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Avril 553 AD
 
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 [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]

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RowenaRowenaArmure :
Cygne d'Euros (Est et Automne)

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Message Re: [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena]   [Début Avril 553] Cache l'amertume derrière la colère : montre la haine, plutôt que la faiblesse [Pv Rowena] - Page 2 EmptyMar 15 Juin - 1:28
C’est difficile, replonger dans les souvenirs qu’elle avait murés au plus profond de son cœur. Si la plaie de sa douleur ne s’était jamais totalement refermée, y repenser ne fait qu’ouvrir un peu plus les coutures qu’elle avait tant bien que mal filées avec une aiguille chauffée à blanc. C’est un flot sanglant qui se déverse, qui submergent les pensées en une rivière de larmes sur ses joues. C’est pourtant bien silencieux, une fois les quelques mots lâchés. C’est tendu dans l’air également, elle le sait. Elle n’a pas besoin de croiser les yeux de Zvezdan – oserait-elle désormais ? – qu’elle perçoit la tension qui passe dans les muscles de ses bras. Quelque chose qui regorge de sentiments forts et contenus mais qu’il n’exprime pas. Il n’y a qu’elle qui tranche le silence par les saccades faibles de sa respiration. Il n’y a qu’elle qui fait vibrer l’air par les tremblements de son corps. Il n’y a qu’elle qui à froid jusqu’à en avoir la chair de poule sur sa peau.

Elle n’attend rien de Zvezdan, croit-elle, mais une part d’elle désespère de l’entendre dire quelque chose. Faire quelque chose. Elle ne croit pas au rejet, après tout ce qu’il lui a dit, les promesses de toujours la tenir contre lui et ne pas la laisser partir, mais elle attend. Une crainte qui la prend aux trippes et qui fait grandir une boule au fond de sa gorge. Si elle voulait seulement parler pour dire quelque chose, elle est presque certaine que sa voix lui ferait défaut.

Elle n’attend rien, sinon plus de chaleur et de réconfort qu’elle n’ose se l’avouer.

Il est long ce silence. Même quelques secondes paraissent des heures dans ces instants-là.

Et puis elle est de nouveau là, cette douce étreinte attendue. Cette chaleur désirée. Ce soutien qu’elle ignorait tant lui manquer. Lovée dans le creux de son cou, elle se cache pour plus de sanglots silencieux qui coulent sur ses joues. Une respiration chaude qui frappe la peau sombre et des larmes salées qui glissent sur lui. Elle se détend à la main qui lui caresse doucement le cuir chevelu comme on le ferait à un enfant en détresse. Et si elle s’était vue si lâche à la faiblesse, elle aurait certainement été mortifiée de toute cette situation. Mais entre ces bras qui la tiennent solidement, elle n’y pense même pas.

En vérité, elle n’aimerait penser qu’à l’instant présent, à ces douces attentions qui veulent éloigner les sombres souvenirs. Ce serait si bien, si elle pouvait y parvenir…

Mais ce n’est pas si simple.

Pas sa faute dit-il ? Qui sait, il n’était pas là à l’époque pour juger de la situation complexe. Qui sait, peut-être qu’il a raison et qu’elle porte un trop plein de culpabilité sur les épaules. Mais elle ne parvient pas à y croire, malgré toute sa bonne volonté. Elle aurait dû savoir qu’elle ne pouvait pas abandonner les siens sans en craindre les conséquences. Son erreur, peut-être, avait été de revenir et de faire cette folle promesse. Comme elle le regrette, aujourd’hui. Toujours blotti contre lui, les yeux fixant un grain plus sombre sur la peau de Zvezdan, elle n’a pas vraiment de réponse à lui donner. Quelque chose lui vient, une simple phrase qu’elle accompagnerait d’un haussement d’épaule si sa position lui avait permise : « Ça doit l’être, d’une façon ou d’une autre. » Après tout, l’on ne servait pas les dieux sans faire de sacrifices. Et bien qu’elle perçût un peu plus dans les mots du Berserker une amertume et une colère marquées pour les dieux, Rowena ne pouvait pas prétendre partager cette même opinion. Plus que haïr les dieux, elle les craignait certainement.

Jamais eu le choix ? Une seconde, les paroles font travailler ses pensées.

Pas le choix… ?

