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Mai 553 AD
 
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 [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]

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GhanimaGhanimaArmure :
Cuirasse de la guerre
Message [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptyLun 12 Juil - 0:53
Je savais que cette journée serait celle du sang. Celle du mien. Celui versé dans le sable pour répondre à une demande particulière qu’on m’a fait. Je n’aime pas, en temps normal, ce genre de chose. Je ne suis pas de celle qui s’oublie et trouve plaisir dans le combat. C’est une nécessité. Une réalité qui est la plus simple pour pratiquer la logique de l’épée. Je suis femme de guerre, mais pas esclave de cette dernière. Mais… Je dois reconnaître que j’ai changé. Je ne suis plus tout à fait la même depuis que j’ai conduit tous les miens à la mort dans cette grande bataille dans le désert. Depuis que sur mon dos, je porte cet acier qui aspire l’âme de ma vie. Qui essaie de s’imposer et de me faire gronder selon ses propres désirs. Je lutte. Et je ne lutte pas seule. Mais ces considérations vont bientôt être balayées.

Je l’attends. Lui qui est maintenant revenu parmi nous en chair et en os. Lui qui maintenant, m’a demandé de lever et de commander ses armées. Lui qui comprend le poids d’entendre la voix des divinités. Je parle pour la lame, il parle pour la guerre. Mon dieu fait partie du sien. Alors, j’ai fait porter un message, faisant savoir que je me tenais prête pour subir son test. Son épreuve du sable et du sang. Un combat que je vais perdre. Je n’en ai pas perdu beaucoup dans ma vie, ou plutôt, j’en ai déjà perdu trop. Mais je sais que celui-là, s’il devait dépasser les limites qu’il avait fixé je ne reviendrais pas. J’ai enfanté la mort, alors, je ne la crains plus vraiment.

J’ai préparé le terrain, fait dégagé l’arène. Envoyé les troupes en exercices à l’extérieur. Seul, devrait être là, ceux qui vont faire couler le sang et les rats venus observer. Alors je me suis préparé. La cuirasse de la guerre face à moi. Perdue dans la médiation, je sens déjà les volutes de magie virevolter autour de moi comme des insectes ou des lucioles. Et je m’abîme dans l’oublie de la mémoire profonde. Je chasse la peur de cet affrontement à venir. Je confie une partie de ma raison aux mères. Juste assez pour qu’elle me guide. Juste assez pour m’oublier. Après tout, j’incarne la logique de l’épée : tailler par la lame ce qui est superflu.


cuirasse de la Guerre:
 



Ils viendront à l'appel de la violence: leurs visages s'offriront au vent d'est et ils recueilleront le sable captif.
[Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  Ghanim16
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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptyDim 5 Sep - 22:17
Mort éprouvée, questionnée puis finalement testée. C'était il y a quelques temps de ça maintenant.
À ton tour, Guerre.

Je t'ai déjà questionné. Alors je sais au moins en substance de quoi tu es faite. J'en sais assez pour deviner quelques traits de caractères, forces et faiblesses... Pour me faire une idée, en somme. Mais « se faire une idée » n'est pas suffisant. Tu es destinée à être l'un des instruments de ma guerre. Or, les instruments de chair à l'inverse des instruments d'acier... Eh bien, ils ont leur conscience. Leur pensées, leur actions, leur individualité. Tester ceux qui respirent, pensent et bougent, c'est souvent plus complexe que de tester le tranchant d'une lame.

Pour faire court : il est temps de voir de quel bois tu es fait, Toi qui porte la Guerre.

Une marche tranquille, jusque vers le Colisée. Une nonchalence décontractée dans l'attitude, j'enchaîne les pas jusqu'à arriver sur place, jusqu'à arriver devant elle. Un court instant, un court échange de regard. Mon regard se balade un instant, balaie la salle. Seuls. Ou presque.
La quiétude du presque-silence est toujours perturbée par la respiration du Dédale, après tout.

- Bonjour, Ghanima.

