celui-ci, je ne le bloque pas.

Mon souffle coupé sur l'impact, un crachat suit la frappe, une énième grimace. Un son qui ne me plaît pas trop, là où j'ai été touché. Un grognement s'échappe d'entre mes lèvres. Un grognement, suivi d'un soufflement de nez.

- Oook, j'crois que j'en ai assez vu.

Un mouvement, quelque chose de vif, souple, pour aller chercher derrière une jambe, et faucher comme auparavant, pour faire tomber. À l'inverse de ma manœuvre brutale d'il y a un petit moment, je ne suis pas Morrigan dans sa chute, cette fois-ci. Je la fais tomber assez doucement, juste assez pour la secouer, pour qu'il y ait un choc, une latence.

Le temps d'un clignement d'oeil, l'environnement aura changé.

Un désert, encore. Mais différent de celui d'avant.
Plutôt qu'un désert nocturne, froid, venteux et impitoyable, un désert baigné dans un soleil fort, mais pas étouffant. Le vent est une brise agréable, la chaleur est présente, mais supportable. Un désert idyllique, trop agréable pour être vrai. Là, au-dessus, les feuilles d'un arbre, puis un autre, et d'autres encore. Car si l'horizon est celui d'un désert, les quelques dizaines de mètres autour de nous sont une oasis. Un coin d'eau entouré d'arbres et plantes, paisible, reposant. Un artifice qui soigne le corps et l'esprit. Au-delà de l'apparence, comme un sentiment, qui accompagne l'endroit, qui en fait partie intégrante : une douce sérénité.

Tranquillement, je m'assied dans l'herbe à côté de Morrigan, mon regard vers l'horizon de dunes au loin.

- Respire, profite de l'instant et reprend des forces. Laisse l'adrénaline redescendre.

Des mots autant pour toi que pour moi.
Une oeillade dans ta direction, au bout de quelques secondes. Un rire à voix basse, étouffé dans une quinte de toux.

- Pfew... J'y ai pas été de main morte. Une douleur dans le dos, une grimace. Un sourire. Toi non plus, d'ailleurs.

Mon corps m'ordonne de m'allonger, plutôt que m'assoir, et je ne mets pas longtemps à lui obéir. Les mains derrière la tête, je me détend un instant, fait le vide, ferme les yeux.

- Tu feras une bonne guide. Et une aussi bonne guerrière par-dessus le marché. Et n'est-ce pas au final ce que je demande à mes Cardinaux ? Tseh. Oui, vraiment. La Cuirasse a bien choisi. Dis-moi donc. Qu'est-ce que tu as appris, avec ce combat?

Mes yeux se rouvrent, vont chercher les tiens. Un sourire complice, mais une vraie question, dans la voix. Parce que ma curiosité n'est pas totalement rassasiée.

Trop curieux, moi ? Peut-être.

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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptySam 20 Mar - 3:58
Évidemment, ma maladresse n’aurait su l’atteindre. Seulement, la force que je tirais de ma cuirasse donnait à mon aura une impression dangereuse. Le sentiment d’une limite. Un seuil qui pouvait être dangereux de dépasser, pour moi comme pour lui. Quand j’atteignis mon but dans ma seconde frappe, je sentis un changement. Une tension qui sonna comme une alarme aux sens de mon adversaire. À peine s’exprima-t-il que me vint cette prise qu’il m’avait déjà montré une fois. Une prise qui cette fois, si elle parvenait à me déséquilibrer, ne sut me briser plus alors que je prenais sur moi d’amortir ma chute. Je m’attendais alors à ce qu’il vienne me cueillir, encore emportée dans l’élan de notre lutte sauvage. Seulement, ces quelques mots avaient déjà été assimilés par mon subconscient qui déjà, cessa de taire la tension animée par les douleurs qui me torturaient.

Dans une grimace, j’échouai à me redresser pour revenir à ma posture de combat. M’appuyant au sol pour ne pas simplement me confondre dans ma vulnérabilité, je discerna alentour de nouveaux changements. Ma vision embrouillée peinait à suivre le rythme de ce rythme de ces évolutions. Des évolutions qui m’amenaient à me demander si je n’étais pas en train de rêver, depuis le début. Mes fantômes éveillés ça et là depuis nos premières passes d’armes, était-il possible que le Pontifex se soit joué de mon esprit depuis le début ?

Médusée, je découvrais l’environnement se muer en un désert dont la chaleur réconfortait le glacial de la nuitée qui avait commencé à saisir mes plaies pour en accentuer la morsure. Balayant du regard ce nouveau paysage, je lui trouvais un caractère paisible, tranquille. Quelque chose qui sortit de mon esprit l’idée même que nous combattions. Il me fallait au moins ça, quand je considérais dans quel état d’esprit acharné je m’étais trouvée il y avait de ça quelques secondes. La pression retombant et l’adrénaline s’évanouissant avec elle, la force de ma cuirasse se dissipait dans le même temps, progressivement.

Bientôt, cette armure macabre disparut pour me laisser avec mes vêtements plus légers, qui avaient été passablement déchirés aux endroits de mes blessures. Quant à mon corps, il céda à l’épuisement, m’amenant à m’allonger pour expulser toute la tension que j’avais accumulée au cours de ces minutes sempiternelles. Essoufflée, la sueur trempait mon visage, mon enveloppe maculée de sang. Des toussotements éveillant dans ma poitrine la douleur des côtes brisées.

