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Avril 553 AD (Jusqu'au 5 mai 2021)
 
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 [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]

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ZvezdanZvezdanArmure :
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Message [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptyMer 17 Mar - 20:22
Je déteste cette situation.

Je déteste cette distance, tout le long du chemin. Ce quelque chose de... Cassé, quand on s'est vu. Je déteste cette sensation. Sentir que là maintenant, je suis Pontifex, et que tu es Oracle. Alors que tout était si simple, si... Bon, il y a quelques jours de ça.
Toi dans mes bras.
Moi dans tes draps.

Mais il a fallu que ton ordre soit ce qu'il est. Un rassemblement d'individualité, désorganisé et décousu. Il a fallu que vous jouiez le jeu des secrets inutiles, comme vous savez si bien le faire. Il a fallu que vous fassiez cette erreur qu'ils aiment tous faire avec les suivants d'Arès : nous prendre pour des cons.
Je pense que le message est passé auprès de ton Augure. Ce Pontifex-ci, vous n'irez pas le prendre pour un abruti. Pas sans en payer les conséquences.

Tout aurait pu être si simple, si les enfants du Soleil n'étaient pas si inconstants.
Et à quoi est-ce que je pense, moi, hein ? Cette idée d'ambassade, et te choisir toi... Qu'est-ce qui m'est passé par la tête ? Quel est l'objectif ? Qu'est-ce que j'écoute ? C'est quoi ma raison profonde, hein ?
Tu es la seule Oracle à qui je fais confiance, parmi ceux que je connais. Mais est-ce que j'ai choisi pour ça ?
Est-ce que je n'ai pas choisi par égoïsme ? Pour prolonger nos idioties, quitte à les dénaturer ? Pour... Pour continuer, quitte à te mettre en danger ? Pour être ce guide, comme je t'en avais parlé ? Pourquoi, au final ? Pourquoi est-ce que j'ai fait ça ?

Putain d'abruti. Si tu te soucies d'elle, tu n'aurais jamais dû l'amener ici.

Là, dans le couloir rocheux qui mène jusque vers mes quartiers, je marche d'un pas nerveux, les mains cripsées derrière mon dos. Nous sommes escortés par une garde, quatre hommes en armure. Tu as vu le Dédale, sur notre chemin. Sa facette sale et dangereuse. Là, tu vois mon havre à moi, son entrée. Je n'ose même pas te regarder, alors que tu es toute proche. Je regarde droit devant moi, quelque chose de dur dans le regard. Une colère sourde, froide, silencieuse mais pourtant, tellement bruyante.
Quelque chose de sombre, à mon esprit, dans ma présence. Le noir de mes yeux, tu ne l'as encore jamais vu comme ça, n'est-ce pas ?

J'aurais aimé que tu n'aies jamais à voir tout ça.
Le Moi Pontifex.
Le Dédale.
Le reste.

Quelques mètres de plus, jusqu'à arriver devant un rideau rouge. Ma main se lève.

- Laissez-nous.

Un signe vers là d'où l'on vient, et ma main repart dans mon dos. Les hommes en armure ne demandent pas leur reste et s'éclipsent. Moi, je ferme les yeux, inspire profondément, exprime profondément. Puis je traverse le rideau, le maintient ouvert un court instant derrière moi. Pour toi.

Une grande salle taillée à même la roche de la montagne. Profonde, faite en longueur, des tapisseries rouges disséminées ça et là, des fresques de bataille gravées à même le mur. Tables et divans sur les côtés, entrées vers d'autres pièces disséminées le long de l'endroit, et au fond de la pièce, le fameux trône de pierre. Les divers braseros et torches mêlés aux tons chauds du tissu contrastent avec la froideur de la roche, et le tout donne une pièce majestueuse, mais tout à la fois étrangement intimiste.

Ici, un silence de plomb, perturbé que par le crépitement des flammes. Puis bientôt, par le son de mes pas secs contre le sol de roche. Quelques mètres dans la pièce, jusqu'à tourner à droite. Là, un autre rideau, une autre entrée. Là encore, j'entre, puis t'ouvre le passage.

Là, une chambre. Dans les mêmes tons que la pièce principale, de taille moyenne, joliement mais sobrement décorée. Ici, pas de gravures aux murs. Une armoire, une table adjacente avec deux chaises non loin, un meuble à hauteur de hanche, puis un grand lit aux draps grenats, le genre de lit dont on devine le confort avant même de s'y allonger. Non loin, une ouverture dans la roche, les contours d'une porte sans qu'il n'y en ait une. Là, dans l'obscurité de cette autre pièce, l'on peut deviner un support à torche et une grande bassine. Le reste, plongé dans la pénombre.

- Tu séjourneras ici. Si tu as besoin de quoique ce soit de plus dans la chambre, n'hésite pas à le faire savoir.

Sans te regarder, toujours. Parce que je ne veux pas te montrer ça. Je ne veux pas te regarder tant qu'il y aura cette lueur dans mes yeux. Pourtant....
Pourtant j'ai envie.

Je ferme les yeux, encore une fois. Inspire expire, encore une fois. Puis, quand je les rouvre, je les pose sur toi. Te regarde... Avec ces yeux las. Une neutralité teintée de mal-être.

- Qu'est-ce qu'ils t'ont dit, exactement?

Mais derrière tout ça, une drôle de lueur. Quelque chose qui va avec cette question.
Je veux savoir. Savoir comment est-ce qu'ils ont tournés la chose, quand ils t'ont annoncé la nouvelle. Ton Augure. Je veux savoir ce que tu sais de la vérité. Savoir jusqu'où tu es au courant.

Je sais pas. J'veux...
J'veux juste crever ce putain de silence.
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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptySam 20 Mar - 20:01
Garder le silence avait semblé être une bonne idée, sur le moment.

Tant pour ne pas laisser place à des mots indésirables que de saisir le risques de glisser un pardon, ça avait été une bonne chose dans les premiers jours. Une façon de rester quelque peu fière et digne, après l’humiliation qu’avaient subi les siens faces aux Berserkers. Face à lui…

Combien de fois avait-elle cédé à la tempête de ses pensées pour lui en vouloir de tout son corps, et ne pas parvenir à convaincre son coeur de lui en vouloir ? Car pourtant, il y avait tant de raisons de ne rien lui pardonner et de n’engager que le minimum de la conversation. Tant de raisons de se sentir plus bas que terre et éviter de nouveaux coups par de maladroites paroles. Tant de raisons, et rien qui ne suffisait réellement, car autant qu’elle veut être cette oracle fidèle au sien, une part traitre est toujours Rowena qui a connu Zvezdan, loin derrière le masque du Pontifex.

Et pourtant elle savait qu’un jour viendrait où ils se rencontreraient ainsi, pas simplement deux inconnus anonymes dans les rues d’une cité en effervescence, mais deux Eveillés sur l’échiquier d’une guerre, dans une posture très en défaveur de l’un. Elle était ce Pion échoué, laissé à l’action du Roi, peut-être même un Fou qui ne parvient pas à se convaincre que l’homme qui est resté en sa compagnie tout ce temps, la guidant dans ces méandres, est un allié des plus dangereux. D’aucun pourrait dire un ennemi qui profite des faiblesses passées. Et là encore pourtant elle perçoit autre chose, sans certitude de devoir y croire, mais supposant que vu les torts et péchés des Oracles envers les Berserkers, la punition restait douce. Très douce, comparé à ce qu’elle aurait pu s’attendre.

Alors le silence oui, une bonne solution. Garder sa langue et ses mots. Garder ses questions. Garder la distance aussi, car à n’en pas douter, la bulle qu’ils s’étaient crées à Camelot n’est plus.

Ils ne sont pas Rowena et Zvezdan. Ils sont une Oracle et le Pontifex. L’un tenant la vie de l’autre dans sa poigne, assurément. L’un soumis à un titre qu’elle n’imaginait pas être plus utile que celui d’un prisonnier.

Une tourmente, là aussi, de savoir pourquoi. Pourquoi elle, parmi les autres Oracles présents à Camelot ? La vérité lui souffle qu’une pensée égoïste à parlé pour lui. La vérité souffle aussi que cette pensée pourrait être dangereuse. Trop pour elle, et elle le craint. Elle n’ose pas croire que l’homme qu’elle a rencontré au détour du marché, si charmant et charmeur, si doux avec elle irait la blesser ici. Mais il en avait blessé d’autre, laissé entrevoir le masque du Pontifex qui est part de lui. Et elle savait déjà qu’il l’avait. Un Berserker. Mais pourquoi elle vraiment ? Elle s’en doute, mais ils ne peuvent pas.

La bulle a éclatée.

Et il y a le silence maintenu, pour plus de facilité.

Mais comme il pèse entre eux, comme une pierre accrochée sur les épaules. Comme il n’y a rien de cette douceur sucré qu’ils avaient eu, juste l’amertume entre les chocs des pas sur le sol. Ils résonnent lourdement, assourdissant plus qu’ils n’entourent l’environnement. Là, alors qu’ils pénètres des quartiers plus tranquilles du Dédale de Chair, c’en est étouffant. Presque plus que cette autre partie, dégoûtante et horrifiante qu’elle avait tant bien que mal essayé de ne pas regarder. Mais des frissons et tremblement l’avaient parcouru comme milles aiguilles, lorsqu’elle y était. Une douleur entre les voiles des deux mondes, des hurlements saccadés de morts et esprits qui n’ont jamais trouvé le repos. Cet instant l’avait épuisé, terrifié, mais il était vivant, plein d’émotions.

Là, dans ce couloir qui semble sans fin, accompagné de la musique des pas, il n’y a rien qu’une lourdeur.

Un silence à crever qu’elle ne peut pas. Car ce serait céder. Encore.

Alors silencieuse, elle suit le Pontifex, osant à quelques reprises, discrète, de glisser son regard sur son dos, et finalement revenir droit devant elle. Sur ses cheveux, un voile d’une couleur sombre mais un peu vaporeux tombe comme cette première fois où ils s’étaient vu. Il cache parfois son regard, couvre ses épaules et réchauffe tant bien que mal son corps qui sent la fatigue des jours revenir. Camelot était un rêve faux, et la réalité fait mal une fois dehors. Pourtant elle ne laisse pas paraitre ces faiblesses, rien sinon un regard un peu plus terne et une peau plus pâle. Le corps s’épuise, l’esprit l’est tout autant. Et ici, elle devra cependant se montrer, être digne des siens qui n’ont eu d’autres choix que de l’y envoyer.

Pourquoi m’avoir choisi, Zvezdan ?

Elle tourne tant sur ses lèvres, cette question. Mais elle ne la passera pas encore. Pas même quand ils passent différentes pièces, bien moins effrayantes que le reste de cet endroit. C’est bien décoré, plus sobre et froid par les murs de pierre, mais plus agréable que la chair hurlante et suintante. Mais elle n’ose pas plus de regard que ça. Pas même quand il l’invite à entrer dans une pièce, simple chambre qu’elle aurait jugé agréable.

Si tout cela n’était pas arrivé, elle lui aurait tendrement sourit, l’aurait remercié avec affection.

Il n’y a que le silence, même s’il le brise lui.

Elle acquiesce, mais il ne le voit pas. Il ne la regarde pas. Elle peut sentir une colère sourde en lui. Elle ne sait pas si c’est contre elle, mais elle sait que c’est là. Prêt à exploser. Elle le craint, un instant. Et l’autre instant, elle s’en veut. Fou, voilà ce qu’elle est.

Et puis finalement les voilà. Ces prunelles d’abysse sur elle. Son coeur se serre, quand elle y voit dans cette neutralité froide quelque chose au fond de ses yeux. Une douleur qui certainement se reflète dans l’azur fatigué. Quelque chose qui regrette. Quelque chose qui veut, sous une couche de colère que les événements malheureux ont soulevé. Si elle avait été plus sage, elle aurait détourné le regard, ignoré la question pour n’y répondre qu’avec de moindre mots. Pas grand chose vraiment.

Etait-elle encore sage ?

Un peu sans doute, car sa voix n’a plus tout à fait la chaleur d’avant. C’est distant, plus neutre. Un peu enroué aussi, de ces heures de silence. Mais elle le regarde et elle lui parle, tout en ayant peur de laisser parler autre chose que sa raison.

« Qu’est-ce que ça change ? » Demande-t-elle dans un haussement d’épaule peu convaincu, et presque tout de suite, elle le regrette car ça ne lui ressemble pas. Elle n’avait certes pas la preuve que ce que Python ou Célestia lui avaient dit étaient l’entière vérité. Et son intégrité morale lui demandait d’avoir le point de vue de l’autre camp. Mais était-ce bon, finalement, de donner encore plus de raison à cette petite voix en elle, étouffée, de parler plus ? « Tout je suppose. Ils n’auraient pas eu raison de me mentir. Ils m’ont dit ce qu’avaient fait les oracles avant la guerre. Ce qu’ils n’ont pas dit aux Berserkers et les catastrophes que cela a causé. Ils m’ont dit aussi pour tes excès de violence envers Célestia, et le reste aussi. Ce pour quoi je suis là. Et ce que je suis vraiment ici. » Un pantin pas très utile, elle le sait. Quel poids peut avoir l’ambassadeur d’alliés humiliés et sous la coupe d’un autre plus puissant ? Qui pourrait la prendre vraiment au sérieux ? Cette pensée là lui fait mal au coeur : lui, la prend-t-elle toujours au sérieux ?