Un vague signe de tête en guise de salutation, je m'assied en tailleur à une vingtaine de mètres de distance. Bottes aux pieds, laine blanche et ample aux jambes, une tunique rouge prés du corps pour couvrir mon torse. Dans le sombre de mes yeux, une lueur qui fixe. Une curiosité, un quelque chose qui scrute. Qui analyse.

- L'abandon de l'adversaire, son inconscience ou son incapacité à poursuivre. Les trois motifs pour cesser le combat. Ça mis à part, coule ton sang et le mien comme tu le ferais sur un champ de bataille. Je pense avoir cerner que tu n'as pas trop le goût des tours autour du pot, alors allons l'essentiel. ça te convient?

Ma voix dicte les termes d'un combat, mes mots parlent d'une violence à venir.
Mon corps parle une insousciance presque arrogante. Assis en tailleur, accoudé à ma cuisse, dos voûté, ma main soutient ma joue. Vulnérable comme un homme trop sûr de sa force. Trop pour seulement prendre la peine de se mettre en position de combat.

Voyons à quel point est-ce que tu te fies aux apprences.
Voyons si tu es l'égale de ta jeune... Soeur.

Mais aussi et surtout, voyons si la Cuirasse te contrôle, ou bien l'inverse.
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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptyLun 13 Sep - 21:04
Alors voilà le temps d’appliquer cette logique à moi-même… Après tout, une lame a besoin d’être entretenue. Son fil aiguisé, son tranchant poli et bien d’autres choses encore qui sont nécessaire à ce que l’acier ne rouille pas, ne se dévore pas lui-même et ne meurt pas seul. Un soupir profond et nous plantons notre regard dans le siens. Nous sommes une multitude venue ici, assister à cette défaite certaine. Les mères comme moi, avons fait l'estimation de sa force. Nous verrons si nous avons vu juste ou pas. Mais surtout, il a battu ma fille… et elle celle qui amène la mort. L’ultime expression de ma magie et de mes pouvoirs. Mais comme lorsque nous avons fait face à la défaite inéluctable devant les ombres du désert, il est temps de faire face à cette dernière. Je me redresse alors, à demi consciente plongé dans la mémoire profonde. J’entends les mots des mères, leurs mots de pouvoir et leurs désirs de victoire. Elles savent, mais nous avons une fierté qui ne saurait être brisée que dans la mort.

J’ouvre mes yeux et doucement, au bout de mes doigts, des flammes colorés commencent à apparaître. Magie pour moi, cosmos pour ceux qui utilisent ces étranges dénominations. Et répondant à l’appel de ma magie et de ma volonté, voilà la cuirasse de la guerre qui se présente devant moi, prend forme et m’enveloppe. Son désir est grand. Elle souhaite lui montrer quelque chose ? Quoi exactement ? Je ne suis pas certaine. Je me coupe d’une partie de ses sensations, de ses émotions. Mais il doit les sentir, lui, lié comme il l’a été à cette cuirasse en particulier. Lié comme il est, à toutes les autres. Voyons donc si ce que m’a dit ma fille sur toi est vrai, voyons donc, Zvezdan, où se trouvent les limites de ta propre folie.

« - Ça me convient. »

Je sors alors de ma transe, ma magie rassemblée, mon pouvoir présent. Approche-moi de la fin, tranche ce qui ne m’est pas nécessaire. De cette défaite, je ferais naître la force. Et de ma volonté naîtra tes conquêtes. Voyons, si nous marcherons ensemble dans le sang, Zvezdan. Je repousse la cuirasse. Je l’écrase plutôt. Voilà le combat que je vais chercher à gagner. Pas contre toi, je ne le peux pas, j’en suis consciente. J’en suis consciente depuis la première fois où je t’ai rencontré. Et elle ne se laisse pas faire, elle répond, elle contre-attaque. Après nous, nous sommes en guerre non ?