À côté de moi, je perçus que Zvezdan s’asseyait. Je suivais ses conseils avec le plus grand naturel. L’épreuve était terminée. Et le réaliser enfin anima en moi un soulagement qui évacua presque les tourments physiques auxquels j’étais confrontée. Quant à mon regard, il se perdait dans l’azur de ce ciel clair. Un léger rire toussotant troubla le silence que nous partagions. Un rire qui appela le mien, non moins piteux, à la suite de sa remarque. Ah ça… pour ne pas y être allé de main-morte… Quand bien même, je n’éprouvais pas l’ombre d’une rancune, bien au contraire. Je ne sortais pas de là avec le sentiment que le Pontifex avait retenu sa force. À aucun moment, je n’avais lu de cette pitié. Certes, il y avait eu des passages où nos esprits s’étaient confrontés plus loin que nos corps, mais au final et à mesure que nous progressions dans ces scènes de violence, j’avais perçu de cette acceptation grandissante. Une compréhension mutuelle que des mots ne seraient parvenus à traduire avec tant de justesse.

Au bruissement qui m’indiquait que la Voix d’Arès s’était allongée, je tourna le visage pour mieux le regarder. Il semblait bien paisible, ainsi. L’esprit tranquillisé. Une telle observation suffit à éveiller sur mes traits un sourire affectueux. Fermant à mon tour les paupières, j’entendais ses compliments. Ceux-là transpiraient de cette sincérité. Une sincérité leur donnant un poids considérable, qui sut résonner en mon âme. Une bonne guide, et une bonne guerrière, donc. Quant à ce que j’avais appris… À cette question, il vint capturer mon regard et ce faisant, je ne chercha pas à le fuir. Tout au plus le dérivai-je pour regarder en moi, attendant par ailleurs que se stabilise mon souffle, afin de l’adoucir et ainsi retrouver ce timbre de voix auquel je l’avais habitué. Dans le même temps, je perdis à nouveau mon regard vers ce ciel qui ne semblait trouver aucune limite. Un infini bien commode à stimuler l’imagination, nous rappeler à l’insignifiance de nos existences. Une illusion que nous nous imposions à nous mêmes.

– Je me suis découvert une terrible faiblesse. Une faiblesse inhérente à la Mort que je porte. Une faiblesse qui veut écorcher mon attachement à la Vie. À un moment, je ne désirais que de ressentir l’étreinte funeste de ma Cuirasse. Pourtant, je ne dirais pas que je suis étrangère à la peur, bien au contraire. Lorsque vous m’avez frappée avec la ferme intention de me tuer, je suis revenue à moi. Je me suis rappelée d’à quel point je tenais à cette vie. Et plutôt que de vous confondre dans ce sentiment destructeur, vous avez pris sur vous de m'épargner. Je ne vous en serai jamais assez reconnaissante.

Étais-je en train d’admettre que toute Mort que j’incarnais, je craignais de rendre mon dernier souffle de Vie ? Évidemment que oui. Quelle valeur aurait la mort, autrement, si je lui prêtais si peu de poids ? Mourir n’était pas une fin en soi, mais le tremplin qui permettait à l’âme de grandir, de prendre son envol. Vers quoi ? Je l’ignorais encore. J’étais seulement caressée de cette curiosité capable de faire passer un frisson par-delà mes veines.

– Pour autant, quel genre de Cardinal serais-je si je laissais la peur me dominer ? Il est difficile de l’empêcher de nous paralyser, de nous aveugler, de nous tromper. Mais lorsque nous l’acceptons, il est possible d’en faire un moteur. Je suis convaincue que vous-même le comprenez.

Puis, mon visage, de se tourner à nouveau pour retrouver les yeux du Pontifex. Un sourire curieux sur les lèvres.

– Alors, quelle guerrière avez-vous trouvé derrière cette « jolie petite chose chaleureuse » ? Avez-vous trouvé toutes les réponses que vous recherchiez, par-delà les mots ?



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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptySam 20 Mar - 10:57
- C'aurait quand même été dommage de tirer un trait sur cette promesse d'il y a quelques jours... Juste sur une perte de contrôle, tu ne penses pas? Ce que je réponds, quand tu me remercies. Oui, je ne vais pas tirer un trait sur la précieuse ressource que représente de nouveaux Cardinaux sur un simple caprice de mes instincts. Surtout si ce sont des instincts manipulés, faussés. Avec le temps, tu apprendras à dépasser ce que ta Cuirasse te murmure. C'est un équilibre particulier. Tu dois l'accepter, mais tu ne dois pas la laisser te grignoter. Tu dois lui laisser une place, mais tu dois appprendre à rester toi-même. Cette force qu'elle te donne, elle est instable. Et pour la rendre stable, il n'y a que la force de caractère du porteur.

Et tu peux lire dans mon regard que je sais de quoi je parle. Mieux encore, tu peux le deviner : ne t'ai-je pas dit que j'ai porté Guerre, moi aussi ?

- Ce que je disais pour Ghanima s'applique à toi aussi. Tu t'habitueras avec le temps.

Le plus tôt sera le mieux. Mais ça, ça ne viendra qu'avec l'expérience de guerre. De terrain.
La peur. Je la connais plus que ce que je veux bien te montrer, tu sais. Je n'ai pas toujours été à mon sommet de puissance, là en haut du Dédale. Et même sur ce piédestal, elle continue de m'étreindre. Parce qu'il y a toujours plus haut. Parce que je reste un pion dans le jeu des dieux.
Parce qu'on peut avoir peur pour bien plus que simplement perdre la vie par faiblesse.

Mais même cette peur, je l'ai connue. Avant d'être fort, j'ai été faible. Et le premier pas pour passer de l'un à l'autre, c'est transformer la peur qui paralyse en peur qui galvanise.