***
Les mots sont peut-être un peu forts, mais il n’a pas tort. Après tout, qu’avais-tu connu d’autre à l’époque que les murs de cette Tour ? Que savais-tu de l’extérieur à part ce que l’on te racontait et les visions que le divin t’offrait ? Tu n’as pas de souvenirs d’enfance qui ne sont pas sur le marbre parfait des temples d’Apollon à l’ancienne Tour des vents. Tu n’as pas de souvenirs d’une famille, d’un père ou d’une mère, de frères ou de sœurs. On ne t’a jamais rien dit, et tu avais assez d’attention et de serviteurs autour de toi pour tenir éloigner ce manque de ton cœur. Tu avais la chance d’avoir reçu un don pour voir quelques brides de l’avenir, éclipsant pour toi tout autre désir d’un extérieur. Être un oracle, le devenir, c’était tout ce que tu pouvais souhaiter aspirer. Et même là, tu as simplement été ordonnée de rester à la Tour.

Encore ces murs aux sculptures superbes qui devenaient sans saveur.

Encore ces mêmes visages et ces mêmes discours tout autour de toi.

Encore cette même routine, ces mêmes visions et ces morts que tu ne connaissais pas.

Pourtant, cela n’aurait pas été un problème, si tu n’avais pas eu conscience que tu pouvais aspirer à plus.

C’est ce qu’il t’a apporté. Une petite lumière nouvelle te guidant vers les contours de la cage où tu ignorais vivre. C’est ce qu’il t’a fait goûter, les plaisirs de l’extérieur et d’un monde plus grand, plus vaste, moins parfait. C’est ce qu’il t’a appris, vivre et découvrir, aimer même.

Et c’est ce qu’il t’a enlevé, quand il est parti en ayant tout détruit sur son passage.

Tu as eu le choix, avaient-ils tous dit. Le choix de faire cesser cette insistance auprès de toi. Le choix de ne pas tout abandonner pour lui. Le choix de ne pas donner plus que des baisers chastes et naïfs… Si elle avait seulement su que tout ça existait avant.


***
Elle se resserre un peu contre lui, mal à l’aise et incertaine de ce qui va passer sa bouche. Pourtant, elle fini par souffler dans son cou, non loin de son oreille :

« Je ne savais pas qu’il me manquait quelque chose, avant qu’il ne me le donne, c’est vrai… mais j’aurais dû être plus sage… » Mais elle ne l’avait pas été car elle aspirait à cette nouveauté. A cette lumière en réalité flamme qui lui avait finalement brulé les ailes. Elle sait qu’elle devrait sans doute être plus tendre avec elle-même, mais il y a longtemps que c’est une chose difficile à réaliser pour son esprit. Elle se redresse finalement un peu, quittant la protection de la proximité de Zvezdan pour pouvoir un peu mieux l’observer. Se trompe-t-il ? En un sens, non, et la réponse se lit dans ses yeux bleus qui scrutent les noires pupilles, attendant la suite. Les larmes se sont calmées bien sûr, ne laissant qu’un blanc rougit et fatigué, mais elle n’en est pas moins attentive. Il l’a fait replonger dans ses souvenirs – car il méritait de savoir – et maintenant il la fait réfléchir sur tout ça. Elle n’est pas sûre d’en vouloir encore, de cet avis qui pourrait aviver un peu plus la douleur. Pourtant elle est là, gardant la force de cette étreinte sur elle sans vouloir s’en échapper.

Encore cette colère grondante, cette haine couvée et maitrisée qui n’apparait que dans le sifflement de sa voix. Elle devrait le lui demander, un jour, pourquoi toute cette colère. Elle a quelques idées, quelques pensées à ce sujet, mais elle n’est pas du genre à supposer inutilement. Elle lui demandera un jour. Quand ils auront eu le temps d’apaiser ces instants qui les brûle encore. Derrière toutes ces pensées, un soupir qui passe ses lèvres, un quelque chose de désolé, quand elle l’observe directement dans les yeux. Pas de reproches à ses suppositions non, car il a raison à bien des égards. Mais une conclusion qu’elle ne peut pas lui donner. Là-dessus hélas, il n’est pas le vainqueur. « Je crains que nous ne soyons pas seulement dans ton monde, Zvezdan. Même si j’aurais aimé l’être à l’époque. » Maigre sourire qui renait sur ses lèvres, une courbe sans joie qui ne brille pas dans son regard. Doucement, une main qui vient trouver la peau douce d’une joue, des doigts qui caressent de leur pulpe avec une tendresse sincère. « Un jour, tu me diras à quoi cela ressemble ? » Ce monde où être humain ne devrait pas être une faute. Ce monde où elle n’a pas vraiment beaucoup vécu, en vérité.