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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptyVen 1 Oct - 4:50
Il n'y a pas si longtemps que ça, je la portais, cette Cuirasse. Sur mes épaules, dans mon âme. Un parasite que j'ai dû apprendre à dompter pour qu'il me serve, plutôt que l'inverse. Il y a autant de façons de faire qu'il y a de Cuirasses et de Berserkers, oui...

Certains se laissent dévorer. Sciemment, ou par manque de force.
Certains cohabitent. Une osmose, une symbiose... Un contrat, presque.
Moi, j'ai préféré dominer. Combattre Guerre, battre Guerre, devenir Guerre.

Et toi, morceau de métal maudit, tu as joué le jeu du serpent insidieux quand tu as compris que tu ne me soumettrais pas. Tu as murmuré à mon cœur, plutôt que de dominer mon esprit. Cet espèce de chuchotement dans ma conscience, ce sombre conseiller. Tu as réussi, en partie. Tu n'as pas su être supérieure, alors tu as été une servante loyale mais fourbe.
Je me demande comment Ghanima vivra tes petits jeux.

Peut-être que ce combat me donnera un élément de réponse.
Je la vois prête. Alors doucement, je m'étire, agile comme un chat. Juste une seconde de plus, l'insousciance feinte subsiste dans mon attitude. Puis, l'onde se soulève.

Une vague de Cosmos qui émane de moi, et qui progresse vite, très vite, trop vite. Dans son sillage, la réalité change. Elle ment. Pour Ghanima, ça n'aura duré qu'un clignement d'yeux.
Un clignement, pour que le Colisée devienne un tombeau glacé. L'endroit garde ses parois disposées comment auparavant, mais tout est figé dans un froid mordant, et partout entre elle et moi, un champ de lames. Diverses armes comme faites de glace, qui se confondent dans un véritable champ de mort. Dans l'air, une brume glacée. Et là où j'étais, plus rien. Plus de Zvezdan assis en tailleur.

Une impulsion, une seconde vague, mais cette fois-ci pas de Cosmos. Cette fois-ci quelque chose de physique : le son de la glace qui se brise et du vent qui se lève. Quelque chose qui s'approche de la Cardinale, là aussi en un clignement d'yeux.
Le froid mord deux fois.

Une masse de glace dans ma main droite, Je frappe vite et fort d'un coup qui vise le côté du casque. Un coup pour éclater la glace contre le métal, pour écraser le crâne sous l'impact. Le coup part, et sans attendre, un second suit, pour viser les côtes... Là, la masse meurt dans mes mains, brisée par l'impact. Et dans ma seconde main, une lame courte qui fond vers sa cible : une ouverture dans l'armure, prés de l'aisselle. Là, viser à atteindre la chair, plutôt que broyer le métal. Et cette lame-ci, plutôt que d'être simplement de glace, elle dégage autre chose : un Cosmos concentré, dangereux, instable.

Une surprise pour un peu plus tard.


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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptyVen 1 Oct - 17:21
Je m’attendais à l'inattendu. Je mentirais donc en disant que je suis véritablement surprise. Mais malgré tout, il a réussi à me prendre de cours. Il en faut beaucoup, pourtant me prendre de vitesse et peu sont ceux qui y sont parvenu. À vrai dire, c’est la première fois que je me sens aussi impuissante. Je sens la cuirasse alors s’éveiller, en écho à la puissance d’un maître qu’elle semble désirer ou regretter. Un mélange complexe de sentiment qui se repend à l’intérieur de moi comme un venin corrosif. Je sens sa douce brûlure s’étendre aux rythmes des battements de mon coeur. Elle veut que je lui abandonne le contrôle, que je cède. Mais je tiens bon. J’ai déjà trop donné à cette chose de métal quand nous avons, ma sœur et moi, marché vers ce monde sans la lumière des dieux. Je le perds du regard une demi-seconde, le temps que mes yeux passent à se poser sur le paysage de désolation qui prend forme autour de nous. C’est donc ça ton pouvoir, Zvezdan? Celui de jouer sur les esprits ?