- Moi ? Je suis un étranger à la peur, tu te doutes bien. Une réponse d'excès de confiance, et même si je ne suis pas le dernier sur ce terrain... Tu peux facilement deviner qu'elle n'est pas sérieuse, cette première réponse. Un regard, un court silence, et mes yeux rejoignent le ciel eux aussi. Celui qui dit qu'il n'a peur de rien est soit un menteur soit un fou. Je sais mentir, et je confesse ne pas être un modèle de normalité... Une oeillade. Mais je sais, oui. Je comprends très bien.

La peur est un outil. Et comme tout outil, entre de mauvaises mains ou des mains tremblantes, il devient dengereux plutôt qu'utile.

Tu poses ta question, et je réponds à ton sourire part le mien, soufflement de nez à l'appui.

- J'ai trouvé une guerrière retorse et efficace. C'est ce que j'attendais de toi. L'impitoyable ferme, méthodique, la ruse sans remords. Tu as joué le jeu du Faux et de la dissimulation, tu as utilisé tous les avantages à ta portée. Et c'est ce que j'attendais de toi, oui. Ce que j'attends de tous les autres. L'honneur, c'est le prétexte des perdants. L'honneur, ce n'est pas se priver de ses forces et opportunités, comme te diraient d'autres. Comme te dirait un Saint, un Ligure.
L'honneur, ça se réserve à quelques adversaires bien particuliers. Et plus que d'honneur, il s'agit alors de... Régler quelque chose de personnel. N'est-ce pas, Lion d'Or ?

- J'ai pu confirmer ce que mon instinct me disait. Tu as ta place ici, et tu as ta place dans cette Cuirasse. Simplement, l'époque où j'avais le luxe de juste me reposer sur mon instinct est révolue. J'ai trop sur les épaules pour continuer à jouer ce petit jeu. J'en ai peut-être même appris un peu plus que ce que j'étais venu chercher. Un fragment de passé vaut mille mots.

Un regard entendu, pour faire référence à ces souvenirs que je t'ai pris.

- Mais tu restes une jolie petite chose chaleureuse, cela étant.

Mes yeux vont chercher les tiens, et mon visage reprend définitivement ses traits de malice joueuse. La douleur guette pas loin, mais elle s'est calmée, et elle n'est plus sur ma face, ni à mes tempes, en train de me broyer l'esprit. Elle se résorbe petit à petit, et mes blessures avec.

- Je me demande... Depuis les quelques jours que tu es ici, combien est-ce que tu en as croisé, des comme je t'ai dit?

Tu sais.
Ceux-là.
Ceux-là qu'il sera difficile de guider.
Ceux-là qui sont contrôlés par leurs pulsions plutôt que l'inverse.
Ceux-là qui ne sont pas encore assez forts pour devenir... Plus, dans les grands desseins à venir.
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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptySam 20 Mar - 20:38
Je devais acquiescer silencieusement à sa remarque. Oui, il aurait été dommageable de gâcher des paroles aussi prometteuses. Juste sur une perte de contrôle, comme il disait. J’écoutais ses conseils avec attention. Il me fallait contenir les instincts que me susurrait ma Cuirasse. Des instincts que j’avais mésestimé, d’évidence. Des instincts que je pensais être Moi. Mais la réalité était plus complexe, en définitive. Même moi, je n’étais pas protégée de cela, en dépit de l’apparente stabilité dont je faisais preuve. Une stabilité faillible. Au moins avais-je été lucide là-dessus. Une lucidité bien aisée, si on s’en tenait juste à ce point. Pour autant, cela ne voulait pas dire que je devais aller à contre-courant des murmures de Mort. Car après tout, ils étaient à l’origine de ma force. Les défier reviendrait à m’affaiblir. Or, je devais en faire une force, sans non plus la laisser me dominer. Une subtilité qui avait de quoi me laisser songeuse. Enfin, je me sentais capable de l’appréhender. C’était déjà un bon début, non ?

Quant au Pontifex, je trouvais au fond de ses yeux l’éclat de l’expérience. Celui qui sait. Celui qui a su. Celui qui comprend. Comme Guerre vint conquérir la psyché de ma sœur, sans doute avait-il été lui-même en proie à cette lutte. Seulement, de cet affrontement, il en était ressorti vainqueur. En cette qualité, il pouvait bien être un exemple. Un homme qui méritait sa place à la tête des quatre Cardinaux. De la force de caractère, donc ? À la première impression, je ne devais pas en posséder beaucoup. Mais la douceur que je montrais pouvait être trompeuse, et cacher une détermination inattendue. Quelque chose qu’il avait bien dû saisir, désormais.

D’un signe de tête, j’acquiesçais encore. Je lui faisais confiance, plus que jamais. Car lui aussi avait passé avec brio la petite épreuve que je lui avais posé. Une épreuve qui aurait pu me coûter la vie, par certains aspects. Un défi inconscient. La Mort était friande de cela, après tout. Un léger rire douloureux s’échappa de mes lèvres gorgées de sang lorsqu’il me dit être étranger de la peur avec ce ton de légèreté qui assumait tout le contraire. J’avais encore dans mon poitrail la sensation des bris d’os qui écorchaient mes poumons, si bien que la moindre de mes respirations me forçait de contenir une grimace. Ah… Si ce paysage n’était pas aussi paisible… sans doute céderais-je à quelques pleurs. Comme une enfant se blessait le genou à sa première chute, démunie à la réalisation qu’elle n’était pas une existence indestructible.

Cependant, tandis que nous admirions ce ciel déparé de l’ombre d’un souci, j’entendais ses confidences. Un modèle de normalité. Qui pouvait prétendre à cette qualité, si ce n’était celui qui avait renoncé à vivre ? Parce qu’il était vivant, parce qu’il était faillible, il incarnait un trésor de curiosités. Une expérience assez éprouvée pour s’offrir le luxe de conseiller, d’enseigner, de guider. Ça… au milieu de ces Berserkers en perdition, il n’était pas un modèle de normalité. C’était sûr. Et il le comprenait. Comme il comprenait avec quelle facilité l’on pouvait flancher.