« Je ne l’ai pas oublié non plus. Je le veux toujours autant, si ce n’est plus encore qu’avant. Pas seulement Rome ou cette région. J’aimerais voir plus. La mer, les déserts… Carthage peut-être, si tu le veux ? » Maintenant que ce n’est plus seulement seule, à découvrir ce monde. Maintenant que ce n’est plus seulement deux connaissances à partager des visites. Maintenant qu’ils sont un nous pour partager d’autres moments d’oublis. Un nous qu’elle espère ne pas devenir encore un « moi », seul et solitaire, abandonné par la trahison ou la mort d’un compagnon. Mais elle ne veut pas y penser, et elle repose alors son visage sur le torse du Berserker. Pas encore vraiment détendue, les souvenirs loin de retourner dans l’antre fermée de son cœur, mais au moins il y a toujours ces bras sur elle. Elle respire profondément, quand elle reprend la parole : « J’y pense toujours, parfois. Tout abandonner encore je veux dire. Mais j’ai trop peur de tout gâcher à nouveau, de rendre tout ça… vain. Mais c’est souvent si fatigant. Si dénué de sens… » Être un pion sur l’échiquier. Le mot était juste, simplement manipulé comme une marionnette au bon vouloir des dieux. Pourtant, la crainte continue de la faire servir Apollon, tout comme ses croyances qui malgré tout demeure en elle. Mais elle doit bien avouer que depuis la chute de la Tour, bien des choses ont changées… « Et toi, tu y as déjà pensé ? »
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Arrête de pleurer, s'il-te-plaît.

Une part égoïste de moi a envie de te le dire. Parce que ça m'enrage, de te voir comme ça. De te sentir contre moi, de sentir cette détresse. Ça m'arrange d'autant plus que j'en suis l'origine. C'est moi qui t'ait demandé de déterrer ce passé sombre. C'est moi qui te partage cette colère malgré moi. Et je sais qu'elle n'arrange rien.

Pleure pas à cause de moi, s'il-te-plaît.

égoïste, oui. Alors je ne te le dis pas. Je te serre simplement plus fort contre moi. Je te dis mes mots, je te donne ma peau, puis te prête mon oreille. J'écoute.

Tais-toi.

J'ai envie de te le dire, là aussi. Une part courroucée de moi a envie de te le dire. Un sale mélange de fureur et de mal-être. « ça doit l'être », me dis-tu ? Ça doit être de ta faute ? C'est ça, ce qu'ils veulent ? C'est ça, ce qu'ils ont fini par te faire penser ?
Je sais ce que c'est, tu sais. Quand tu as tellement sacrifié que tu n'as pas le luxe de revenir en arrière. Quand douter, c'est souffrir encore plus. Quand se remettre en question, ça serait remettre en question des années de vie, des monts de décision terrible.
J'y pense, parfois. Aux décisions du passé. Le pire, ce ne sont pas les erreurs. Ce sont les choix regrettés à retardement.

Je sais que c'est difficile. Douloureux. Mais je te dis quand même mes mots. Je te dis ma vision : celle d'un homme qui t'a offert une fenêtre vers un inconnu sucré. Celle d'une fenêtre à laquelle tout le monde se serait penché, s'ils avaient vécu une vie dans une pièce sans ouverture, dans quatre murs qui ne bougent pas. De jolis murs, mais des murs quand même.

Peut-être que j'aurais dû être plus sage moi aussi, plusieurs fois.
Mais je ne l'ai as été.

Je capte ton regard, quand tu te redresses. Du bout du pouce, je sèche le sillon de tes larmes, dépose une caresse répétitive sur ta joue. Je plonge dans le bleu de tes yeux, et je te le dis, d'une voix basse.

- Tu aurais dû être plus libre. Si l'on t'avait donné une maison plutôt qu'une cage, peut-être que tu n'aurais jamais pensé à t'en enfuir. Un mince sourire. Tu sais... Je comprends mieux maintenant. Ce que ça représente pour toi, de... une pause. D'avoir manqué de sagesse avec moi.