Il en faut plus pour briser un esprit qui n’est jamais véritable seul. Les mères murmurent. Mais trop tard. Je sens le choc violent de ton poing sur mon crâne. Le casque empêche mon crâne d’éclater comme un fruit trop mûr. Pourtant, je vois des étoiles et mes yeux se voilent un instant de blanc. Un violent coup frappe mes côtes et il peut sûrement m’entendre cracher et mon souffle saccader. Pourtant, je ne faiblis pas. Mes jambes ne tremblent pas et mon corps réagit. Ma magie plutôt. Il pourra sentir doucement qu’il s’est enfoncé dans un sort. Il pourra sentir la lame de cosmos qu’il me destine s’étioler et mourir. Subir en l’espace d’un temps plus bref qu’un battement de coeur, l’érosion du temps et du sable. Disparaître et se fondre dans l’infinité sourde du désert. Je bloque alors son poignet dans ce corps-à-corps violent.

Je recule la tête, prenant un peu d’élan et je frappe. Mon crâne heurte quelque chose et j’essaie de tenir son poignet bloqué. Je ne sais pas trop s’il parvient à me faire lâcher prise ou non. Mon autre poing vient alors chercher ce qui devrait être son flan pour adresser un violent crochet. Et déjà la magie travaille. Que mes coups aient porté ou le nom, le pouvoir s’étend et s’accumule. La magie, plus encore que ceux qui utilisent cette force qu’ils nomment cosmos demande du temps et du doigté. Ses possibilités sont pourtant infinies. Je feins ensuite un coup de pieds violent visant son genou pour briser cette proximité et tisser mon prochain sortilège. Celui-là sera technique et j’ai le pressentiment qu’il va balayer toute ma magie. Mais cette dernière n’attend pas des résultats immédiats. Elle se joue dans le temps long.

Alors je tisse ma magie, simplement, et je repousse la cuirasse. La sauvagerie attendra comme le temps du sang et du massacre. Et d’un coup similaire à la magie qui accompagne mes coups précédents, il pourra la sentir la pression dans la pièce. Plus exactement, à l’intérieur de son corps. Comme si la magie qui s’était infiltrée cherchait un moyen de sortir, comme si une légion de lames venait déchirer son corps de l’intérieur, comme les vers dévorent un cadavre. Je sens le pouvoir grandir et la magie répondre. Je sens l’euphorie naître au coeur de ma poitrine. J’ai envie de hurler. De hurler à faire exploser mes cordes vocales et goûter mon propre sang. Je connais ses pulsions, ce ne sont pas les miennes et je ne dois pas y céder. Je reste froide et calme. Dans la mesure où le brasier couve.

Il est parfois des feux insidieux qui dévorent un pan entier de forêt ou de bâtiment sans que les flammes ne se montrent et pourtant, il suffit d’un petit craquement pour que les flammes dévorent même l’enveloppe qu’elle épargnait au préalable. Je dois rester ce brasier-là. Celui qui se contrôle. Ce combat pourtant est difficile. L’envie d’y céder comme une grisante tentation. Il est temps de se séparer ce qui n’est pas nécessaire et d’appliquer à moi même ma propre logique de l’épée. La guerre a maintenant un nouveau maître. Elle comme moi devons le comprendre. Si du moins je survis à cette joute violente.



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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptySam 2 Oct - 2:33
Heh. Elle encaisse bien. Elle ruse bien, aussi.

C'est une jeune éveillée, mais elle maîtrise déjà bien son Cosmos. Sans doute parce que tu n'es pas Vraiment une jeune éveillée, n'est-ce pas Ghanima ? Les choses sont plus compliquées pour toi. Tu n'es pas seule. Et tu n'as pas attendu la Cuirasse pour manipuler cette force. Alors quand je vois ma lame disparaître, balayée par le sablier, je ne m'étonne pas. Je n'en attends pas moins, à vrai dire.
Après tout, ce combat est avant tout un test.