Lorsqu’il me parlait, je montrais un aspect fort tranquille, peu bavarde, attentive. J’accueillais ses mots. Retorse et efficace. C’était donc les qualités qu’il me trouva à l’issue de ce combat. Ce qu’il attendait de moi. À ses yeux, j’avais donc ma place sous son commandement. Les mains sur mon ventre, je serai sortie de mon introspection à l’instant où il me confia avoir vu des bribes de mon passé. Celles qui m’avaient traversée à quelques moments. Ce massacre. Cette naissance. Mort et Vie. Deux scènes aux antipodes. À cet instant, mes yeux cherchèrent les siens avec intensité. Non pas de cette intensité qui condamnait, mais de celle qui réalisait jusqu’à quel point il avait regardé en moi. Jusqu’à quelle profondeur. Et par là même, j’étais confirmée sur mes soupçons quant à son pouvoir. Ainsi, il n’en ferait pas mystère. Ainsi, devant moi, il serait honnête. Et cette confession ne saurait mieux m’atteindre.

J’étirais mon sourire lorsqu’il me dit avoir gardé de moi l’image de cette jolie chose chaleureuse. J’aurais été triste du contraire, pour un peu. Dans cette fugacité, nous partagions de cette complicité malicieuse qui avait pu s’exprimer quelques fois alors que nous cherchions à nous emparer de la Vie de l’autre. Un jeu dangereux où dans l’éclat de nos coups, se révélait les reflets de nos identités profondes. Une joie qui faisait reculer la souffrance dans ma chair et mes os, partis pour se résorber doucement. Vint alors sa question. Une question qui éveilla dans mes prunelles un lueur plaisante.

– Moins que je l’aurais cru, à vrai dire. Certes, j’en ai rencontré beaucoup en proie à la perdition. En certains cas, des esclaves de leur Cuirasse. En d’autres, des personnalités qui s’opposaient frontalement à cette Voix nous ayant tous réunis ici. À la vérité, il n’en est qu’un parmi eux que je ne me vois pas réussir à Guider. Mais celui là est le problème de ma chère sœur, je le crains.

À l’évocation de ce guerrier, j’éprouvais un sentiment partagé entre l’amusement et l’inquiétude. Je souhaitais que Ghanima trouve le moyen de remettre cette existence scellée dans le marbre sur une voie où il lui serait possible d’évoluer, de poursuivre sa Vie. Autrement, il n’aurait bientôt plus d’autre alternative que la Mort. Car s’il n’était plus en mesure de Grandir, alors il fallait laisser à sa prochaine incarnation l’opportunité d’avancer. Après tout, il ne pouvait pas éternellement rester sur place.

– De mon côté, je crains que Mort veuille me garder pour elle seule. Je n’ai pas encore eu la chance de rencontrer qui que ce soit dans mon Armée, si ce n’est les soldats et serviteurs. Alors, je fais ma chercheuse d’Or dans les armées de mes camarades. Et à la vérité, si les premières impressions me font toujours voir de la terre, j’y trouve toujours la graine enfouie qui n’attend que de s’épanouir. Ces jeunes plantes ont besoin d’être Guidées, Zvezdan. Ici, plus qu’ailleurs. Et plus que personne, tu dois l’avoir bien compris.

J’avais senti depuis quelques échanges maintenant cette proximité familière que le Pontifex m’adressait. Aussi, je me risquais à mon tour à nous rapprocher par les mots. Le vouvoiement, cela mettait entre nous des barrières bien nécessaires pour la hiérarchie qui nous séparait. Seulement, dans cette conversation, je sentais que tu ne t’adressais pas vraiment à la Cardinale, mais à la personne qui portait ce titre.

– Tes mots lorsque tu nous as réuni tous les quatre… Tu entends donner le sens qui a trop longtemps échappé à ces pauvres âmes tourmentées. Tu ne saurais accepter le sentiment de Destruction aveugle vers quoi nous porte cette Cathédrale. Je me trompe ?

Gardant mes yeux fichés dans les siens, je cherchais pleinement à regarder en lui. C’était venu mon tour de mettre la lumière sur les mirages de son passé. Ceux qui avaient participé à construire le regard qu’il m’offrait présentement.

– C’est une toute autre forme de Cuirasse que tu portes à présent, n’est-ce-pas ?

Et ce regard que tu avais porté sur les Cuirasses, je voulais l’éprouver à l’échelle de ce Dédale de chair que notre dieu t’avait confié. Ne pas te laisser dominer. Mais en même temps, l’accepter. En faire une force. Une personnalité forte, alimentée par un Rêve. Quel était donc ton Rêve, Zvezdan ?


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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptySam 20 Mar - 23:03
Oui. Oui, j'ai vu ces fragments, Morrigan.
C'est ce que mon regard te répondra, quand tu iras le chercher. J'ai vu, pour mieux savoir. Pour mieux cerner. J'ai vu ce que personne n'aurait dû voir, peut-être. Mais je n'ai pas l'intention que tu m'en veuilles. J'ai vu ta naissance, et j'ai vu la nuit qui vous a vu revêtir vos Cuirasses. La première, atypique, la seconde, une scène que j'ai déjà vécue et vue plusieurs fois.
Au détour des confidences du passé, je me fais une meilleure image de votre parcours, à toi et Ghanima.

Une malice échangée, une parole légère plus tard, je te pose ma question. Ma question sur les gens du Dédale. Une franche curiosité sur mes traits, attentif, je m'arrête sur cette notion. Cette seule brebis galeuse que tu ne te sens pas de guider.