Comme elle voudrait être énervée.
Comme elle aimerait lui en vouloir réellement.
Comme elle aimerait ne pas donner raison à la colère qu’il a eu.

Comme elle aimerait que sa voix libérée n’ait pas donné à son regard ce soupçon d’éclat en le regardant. Un quelque chose qui demande « Que fait-on maintenant ? »

Courageusement, elle ravale la question au bord de ses lèvres, elle n’a plus rien à faire là car Camelot n’est plus que ce rêve idiot de deux fous qui voulaient s’oublier. Ils le savaient alors, ils le savent aujourd’hui. Le silence retombe, elle détourne les yeux, presque un peu désolée, observant la pièce. C’est sans saveur, ces mots qui finissent par sortir de sa bouche.

« Merci pour la chambre. »

Elle le pense, oui. Elle sait surtout que ce n’est pas pour continuer plus loin, car sa voix pourrait la trahir. Ses pensées aussi.
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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptySam 20 Mar - 20:52
Ça serait si facile.
Si facile, d'exploser de colère. De simplement hurler ma rage, dire ses quatre vérités à cet ordre malade que sont les Oracles, et avoir Rowena comme exutoire de cette colère. Ça serait si facile d'écouter cette voix qui me dit qu'elle ne supporte pas cette distance. Qui me dit que je m'en veux. Qui me dit que je t'en veux.
Qui me dit que je nous en veux.

De quoi ? Je sais même plus.

Est-ce que je nous en veux d'avoir été assez idiots pour s'y risquer, ou est-ce que je nous en veux d'être si distants maintenant ? De ne pas aller au bout de notre folie ?
Est-ce que c'est pas un peu des deux ?
Est-ce que c'est pas un peu d'autre chose, aussi ?

Ça se bouscule. Ça se bouscule dans ma tête et c'est insupportable. J'ai juste envie d'être violent. Pas avec toi. Pas avec toi, parce que ça je me le pardonnerais pas. Mais peut-être bien avec tout le reste. Avec le mobilier, avec moi-même. Avec tes « amis » Oracles. Avec l'entièreté de ce monde qui me sort par les yeux, là maintenant. Avec tout sauf toi.
Et je m'en veux aussi, d'avoir ça. Je devrais pas sentir ça. Tu devrais être comme les autres. Une âme que j'ai appris à connaître quelques jours, quelques nuits durant. Que j'ai appréciée, que j'ai partagée. Puis que j'ai laisser partir après comme une étrangère, pour ne jamais la revoir, pour ne jamais m'attacher plus durablement.

Tu devais être un petit chapitre d'oubli parmi tant d'autres, dans cette vie de cauchemars et d'ambitions folles, de guerres et de sang. Et je devais être la même chose dans ta vie à toi, sans doute faite autrement. Et moi, sombre connard que je suis, je te ramène ici. Dans ce cloaque puant, dans ces enfers sur terre.

Je te mets en danger.
Je te risque. Je me risque.
Tout ça pour quoi ? J'sais même pas. Parce que je suis con ? Sans doute ça, ouais.
Un gros con. Un gros con égoïste.

Je déteste ça. Ça fait des années que j'ai pas senti ça. Et ça m'avait pas manqué.
Je me rappelle. Ces sentiments, cette douleur. C'était comme ça, à l'époque. Quand il y avait Ceux qui Comptent Vraiment. Ceux qui Comptent Beaucoup. Beaucoup trop.
C'était plus facile, la distance.

Alors je te regarde, ouais. Cette lassitude malaisée, mal-lunée. La colère n'est pas là quand je pose les yeux sur toi, parce que je prends sur moi de la canaliser. Mais elle attend. Proche, à la surface, prête à mordre.

Et elle ne tarde pas à fondre.
Ma mâchoire se serre. Juste un instant, une braise, dans le regard. Un truc qui me prend les tempes, qui me serre le crâne, désagréable, détestable. Ma réaction, quand tu réponds. Ce quelque chose de détaché. Distant.
J'crois que c'est pire que le silence.

Je retiens une inspiration. Retiens ma colère de se manifester plus franchement. Retiens cette douleur que le courroux cache. Et j'écoute. J'écoute, maintiens un semblant de neutralité le temps de quelques mots. Jusqu'à ce que tu me parles de Celestia. De la violence.
Je peux pas m'empêcher de pouffer de rire.

- Tseh. Excès de violence, ouais.

Tu m'en diras tant.
Si tu savais comme j'aurais pu la défigurer. Si tu savais comme ça m'a démangé.
Si tu savais dans quelle état vous l'auriez récupérés, si j'avais vraiment eu un « excès de violence ».
Oh, je vous l'aurais rendu, oui. Méconnaissable. Brisée. Ruinée. Une parodie d'existence. Voilà ce que j'en aurais fait.

Et tu veux savoir pourquoi je l'ai pas fait ?
Parce qu'au détour de toute cette colère qu'elle m'a inspiré, je lui ai donné une chose. Une seule, simple, unique, mais ô combien importante chose.
Le courage. Elle a eu le courage me dire la vérité. Alors par respect pour ça, j'ai retenu ce que mes pulsions me murmuraient.

Encore une fois, mon regard te fuit. Pas longtemps après ma réplique, en fait. Je te fixe un instant, le sarcasme encore dans ma voix, puis... Puis je me sens mal. Mes yeux s'affaissent, puis roulent au plafond, ma main va chercher ma nuque, et je commence à marcher. Marcher pour pas être immobile. Marcher en rond dans cette salle, le regard au plafond, la colère à l'esprit, la douleur au cœur. Et je t'écoute. Et je m'arrête, un instant. M'arrête net. Reviens poser mon regard sur toi.

- Et qu'est-ce que tu es vraiment ici, au juste?

Une tension, dans mes mots. Dans mon regard.
Vas-y, dis-moi. Dis-moi ce que tu es ici, selon les tiens. Je serais bien curieux de savoir.

Tseh. Merci pour la chambre. Merci pour la putain de chambre....
T'as vraiment que ça à me dire ?

- Et j'imagine que ton Augure t'as expliqué sa grande théorie aussi. Que tout ça, ce grand putain de mensonge, c'était le PUTAIN DE PLAN D'APOLLON, HEIN? Cinq mots. Le temps de cinq mots, ma colère explose. Et elle reste. Elle reste dans le silence, un silence qui te fixe après ces cinq mots. Un silence qui attend. Qui... cherche.

C'est juste un prétexte, ça aussi.
Je préfère être en colère que supporter ce silence.
Je préfère hurler que de subir ces espèces de dialogues distants, comme si on était des foutus étrangers.

Vivement, je marche. Puis, d'une marche sans destination, je passe à une marche qui s'approche de la table, empoigne une chaise, et la déplace brusquement juste vers le centre la pièce. Là, posée sèchement au sol, je m'assied dessus, le dossier à l'avant, accoudé dessus. Et je te fixe.

- Ok, ok. Ils t'ont tout dit, donc. Ok. La colère reste, mais ma voix se calme, baisse. La colère reste, mais quitte les octaves enragées pour devenir plus basse, plus froide. Plus insidieuse. Dis-moi, Rowena. T'en penses quoi de tout ça ? T'aurais fait quoi à ma place ? J'suis curieux.

Le regarde reste. Le regarde est loin de cette malice charmeuse que tu me connais. Terriblement loin.

- Dis-moi. Parle moi.

Et entre les relents de colère, ces deux derniers mots sonnent presque comme une supplique. Si tu y fais attention, tu pourras la voir.

Cette nervosité angoissée derrière la fureur, dans mes yeux.
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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptySam 20 Mar - 23:09
Qu’a-t-elle pour se défendre, à part le silence et la distance ? C’est tout ce qu’il lui reste, pour ne pas donner corps à cette voix qui continue de chantonner stupidement dans un coin reculé de son esprit. Qui ose encore lui rappeler ces instants qui auraient dû n’être qu’oubli et amusement, l’espace d’un temps. Là, un baiser volé sans autre raison que le plaisir. Là une caresse et un doux soupir. Un éclatant sourire, un regard qui en dit long… tout ça, qui se permet tournicoter quelque part en elle, et qu’elle ne peut défaire que dans ce silence qui la pèse, mais qui la protège. Il n’y a que ça ici, car elle n’est plus Rowena mais une Oracle.

Et c’est frustrant.

Pour les deux. Et la colère gronde sous l’un plus que sous l’autre, elle le voit. Elle ne le voit que trop bien et ça l’inquiète, si cette colère doit éclater. Elle ne l’a jamais vu contre elle, jamais vu que tourné vaguement vers autre chose, de petits éclats bien doux, comparé à cette profondeur qui obscurcis plus encore ses yeux. Elle le déteste. Elle déteste ce qu’elle voit en cet instant car elle n’est sans doute pas étrangère à ce sentiment qu’elle voit dans ce regard. Sa faute, celle des siens. Et elle se déteste d’autant plus de penser d’une telle façon car il ne mérite sans doute pas une telle reconnaissance et compassion, pas vrai ? Quelle pitoyable Oracle elle fait… Mais elle est bien là, cette rage sous jacente, exprimé par un sarcasme douloureux qui répond à ses mots. Il n’avait encore jamais été comme ça, mesquin avec l’intention de frapper, même un peu. Là dans son coeur, Rowena sent ce battement qui en devrait pas être, cette douleur qui se resserre un peu. Inadmissible de l’avoir. Il ne devrait être rien. Et pourtant…

Elle sait ce que ça veut dire.

Il n’y a que ceux qui Comptent, qui peuvent blesser aussi durement.

Mais elle fait taire encore cette voix, car c’est plus facile ainsi que de la reconnaître entièrement. Là, en ces lieux, en ces instants, il n’y a plus de raison de l’écouter, ni même d’y céder. D’une certaine façon, il est sans doute trop tard.

Ses mots meurent dans sa bouche, sa voix fait silence, et elle le regarde réagir, se déplacer. Une frustration frémissante sous ce Berserker prêt à éclater, et elle, simple Oracle, soumise à ce triste sort qu’il a décidé pour elle. Est-ce là ce que tu voulais, Zvezdan ? Être cruel ? Est-ce que tout ce qu’on a vécu avant ne compte pas ? L’Oracle a effacé Rowena ? Elle pourrait le comprendre, même si ça fait mal.

« Sans doute pas un ambassadeur au même titre que celui tu as envoyé chez nous. » Et ce n’est même pas un reproche, c’est une chose dont elle est presque sûre. Même pas qu’elle lui en veut, parce que le rapport de force est logique. Elle n’est qu’une envoyée ici, qui aura sans doute les mains bien plus liée que l’émissaire qu’il a choisi pour représenter les siens à la Tour des Vents. Elle ne sait pas ce que Python prévoit pour elle vraiment, quel genre de contact ils auront régulièrement. Lui fera-t-il confiance, après ce qui est arrivé avec Zvezdan ? Voudrait-il à ce point maintenir le lien ? C’est une décision compliquée qui ne lui appartient pas de prendre. Elle n’est que la voix, étouffée certainement, de l’Augure en ces lieux.

Pourquoi moi alors ?

Cela murmure toujours, et sans réponse.

Et il n’y en aura certainement pas, car la colère éclate. Cinq mots qui explose le silence avec une violence qu’elle ne s’attendait pas à voir. Ce n’est pourtant pas grand chose, mais la surprise fait sursauter Rowena, écarquiller un peu ses yeux. La violence la frappe même s’il n’use pas des poings, et ils se fixent, sans un mot. Et puis finalement, un pauvre souffle dans sa voix, un acquiescement : « Oui. » Il l’a dit. Oui il l’a révélé, et ce qu’elle a pensé à cet instant n’était certainement pas digne d’une Eminence d’Apollon. Garder le silence, c’est mieux pour ne pas céder.

A nouveau, l’éclat de colère. Le meuble qui tombe, cette chaise malmenée. A nouveau, elle sursaute, un hoquet lui échappe et un geste protecteur la fait serrer ses bras vers elle, sur elle. Elle protège son corps. Le corps de son enfant. Toute cette colère, tournée contre elle, c’est trop. Elle donne un peu de sa faiblesse, car ses yeux se brouillent un peu, le bleu se fonce et le blanc se rougie sur les bords. Elle est fatiguée et inquiète.

Et elle déteste cette colère dans les yeux de Zvezdan.

Ce n’est pas juste. Ce n’est pas ce qu’elle avait apprit à aimer. Ces taquineries dans la voix, cette malice dans son regard. Il n’en est rien, et tout est contre elle.

Pourquoi suis-je là Zvezdan ? Ai-je mal compris ces quelques fois ?

