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Avril 553 AD (Jusqu'au 5 mai 2021)
 
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 Know the hunt will soon begin ~ Ft Kostas

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ŻelisławŻelisławArmure :
Cuirasse de la Pestilence

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Message Know the hunt will soon begin ~ Ft Kostas   Know the hunt will soon begin ~ Ft Kostas EmptyMar 6 Avr - 14:40

En ce moment, je rêve souvent. Le même rêve, qui se dessine. Enfin, ce serait mentir qu'il soit toujours identique. Parfois des visages changent. Parfois le ciel change. Parfois il pleut. Parfois, la neige remplace la pluie. Le soleil n'est presque jamais présent et lorsque celui-ci montre son aura lumineuse, celle-là même est de la couleur du crépuscule. La nuit ou le crépuscule. Voilà dans quoi mon esprit aime se balader. Se promenant dans des paysages. Des arbres, parfois. Des cités, d'autre fois. Toutes différentes les unes des autres … et à la fois toutes identiques. La ruine. Oui. Voilà dans quoi mon esprit aime se promener depuis quelques semaines. Dans un champ de bataille. Dans un lieu où le Divin Arès s'est gavé du sang de ses adversaires. De ceux qu'il voulait voir mort.
Et même dans ce rêve, je suis une Bête d'Arès. L'Innommée. La Blanche Pestilence. Alors, je sens sur mon corps, dans cette vision de rêve, le sang. Les déchirures. L'infection. Sans pour autant réussir à ressentir tout ceci comme mien. Comme un tout. Comme un ensemble. Que lentement, à chaque seconde, à chaque pas réalisé, épuisé, j'arrive à décortiquer.

Ni sanctuaire. Ni ouvrages. Juste cet environnement. Qui me parle. Lentement. À sa façon. Une voix gutturale, qui ne prononce ni mots, ni formules, ni énigmes. Juste ce son. Venant des entrailles. Ces sons. Qui s'accordent, entre eux. Mélopée que je crois reconnaître. Non. Que je connais. Sans vraiment savoir comment l'appeler. Quel nom devrais-je lui donner ? Quelles notes composent cette mélodie ? Et … comme toujours lorsque je me pose ces questions … Je viens à tomber.

Les pieds se prenant dans des racines noueuses. Moi qui vient rencontrer ce mélange d'eau croupie, d'insectes et de sang … Une odeur forte. Qui m'attrape les narines, comme réelles. Effluves de pourriture, d'infection, de chair brûlée, tranchée. Et de sueur. La fragrance d'une bataille terminée, oui. Charnier. Charnier qui chante. J'inspire. Une première fois. Pour ressentir chaque élément qui compose ce corps. Je ne reconnais que certaines choses. Je me souviens. Surtout. De certaines choses. Moi sans réellement l'être.
Alors, comme toujours, je fini par me relever, pour ne pas patauger dans cette fange. Je pose une main sur le flanc. Sent mes doigts s'enfoncer dans une blessure. Une vive douleur. Incapable de me réveiller. Ce n'est pas comme si je le voulais vraiment. Ici … il n'y a pas de déception. Il y a juste cette étrange vie mélodieuse, figée dans le charnier. Figée dans le sang.

Nous sommes nés par le sang.
Renforcés par le sang.
N'est-il donc pas normal que le sang finisse par nous anéantir ?

Je sens le rictus, nostalgique, contre mes lèvres. Alors que je reprends cette marche. Plus difficile qu'auparavant. J'inspire. À nouveau. Pour cette fois laisser ce parfum acre se mélanger à mon haleine. Pour laisser cette fragrance chanter contre ma peau. Avez-vous déjà eu la chance de voir la musique ? De voir la mélodie de chaque corps ? Chaque végétaux ? Avez-vous déjà eu la chance de sentir cette mélodie, ces sens, caresser votre peau ? Avouez-le … vous préférez garder ça pour les monstres. Pour ceux qui ne sont pas comme vous. Aimez-vous. Baisez entre vous. Cherchez de la dignité dans votre putain d'honneur, si ça vous chante …