- Tiens donc. Et de qui est-ce qu'on parle exactement?

J'ai bien ma petite idée... Mais j'aime autant confirmer.
Je t'écoute, encore. T'écoute désespérer de rencontrer tes propres guerriers, t'écoute avoir cet optimisme battant, cette espèce de force de conviction. Je t'écoute passer la barrière du « Tu », aussi. Une nuance qui m'arrache un sourire un peu plus étiré. Du reste...

- Veille simplement à bien séparer le grain de l'ivraie. Je te décèles plein de bonne volonté, mais ne va pas fausser ton jugement parce que tu Veux trouver des pépites. Tu vois où je veux en venir?

Un regard qui cherche réponse sur ton visage. C'est facile de voir le potentiel là où il n'existe pas, si on se persuade trop par avance qu'il y a quelque chose à retirer. Ici plus que n'importe où ailleurs, il faut être vigilant lorsqu'on jauge les gens. Qui ils sont, ce qu'ils valent, tout ça et plus encore. Alors sois donc résolue dans ton rôle de guide, Morrigan. Mais sois vigilante, aussi.

- Ne va pas me prêter d'attentions trop nobles non plus, hein, tu pourrais être déçue. Dans ma voix, un ton de plaisanterie. Dans mes yeux... Une lueur qui dit que c'en est peut-être pas totalement une. Avant toute chose, je veux des soldats. Des soldats disciplinés, et s'ils ne le sont, disciplinables. Et s'ils ne le sont pas non plus, alors des outils. Et pour gérer ces deux castes-ci, vous autres Cardinaux.

Vous autres généraux.

- J'ai vu cet endroit accueillir des âmes damnées, incontrôlables et incontrôlées. J'ai vu cet ordre se grignoter comme un ouroboros, gâcher son potentiel dans des futilités abscondes. Les bêtises d'un instinct autodestructeur absurde. Des abrutis qui s'entretuent au lieu de tuer l'ennemi. L'on arrivera à rien sans un semblant d'ordre. Chaos, oui, mais chaos ordonné. Rage, certes, mais contrôlée, canalisée. Une meute, comme je disais. Si nous devons être des bêtes, alors nous serons des bêtes sociales.

Car il n'y a que comme ça qu'on pourra prétendre tutoyer les sommets. Il n'y a que comme ça que je pourrais toucher mes objectifs du doigt.

- Je vends la liberté de l'âme, pourvu que tous me suivent sur le sentiers de la Guerre et n'oublient pas qu'ils sont des soldats. Tant qu'ils gardent ça en tête, ils peuvent bien être ce qu'ils veulent d'autre. Un rictus. Dans votre cas, des leaders, en plus de soldats.

Les liants de la meute, les Alphas sous la houlette de l'Alpha suprême. Celui qui commande ceux qui commandent.

Je soutien ce regard que tu me lance, comme pour chercher quelque chose. J'écoute ta dernière réplique. Tseh. En quelque sorte, oui.

- Je préfère être prisonnier de mes ambitions que des caprices d'un morceau de métal organique, ceci dit. l'ombre d'un sourire, un ton léger. Même si cette Cuirasse-ci est plus lourde, bien plus lourde, alors même qu'elle est invisible. Drôle de paradoxe, hm?

C'était plus simple, quand je n'avais que la Légion ardente à gérer.

- Au moins maintenant le quatuor est complet. Alors vous me soulagerez un peu de ce poids. Toi la première. Je désespérais de trouver quelqu'un qui puisse prendre la relève, pour infiltrer ces Citadelles...

Tout le monde n'as pas ce genre de faculté. Par chance, toi oui.
Alors je t'en prie. Allège-moi donc de ce poids. Je saurais te le rendre.
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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyDim 21 Mar - 14:12
– D’un nommé Alastair. À la vérité, je ne suis pas sûre de moi. Il est de ces existences malheureuses piégées dans les limbes. En temps ordinaire, ces pauvres âmes attendent que la Mort les libère. Mais dans son cas, j’ignore s’il ne serait pas capable d’en sortir dans cette Vie.

Mon expression s’était faite plus introspective à cette mention. Je n’avais pas caché que je pouvais être faillible. Et lorsque je rencontrais des esprits si désespérées que la moindre lueur d’espoir pouvait susciter l’effroi, je pouvais être désemparée. Pour autant, je n’étais pas une prophète. Il m’était impossible de voir ce qui adviendrait de cette chose. Parfois, la meilleure alternative était de ne rien faire et d’attendre. Mais combien dans ce Dédale pouvait se targuer de cette patience ? Sans doute ce monstre rencontrerait bientôt une entité qui ne lui donnerait pas le luxe de se remettre de sa lente litanie. Puis, une remarque vint me sortir de l’empathie que j’éprouvais pour cette créature en perdition. Séparer le grain de l’ivraie, disait-il. Ne pas voir en autrui ce que je voulais y voir. Bien sûr, cela pouvait être mon défaut. Mais dans un sourire, il fallait que je lui pose une question.

– Je vois bien, oui. Mais ne t’est-il jamais arrivé que l’on t’adressa une image qui n’était pas toi ? Une image séduisante, que tu n’avais pas soupçonné et à quoi tu voulais ressembler, ne serait-ce qu’un peu ? N’as tu jamais éprouvé ce sentiment t’invitant à dépasser ce que tu avais construit, te sortir de ta zone de confort ? Un regard peut avoir cette force, Zvezdan. C’est la force que j’entends partager, par les mots. Quant à mes pensées véritables, elles m’appartiennent.