Elle étouffe alors le grincement qui remonte dans sa gorge, souffle pour reprendre son calme. Ce regard qu’elle n’avait pas osé croiser de trop, elle s’y replonge enfin, l’affrontant. Et ne pas garder sa voix pour elle, c’est donner un peu trop aux sentiments. Car on est toujours moins forts face à ceux qui Comptent, et qu’on ne veut pas blesser… Elle ne peut pas se rapprocher, mais la voix elle, ne peut plus si facilement se distancer. Si ça avait été le cas, tout cela ne l’aurait pas autant blessé.

« Tu crois que je t’en veux ? » Un souffle d’abord, mais une émotion qui monte. « Tu crois que je t’en veux pour t’être mis en colère après tout ce que tu as appris ? Après ce mensonge horrible et les morts qu’il a causé ? Tu crois que j’approuve ce qu’il s’est passé ? » Une colère aussi qui grimpe, moins forte, car elle a toujours été plus douce. « J’étais là à l’époque, j’étais dans la Tour. Et je n’avais aucune idée de ça, je ne savais pas qu’un tel secret était gardé. Non je n’approuve pas, et oui je m’en veux de le penser car tout le monde chez les Oracles y trouverait une raison à Sa volonté, mais j’ai trouvé ça horrible. Inutile et horrible. Et une part de moi pourtant le crois, qu’il y avait une raison. Et je comprend que tu sois en colère contre nous. Je comprend pourquoi tu as fait ça. Et je m’en veux encore car je ne devrais pas, ou même te pardonner un peu. Je devrais juste faire ce pour quoi on m’a envoyé et c’est tout. » Et là, elle redescend, cette voix qui c’était emportée. Non sans émotion, mais elle se calme, se meurt sur ses lèvres roses. C’est plus fort qu’elle, ses yeux se détournent. « Je dois garder une distance, et c’est tout. Pas vrai ? » Même pas une vraie question. Et finalement un tremblement dans sa voix, une demande dans la voix : « Tu me l’aurais posé, cette question… si nous ne nous étions jamais rencontrés ? Si nous étions de vrais inconnus ? Est-ce que... ça importerait tant ? » Le souffle dans sa voix tremble un peu plus. Elle n’arrive toujours pas à le regarder. Là, ce timbre de voix, cela ressemble un peu trop à Rowena.
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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptyDim 21 Mar - 0:03
- Disons qu'il y a l'ambassadeur qui ambassade ,et celui qui fait ça... Mais qui en profite aussi pour vérifier qu'on ne lui décoche pas quelques autres couteaux dans le dos. Juste au cas-où.

C'est pas comme si les tiens avaient la trahison dans le sang, hein ?
La pensée ne traverse pas mes lèvres, parce que je ne veux pas te blesser. Et parce que … J'ai pas envie de t'associer à ça. Parce que j'ai envie de croire que t'es pas comme ça. De continuer de croire à cette version où les Oracles sont un agrégat d'invidualités chaotique et désordonné. Qu'on y trouve le pire puis le meilleur, et que tu penches du côté du meilleur.
Qu'au finir de tout ça, les vrais fautifs, c'est Apollon et ses Augures.

Cette version me plaît plus. Parce qu'elle m'évite de te mettre dans ce panier de haine. Et pourtant. Pourtant, c'est tentant, de te dire tout ce que je pense des tiens. Juste pour que tu saches. Juste pour que tu saches comme je méprise ton Dieu. Mais là aussi. Une infime part de moi s'en retient. Encore.
Mais je ne peux pas tout retenir.

Alors j'ai cette rage qui hurle. Juste le temps d'une fin de phrase. Juste le temps d'un regard de fureur. Pas contre toi. Vers toi, mais pas contre toi.

Ce que je déteste, c'est cette situation.
Et ce que je déteste encore plus, c'est cette réaction que tu as, quand je m'énerve.
Parce que je vois le reflet de ce que je suis. De ce que tu vois en moi. Je vois cette crainte. Et ça... C'est désagréable. Vraiment. Vraiment putain de désagréable.

Quand je vois, c'est là que ma colère change. Qu'elle est là, mais que je parle plus doucement. Qu'elle est là, mais qu'elle a honte, presque. C'est presque ça oui. Parce que je ne veux pas lire de la peur, quand tu poses les yeux sur moi. Tu m'as donné des reflets tellement plus agréables.
Tu m'as donné ta complicité, ta lueur d'amusement, de jeu.
Tu m'as donné ton envie, ton désir, cette attraction interdite, mais quand même consommée.
Tu m'as donné ces échanges. Ces moments. Ces moments où c'était plus que de la baise. Je crois.

Après tout ça, la dernière chose que je veux voir, c'est de la putain de peur.
Tu me donnes autre chose, finalement. Quand tu me réponds enfin. J'écoute, assis sur ma chaise, une tension qui me traverse le corps. Et les mots coulent. Et les sentiments s'en mêlent, encore.

Je me sens mal.
Parce que c'est pas ça, non. C'est pas ce que je veux que tu comprennes. Putain, c'est même pas ma vraie question... J'veux... J'veux juste pas de ces silences distants. Alors je parle, je m'énerve, j'enrage, je deviens débile. Qu'est-ce que j'en sais au final, de si tu m'en veux ou non... Est-ce que je le mérite pas ?
Est-ce que tu serais pas dans ton bon droit ?
J'sais pas J'sais plus.

- Alors contrairement à tout le monde chez les Oracles, tu n'es pas aveugle. Bon à savoir.Un constat acerbe. Acide. Je les ai assez entendus chez les tiens, ceux qui justifient les desseins cryptiques de ton Dieu avec quelques conneries paresseuses. « C'est la Volonté d'Apollon », « c'est pour le cycle », « ça fait partie de son grand plan »... Alors quoi. J'dois comprendre que le grand plan d'Apollon, c'est de me foutre en rogne jusqu'à ce que je décide de raser son ordre, hm?

J'me demande à la fin.
J'me demande si c'est pas juste ça, non ?
Entre l'agression à Jamir, ça, la guerre vaine d'Italie... Est-ce que tu ne chercherais pas à attiser la colère des enfants d'Arès intentionnellement, Dieu Soleil ?
Tseh. Qu'est-ce que je m'en fous de ça aussi, en fait.

« Juste faire ce pourquoi on t'a envoyé »... Juste garde une distance. Les mots remuent dans mon esprit. La colère s'estompe de mes traits, remplacée par quelque chose qui se fige. Un spleen amorphe, mélancolique, ce mal-être qui est là depuis tout à l'heure. Plus présent.
Un instant le regard au sol. Un regard vague. Misérable. Puis, je relève les yeux vers toi.

- Est-ce que tu penses que j'aurais quelque chose à foutre de l'avis d'une parfaite inconnue ? Voix morne. Voix triste. Voix faible. J'veux... J'hésite. J'veux juste pas que ça se passe comme ça.

« Comme ça ». je mets un moment, avant d'être capable d'expliciter.

- J'veux pas être un étranger. Et j'veux surtout pas que tu en sois une. Mon cœur se serre, douloureux. J'veux pas faire semblant que tu es personne, te montrer ta chambre, puis m'en aller. Là comme ça, sans mot, sans rien. Comme un fantôme.

Doucement, je me lève. J'approche. D'un pas incertain. Vraiment incertain. Loin de ma démarche assurée de d'habitude. Je m'arrête en face de toi. À une certaine distance. Parce que je ne me sens pas le droit de la proximité qu'on a pu avoir.

- J'suis même pas sûr de pourquoi je t'impose ça... Retour de la colère, subtilement. Colère envers moi-même. J'aurais pas dû t'amener ici. Dans cet endroit puant, maudit. J'aurais dû... Un soupir. J'sais pas.

Un rire, amer. Faible. Mes yeux qui se baissent.

- J'suis juste un abruti. Le faux-sourire se ferme. Morne. Désolé. Pour tout ça. J'imagine que t'as raison. Garder une distance, jouer chacun son rôle. J'imagine que...

Mes mots se perdent. Ultimement, cette phrase ne trouvera jamais sa fin.

- De rien pour la chambre. J'enverrai quelqu'un te réclamer si j'ai besoin de gérer un truc vis-à-vis des Oracles.

Juste un moment, mon regard fait mine de monter vers toi. Mais il n'ose pas finir son chemin.

- Bonne journée.

Et mes pas te dépassent, pour me guider vers la sortie.
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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptyDim 21 Mar - 1:56
Une réplique acerbe. A ça, elle ne peut pas répondre, elle ne le sait que trop bien. Elle l’imagine trop bien. Même dans sa bouche, elle l’a certainement prononcé autrefois comme une excuse. Une excuse pour guider des actes qu’elle ne pouvait pas contrôler, dont elle n’était pas la source, mais qui faisait parti des Oracles, comme elle. Quelque chose en lequel elle devait se rattacher. Et elle aurait dû le faire aussi, dans ce cas. Mais elle ne peut pas. Elle ne peut pas supporter ce mensonge qui a tant coûté à tout le monde, aux ouailles d’Apollon comme aux Berserkers d’Arès. Des pertes inutiles, cruelles, vicieuses même, et tout ça pourquoi ? « C’est Sa volonté. » Et ce n’est pas une excuse. C’est ne pas assumer ses actes pour les placer sur ceux des plus grands. Ou approuver ce qu’il s’est passé, et être hypocrite sur la fin. Elle n’est aucun des deux, Rowena, et elle n’a rien à répondre à la colère de Zvezdan. Juste une crainte au fond des yeux qu’il s’énerve plus encore, que cette rage se retourne contre elle. Elle ne l’a jamais vu dans ces yeux sombres, elle ne sait vraiment si c’est vers elle qu’il éprouve cette colère, si elle est compté dans ces mêmes Oracles qui ont menti à leur parole.

Elle mériterait de l’être certainement. Elle fait parti depuis si longtemps d’eux… Mais ça lui ferait bien de la peine qu’il l’imagine comme ça. Plus qu’un autre. Plus qu’elle n’a le droit de l’admettre.

Et puis ça s’estompe. Comme si ses mots avaient soufflés quelque chose dans la flamme de la colère. Un instant, cette tension qui vibrait à l’en faire presque tremblée dans la pièce s’amenuise, et elle retourne son regard sur lui, si calme tout à coup. Si absent. Même si yeux s’éteignent. Même ses yeux ne brillent plus, et c’est presque aussi malheureux que d’y voir de la colère. Elle ne devrait pas s’en sentir coupable.

Ils savaient qu’hors de la bulle, le devoir reviendrait. Même si ça n’aurait jamais dû se passer comme ça.

Être des étrangers. Elle non plus, ne l’aurait pas voulu, si la dignité d’être une Oracle n’avait pas frappé, ne s’était pas mise en balance déséquilibré avec Zvezdan, et ces instants de complicité. Le silence était le plus facile pour affronter tout ça. Pour faire son devoir auquel elle ne peut échapper. Et redonner vie à ses souvenirs c’est… c’est peut-être bien impossible à concilier ? Ou c’est ce qu’elle se dit, pour protéger ce coeur en elle qui souffre déjà trop. Beaucoup trop. Vraiment trop. Elle savait qu’elle se blesserait à nouveau avec ça. Alors la distance… la distance en soignerait peut-être la douleur, la rendrait plus supportable, l’éteindrait. Car ils ne peuvent rien de plus ici, dans ces conditions, pas vrai ?

Vraiment, elle ne sait pas quoi dire. Parler encore, ça serait difficile. S’exprimer, ce serait presque impossible. Car elle le coeur et l’âme au bord des lèvres, elle tremble du bout des doigts. Elle le regarde approcher, garder cette distance, frissonner. Un relent de peur. Une franche brise de tristesse et de culpabilité.

Ils avaient fait une erreur en s’oubliant.
Une chance de faire marche d’arrière, et cette fois jouer le jeu des étrangers.
Jouer le jeu de l’oubli, celui des beaux moments et souvenirs.

Et quand il part et qu’elle n’a toujours pas réussi à lui décrocher un mot, c’est trop dur. Fichue coeur qui s’est attaché. Fichu trop donné, quand elle s’était promise de ne plus le faire. C’est ce qu’il faut pour laisser couler un sillon de larmes sur ses joues, alors qu’il ne peut plus la voir. Il est dans son dos, prêt à partir. Ses lèvres ne bougent pas, son souffle est ralentie, son corps rigide et pourtant tremblant…

Si tu le laisse partir sans un mot, ça pourrait être définitivement trop tard.

Et ça serait sans doute pour le mieux, pas vrai ?
Ne pas souffrir comme avant. Ne pas refaire les même erreurs.
Ne pas mettre en équilibre son devoir et son coeur, quand tout cela semble impossible à gérer.
Ne pas avoir à lui pardonner la douleur d’une amie.
Mais perdre cette chaleur qui l’a faite vibrer corps et âme. Perdre ces sourires et ces taquineries. Cette complicité rapide et sincère. Ces jeux, ces sourires. Ces baisers.

La dernière fois à fait si mal, mais est-ce que ça n’en valait pas la peine ?

Un demi-dieu plus facile à gérer que le Pontifex d’Arès ? Elle pourrait en rire d’amertume, si le sanglot ne lui griffait pas la gorge.