Un rapprochement. Un baiser sur ton front, sur ton nez, puis sur tes lèvres. Et là, proche de toi, un murmure.

- Merci.

Merci d'ouvrir ce cœur qu'on t'a blessé la dernière fois que tu l'as dévoilé.
Merci d'oser là où tu as souffert la dernière fois que tu l'as fait.
Merci de me faire assez confiance pour croire en nous. Au mépris de cette foutue Sagesse.


Habitue-toi, Rowena. Puisque si, tu es dans mon monde, maintenant. Et tu ne fais que commencer à comprendre ce que ça implique. Alors... Alors quand tu me dis ça, je souris. Un sourire étrange. Un amusement, mais aussi... Autre chose.

- Mieux. Je te montrerai.

Je te montrerai un monde où nous ne seront plus des Pions. Tu auras la meilleure vue, depuis les appartements de l'architecte.
Mon regard revient chercher le tiens. Une drôle d'intensité dans le fond de mes yeux. Voir l'ici et l'ailleurs, la mer et les déserts. Et Carthage. Je te fixe un instant, comme ça, sans rien dire. Puis je souris. Un sincère sourire.

- Avec plaisir.

J'ai mes propres projets vis-à-vis de Carthage. À ceux-là, je peux bien ajouter quelques journées avec toi à mon bras dans ses rues.
Pour le moment, je me contente de toi dans mes draps, tête reposée sur mon torse. Je me contente de ce silence plus paisible... Jusqu'à ce que tu lances ces mots. Que je t'avise un instant, puis... Puis que mon dos se relâche, que mon regard va chercher le plafond. Une main derrière la tête, une autre qui te caresse, je regarde ce Rien. Je pense. Puis je ris.

- J'y pense beaucoup, là maintenant.

Un rire court, mais franc. Puis un autre silence. D'autres pensées... Quelque chose de plus sérieux sur mes traits.

- Je n'ai pas suivi Arès parce que je crois en quelque chose de plus grand. En une grande philosophie, un plan pour les hommes, que sais-je. Je l'ai suivi parce qu'il me donnait les moyens pour mener à bien une vengeance qu'un seul homme ne pourrait espérer mener. Tu ne fais pas tomber l'Empire tout seul. Tu ne vaincs pas les Saints tout seul. Tu ne traînes pas Athéna dans la boue tout seul. Toujours, yeux fixe au plafond. Toujours, un visage concentré. Fermé, presque. Vengeance. Il ne s'est jamais agit de quoique ce soit d'autre que ça, finalement.

ça n'a jamais été aussi simple que ça.

- J'ai tué un Pope nommé Bélisaire. Le même nom que celui qui a pris Carthage. La même famille. J'ai aimé le tuer, mais je ne me suis pas senti... Plein. Ça n'a pas comblé de trou. Ça n'a pas ramené de morts.

ça n'a pas fait grand chose, en fait.

- J'ai fait beaucoup, pour cette quête vengeresse. Et je n'ai pas fini de faire beaucoup. Mais... Mais des fois, je suis fatigué. Des fois, c'est tellement.. Vain, comme tu dis. Un rire. Amer, cette fois. Je suis un outil pour Arès. Il est un outil pour moi. Il est l'instrument de ma vengeance, je suis l'instrument de sa Guerre.
Mais parfois, quand je m'autorise quelques jours d'une vie normale, Guerre et Vengeance paraissent très lointains.


Terriblement lointains. Surtout avec toi.

- Alors oui. J'y pense. Mais j'ai trop sacrifié pour arrêter là. J'ai trop coléré pour laisser tomber. J'ai encore trop de cette haine pour simplement laisser couler. J'ai peut-être... Changé un peu, avec le temps. Mais la base reste là.

Je me rappelle bien, oui.

- J'ai appris à haïr les joueurs au-dessus du plateau plutôt que les pions.

Tu sais que tu t'es entichée d'un fou, Rowena ?
Ultimement, je cache des ambitions folles. Insensées. Suicidaires. Est-ce qu'elles survivront ? Va savoir.

- J'y ai pensé, oui. Mais je n'abandonnerai pas. Je préfère... Continuer mon petit jeu de funambule. Vivre pour ça, mais aussi vivre pour moi. Un regard. Et pour toi aussi, maintenant.
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