Appréciais-tu la chaleur que tu trouvais en sondant mon visage à cet instant ? Cette absence de doute ? Cette lueur qui rendait la réalité plus belle chaque fois que j’en effleurais les contours invisibles ? Car cette réalité elle-même pouvait se magnifier, à la vérité. Cela ne dépendait que de nous. De l’héritage que nous nous efforcerions de léguer à ce monde. N’avais-tu donc jamais rêvé de laisser une belle trace de toi-même, après ton passage ? Et lorsque je t’avais prêté ces belles attentions, n’avais-tu pas intérieurement souhaité y ressembler, ne serait-ce qu’un peu ? Me donner raison, quand bien même j’avais tort. Non, alors que tu déniais mes mots, tu ne lirais pas sur mes yeux l’ombre d’une déception. J’ouvrais simplement un champ de possible. En définitive, il suffirait que je sois surprise pour émerveiller ces yeux qui voulaient voir en toi le meilleur. Peu importe qu’à cet instant, tu ne sois pas cette image que je te montrai, que je te proposai.

Malgré tout, je l’écoutais. Je prenais le temps d’apprécier son regard présent. Une armée qu’il pouvait contrôler. Il fallait bien commencer quelque part, après tout. Et quand j’entendais les histoires de mes plus anciens soldats, je comprenais bien quel visage ce Dédale de chair avait pu emprunter, par le passé. Ce visage, n’était-il pas aujourd’hui plus beau ? Il avait fallu que tu tordes l’existant pour permettre cela. Mais cette évolution, il avait fallu que brille la chance pour qu’elle s’accélère. Avais-tu anticipé dans tes plans de rencontrer Guerre et Mort ? Que leurs nouvelles porteuses te vouent si naturellement leur si profonde loyauté ? Bien sûr, tu ne pouvais pas l’anticiper. Mais en réalité, si cette loyauté était survenue si naturellement, tu le tenais surtout de ce regard que tu avais construit, avec l’influence de tes expériences difficiles. Un regard qui avait fini par devenir toi et faire de toi l’homme à qui moi ainsi que Ghanima souhaitions faire confiance.

Ce Pontifex blessé me partagea quel pu être son vécu entre ces murs organiques. Le berceau de la déchéance, dans lequel le chaos empêchait aux jeunes pousses de s’épanouir. Un terrain de désespoir duquel il ne pouvait rien sortir de bon. Et maintenant que j’y pensais, j’y reconnaissais le champ des limbes le plus profond. Celui duquel l’âme ne pouvait pas s’élever. Il fallait que nous devenions des bêtes sociales pour sortir de cet état. Ramener un semblant de raison pour nous entendre, nous comprendre. Même s’il ne s’agissait dans un premier temps que d’empêcher des existences cassées de déverser leurs pulsions autodestructrices sur les autres. Seulement, ces existences pouvaient être réparées. J’en étais persuadée. Était-ce de la naïveté ? Quel mal y aurait-il à au moins essayer ? Quel mal un tel regard pouvait apporter dans cette Citadelle macabre ? Quel mal pouvait subvenir, si ce n’était à la racine de ma propre existence ? Si je devais brûler sous mes pieds, c’était que mes propres fondations étaient trop faibles, tout simplement. Et si je devais avoir tort, alors il me faudrait brûler, consumée jusqu’à ce que ma prochaine incarnation vienne mûrir une autre réponse que j’éprouverai à nouveau.

Dans cet affrontement, tu avais décidé de m’épargner. N’était-ce pas, par certains aspects, que tu appréciais mon regard ? Que tu voulais voir de quelle manière il pouvait changer ton monde ? Ou alors, craignais-tu simplement de me perdre ? Était-ce que déjà, tu ressentais en toi le besoin d’être regardé comme je le faisais ? Tu vends la liberté de l’âme. Mais ne peux-tu pas accepter que cette liberté te touche ? Te change ? Te fasse grandir ? Car toi-même, tu étais libre.

Tout le temps de ces réflexions, je n’avais pas fui son regard. Je veillais simplement à partager ces émotions fortes par leur prisme, avec pour moi l’incertitude qu’elles l’atteignent. Lui, qui craignait ses entraves. Mais en même temps, les acceptait. Cette acceptation était la première des nécessités. Après, absolument tout pouvait arriver. Ce poids l’écrasait, hein. Et il attendait que nous l’aidions à le porter, alors. Pour ma part, je pouvais donc l’y aider en récoltant pour lui ces informations. C’était là l’évidence. Mais comme pour soutenir ce poids invisible, je prenais sur moi de brusquer mes muscles et mes os. Me poser quelques secondes faisait qu’à présent, le moindre mouvement pouvait éveiller en moi une affliction m’intimant à ne plus bouger, à demeurer dans cette zone de confort où je pourrai trouver le temps de me rétablir. La douleur se lisait sur mon visage alors que je me redressai, toussant plus de sang à mesure que je me forçais. Seulement, au terme de ces efforts, je parvenais à finir debout. Et portant mon bras entre moi et le ciel, j’épargnais mes yeux de ce soleil que je cherchais à capturer par le regard. Puis, ces yeux, de s’abaisser vers cet homme écrasé par le poids de ces responsabilités.

– Je porterai ce poids, et bien plus. Je te suivrai jusqu’où tu voudras, quitte à ce que ça me mène aux enfers. Mais alors, je reviendrai, et je te servirai toujours. Le Pontifex est désormais entouré de telles personnes.

Puis, mes yeux d’admirer avec plus d’attention les richesses de ce paysage paisible que la peine m’avait empêché de correctement apprécier jusque là. Mon sourire émerveillé faisait déjà oublier les grimaces de douleur que j’avais pu montrer pour atteindre ces hauteurs.