« Zvezdan ! »

Elle l’appelle par delà ces larmes silencieuses qui coulent encore un peu. Un revers de la main les essuient, et ses jambes retrouvent leur mobilité. Il a quitté la pièce, mais il est encore là, de l’autre côté. Juste quelques secondes qui s’est éloigné, et elle le rejoint, l’appelle à nouveau d’une voix qui lui demande de se retourner vers elle. Quand les yeux se croisent, la détermination n’est pas aussi évidente qu’elle le voudrait, mais il y a ce soupçon là, en elle.

« Je suis désolée, de t’avoir traité comme un étranger. Je… je voulais… je ne sais pas, que ça soit plus facile en un sens, après tout ça… C’était stupide. » Vraiment, et douloureux. « On savait qu’après Camelot on… on ne pourrait pas garder ça. Même si les choses auraient pu se passer autrement on aurait du contenter se s’éloigner je suppose, revenir à nos vies, mais… » Mais quoi ? Elle n’en sait rien. La chose s’éclaire à peine dans son esprit. Toujours aussi difficile à accepter. « … tu comptes pour moi, vraiment… Tu… » Elle n’arrive pas à continuer, mais elle le dit, les yeux dans les siens, un tremblement léger dans la voix à cet aveux. Malgré cette colère qu’elle lui a vu et qu’elle déteste. Malgré l’humiliation des siens et sa propre volonté d’essayer d’être digne d’eux, il y a cet aveux. Car si les choses avaient été simples, tout cela ne serait pas si grave, si douloureux. Deux étrangers oui. Mais ce n’est pas le cas, elle ne peut plus le nier. « Qu’est-ce... qu'est-ce qu’on fait maintenant ? » Avait-t-elle encore mal lu ces signes, cette tristesse dans ces yeux quelques minutes plus tôt ? N’ont-ils aucune solution qu’ils n’envisageaient pas, quand Camelot n’était qu’une escale ?
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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptyDim 21 Mar - 12:26
Mieux vaut que je parte avant de nous faire plus de mal.
Mieux vaut que je reprenne mes esprits et que je tire moi-même une croix sur mes lubies absurdes.
Ce sera mieux comme ça, ouais.

C'est ce que je me dis, en passant cette porte. Parce que je ne veux plus de ton silence. Ni de ce quelque chose d'oppressant qui domine la pièce, entre nous. Je ne veux plus m'énerver. Pas pour ça. Pas comme ça. Alors ouais. Ouais, faisons simple. Faisons comme je fais depuis des années maintenant. Tseh.

De toutes les personnes à qui j'aurais pu m'attacher, il a fallu que je choisisse une Oracle.
J'suis vraiment un abruti fini.

J'ai une armée à gérer. Une armée chaotique, qui plus est.
J'ai une guerre à mener. Une guerre désespérée, qui plus est.
J''ai une vie à gaspiller. Un sacrifice sur l'autel de mes ambitions.

Alors je dois être seul. Autrement, le reste ne sera qu'un sacrifice de plus à faire, le moment venu.
C'est avec cette résolution que je finis par quitter la pièce. Cette résolution qui me dit que c'est pour le mieux, pour tout le monde. Parce que crois-moi Rowena : Vivre quelques jours dans l'oubli avec moi, c'est facile, plaisant, c'est tout ce que tu veux. Vivre plus longtemps dans le réel avec moi, c'est une autre histoire.
Quand sourires, caresses, confessions et bien-être sont remplacés par bataille, sang, politique et prise de tête, tout change. Tout change très vite.

Je me les répète. Je me les répète en boucle, les bonnes raisons de quitter cette pièce. Une façon s'affirmer ma décision. Et pourtant, peu importe combien de fois je me le répète, peu importe la conviction que j'y mets...

Quand je t'entends appeler dans mon dos, j'ai ce frisson qui me parcoure.
Un frisson de je-ne-sais-pas-quoi. Effroi, espoir ?
Mes pas s'arrêtent. Et je mets un temps, avant de me retourner. Un temps, pour fermer les yeux, reprendre mes droits sur ce visage qui menace de se décomposer dans une bouille d'émotions, si je ne fais pas attention. Un temps pour reprendre contrôle. Puis je me retourne. Puis je te vois.

Puis j'ai ce pincement au cœur.
À cheval entre culpabilité et colère. Parce que je vois ce tracé humide, au coin de ton œil. Parce que je sais à qui tu le dois. Et que j'ai des envies de brisé de miroir, là maintenant.

Mais je t'écoute. Je t'écoute, aussi confuse que moi, aussi désemparée. Je t'écoute lancer ce constat que j'ai déjà fait, celui où je suis le fautif. C'est moi, l'idiot qui t'a amené ici. C'est moi qui ait été stupide dans cette histoire.
C'est fou comme je peux être malin le reste du temps, et devenir un pauvre débile dirigé par ses émotions, comme les sentiments s'en mêlent trop.

Tu comptes pour moi aussi.
Je plonge mes yeux dans les tiens. Une intensité forte, éloignée de ma colère et de mes sentiments négatifs. Quelque chose d'émotif. Une lueur qui pétille, dans le noir de mes prunelles. Et j'approche. J'approche, pour poser une main sur ta joue. Essuyer cette larme descendue creuser ta peau. Ma seconde main se lève, et va chercher ton autre joue. Là, dans ma poitrine, je sens ce battement rapide, trop rapide. Nerveux. Là dans mon esprit, ça s'emmèle, se croise, se contredit. Chaotique.

- C'est pas à toi de t'excuser, Rowena. C'est moi qui... Un rire, gêné. C'est moi qui ait été idiot. De t'amener ici. J'ai essayé de rationaliser, tu sais. « T'es le seule Oracle à qui je fais confiance », « les autres ne survivraient pas deux semaines », « si c'est pas quelqu'un que je connais, ça se passera mal »... Mais...

Un sourire amer. Entre honte et confidence.

- La vérité, c'est sans doute plutôt que j'ai été un connard égoïste qui voulait que ça dure un peu plus longtemps. ça. Et tu sais de quoi je parle, hein? Même si c'est dangereux pour toi Pour moi. Même si ça passe par ces affaires politiques... J'voulais faire comme on a dit. Un soufflement de nez. Jouer le guide. Partager une danse ou une chanson, dans un coin de la région. Partager encore quelques moments. La vérité c'est que j'ai pas réfléchit.

Une caresse du bout du pouce, sur ta joue.

- La vérité c'est que je suis pas si malin que ça. La vérité c'est que... C'est que je n'ai plus de mots. La suite ne me vient pas, dans le bordel désorganisé de mes pensées. Alors je te fixe, avec ce « que » qui traîne en longueur, qui ne trouve pas sa suite.

Parfois, la vérité ne peut pas passer par les mots.

Une pulsion. Un cri de mon instinct, pour finir cette phrase. Mon dos qui se voûte, mes yeux qui se ferment, et vivement, mon visage qui se penche pour aller chercher tes lèvres. Une passion de cœur qui bat, plus qu'une passion de corps qui demande. Doucement, mes mains glissent jusqu'à tes hanches, pour te rapprocher. Pour foutre un dernier coup de marteau à cette foutue distance, depuis des jours de voyage. Pour te retrouver, toi Rowena, derrière l'Oracle.
Pour te donner cette chaleur un peu folle. Et pour essayer d'aller chercher la même chez toi.

Puis finalement, me reculer un peu. Te regarder dans les yeux.

- J'aimerais beaucoup que tu sois égoïste, toi aussi. Un maigre sourire. Mais j'ai pas le droit de te demander ça.

C'est pas à moi de décider.
La sagesse voudrait que je te renvoie parmi les tiens, et que j'aille réclamer un Oracle inconnu pour prendre ta suite.

Mais je ne sais même plus si je veux être sage ou non.
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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptyLun 22 Mar - 0:42
Tu l’as retenu, et maintenant ?

Que faire, dans toutes cette situation qui les opposent et les éloignent ? Que faire, de toute cette colère que le devoir réveille, de toute cette prudence que la raison appelle ? Tout ce silence aurait dû demeurer, toute cette distance aurait dû rester pour éviter les pièges de la douleur et du danger. Mais il s’est rompu par la tension de rage et l’intensité des émotions. Car se prétendre être deux étrangers, ça ne fonctionne pas quand les sentiments entrent en jeu. Ca n’en fait que plus mal, et cela ne peut être ignoré éternellement. Et pourtant, garder le silence aurait été le plus sage à faire. Le plus facile, comme elle le croyait. Elle le croit encore, Rowena. Mais s’y tenir est désormais impossible. Alors il faut faire face aux mots qui s’échappent, aux regards qui en disent plus encore.

Tu lui as parlé, et maintenant ?

Et maintenant elle ne sait plus quoi faire, perdue dans les tourbillons de pensées qui hantent son esprit, incapables de s’aligner pour former quelque chose de cohérent qu’elle parviendrait à rajouter. Alors la voix se tait, la question est posée et elle le regarde, espérant y lire la même vérité qu’elle a donné avec ses yeux. Elle voit tous le chaos qu’elle exprime elle même, elle voit l’incertitude nerveuse qui s’empare du corps, comme elle le vit en cet instant.

Ils sont deux Fous qui savent parfaitement ce qu’ils risquent. Et pourtant ils sont deux Fous qui ne savent pas du tout ce qu’ils doivent faire, ou ce qui a pu les mener à ce carrefour décisif. Un chemin pour faire marche arrière, car il est encore temps. Et un autre plein d’inconnus et d’ignorance, mais avec ce quelque chose qu’une bulle née à Camelot avait fait grandir entre eux. Il ne faudrait pas grand chose, pour les ramener, ces instants là inoubliables, qui n’auraient dû être que… Des instants.

Il te parle, se confie. Et maintenant ?

Ce « que » qui n’a pas de fin. Qu’elle attend avec un regard désespéré, attentif. Une vérité qui ne sort pas, car les mots ne peuvent parfois pas les décrire correctement.

C’est trop risqué de se l’entendre dire.
Se le montrer, sans que la voix ne s’en mêle, c’est encore un peu se draper de déni.

Mais comme elle l’aime, ce que cache ce déni et chevauche toutes ses émotions. Faisant fi de toute raison, elle voit chaque mouvement qu’il entame vers elle avec une lenteur affligeante, lui laissant toute l’occasion du monde pour s’y échapper. Mais elle ne le fait pas. Comme attiré, deux aimants inconscient, elle s’approche doucement, penche le visage vers lui, ses lèvres trouvant celles de Zvezdan sans même y penser quelques secondes. C’est instinctif. C’est désiré. Et ça dit tout ce qu’ils ne peuvent pas dire. Tout ce qu’ils savent qu’ils ne doivent pas suivre, quand bien même tout en eux le hurle.

Ne pas être Zvezdan et Rowena, là où ils ne veulent que ça, encore un instant. Encore et toujours plus.

Assoiffés dans un désert, qui ne savent plus contenir vraiment ce sentiment qui les a attrapé. Un peu trop bien attrapé même.

Et maintenant ?

Des yeux à nouveau un peu humides le regarde, alors qu’il remet une distance raisonnable entre eux. Yeux dans les yeux, le choix lui est donné, et à nouveau, elle voit dans son esprit se dessiner ces deux chemins. Et pendant de longues minutes, l’un est sérieusement envisagé, comme si tous les devoirs qu’elle porte sur elle n’existaient plus. Elle oublierait presque ce qui l’a mené en ces lieux sinistres, ce pourquoi elle et Zvezdan se sont querellés. Les Oracles, les Berserkers, tout ça n’est plus. Comme dans ses souvenirs à Camelot.

Mais rien ne pourra ramener cette paix factice qu’ils s’étaient construit.

Rien.

Alors maintenant, si elle doit être égoïste, elle devra malgré tout faire preuve de raison.
Car l’égoïsme pur lui à trop coûté. Lui coûte encore.

Comme prise d’un léger froid, après cette étreinte qui lui a rappelé toute la chaleur que pourrait promettre un certain chemin, elle resserre ses bras sur elle, caressant des doigts ses épaules tatouées que cache son voile. Elle réfléchit, sous ses prunelles embrumées, et tout cela porte encore cette douleur d’un poids qu’elle ne peut éviter. Il l’a déjà vu ce regard. Il l’a vu après un autre aveux…

« Je l’aimerais aussi. Comme j’aurais aimé pouvoir m'habituer à nos instants ensemble. » Espérer plus. « Mais j’ai peur d’être égoïste. J’ai peur de le payer encore. Même si je l’aimerais tant, Zvezdan, si tu savais… » C’est soufflé avec tant de douleur, à le regarder. Comme si elle espère encore qu’il pourrait lui donner la chance de prendre cette décision pour elle. De tomber, et elle l’y suivrait. Mais ça ne serait pas juste. Et ça serait encore une fois prendre le risque stupide de confier sa destiné à un autre. Se refuser le choix, et en payer le prix. Quoiqu’on a toujours le choix. « Qu’est-ce que ça ferait de nous, si l’on continuait ? On ne peut plus juste prétendre être Rowena, Zvezdan et rien d’autre. Si les choses ne se passaient pas si bien ? Si une guerre éclatait ? Comment pourrait-on continuer ? » Elle souffle, dans l'inquiétude de ses pensées. Entre autres milles choses qui pourraient briser ce petit quelque chose qui est là, entre eux. Des choses qu’elle n’évoque pas et qui sont secrètes. D’autres auxquelles elle ne pense pas mais sait qu’elles existent. Être égoïste, pour souffrir encore plus, parce que quoiqu’il arrive à la fin, des chaines l’entourent, et le devoir l’appelle ? Mais être égoïste et vivre. Vivre et ne pas être le miroir brisé de ses erreurs.