Elle piège mon poignet, prend sa détente, lance son front. Je vois le coup venir, et je souris. Mon poing s'ouvre en une paume qui s'oppose au coup d'un geste vif. Un coup d'avant-bras pour repousser, et réutiliser la même main pour dévier le second coup à mon flanc. On vise mon genou, alors je fais un pas en arrière pour éviter d'être touché... Sauf qu'on ne vise pas réellement mon genou, et qu'il ne s'agit que de briser cette prise qu'elle a commencée.
La suite ne sera pas de poings et de phalanges, hm ?

La suite sera de lames. Mais pas celles du monde matériel. L'impression serait presque familière... Presque.
La douleur s'impose, en plusieurs sensations à la familiarité désagréable. L'acier qui traverse la chair, et une drôle d'impression. L'impression qu'il prend le chemin inverse auquel je suis habitué. Des lames qui partent des entrailles plutôt que d'y finir... Ma mâchoire se serre, mon corps se crispe. Entre mes dents serrées, du rouge qui coule. La souffrance se propage, mais je la tempère. Je la connais, alors je la supporte.
Un discret sourire, à mes lèvres rougies de sang.

Un murmure sans mots, à son esprit qui bout.
Une présence. Tu pourras le sentir, Ghanima : quelque chose qui scrute, qui s'impose, qui s'invite. Tu pourras deviner l'origine, quand tu liras la lueur dans le fond de mes yeux. Tu pourras sentir un passager clandestin, dans ce lien qui t'unit à la Cuirasse.
Une présence à la fois étrangère et familière.

Puis, tu pourras voir la grotte s'animer tout autour.
Tu pourras sentir le sol trembler sous tes pieds.
Tu pourras entendre la Glace gronder tout autour.

Tu t'en rendras sans doute compte avant, mais pourtant, je t'observe depuis les mètres de distance que tu as mis entre nous... Et je te pointe le plafond du doigt. À ce plafond, quelque chose qui se forme. Les parois deviennent les traits d'un visage, les pics de glace deviennent des crocs acérés, et la lune visible haut dans la béance de la grotte devient un œil unique.

Et comme si le sommet de ce piège de glace était la gueule d'un gigantesque cyclope de givre, la structure te tombe dessus de tout son poids, de tous ses crocs, se referme comme une bouche gigantesque sur toi...

Là, au milieu de la confusion, il y aura la douleur. Puis, tu sentiras quelque chose. Quelque chose de familier. La morsure du froid, remplacée par l'ardeur du désert. Tu sentiras le sable.
Un sable familier. Un sable fait de tes songes... Ou de ton passé. Qui sait ?

Montre-moi donc. Que je puisse voir à quel point Guerre est Guerre.
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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptySam 2 Oct - 11:31
Quand on regarde quelque part, il y a une chance qu’on nous voit aussi. Toi qui introduits dans ma tête tu devrais le sentir, cette légion d’âme innombrable qui te regarde en retour. Je déteste ce que tu viens de me faire et je te déteste pour ça. Cette sensation détestable de me voir, même instant, déposséder de moi-même. Oh, tu aurais pu tenter d’aller plus loin mais les choses auraient sûrement alors pris une autre tournure, pour toi comme moi. Je te sens glisser sur mon esprit et sur le lien qui m’unis à la cuirasse, comme si tu posais tes mains sur moi et tu devrais sentir ma profonde révulsion. Peut-être est-ce pour ça que tu le fais ? Pour faire brûler plus encore l’incendie et faire en sorte que les flammes dévorent tout ce qu’il y à dévorer ? Pour voir si je peux contrôler ces flammes. Mais je ne pense pas. Je pense que c’est juste ta façon de combattre. Tu prends, sans te soucier des autres, comme toujours. Tu es comme ça, c’est tout. Ambition et désir.