– Le Monde peut grandir au rythme de nos âmes pour un peu qu’elles brillent assez fort. N’est-ce pas là une rêverie séduisante ? Une image que nous aspirons naturellement à traduire dans la réalité ? Alors pourquoi faut-il que l’on se retienne d’essayer ? N’avons nous pas suffisamment chuté pour ne plus craindre de tomber à nouveau ?

Des mots d’espérance qui contrastaient bien avec cette Cathédrale de chair. Les mots de Mort qui faisait l’éloge de la Vie.


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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptySam 27 Mar - 22:23
- Huh. Vrai que c'est un cas particulier, celui-là.

J'en sais quelque chose, c'est moi qui l'ait sorti de son trou.
Un esprit brisé, remodelé selon les caprices de la folie, pour essayer de faire tenir en place, les bribes de ce qu'il lui reste de conscience. Quand le monde a trop ruiné un homme, ce n'est pas rare que cet homme préfère s'enfermer dans son propre monde. Une façon de nier le réel, de l'encaisser mieux. J'en sais quelque chose : J'ai déjà eu de ces épisodes fugitifs au cours de ma vie.
Pas comme Alastair. Vraiment pas comme lui, non.
Mais à ma façon, j'ai dérivé. Plus d'une fois

Aujourd'hui, je me tiens au bord du rivage. Rien ne dit que je ne me noierai pas encore, mais pour l'instant, tout va bien. « Pour l'instant » étant la nuance importante.

- C'est moi qui l'ait trouvé dans les geôles d'un fortin de la région, quand j'étais encore Guerre. Il avait ses mots de musique et ses formules alambiquées. Il voulait « suivre la musique », alors il a suivi.

Le reste, j'imagine que tu en as assez vu en le rencontrant, n'est-ce pas ?
Alors je ne m'y attarde pas. Plutôt, ces mots d'avertissement. Faire attention à ne pas pousser ton optimisme trop loin. À le pousser jusqu'à ce qu'il quitte le champ de l'espoir pour basculer dans celui de l'utopie. Parce qu'il ne faut pas que tu t'y trompes : tous ne sont pas à sauver, ici. Tous ne sont pas destinés à être plus que de la chair à canon. C'est le destin d'une partie d'entre eux, irrémédiablement.
Aucune quantité d'effort ne changera ça, pour une partie de ceux-là.

- Plus jeune, oui. Entre temps, j'ai appris à me soucier du Moi présent, et me construire selon ce que je projette du Moi futur. Je t'adresse un sourire confiant. Peut-être trop. Je suis jeune, mais j'ai déjà beaucoup vécu. J'ai passé le stade de me construire via des modèles. Je sais ce que je veux ce que je vaux, et ce que je vise. Le reste, ce n'est qu'une course pour voir jusqu'où j'irais.

Une détermination ferme, dans le regard que je te rend. Des mots de conte, des mots qui coulent naturellement, fruits d'un train de pensée qui suit son cours sans obstacle. Limpide comme une certitude ancrée dans l'esprit.

- Enfin. Je force un peu le trait. J'imagine que oui, ça peut encore m'arriver quelques fois, de voir quelque chose à quoi aspirer chez l'autre. Un regard qui fixe. J'aimerai encore avoir ta positivité, par exemple.

L'ombre d'un sourire. Une vérité, cachée sous le masque de la malice.
J'aimerai, mais je dois savoir penser d'un pragmatisme sans affect. Penser les gens commes des ressources, penser leurs traits de personnalité comme des atouts et défauts, des variables à évaluer. C'est... Un drôle de paradoxe à tenir, ce que je m'impose en tant que Pontifex, et ce que je suis quand je ne suis pas Pontifex. Les deux se confondent, parfois. Souvent. C'est peu de dire que ça complique les choses à l'occasion.
Comme quand le Pontifex invite une Oracle tenir un rôle d'Ambassadrice dans son Dédale... et que derrière le choix du Qui, ce sont des raisons personnelles, émotionnelles.

Je pense à tout ça. Un sourire désabusé me passe brièvement sur le visage, tandis que ça me tourne dans la tête. Puis je te vois. Te vois de lever, au-delà de l'effort et de la douleur, te voit prendre cette hauteur pour te confondre avec l'horizon derrière toi. Et je t'écoute. Un soufflement de nez, et moi-même, un effort pour me lever, doucement Un effort moins douloureux que le tiens, mais tout même, un effort qui fait crisser mon corps d'un drôle de son. Une grimace plus tard, m'y voilà, face à toi.

- Tu as un talent pour choisir les mots qui plaisent, toi, n'est-ce pas? Un amusement dans la voix, pour donner vie à ces mots. Je suis curieux. Curieux de voir comment survivront ces mots, face à ce que le monde a de plus sombre à leur opposer.

Parce que je les connais bien, ces ambitions folles. Je sais ce que c'est, de rêver haut, si haut que tout semble rire au nez de ce qu'on veut construire. Je sais ce que c'est, d'à la fois être confiant, mais de savoir que tout ça est précaire. Fragile.
Croire au Meilleur et s'en donner les moyens, sans oublier que le Pire guette dans l'ombre du Destin.

Doucement, la trame du réel s'éfiloche, traspercée par les murs du Colisée qui reprennent doucement leurs droits. Le soleil disparaît, remplacée par la lune à ciel ouvert, là-haut. Les étoiles deviennent les crocs de la béance, le rêve redevient réalité. La réalité du Dédale.

- ça, par exemple. Un geste ample du bras, pour désigner l'environnement autour de moi. Mais en ce qui concerne cet endroit... Eh bien, je t'ai bien dit qu'il était destiné à changer, lors de notre première rencontre, n'est-ce pas?