Alors elle se rapproche à nouveau, cassant la distance qu’il a remise. Des mains frêles qui attrapent l’une des siennes, et l’autre se posant sur sa joue. Pour chacune d’elles, un tremblement léger. « Je n’ai jamais autant eu envie d’être égoïste qu’à cet instant, tu sais ? Si… si je le pouvais… » Elle ne le pourra peut-être pas, à la toute fin. Et bizarrement là, elle rejette cette pensée, même si elle sait que ça sera toujours là. « … j’aimerais l’essayer. Avec toi. Pour ces instants là. Une danse, une chanson, jouer le guide et s’habituer à ça. Si tu le veux aussi. Tout aussi peu raisonnable que ça soit. » Et là, un éclat de son petit sourire au coin des lèvres. Un soupçon de lumière sur son visage, qui oserait ramener à des jours plus beaux.
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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptyLun 22 Mar - 3:16
Ouais. Exactement ça, ouais.
Là contre tes lèvres, quand j'oublie tous le reste.
Là contre tes lèvres, où je me sens si léger. Si bien.
Là contre tes lèvres, où cette folie est la plus douce.

C'est exactement ça. Ce truc qui me tiens en otage, quand je pense à....
Quand je pense à nous.

Je vais chercher tes yeux. Je vais chercher pour voir ce que je vois dans l'éclat de ton regard, alors que... Alors que je te parle. Que je te parle ces choses folles, insensées, irréalistes. Débiles, même. Franchement, foutrement débiles. Des âneries que la logique peut pas accepter. La raison me dirait que le jeu n'en vaut pas la chandelle, oui. Que j'ai plus important à gérer, que c'est trop instable pour notre bien à nous deux, que je m'en sortais très bien jusqu'ici...
Mais je l'écoute pas, là maintenant, ma raison.

Alors sois-le.

Sois égoïste, si tu as envie de l'être.
C'est ce que mes yeux te disent. Mes yeux te disent de sauter, puisque tu en as tellement envie. Mes yeux brillent de cette folle idée que je veux entendre de tes lèvres. Moi aussi je doute. Moi aussi j'ai peur. Mais là, là maintenant... Plus je t'entends en parler, et plus j'ai envie que tu cèdes.

- Des idiots. Voilà ce que ça ferait de nous. Non, on ne peut pas. Mais on peut être Rowena, Zvezdan, et autre chose. Simplement composer les deux. Voilà ce qu'on peut être. On verra à ce moment. voilà si les choses se passent mal. On continuera. Promis.

Dis-moi, Rowena.
Est-ce que quelqu'un t'as déjà fait une promesse aussi irréaliste avec autant de conviction dans le regard ?

Qu'ils aillent se faire foutre, les doutes. Qu'ils aillent se faire foutre, les Dieux et leur jeu. Tout le reste. Tout ça. Je joue assez votre mesquine petite mascarade, je joue assez mon bon rôle de pion. Alors vous me donnerez ça au moins en contrepartie. Et si vous refusez de me le donner, alors je l'arracherai. Est-ce que je m'en mordrais les doigts, cette fois-ci aussi ?
Peut-être. Mais ça, c'est comme les choses si elles se passaient mal.
On verra à ce moment.

Mes mains miment les tiennes. Une sur ta joue, une refermée sur celle plus fine que tu me donne, un pas pour encore me rapprocher. Mes yeux dans les tiens, et un drôle de sourire sur mes lèvres. Un sourire plus grand, quand tu me réponds. Plus.. Fort. Quelque chose d'émotif, dans le noir de mes prunelles. Quelque chose qui tremble, mais qui ne coule pas.

- Tu sais... Je devais plus me risquer à tout ça, normalement. J'ai décidé il y a quelques années de ça. Ne plus trop m'attacher, garder une distance. Des amis, mais pas des indispensables. Des conquêtes, mais pas des amours. Une nuit, peut-être deux, peut-être un peu plus, mais jamais trop. Je te dis tout ça d'une voix calme. Une voix de conte. Avant, j'ai risqué, et je me suis blessé. Plusieurs fois. J'ai fini par me dire que j'devais être prudent. Que j'devais être distant. Pour.. Tu sais. Pour avoir personne à perdre.

Pour ne pas avoir à craindre de sacrifier des gens sur le chemin. Pour ne pas angoisser de perdre quelqu'un de cher.

- Et là, j'suis là, j'te regarde et... Et j'me dis que je veux bien prendre le risque de te perdre, si c'est le prix à payer pour t'avoir.

Une émotion dans les mots. Dans les gestes. Fébrile. Tu comprends ce que je te dis, Rowena, hein... ? Tu comprends à quel point c'est fort. À quel point c'est insensé. Et tu le vois sûrement, sur mes traits. Tu le sens peut-être, dans ma poitrine. Ce cœur qui s'emballe. Une nervosité émotivé.

De nouveau, je m'approche. De nouveau, je ferme les yeux, puis penche mon visage. Mais quelque chose d'autre. Un premier baiser, contre tes lèvres. Un second, puis un troisième. Trois douceurs, déposées doucement. Puis là, souffles mêlés, je n'arrive plus à le retenir.

- Je t'aime.

Et pour sceller les mots, je scelle ta bouche, d'une embrassade plus longue, plus passionnée, plus effrennée. Avec mes mains qui passent à tes hanches, pour te rapprocher de moi.

Je te le dis, puis je prends tes lèvres, comme pour te prendre en otage avec ces mots. Ces mots qui m'ont brûlés les lèvres un trop long moment. Je me suis interdit de le penser, puis de le dire. Maintenant... Je m'interdit de le retenir.

Je te le dis, avec ma voix.
Je te le dis, avec mes lèvres.
Je te le dis, avec mon corps. Mon cœur.

Je te le dis, et peu importe si c'est soudain. Là, au cœur de notre étreinte, je me sens plus léger. Plus libre. Plus... Moi. Libéré du poids d'une ancre que je me suis imposé moi-même, y a quelques années de ça.
Le poids d'une interdiction qui ne me ressemble pas.

Je t'embrasse, là dans mes bras. Et de toutes les fois où je t'ai volé les lèvres, c'est celle-ci, celle où je me sens le plus voler. Ta chaleur, ton souffle, ta peau, ta présence. Tout ça, je ne veux plus te le prendre en pensant que c'est peut-être la dernière fois.

J'veux plus penser à « quand il faudra partir ».
J'veux rester. Et je veux que tu restes.

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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptyJeu 25 Mar - 2:48
Tu te souviens, Veena, ce que ça fait d’être égoïste ?
Tu te souviens, de la sensation grisante de n’appartenir qu’à toi, de ressentir les choses pleinement et de tout ton cœur ? Non, évidemment pas. Tu ne parviens plus à toucher pleinement cette saveur du bout des doigts, car ça fait trop longtemps que tu as laissé de côté ces sensations pour plutôt donner que recevoir. Tu t’es offerte toute entière à ton devoir envers les Oracles et Apollon pour expier ce que l’égoïsme t’a apporté.

Mais te souviens-tu, Veena, comme c’était bon d’être égoïste parfois, et de vivre au-delà des simples choses que l’on exige de toi ?
Combien les douleurs que ça a fait naître ont pu valoir le coup ? Combien les pertes peuvent parfois être supportées par la félicité de tout ce sentiment que tu te refuses ?
Même à lui, Lykeios, tu n’as pas dit ces mots que tu retiens à Zvezdan. Il ne les a pas dits non plus mais vous le saviez. Vous pouviez encore faire mine de l’ignorer, même si ça n’a pas éloigné ta douleur.

Ce que l’égoïsme te rappelle, Veena, ce n’est pas tant ce que tu as pu perdre après, mais avant… Toute la souffrance qui t’a rongé, et qui te ronge encore car rien ne pourra jamais te faire oublier le sacrifice que tu as fait. Si tu avais su, à l’époque, tu ne l’aurais jamais consenti. Jamais tu n’aurais donné ta chair si précieuse, fruit d’une vie nouvelle, pour tout ce qui est arrivé ensuite. Quand tu y penses aujourd’hui, c’est là que tu te sens encore plus égoïste… d’avoir choisi ton devoir plutôt que les vies que tu as portées.

L’égoïsme t’a tué à petit feu. Il a tué tes filles. Il te tue encore.
Tout aussi bon qu’il fut, parfois… tout autant que tu le désires là maintenant, rien n’effacera cette peine qui marque ta peau, ton cœur, ton âme. Rien.

Et pourtant, tu cèderais bien là, quand Zvezdan te fait ces promesses. Tu cèderais car tu en as autant envie que besoin. Besoin pour te rappeler que quelque chose compte dans ta vie. Besoin d’une chaleur qui réanime ta flamme. Ne plus être juste le miroir brisé que tu observes chaque jour et que tu veux oublier.
Le réparer un peu, c’est ce dont tu as besoin.
Être égoïste, juste ce qu’il faut.


***

Là elle y pense, face à lui. Ces promesses folles qu’elle pourrait croire tant elles sont dites avec le cœur. Ça, elle le voit dans son regard et elle refuse de penser que celui-ci ment. Car il y a bien des choses qu’elle a vu dans ces yeux d’abysses, et cette promesse lui prend le cœur et la conscience. Des idiots oui, mais avec une chance d’essayer. Une chance de continuer. Une chance de retrouver ce qui a été abandonné dans quelques chambres à Camelot et au détour des rues animées. Elle lui sourit, devant cette promesse. Un sourire qui semble dire « D’accord, je te crois. Continuons. ».

« Promis. » Souffle en retour sa voix, accompagnant tout ce que peuvent dire ses yeux.

Et elle prend sa décision, aussi peu sage soit-elle. Aussi égoïste est le choix. Car elle y aspire tant, dans la froideur de ces veines qui ne sont pas les siennes. Juste de donner corps à ce sentiment qui fleurit dans son cœur à son insu et qu’elle ignore depuis longtemps. Juste, peut-être, en exposer quelques soupçons ici et là, et tenter leur chance dans ce qu’ils veulent tous deux. Là, main dans la sienne, le regard plongé dans le sien, elle ne sait pas encore ce que réserve demain, mais elle veut croire qu’au moins ça sera avec lui. Même si demain la réalité doit les rattraper. Même si demain la réalité doit peut-être les séparer, les voir ne pas être Rowena et Zvezdan mais une oracle et un berserker… S’il y a un « être ensemble » qui suit, alors les choses doivent pouvoir se mêler. Elle veut y croire, tant ce qu’il dit murmure la vérité.

Murmure un sentiment qui la fait frissonner dans tout le corps.
Chantonne à son oreille qu’il en dit trop, et pas assez en même temps. Et même si elle veut continuer, elle craint les mots car ils sont plus réels que jamais.

Elle l’a laissé approcher, l’a laissé prendre ses lèvres par trois fois dans un baiser. Chacun enveloppés de chaleurs. Chacun animant un peu plus le feu dans ses veines d’un sentiment plaisant autant qu’il lui fait peur. Ça n’a rien à voir avec l’attirance purement charnelle qu’ils ont eu. C’est doux et fort, intense, dit avec le cœur plutôt que le corps.

Elle n’a pas reçu ces mots depuis si longtemps…
Ni ne les a donnés depuis longtemps non plus…

Et quand il les prononce tout contre elle, là sur ses lèvres qu’il scelle d’un baiser, elle veut lui dire de les reprendre car elle a peur. Peur d’elle-même lui confier l’entièreté de ce sentiment, et avec lui cette part d’elle qui bat un peu trop fort dans son corps et tambourine à ses oreilles. Et puis elle se laisse fondre dans ses bras, dans son baiser qui ne semble jamais prendre fin. Soufflé par l’intensité de ce qu’elle ressent, non sans lui rappeler que la douleur de la perte fera tout aussi mal que l’instant lui fait du bien.

Il l’a dit pourtant : ça en vaut la peine, et elle le pense aussi.
C’est ça, son égoïsme, faufilé entre ses chaines.

C’est un long moment, une longue embrassade où elle n’espère pas y mettre. Il leur faut pourtant respirer dans cette étreinte et doucement, elle éloigne ses lèvres de celles de Zvezdan, mais ne quitte pas la protection de ses bras. Son front doucement se pose sur le sien, son regard encore un peu voilé ne quitte par les prunelles sombres qui l’observent. Un petit sourire sur ses lèvres rougies, à le regarder. A essayer de se faire à cette réalité qu’il a prononcé et qui est la leur.