Encore une fois, tu déformes le monde autour de nous, pour en contrôler tous les tenants. Tu es un être de contrôle Zvezdan. Mais on ne peut jamais vraiment tout contrôler. Je sens ton monde et son effet délétère sur moi. Je grogne, mais je ne bouge pas. Je laisse la créature que tu as créé planter ses crocs disproportionnés dans ma chair. La douleur est elle, bien réel malgré l’illusion manifeste qui se présente devant moi. Par les dieux du sable et du sang, que je déteste ta façon de faire. Je crache un peu de sang. Je plante alors mon regard sur toi et une nouvelle fois, le monde change et se plie à tes caprices, comme nous tous. Mais voilà un endroit que je connais. Un sentiment profond de nostalgie et de calme s’empare alors de moi. Pour survivre dans les sables du désert profond, il ne vaut pas se laisser dévorer par soit même. Je sens une odeur particulière, une odeur que je connais bien : celle du sang.

Cette odeur métallique et nauséabonde du sang qui est resté là depuis trop longtemps. Et lointaine, une odeur de charogne. Je sais où nous sommes et je sais ce que tes pouvoirs vont me montrer. J’avance calmement dans le désert. Mes pas sont légers, ma démarche assurée. Je bouge de façon à ne pas lutter contre le mouvement permanent du sable, comme si je glissais sur l’eau. Après quelques pas, de l’autre côté d’une énorme dune, se trouve un charnier. Les miens y sont mort. C’est là que nous avons livré notre dernière bataille ! Un soupir quitte mes lèvres à mesure que les guerriers sombres eux, sont toujours là. Doucement alors, ma magie s’étend, je tends la main et forme mon poing. Brusquement, ils sont figés dans leurs mouvements. Se mettent à tousser puis, d’énorme flot de sang viennent maculer le noir brillant de leurs protections. Leurs coeurs victimnte de mes lames.

Je ressens l’effet de ton pouvoir, mais, je pense, en tuant rapidement ces ennemis, m’en être protégé d’une partie. As-tu pu voir, Zvezdan, ce que tu m’as montré ? Je n’en doute pas. Après tout, tu cherches toujours à tout contrôler. Un nouveau battement de coeur et notre monde semble être resté le même. Combien de temps a duré son petit jeu ? Moins d’un clignement d’oeil ou au contraire, plusieurs heures ? Au vu du sang que je peux sentir doucement me baigner de sa chaleur le long de mon corps, je ne dirais pas plus d'un instant. Je fais alors quelques pas vers toi, calme ramassant au passage des restes de roches de tes propres tours. Je te les renvoie alors, avec la violence d’une arme de siège. Capable de percer la pierre et les corps comme s’il ne s’agissait que d’un simple ricochet dans un bassin d’eau clair. Mais le piège n’est pas là et tu sauras sûrement le voir. Le piège se tient dans la magie qui imbibe ses roches et de cette magie qui continue de grandir.

La danse n’est pas terminée et c’est à moi de jouer. Il est temps, mon cher, de faire un pas vers ta propre lumière. Il est temps de te rencontrer toi-même. La magie alors se fait éblouissante. Lumière du soleil dans ton monde sombre. Elle brille alors et s’éteint tout aussi rapidement. Mais tu comprendras rapidement, si tu n’as pas pris soin de te protéger, la réalité de ce tour. Bientôt, tout comme moi j’entends la voix des mères qui me guident et me conseillent, tu entendras ta propre voix. Celle de celui que tu es vraiment, sans mensonge ni illusion. Tu pourras alors te contempler Zvezdan et ma magie trouvera plus facilement ton coeur.



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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptyLun 11 Oct - 15:22
Ça me rappellerai presque quelque chose de familier.

Ça me rappellerai presque quelque chose que je connais, aussi. Seule sans l'être, accompagnée par une multitude. Je connais cette sensation, personnellement... Mais toi, c'est différent. Toi, c'est comme s'ils étaient là en permanence. Comme s'ils étaient toi. Et peut-être que ça n'est pas si éloigné de la vérité, d'une certaine façon.