Et ça ne saurait tarder. Un regard qui pétille, pour accompagner mes prochains mots.

- Alors disons que pour ce premier pas vers un monde plus grand, tu auras le luxe de pouvoir tricher un peu
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Message Re: [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan]   [Milieu Avril 553] Mort et Colisée : l'histoire se répète [PV Morrigan] EmptyJeu 1 Avr - 16:39
Ainsi, cette étrange et désespérée créature avait été sortie de sa prison par Zvezdan. L’apprenant, j’étais confirmée dans des suppositions que je m’étais faite en échangeant avec lui. Une existence torturée n’ayant rien connu d’autre que le confinement entre quatre murs. Une isolation où il n’avait pas eu la chance de vivre, où il s’était finalement senti extérieur à ce monde. Un spectateur, friand de ces musiques dont il ne pouvait se faire le musicien. « Suivre la musique ». Cela devait bien convenir dans un premier temps, mais il lui serait impossible de s’entretenir sur cette voie indéfiniment. Quelque chose que je lui avais signifié. Car s’il souhaitait trouver sa voie, alors il lui faudrait vivre par lui-même ; agir. À présent, il ne restait plus qu’à voir s’il accepterait ses blessures pour renaître, ou s’il rejoindrait la poussière en se refusant d’accomplir quoi que ce soit.

À cette pensée, je me souvenais des mots du Pontifex. Tous ne pouvaient être sauvés. Cet exemple l’illustrait bien. Quand bien même, les mots partagés avec ce colosse ne me semblaient pas superflus. Il pouvait bien échouer à se relever, le temps passé à l’aider ne serait pas perdu. Je me le figurais encore, sans doute parce que je ne l’avais pas encore assez vécu dans cette vie. Mais c’était là la voie que j’avais décidé de suivre. M’en détourner dès maintenant signifierait le peu de détermination que j’aurais placé dans ma vision.

En réaction à mes paroles, l’homme face à moi avouait y avoir été sensible dans sa jeunesse. Seulement, désormais, je lisais en lui ce caractère désabusé, fatigué. Quelque chose que j’avais bien entraperçu depuis nos premières discussions. Il ne visait plus de modèles. Je pouvais le rejoindre en cela, même si c’était assez paradoxal au jugé de mes mots. Ou plutôt, au lieu de modèles, j’avais choisi d’apprendre ce que chaque expérience pouvait m’enseigner, que ce soit de bonnes ou de mauvaises réponses. Toutes valaient que l’on s’y penche, ou presque. Encore fallait-il avoir assez vécu pour faire ressortir de cette lueur intrigante qui pouvait faire vibrer mon âme. Ce manque à gagner accessible à chaque rencontre.

En tous les cas, j’observais ce sourire confiant sans ce que ce dernier blesse mes convictions. Il était sûr de sa trajectoire. Rien qui ne ressemblait à de l’aveuglement. Seulement, une confiance en son expérience. Et c’était bien naturel lorsque l’on s’était acharné à cultiver ses apprentissages. En tous les cas, j’étirais mon sourire tandis qu’il me fixait en reconnaissant que ces élans de faiblesse dans la carapace de son assurance pouvaient encore l’atteindre. Ainsi, il enviait ma positivité. Je devais apparaître bien jeune, à ses yeux. De cette jeunesse qui rafraîchit le glacial d’une expérience qui s’enferme. Par certains aspects, qui se protège. Se protéger des blessures.

Alors, il finit lui-même par se relever, arriver à ma hauteur. Des remarques appréciatrices après que j’ai délivré mes mots de détermination. Une lueur d’amusement put se lire au fond de mes yeux à l’instant où je reçus son commentaire. Pour autant, je perçus sur son visage une faille invisible. De l’inquiétude. La certitude, c’était qu’il voulait croire en mes mots. Seulement, en serais-je capable ? Une réponse que la Destinée serait la seule en capacité d’adresser. Une Destinée sur laquelle nous avions tous fort peu de prise. Et la Réalité pouvait en être une alliée dangereuse. Comme pour en faire la démonstration, Zvezdan dissipa de cette illusion chaleureuse pour nous y ramener. Cet environnement sinistre où l’écho des rêveries s’évanouissait déjà. Balayant cet environnement du regard, doucement, mon expression gardait de ce sourire, mais mes yeux prirent à ce moment plus de profondeur ; introspective.

Les mots ne sont toujours que des mots. Dorénavant, il me faudrait les accompagner d’actes. Le message était très clair. Malgré cela, le Pontifex lui-même ne se confondait pas en un fatalisme où l’énergie ne pouvait que finir par se dissiper. Non, il gardait en esprit ce qui serait amené à changer. Et pour se faire, il s’en donnerait les moyens. Oui… J’avais décidément était fort chanceuse de trouver dans cette Cathédrale macabre un tel Guide, qui gardait dans son regard de cette étincelle ayant survécu à la « vieillesse » des tourments. Tricher, me disait-il. Restée silencieuse le temps de ses mots, mon corps prenait déjà le pli de ce commentaire. Loin des limites de l’humanité, mes blessures les plus profondes commençaient déjà à se refermer. Oui, nous tous, suivants d’Arès, étions dotés de pouvoir suffisants pour espérer faire bouger les lignes. Et s’il existait des entités nous dépassant, alors je serai son alliée pour les affronter. Ce combat venait de sceller notre pacte. Enfermant mon poing dans ma main gauche pour le porter devant mon visage, je m’inclinais de reconnaissance.

– Je te remercie pour ce combat, Zvezdan. Je tricherai autant de fois que nécessaire pour que ta Vision porte loin, tu peux en être sûr.

Mais aux mots, devaient suivre les actes.

Citation :
Fin du RP.


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