« Nous avons tous les deux échoués de ne pas nous attacher aux gens je crois. Dans notre monde, ça fait trop mal de se donner comme ça. Et moi aussi avant, je m’étais dite de ne plus m’y risquer. » Ça n’avait pas tenu bien longtemps. Elle souffle un peu du nez, désabusée d’elle-même, mais gardant son petit rictus malgré tout. Elle vient prendre ses lèvres dans un baiser, quelque chose de doux et léger. « Mais que je sois maudite encore, qu’importe... » Une petite voix, presque un murmure pour elle, ou une prière à un autre. Ses yeux se ferment alors qu’elle repose son front contre lui : « Moi aussi je t'aime, Zvezdan. » Là chuchoté contre lui, réchauffant son cœur et son âme, elle laisse les mots se faire un aveu tremblant. Pour ces martellements de vie qui la traversent, lui redonne l'envie de se battre, tout ça vaut la peine. D'être égoïste et honnête, en priant que tout cela ne s'arrête pas. Puis elle rouvre les yeux, un pétillement au fond des iris bleus. « Nous sommes doués aussi pour l’avoir ignoré un moment, pas vrai ? » Quand elle y repense, elle se souvient de toutes ces fois où cette petite voix dans sa tête avait été ignorée et repoussée dans un coin lointain de son esprit. Aujourd’hui, elle ne murmure plus, comme rassasiée par cet instant.

Et elle, Rowena, de se sentir plus légère, presque plus confiante, maintenant qu’elle n’a plus à le retenir. Sur ça, il n’y a plus de doute.

A l’avenir, ils se sont promis de continuer.
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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptyVen 26 Mar - 23:51
Si tu savais comme il me fait sourire, ce mot que tu me rends.

« Promis ». Et j'ai envie d'y croire à cette promesse. Celle qu'on se fait. J'ai envie d'aller jusqu'au bout peu importe ce que le monde nous dit. Je n'ai jamais vraiment aimé écouter le monde, tu sais. Écouter ce que la Masse veut, plutôt que ce que moi je veux.

Alors oui, tout ce que je te dis, c'est vrai.
C'est vrai, que je ne devais plus me risquer à tout ça. Pour moi, et pour les autres. Je devais me murer dans la solitude de mes ambitions. M'entourer, mais jamais trop m'attacher. M'attacher, mais pas me lier, plutôt. C'était le compromis que je m'étais proposé : Je ne voulais pas devenir une espèce de chose froide et distante sans sentiments ni relations. Mais je ne voulais plus vivre et faire vivre le risque d'une vie à deux.
Ce feu pourtant si bon, je ne voulais plus m'y brûler.

Mais tout ça tu vois, je le conjugue au passé. Parce qu'au présent, là maintenant... Au présent j'ai ce cœur qui bat fort, cette nervosité fébrile qui me traverse le corps. J'ai tes yeux et ce que je peux lire dedans, j'ai ta main. J'ai ta proximité, ta chaleur.
Je t'ai toi. Là, tout proche.

Et ça me vient. Ça me vient comme une impulsion, un besoin. Te dire les mots. Te les dire d'abord avec le corps, puis avec ma voix. Te garder au creux de cette étreinte, au cœur de cette embrassade, à la fois pour sceller ma déclaration, puis... Puis peut-être pour me laisser savourer cet instant encore un moment, avant d'avoir à te regarder de nouveau. Peut-être un fond d'appréhension. Parce que ce saut que je fais, rien ne t'engage à le faire avec moi. Mais ce saut, c'est un saut qui se fait à deux.
À deux, on vole.
Tout seul... Tout seul, je saute, puis m'écrase au sol après une longue et douloureuse chute.

Mais je saute quand même en premier. Parce que j'y crois. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir cette nervosité qui bat dans ma poitrine, quand nos lèvres se délient...
Ce qui me rassure en premier, c'est ton regard.
Puis ton sourire
Puis ta proximité. Tu reste là, au plus prés. Tu reste tout contre moi, après l'avoir entendu.

Je t'écoute. Là, tout prés, ton front contre le mien, mes mains à tes hanches. Je souffle doucement du nez. On est deux à avoir eu ce dialogue avec soi-même, avant, hein... Cette discussion où on s'est dit qu'il faudrait faire attention, maintenant. Qu'il faudrait être prudent, distant. Et tous les deux, on a finit par oublier cette discussion. Le temps d'une journée, puis d'une nuit, puis d'une mâtinée, puis d'autres petites errances supplémentaires encore...
Et finalement, le temps d'un Je T'aime.

Là après un ultime baiser, je t'entends me le dire. Me le répondre. Et je garde les yeux fermés un instant. Je garde ce quelque chose qui me monte au cœur au fond de moi un instant. Juste un instant. Puis mes bras t'entourent et mon corps se rapproche encore pour t'enserrer tout contre moi, et te porter jusqu'à décoller tes pieds du sol et tourner une fois, puis te reposer au sol... Et rouvrir les yeux.

- Si tu savais comme j'me sens plus léger. Plus moi. Plus nous, en fait. Mieux. Je te fixe avec ces yeux sombres qui brillent d'un éclat intense, pareil au tiens. Si tu savais comme ça fait bien d'envoyer paître cette résolution que je me suis imposé à l'époque... Comme ça fait du bien d'être idiot, encore.

- Enfin... Mon petit doigt me dit que tu sais, justement.

Un sourire complice. Qui disparaît brièvement, juste le temps de …

- J'suis désolé pour tout ça. De t'avoir fait peur aussi. C'est juste... Un soupir. J'avais peur de t'avoir perdu à cause de toute cette merde. Ça et... ça et la colère.

Colère contre eux.
Parce que je ne les oublie pas, ceux restés à Rome. Ceux à qui je donne une dernière chance, mais qui partent de loin.

- On est forts quand même hein... Nos deux vœux de distance respectifs, et... Et on arrive à s'enticher l'un de l'autre entre Berserker et Oracle.

Un rire, brièvement. Puis, quelque chose de plus sérieux dans mon attitude.

- J'te dois toujours une visite de la région. J't'avais parlé de te faire profiter un peu du monde en dehors de ta cage dorée, là-bas... J'crois que c'est ce qui m'a motivé, aussi.

Ce qui m'a motivé à t'amener ici, malgré les risques.
Ça, et l'égoïsme.
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Comme elle se sent légère après la confession qui pesait sur son coeur. Comme elle se sent légère, même si les martèlements de celui-ci assourdissent ses oreilles et les sentiments qui l’assaillent submergent ses pensées. Mais ce n’est rien face à la libération et la légèreté qui s’empare d’elle, cette impression que tout va bien malgré la réalité dehors. Ce sentiment que là, dans ses bras, le reste n’importe pas tant que ça et qu’ils pourront y faire face, ensemble. C’est stupide certainement, cette candide félicité qui étouffe tout le reste, et elle sait qu’en dépit de toutes ses prières, une chaine reste là attachée à son âme, à ses souvenirs. Mais peu importe oui, d’être naïvement heureuse dans l’étreinte de l’amour. Car au moins, il n’y a plus la froide solitude pour l’épauler de ses craintes. L’avenir ne la fera pas marcher seule. Du moins, c’est ce que la légèreté de son égoïsme lui fait ressentir.

Et c’est bon, de retrouver le goût de ces émotions si longtemps abandonnées au profit d’une sagesse plus prudente.
C’est bon, l’imprudence des sentiments.
C’est vivant, en elle. Chaud et passionné, si bien que c’est difficile à retenir dans son regard. Difficile à retenir dans son sourire.

Quand Zvezdan l’enferme dans ses bras, la soulève pour une pirouette légère, il y a ce rire au fond de sa gorge, un petit éclat qui pétille et la fait rouvrir les yeux avant lui, le contempler avec toute cette affection qui avait grandit à son insu. Cela brille en elle, comme un petit soleil. Complice de ses mots, elle rend ce rictus qu’elle retrouve facilement, le même de ces jours d’insouciance ensemble, quand ils pensaient encore qu’ils n’avaient pas attachés leurs destins ensemble. Quelle naïveté pleine de déni.

« Je pense que je connais un peu le sentiment, oui. » Sa main, qui n’a pas quitté cette joue caresse la peau, glisse aux cheveux qui tombent sur le côté, s’y entortillent inconsciemment. « Je me sens si libre. » Une liberté qui n’en sera peut-être pas toujours une, mais une liberté qu’elle a prise malgré tout et qu’elle ne regrette pas. Il n’y a pas d’erreur à aimer, veut-elle croire. Et elle a bien assez longtemps supporté celles d’avant pour se permettre, un peu, le droit de prendre plutôt que donner.

Doucement, elle laisse tomber son sourire, même si son visage ne se fait pas sombre pour autant. Quelque chose de plus sérieux, des prunelles qui le scrutent mais n’appuie pas. Des excuses qu’elle entend. Qu’elle comprend. Alors peu à peu, la courbe de ses lèvres se lèvent à nouveau, un quelque chose d’infiniment tendre pour lui, qui se lit aussi dans son regard. Un soupçon d’hésitation également, et d’excuse aussi. Il n’est pas le seul coupable… loin de là.

« Ce n’est rien, je ne t’en veux pas. Tu avais des raisons d’être en colère. » Elle lui avait déjà dit plus tôt, dans leurs éclats de colère et de frustration explosé. Elle le lui a dit, le pense toujours malgré tout ce que sa partie la plus sage lui a soufflé. Qu’il ne mérite pas tant d’indulgence, et que ses sentiments n’excusent pas la violence qui a eu lieu. Mais c’est peut-être la fierté de l’Oracle qui a chuchoté à son oreille. En vérité… en vérité les siens et elle ont eu bien plus de chance qu’ils ne veulent bien l’accepter. « J’avais peur aussi tu sais ? J’avais peur que tu me déteste, que tu sois aussi en colère contre moi parce que… et bien parce que je suis aussi une oracle. » Il y a de l’émotion dans le regard de Rowena, un petit tremblement dans le fond de sa voix, un souffle qui se coupe un peu au fond de sa gorge. Un petit murmure pour lui. « Merci aussi… d’avoir donné une chance, et de ne pas avoir été plus violent là où tu aurais pu l’être. » Elle sait qu’il l’a pourtant été, car elle se souvient tristement des marques autour du cou de Célestia, du choc de sa pauvre amie après cette rencontre. Et rien ne lui permet d’approuver une telle violence. Mais elle sait aussi que face à la nouvelle que le Berserker avait apprit, les Oracles avaient de la chance de ne pas être encore tous morts, pour ceux présents à Camelot en tout cas. Elle n’est pas spécialement heureuse de la façon dont les choses se sont déroulées, mais elles auraient pu être bien pire, tout ça au bon vouloir du Pontifex. Et il y avait des raisons sans doute derrière son choix d’épargner les Oracles, des affaires totalement politique… mais il aurait très bien pu sacrifier Célestia avec nombres d’arguments de son côté. Et heureusement il ne l’avait pas fait.

« Non c’est vrai, nous avons été particulièrement faibles. Mais difficile pour ma part de résister à un Berserker aussi charmant que toi. » Elle rit, taquine un peu comme elle l’avait fait avec lui à Camelot. Toujours ces soupçons de flirt, mais désormais assumé, accepté. Et à dire vrai, il avait été très charmant. Et puis finalement un peu de mélancolie dans son regard. A le regarder dans les yeux, se rendant compte qu’il avait été un peu égoïste pour elle aussi. « Même si la raison de ma présence ici ne s’est pas faite de la façon dont nous l’avions imaginé, j’adorerais toujours visiter la région avec toi. Si… si nous pouvons le coupler avec le reste. » Cela semble presque irréaliste. Hors de leurs devoirs d’Oracle et de Berserker. Si loin de ce que l’on attend d’eux et tellement plus normal. Plus humain. Elle souffle un peu, se blottissant contre lui, les bras doucement autour de son corps. « Tu sais… j’avais peur de rentrer à Rome. Avec un Augure de retour, je n’aurais pas eu trop le choix je pense et… je ne devrais pas le penser ainsi mais oui, je n’avais pas encore envie de rentrer. » Et si elle avait redouté ce séjour d’ambassade à long terme au Dédale, seule à devoir feindre ne rien vouloir de Zvezdan, désormais les jours à venir semblaient bien plus appréciables. Sans l’ombre d’un doute. Cela dit, elle ne se fait pas non plus d’illusions, et ils savent tous deux qu’ils ont leur devoir à mêler à leurs désirs. Leurs envies. Et lui plus qu’elle, finalement. « D’une certaine façon maintenant, je suis contente d’être ici. Même si… » Il y a une moue qui se forme sur son visage, alors qu’elle recule un peu de son étreinte, mais pas de sa proximité : « … j’avais entendu parler de l’endroit, mais rien ne prépare à le voir en vrai. » Elle ne dit pas quel endroit en particulier, il doit bien le deviner. Ce Dédale qui à l’extérieur de ces grottes fait naître le dégoût et l’horreur. Comment peuvent-ils vivre en ces lieux ? « Ces appartements, ils sont différents. C’est agréable. » Elle regarde un peu alentour, se permet de le faire et de commenter, là où elle l’avait gardé avant au creux de ses pensées. La froide pierre n’est pas mélangée à la chair mais à de lourdes tentures chaudes. C’est bien plus vivant que cette chair hors de ces murs.
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ZvezdanZvezdanArmure :
Pontifex

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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptyLun 5 Avr - 23:50
Se sentir libre.