Moi ? Je continuerai d'avancer. Et si un jour, ça me chante de vouloir aimer. De vouloir baiser. De refuser de tuer une certaine personne. Alors peut-être que je le ferai. Peut-être que je me retrouverai, alors, comme dans ce rêve, à marcher vers cette silhouette. La plus bruyante. La moins morte. Peut-être que elle, elle aura un visage, là où dans ce foutu rêve, elle n'en a pas. Alors peut-être que je lèverai une arme pour l'abattre. Ou que je lui tendrai une main, pour la récupérer. Et vous savez-quoi ? Je ne sais pas ce qui serait le pire pour cette personne. Finir tuée ? Ou avoir reçu l'aide d'un monstre capable de comprendre tout ce que son corps ressent. Qui apprend, jour après jour, ce que le sang chante, murmure. Mais pour le moment. Pour le moment …

Un visage se dévoile. Alors mes doigts se ferment contre ma blessure. En arrache sa chair. Pour en former une lame. Aujourd'hui … la personne que je tuerai …


Les yeux s'ouvrent. Brutalement. Une vive douleur traverse la poitrine du Cardinal, alors qu'une de ses mains vient chercher l'appuie d'une pierre. Respiration sifflante, qui résonne. Seule. Dans l'antre du sang. L'autre main, qui se pose contre les traits de son visage. Une absence de fatigue, malgré ce sommeil dérangé. Malgré cette foule d'émotions, de sensations.
Peu à peu, sa respiration reprend son calme habituel. Peu à peu, Żelisław reprend une parfaite maîtrise de soi, pour finir par se redresser, sur la berge de ce lac de sang. Passant la main dans ses cheveux, le jeune homme fini par attacher sa tignasse argentée, avant de remettre correctement sa tunique.

Le Lac de Sang, là où dorment les Cuirasses qui ne sont pas portées. Là où dorment celles qui n'attendent pas, ailleurs. Là où il faut aller, au moins une fois. Deux fois. Cinq fois. Pour mieux comprendre ce que sont ces jeunes formes d'existence. Oui. Par rapport au ciel. Par rapport aux étoiles. Par rapport au concept même du sang … ces choses sont jeunes. Mais pleines de potentielles. Gorgées de désir. D'envies. De faim. Alors. Oui. Depuis la disparition de César, il vient ici. Pour rester près d'elles. Il est rare que le Lac de Sang soit lieu de rencontre … Et rares sont ceux qui connaissent cette destination de l'ancien régent du Dédale.

Une tradition que le Blanc Cardinal aurait préférée perpétuer. Mais, lorsqu'il entend une silhouette entrer dans l'environnement, son regard d'ambre est un instant caché par ses paupières. Un soupir inaudible caressant sa barbe inexistante. Ouvrant ses yeux sur la surface calme du sang stagnant. Silence. De sa part. Alors qu'il continue de l'observer. Ce lac écarlate.
La douleur est encore légèrement présente. Une pointe. Qui s'enfonce. Non pas dans sa poitrine. Mais au cœur même de son cerveau. L'amygdale s'agite, dans son coin. Elle rampe. S'accroche à des choses. Elle se noie. Dans ce liquide translucide. Dans cette eau qui a tant à dire. Et la musique reprend. Légèrement. Pas dérangeante. Mais légèrement. Oui. Même sans rêver, il peut apprendre.

Juste en fixant son attention sur ce lac. Sur les formes qui existent à l'intérieur. En ses profondeurs. Il oublie, le reste. Autour. Les pas. La respiration. Le mouvement d'un corps. Il oublie. Peut-être. Mais … il revient vite à cette réalité. « Le Lac de Sang n'est guère connu pour des rendez-vous. » Un regard. Le jeune homme à la peau cendrée se tourne vers son homologue Affamé. « Alors je vais considérer que c'est moi que vous cherchiez, Famine. Que puis-je pour vous ? » Et la mélodie s'arrête. Doucement.


Merci beaucoup Gawa pour l'avatar.
Know the hunt will soon begin ~ Ft Kostas Mzorio20

I am the Plague you fear. Eternal Infection. A Legacy in Blood, Flesh and Nature. When you pray life, you invoke me.
Embrace me, let my chains of existence grip you.
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