Tseh. Habitue-toi, Ghanima. Habitue-toi à ce que ta guerre change. Dans ce monde-ci, tu n'auras plus le luxe n'affronter que l'acier des lames, ne subir que la morsure dans la chair. Dans ce monde-ci, tu combattras des guerriers capables de toucher ton esprit, ton âme, capables de de déchaîner le monde contre toi, de plier l'espace-temps à leur convenance pour le faire s'écrouler sur toi. Habitue-toi, car ils n'attendront pas, eux. Ils n'attendront pas que tu prennes tes marques.

Mais tu as déjà commencé à comprendre, en un sens, hm ? Ton passé le dit à ta place. Tu as déjà affronté ceux en armure sombre. Tu y as perdu du sang. Le tiens, mais surtout celui de ceux qui t'entourent. Mes Byzantins, ce sont tes Spectres, presque...
Presque.

La vision ne dure pas. Tu tues vite, tu tues dans le sang, et rapidement, tout revient au givre. La caverne n'est plus, mais la morsure du froid reste féroce. Autour, un désert, fait de froid plutôt que de chaud. Les dunes sont des collines de glace figée, le sol est une grande étendue blanche, fissurée par endroits, instable et dangereuse. Et sous nos pieds, par-delà la glace, il y cette eau figée... Cette eau sombre. Il y a les cadavres. À bien y regarder, cet endroit n'est pas un désert : c'est un océan figé. Les dunes-falaises sont des vagues glacées, le sable-givre est une eau glacée. Sous nos pieds, les guerriers tombés dansent dans l'étreinte d'une mer morte.

Mais pas le temps d'admirer.
Pas le temps, puisque tu projettes déjà des fragments de roche glacée vers moi. Ils arrivent, rapides, très rapides, trop rapides. Je pourrrais les esquiver, mais je les regarder arriver. Mon bras droit se lève, et ma main s'ouvre en une paume qui couvre mon visage. La pierre frappe, le froid mord, le sang gicle. Au creux de ma main tendue, un fragment reste. La douleur siffle sur ma peau, et je me rends compte que ça n'est pas le froid qui mord, c'est la chaleur : L'énergie du lancé a suffit transformer la roche en quelque chose qui brûle ma main.

Et il devrait y avoir autre chose. Une lumière. Là aussi, quelque chose qui cherche à toucher mon esprit plutôt que mon corps... Ou peut-être que c'est mon âme ? Je serais presque assez curieux laisser faire. Pour voir de quoi il s'agit. Au lieu de ça, je referme ma main sur la pierre, sur la lumière. J'étouffe l'énergie accumulée au creux de ma paume refermée. À la surface de mon bras, mon Cosmos se manifeste, une foule de visages qui apparaissent brièvement, mêlées à une brume rougeâtre. Des voix qui hurlent et murmurent, qui enragent et exultent, juste une seconde... Puis le silence.

Puis, un son assourdissant, un flash.
Le craquement de la glace qui cède, et je fonce vers toi. Dans mon dos, l'impact a brisé le givre, l'eau froide se lève en une gigantesque vague. Sur mon sillage, la glace se fissure, et partout à l'horizon, plusieurs petits craquements se font entendre. J'arrive sur toi, et plutôt que de m'arrêter pour frapper, je redouble de vitesse, te percute et t'amène dans ma course. On traverse une, deux, trois vagues glacées, et dans notre course, glace figée et eau déchaînée se battent le contrôle de l'horizon.