Tes mots font résonner un drôle d'écho dans mes songes, Rowena. Se sentir libre. Libre de soi-même. Libre de ce quelque chose de pesant, qui prend contre le cœur comme enclume lourde, froide. Libre de cette réserve craintive... Oh, je vais avoir toutes les raisons de continuer à la cultiver, cette crainte.
Mais j'y pense pas, là maintenant. Là... Là je te souris.

- Qui aurait cru que le Maître de la Meute serait celui à libérer ce joli oiseau de sa cage dorée... Une malice attendrie sur mes traits, ma main court sur ta joue, se perd dans tes cheveux, un geste miroir au tiens, presque. Tu y croirais, si on t'en avais parlé quelques semaines avant aujourd'hui?

Je ris, amusé par cette perspective. J'y croirais pas plus que toi il y a quelques semaines de ça, à vrai dire. L'on me dirait que le hasard m'a mis sur le chemin d'une jolie envoyée d'Apollon à qui j'ai volé une nuit ou deux, j'aurais pu acquiescer. J'aurais pu y croire, parce que je me connais. Parce que ce n'est pas une allégeance divine qui irait se mettre entre moi et mes instincts.
Parce que si j'ai ce murmure qui me dit que j'ai envie de te déshabiller, alors je m'y risquerai, que tu portes une Chlamyde ou autre chose.

L'on me dirait que le hasard m'a mis sur le chemin d'une jolie envoyée d'Apollon à qui j'ai confié tout ce que je t'ai confié, pour qui je ressens tout ce que je ressens pour toi ? J'aurais ris. Un rire incrédule, le rire d'un type amusé par les élucubrations sans queue ni tête d'un ivrogne qui raconte ses histoires.
J'aurais répondu que je donne et prend les corps, mais rien de plus. En tout cas, jamais plus qu'en surface.
J'aurais menti. Un mensonge crédible, mais un mensonge quand même.

Un mensonge si crédible que j'ai réussi à me le jouer à moi-même des années durant. Mais tu m'as arrachée la vérité des lèvres, Rowena. Et m'y voilà là. Avec toi, contre toi, avec ces sentiments contradictoires, et ces mots qui s'excusent, pour ce que je t'ai montré plus tôt.

À tes premiers mots, je te réponds en soufflant doucement du nez. J'acquiesce un regard qui dit Tu m'étonnes que j'avais de bonnes raisons, à sa manière. Puis... Puis j'approche d'un pas. Prend ton visage entre mes deux mains, une caresse du bout des pouces.

- Avec le Moi d'il y a quelques années plus tôt, ça aurait pu tourner comme ça, pour tout te dire. Plus jeune, j'ai-je pas longtemps haï les byzantins tous autant qu'ils sont pour un tort qui est finalement celui des gens d'en haut ? Ceux qui décident, ce qui placent les pions sur l'échiquier, les sacrifices sur l'Autel ? Aujourd'hui encore, je les haïs. Mais ma rage aveugle de jeune idiot s'est transformé en colère froide et calculatrice, réfléchie, maîtrisée. Maturée. Aujourd'hui, je sais qui mérite vraiment ma haine. Alors à vous, citoyens de l'Empire, je ne vous réserve que cette méfiance grognant laissée par la cicatrice à mon cœur. Ma vraie, grande et infinie haine, je la laisse aux Dieux a à leurs laquais.
Surtout aux Dieux.
Surtout à Sagesse.

- Mais ça ne serait pas bien juste de te détester pour les erreurs des autres, non ? Un sourire. Et pour tout te dire, ça serait bien difficile de te détester tout court, même ça mis de côté... Mon sourire s'étire, une étincelle dans le regard. Oui. Oui, j'aurais bien du mal à te détester, après tout ça, Rowena.

Un baiser sur ton front, pour appuyer mes mots. Quelque chose de doux, affectueux, tendre. Quelque chose qu'on réserve à quelqu'un d'important, pas à l'exutoire d'une nuit de désir charnel. Puis, un pas pour me reculer, mes mains qui tombent chercher les tiennes, les serrer doucement. Je t'écoute, et je ferme les yeux.

- Tu sais, je ne sais pas encore si j'ai pris la bonne décision. Je ne sais pas si vous la méritez vraiment, cette dernière chance. Un aveu, d'une voix calme. Pourtant, tu pourras sentir mes mains se serrer légèrement. Une impulsion fébrile, passagère. Puis, je rouvre les yeux. Te fixe d'un regard plus grave, plus sérieux. La voix suit. Je ne vous déteste pas, en fait. J'ai déteste certains Oracles, et j'en détesterai d'autres. Mais c'est surtout votre inconstance qui me sort par les yeux.

Je lâche tes mains, puis quelques autres pas pour m'éloigner encore. Quelques pas dans la pièce.

- Bran Ruz. C'est le nom du seul Oracle à qui j'ai accordé un semblant de confiance de longues années avant récemment, parmi les vôtres. La seule personne à qui j'ai accordé ce semblant de respect parmi les vôtres à l'époque, c'est quelqu'un qui a tourné le dos au Soleil. Du reste ? Du reste, j'ai rencontré des idiots et des arrogants sans les moyens de leur politique, des gens perdus, d'autres plus vifs, plus valeureux, et pleins d'autres encore.Une oeilade vers toi. Ils t'ont expliqué, non ? Ce que je leur ai dit pendant cette fameuse discussion, à ton Augure et ton amie. Mon problème, c'est que vous n'êtes pas tant un ordre uni qu'un rassemblement d'individualités disparates. Instables, parce qu'inconstants. Parmi les vôtres, j'ai croisé des mains tendues et des dagues qui visent dans le dos. Tseh. Et après ton Augure me parle de confiance...

Un rire amer dans la gorge. Je te regarde, puis revient vers toi. Revient vers une proximité plus intime.

- Bref. J'vais pas épiloguer. Tout ça pour dire que... Non, je ne te déteste pas. Et j'aimerai ne pas avoir à détester les tiens. J'aimerai qu'ils me donnent une bonne raison de vraiment leur faire confiance. Un regard. Pas une mince affaire, pour être honnête avec toi.

La confiance n'existe plus, en l'état. La reconstruire demandera un effort commun... Mais vais-je avoir la patience de faire beaucoup d'efforts supplémentaires, quand vous nous devez déjà tant ?

Et oui. Oui, je ne me simplifie pas la vie, en t'invitant ici. Ici, au Dédale. Ici, dans ma vie. J'investis de mon cœur là où je ne devrais investir que mon esprit, ma réflexion, mon pragmatisme.
Je joue avec le feu, parce que sa chaleur est agréable. Vraiment foutuement agréable.
Jusqu'au jour où ça brûlera. Mais même là, je sais pas si j'arrêterai de jouer.

- Vrai que c'est difficile de me résister. Une malice dans le regard, un rire dans la voix. Mais vous n'êtes pas innocente dans l'affaire, Demoiselle à la bourse volée. Ce Berserker charmant a aussi été un Berserker charmé, après tout.

Flirter, t'arracher ces sourires, cet éclat dans ton regard, ces mots à ta bouche, ce goût à tes lèvres, ces vêtements de ta peau.
C'était vraiment trop tentant.

- La sagesse me murmurerait de ne pas concilier travail et cœur, mais... Sagesse est notre ennemie commune, me semble-t-il non? Une réponse lancée dans un clin d'oeil, quand tu me parle de ces visites, de ces sorties. Une réponse tacite : Oui, j'ai bien l'intention qu'on s'y perde, dans ces moments de quiétude. J'ai bien l'intention de nous conquérir quelques moments simples, dans cette vie si complexe. La vie dans l'ombre des Dieux.

Je t'écoute, et je souris. Un sourire compatissant, et... Et aussi un peu, un sourire qui traduit une pensée égoïste. Moi aussi, je suis content que tu sois ici, plutôt que là-bas. Et je suis content que tu le sois.

- Rome attendra. Cette ville t'a assez étouffée comme ça. Je plonge le noir de mes yeux dans les tiens, t'enferme dans mon étreinte. Mon front, contre le tiens. Ici... Ici, ça ne sera pas facile. Mais j'serais là. Avec toi. Tu seras pas seule. Une caresse, sur ta joue. Promis.

Tu ne seras plus seule.
Ni pour traverser les épreuves du Dédale, ni pour le reste. Alors habitue-toi, Rowena.
Habitue-toi à ma présence, à mes forces et faiblesses, au Zvezdan malicieux, mais aux autres aussi.

- Et encore, tu n'as pas tout vu. Ma chambre est encore plus agréable. Un éclat dans le regard, une grivoiserie dans la voix. Une vérité, aussi, eh ! C'est la chambre du Pontifex après tout... Bref : oui c'était une minauderie facile, mais je mens pas, quoi. Cet endroit et les quelques salles autour de la principale sont purifiées de ce qui croule dans le reste du Dédale. Ici, la viande est dans les assiettes, pas sur les murs. Ici... C'est stable.

à peu de choses prés.
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RowenaRowenaArmure :
Cygne d'Euros (Est et Automne)

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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptyMer 14 Avr - 1:08
« Non, certainement pas. » Elle sourit, mais c’est teinté d’une nostalgie un peu chagrinée.

Il y a bien longtemps qu’elle ne portait plus ce genre d’espoir en elle. Très longtemps. Encore le matin même, mêlé à ses pensées et ses résolutions aujourd’hui tombées, elle n’y croyait tout simplement pas. Elle s’était vue simplement comme l’ambassadrice envoyée par les siens, à forcer son cœur d’éteindre les folles flammes d’un sentiment qu’elle refusait de reconnaître. Et voilà où elle en est, quelques heures plus tard, accrochée à ses bras, lovée dans sa chaleur avec l’aveu des dernières semaines échappé hors de ses lèvres. Et toute liberté savourée, demain reviendra sans doute la triste vérité. Loin de la cage dorée, oui, mais jamais vraiment débarrassé de ses chaines qui emprisonnent son âme. Un moindre mal en cet instant, veut-elle croire, par rapport à ce qu’elle gagne, même si ce n’est que pour un temps. Il n’y a plus la place aux regrets ici.

Tout du moins, pas pour avouer aimer et goûter ces brides d’avenir avec lui.

Regretter le passé, les actions des siens ou même celui du Berserker, ça elle le peut. Elle n’a hélas pas la main sur toutes ces choses qui ont eu lieu hors de sa présence. Dans cette autre génération d’oracle, elle n’était rien d’autre qu’une gardienne, un fantôme dans les ombres se contentant d’observer les foules, sans pouvoir de décider entre ses mains. Elle n’avait pas tant la sensation que les choses avaient changées aujourd’hui, même si le plumage chamarré du paon avait laissé place à la blancheur du cygne. Elle n’est toujours que le témoin lointain ou tardif des événements. Comme ici, où elle n’avait eu que les échos retransmis, et les conséquences à affronter.

S’il l’avait détesté…
Tristement, elle l’aurait compris et accepté. Peut-être même que tout cela aurait aidé à maintenir ses résolutions, à maintenir le silence et taire les émotions. Elles seraient devenues vacillement puis braises à éteindre.
Mais il ne la déteste pas. Et c’est plus doux que tout le reste. Plus égoïste aussi, pour les siens qui ont subi la colère, quand elle n’en recevait pas elle-même.

Elle se laisse prendre le visage par les mains fortes, accepte la caresse de ses doigts sur ses joues et plonge son regard dans le sien, même s’il dévie bien vite à ses premiers mots. Il y aurait matière à sourire, dans d’autres circonstances, mais il n’y a sur les lèvres de l’oracle qu’une ligne pincée qui comprend. Elle l’avait deviné, que la chance avait été la leur, dans cette affaire, quand bien même elle n’a pas connaissance de tout ce qu’à Zvezdan en tête pour choisir de les épargner. Les siens, plus que jamais n’étaient pas couverts d’avantages et de puissance, malgré la lumière qui semblait s’étendre parfois à l’horizon. Puis l’éclat dans le regard du Berserker, le rictus qui s’étire en quelque chose d’un peu contagieux. « Va savoir, j’ai peut-être de sales petits secrets détestables. » Sur son visage, un sourire aussi lui échappe doucement, accompagné pourtant de son regard bleu qui semble dire « Et si tu savais ? » Peut-être que oui, tu me détesterais. Ou tu n’aurais pas sur moi le regard que tu as maintenant, continuent ses pensées un peu sombrement. Elle ignore encore si un jour elle saurait partager ça. Elle n’en a pas l’envie dans l’immédiat. Garder cette douceur pour elle, ce regard qu’il lui accorde, pour l’instant c’est ce qui importe. Alors elle se fond dans ce baiser tendre qui se pose sur son front, cette marque de tendresse qu’elle se souvient avoir eu également à Camelot. Comment a-t-elle pu s’ignorer si longtemps ?

« Je sais. » D’un aveu à l’autre, elle souffle dans une voix douce, observant leurs mains jointes entre eux. Elle sait que ce n’est peut-être pas entièrement mérité. En tout cas, pour ceux de l’ancienne génération qui savaient et n’avaient rien partagé. Mais il y a aussi des innocents désormais, chez les oracles, ne méritant pas entièrement la guerre et la colère des Berserkers. L’inconstance évoqué fait relever le regard de Rowena vers Zvezdan, alors que les mains se séparent. Elle le voit marcher un peu, prendre à nouveau la parole et comprend. Elle n’a eu que si peu d’échos autrefois. Juste un bel oiseau enfermé qui n’avait pas tant sa place au soleil. Elle se sent un peu idiote, d’ignorer tout ce qui est reproché, et de le comprendre quand même.

« Bran m’était un ami très cher. J’ai appris qu’il nous avait tourné le dos, mais je souhaite qu’il aille bien. » Le sourire doucement mélancolique du Cygne alors qu’elle pense à son ami se fane peu à peu lorsqu’elle reprend sur les mots du Berserker. « J’espère que nous donnerons raison à cette chance que tu as laissé. Compte tenu de notre échec lors de la guerre, l’éclatement de notre ordre explique sans doute beaucoup nos disparités et l’inconstance, mais j’ignorais que c’était le cas avant également. Ce qui en soit est une preuve aussi, même si je n’avais aucun pouvoir décisionnaire alors. » Elle sait qu’elle n’avait pas beaucoup d’informations à l’époque, simplement envoyée là où on avait besoin d’elle, sans donner plus d’explications. De toute évidences, il y avait plus que ça. Les fortes personnalités des anciennes Evêques ou même des fils de son dieu avait certainement dû jouer aussi. Si aujourd’hui on pouvait peut-être excuser l’instance des jeunes Oracles, c’était bien moins facile de l’accepter pour ceux d’autrefois. « J’ai conscience que ça ne sera pas facile. » Et peut-être impossible. En étant ici, elle n’aurait pas les yeux tournés entièrement vers les siens à Rome. Elle espérait simplement que l’Augure tiendrait parole et agirait dans le sens de cette alliance nouée. Une question lui brûle les lèvres, d’un souvenir qu’elle n’a pas pu ôter de son esprit quand Célestia et Python lui avaient racontés la rencontre. C’est d’autant plus fort après leurs aveux mutuels, mais elle ne trouve pas encore le courage de la prononcer, mordillant vaguement sa lèvre en préférant passer à autre chose.

Quelque chose de plus léger, l’espace d’un instant.
Un flirt facile à reprendre. Une séduction jamais totalement oubliée.

« Oh bien sûr, j’ai assurément engagé ce jeune voleur pour vous attirer dans mes filets, monsieur le Pontifex. Mais je reconnais que j’ai joué le grand jeu lorsque je t’ai sorti mon discours sur les décorations murales de la grande salle de bal. Irrésistible. » Malice dans les yeux, elle rend la proximité en retrouvant le contact des bras de Zvezdan et passant les siens autour de son cou. Les visages sont proches, les lèvres non loin de se frôler quand les sourires sur les visages s’étirent. Une tentation douce qu’elle peut saisir maintenant. Sans craintes. « La Sagesse aurait raison, d’une certaine façon. Mais elle aussi nous avons été très doués pour l’ignorer. » Même encore maintenant, Rowena sait qu’une part de sa propre sagesse rugie à toute cette situation, hurle de l’imprudence et de l’impossibilité à concilier ce qu’ils ont fait naitre entre eux avec leurs devoirs. Peut-être a-t-elle raison. Peut-être se trompe-t-elle. Mais le risque vaut la peine d’être tenté.

Si tu savais comme elle m’a étouffée. Mais il s’en doute, au gré des miettes qu’elle a égarée à ce sujet. Un jour elle y retournerait, à la Tour car elle n’aurait pas le choix. Mais elle savoure toute la liberté de ne pas entièrement s’enfermer dans la cage qu’elle a quitté. Pas seulement parce qu’il est là, maintenant, l’enserrant encore plus proche de lui, calant son front contre le sien comme une barrière pour la protéger et la soutenir, murmurant des promesses qu’elle croit. Mais aussi parce qu’elle a goûté à la liberté de ses ailes déployées. Il est trop tôt pour les replier. Respirant le souffle qu’il expire, humant l’odeur de sa peau et appréciant sa chaleur, elle ferme les yeux quand elle a suffisamment puisé de force dans les siens. « Je sais… Ne me laisse pas partir si je ne le veux pas. » Sa voix, un petit chuchotement. Ses mots, quelque chose qu’il a déjà entendu une nuit. Ce n’est pas tant le Dédale et la vie ici qui lui ferait peur. C’est la chaine sur son âme qui l’arracherait à la douce chaleur impossible du corps contre elle. Un rêve qui se profile dans la réalité, mais qui pourrait si aisément être brisé.

Mais il est là. Il a promis.
Elle ne serait pas seule.

Elle pourrait s’y habituer réellement. A ce soutient qui lui réchauffe le cœur et l’âme. Comme cette première nuit où il ne l’avait pas lâché. Elle pourrait s’y habituer oui. Avec un espoir au fond d’elle-même, brillant comme une petite étoile.

« Hm tout cela est intéressant, tu me ferais visiter ? » Un petit retour amusé dans le bleu de ses yeux, mais quelque chose de plus sage.

Bien sûr, elle n’ignore pas l’éclat un peu épicé dans les mots de Zvezdan. S’il y a un peu de légèreté dans son propre ton, elle sait aussi que sa question est plus sincère que pleine de sous-entendu entre les lignes. Plus tard, sans aucun doute, elle apprécierait visiter ladite chambre, pour des activités quelques peu plus indécentes. Aujourd’hui, elle aspire plus à la tendresse.
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ZvezdanZvezdanArmure :
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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] EmptyMer 14 Avr - 22:08
- Hmmm, je m'avance peut-être trop vite, mais je crois que je te bats à ce petit jeu.

Un sourire joueur, et un regard qui est assuré. Qui assure. Qui rassure ? Peut-être un peu aussi.
Je pense que je te bats, oui, au petit jeu des zones d'ombres que tu ne veux pas savoir. Tu ne veux pas savoir ce que j'ai dû faire pour survivre, tu ne veux pas savoir ce que j'ai fait pour progresser sur le chemin de mes ambitions, ce que j'ai fait sur l'impulsion de mes émotions. Tu ne veux pas savoir comme elles sont rouges, ces mains à tes joues, ces mains qui ont explorées ton corps. Tu ne veux pas savoir ce qu'il a vu, ce regard qui te fixe. Et à vrai dire, je ne veux pas que tu saches non plus.
Je n'ai pas envie de te montrer cette part de moi. Ce revers de la vérité.

C'est plus facile, de te montrer l'agréable vérité d'un Zvezdan amoureux, affectueux, charmeur et charmé.

Te montrer la vérité du Pontifex, du Berserker, du survivant Vandale ascendé dans le sang... C'est une autre histoire.
Ce qu'il veut dire, ce petit aveu que je te lance ? Il ne veut pas dire « aies peur du grand méchant Zvezdan », non. Il veut dire... « Tu sais, je pense que j'ai plus matière à avoir honte que toi. Plus matière à être détestable. » Alors sois sereine, Rowena. Derrière mes airs de jeune guerrier fougueux et dragueur, je suis parmi les dernières personnes à pouvoir juger son prochain sur ses sombres petits secrets.

Un baiser sur ton front, après cette réponse implicite. Quelque chose d'affectueux, mais aussi, au détour de l'affection, quelque chose qui se veut rassurant. Puis, un petit pas en arrière, un aveu, quelques mots sur un ton plus sérieux. Je ne sais pas, non. Si je peux vous faire confiance, enfants du Soleil. J'ai envie, mais je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas.

Tu sais. Tu comprends. J'aurais presque tendance à dire... Tu es d'accord, quand je lis au travers de tes mots. Tu sais la faute des tiens. Tu sais q
ue ça va être difficile pour moi, de vous pardonner. Tu sais que ça va être difficile pour vous, de vous prouver. Tu sais que c'est votre dernière chance.
Au prochain écart, il n'y aura pas de main tendue. Il n'y aura que le fer d'une lame tirée de son fourreau pour rencontrer votre gorge. Voire, une laisse autour de votre cou.
Je n'ai pas envie d'en arriver là. Surtout pas maintenant que je t'ai dit... Ce que tu es pour moi. Je ne veux pas lire de la haine dans ton regard. La haine pour celui qui tuera ou humiliera les tiens.

Mais s'il le faut, je le ferais. S'ils m'y forcent, je les raserai. Crois-le bien, Rowena.
Plutôt que ça, j'espère vraiment, oui. J'espère que l'entente saura se rétablir.

- Je suis sûr que tu sauras me donner une meilleure image de vous. Et je parle bien de toi en tant que Rowena l'ambassadrice, pas Rowena celle-avec-qui-je-partage-plus-que-de-raison.

Un sourire, entre amusement et bienveillance. Une façon de te dire que je te fais confiance pour redresser la barre, pas parce que... Nous. Mais parce que tu sauras remplir ton rôle avec brio. Je pense que j'ai assez vu de toi pour déterminer que tu feras une bonne ambassadrice. Au moins sur le plan social.
Tu n'as pas la bêtise ou l'arrogance de quelques autres de tes frères et sœurs d'arme que j'ai pu croiser auparavant.

Enfin... Certes, Rowena l'ambassadrice, mais ça ne m'empêche pas de vouloir goûter un peu plus de Rowena Celle-avec-qui-je-partage-plus-que-de-raison, dans tout ça.


Ça ne m'empêche pas de vouloir te taquiner, te titiller, minauder et jouer le jeu des mots et des proximités avec toi, ici comme il y a quelques jours dans les rues de Camelot.Vouloir reprendre ces moments plus simples, plus purs. Plus agréables. D'aller enserrer ta taille entre mes mains, quand tes bras se perdent autour de mon cou. De te répondre avec ce sourire amusé, là, tout proche.

- Ah, ton discours sur les fresques, c'est sans doute ce qui m'a fait céder. Un rire, dans mon regard. Sagesse... Tseh. Sagesse. Pour première réponse, ces lèvres toutes proches des tiennes, que je te vole d'un court baiser. Puis, toujours dans cette proximité, un rictus. C'est ennuyant d'etre sage.

Une audace pleine de promesses dans le regard. Les yeux de quelqu'un qui ose, et qui osera. De quelqu'un qui ne veut pas être sage, avec toi. Quelqu'un qui veut profiter de ces moments à deux. J'ai tout le temps de m'ennuyer, d'être sage, le reste du temps. Je peux bien te réserver mes petites fulgurances de folie inoffensive, innocente.
Innocente ou presque.

Te réserver mes petites folies, mais pas seulement. Te réserver ce soutien, aussi. Parfois silencieux, parfois moins. Alors crois-le bien, Rowena. Crois-le bien quand je te dis que je serais là. Un pincement au cœur, quand je t'entends, te vois. Quand tu as ce murmure qui me rappelle celui de cette nuit-ci. La nuit où ton corps t'a joué des tours, après nos jeux à nous. Doucement, un pas pour m'approcher encore plus. Front contre le tiens, corps contre corps, mes bras autour de toi. Et un murmure, pour répondre au tiens.

- Promis.

Une répétition, sur un ton plus décidé. Plus émotif, aussi.
Pas cette fois. Pas cette fois, jamais plus. J'ai déjà dû laisser partir, par le passé. Laisser partir parce qu'il n'y avait pas d'autres choix. Je ne veux plus devoir refaire ça. Plus jamais. Alors promis, Rowena. Promis, pour le meilleur comme pour le pire.
Ce risque qu'on prend tous les deux, j'veux le prendre jusqu'au bout.

Le prix à payer, pour rire avec toi. Pour te lancer ces risettes et ces... Petites informations innocentes. Oui, vraiment. Je pense que tu apprécierais beaucoup ma chambre.

- Mais bien entendu. Une malice dans ma voix, dans l'éclat de mon regard. Je peux vous réserver un rendez-vous pour un autre jour, chère ambassadrice. Mais en attendant ça... Je vais me réserver le luxe de squatter ta chambre à toi.

Aussitôt dit, aussitôt fait.
Un geste, pour m'éloigner, garder ta main au creux de la mienne et m'allonger sur ce lit. Dans mon attitude, un calme retrouvé, une sérénité regagnée. Mais... Une réflexion aussi. Je te lance un regard, puis finis par fixer le plafond. Et les prochains mots sortent tandis que je fixe la pierre froide au-dessus de ma tête.

- Pas aujourd'hui, mais plus tard, j'aurais besoin que tu transmettes un message aux Oracles. J'ai besoin de mettre au clair quelques détails et prendre quelques décisions avant de te préciser ça. Mon regard reviens vers toi. Aujourd'hui, ça peut bien attendre. J'préfère... Un soufflement de nez. J'préfère rester là. Ce voyage m'a épuisé.

Physiquement, mais moralement, aussi.

Sur ces mots, une invitation tacite. Mes bras qui s'ouvrent, mon regard qui te cherche. Une envie de contact, de proximité. De simplement me poser avec toi. Rien de plus, rien de moins.
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[Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]
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