Tout passe rapidement, tout est flou autour tant on est rapides. Il n'y a que l'impact des éléments qu'on percute. Jusqu'à ce qu'il y ait autre chose. Qu'il y ait ce sifflement dans l'air, tandis que je tends un bras. Qu'une lance prend vie, qu'elle se forme dans la réalité et qu'elle suit notre course. Brusquement, je m'arrête et je te pousse en avant... Puis je projette la lance pour qu'elle suive ta course et qu'elle te transperce en vol.
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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptyLun 11 Oct - 18:41
Tu l’aimes tant que ça ton propre sang, Zvezdan, pour le laisser couler avec tant d’insignifiance ? Ou tu es tellement confiant dans tes chances de victoires que tu ne fais pas attention à ces petits détails. Je ne peux t’en vouloir. J’agirais sûrement de la même façon à ta place. À vrai dire, je l’ai déjà fait plusieurs fois quand j’étais de ton côté de la balance. Quand j’étais celle qui donnait le la du combat plutôt que celle, ici, qui devait puiser dans la moindre de ses ressources pour s’en sortir. Au moins, l’écart de puissance entre nous et aussi grand que je le l’avais imaginer. Alors je n’ai d’autre choix que du subir et de suivre tes pas dans ce voyage étrange dans lequel tu veux m’amener. Je déteste pleinement et entièrement ta façon de faire. De décider pour les autres, de décider pour moi, mais, je ne suis pas assez forte pour t’en empêcher complètement. La loi du plus fort n’est-elle pas la seule de cet endroit ?

Je perçois la violence de ton désert et la force qui en découle. Bien que je refuse de vraiment croire ce que tu me montres. Toute cette eau qui se montre capable d’une certaine violence. Égale t'elle celle du désert profond ? Mais je ne peux vraiment savoir si la représentation que m’offre ici est proche du réel ou si cet amas d’eau figé et hostile existe vraiment. J’entends les murmures de la guerre et ces derniers occupent mon attention. Je la repousse de nouveau. Elle reprend sa place loin de moi et ma volonté. Sa colère sourde gronde comme un feu qui couve et qui n’attend qu’un souffle d’air pour tout dévorer. Un brasier que je m’attelle à éteindre. Que les mères cherchent à tuer. Mais ce n’est pas la seule chose que j’entends et je le sens avant même de le voir. Je porte de justesse mes bras devant mon visage pour tenter tant bien que mal de limiter l’impact violent du coup.

Je sens chaque impact sur mon dos faire vibrer mes vertèbres. Je sens le goût métallique du sang dans ma bouche. Voilà le genre de chose que je préfère : la violence honnête. Je n’ai qu’à attendre mon moment pour me sortir de ça, le mal sera fait, mais il important de savoir serrer les dents pour contre-attaquer. Je profite de l’impulsion que tu me donnes pour ne pas partir seule. Je donne un coup sec sur ton coude que j’attrape à la volée, qui bloque ainsi mon élan et frappe ton torse de mes pieds. La magie s’infiltre à l’impact et sans même regarder, je sens vers quoi tu m’avais élancé et le sortilège que j’ai tissé fait son effet. La lace s’étiole et s’efface. Ruiné par la chaleur et le temps. Je retombe comme je peux sur la glace. Laissant une longue et profonde traîne dans cette dernière, faisant voler légion d’éclat de glace aiguisé. C’est donc ça, le pouvoir de l’eau morte ?

Je ne m’arrête pas là néanmoins et un nouveau sort continue. Les lames que tu dois déjà sentir glisser sous ta peau se font de plus en puissante, de plus en plus nombreuse. Mon pouvoir est simple et tu en auras compris l’impact ici. Plus je l’utilise et plus ma magie est puissante. Plus ma lame tranche et dévore plus elle s’aiguise. Ce pouvoir a-t-il une fin ? Même moi je n’ai pas la réponse à cette question. Je crache alors un glaviot sanglant. Essuie le rouge qui coule de mon nez d’un coup de pouce. C’est le moment qu’elle choisie pour reprendre le dessus. Pour se manifester de nouveau et cette fois, la lutte intérieure ne le reste pas. D’un puissant hurlement de rage, qui brise l’impassibilité qui est toujours la mienne, je la remets à sa place. Il est temps que tu acceptes ce changement, guerre. Il t’a abandonné et je ne suis pas lui. Tu ferras la guerre à ma façon, selon mes méthodes. Tu es ma chose et non l’inverse. Une sensation étrange, comme un frisson parcourt alors mon corps, comme si la cuirasse faisait écho à cette provocation. Elle cède mais ne se brise pas. Bientôt… Je sens cette victoire proche. Tout autant que ma défaite. Jusqu’à ce que j’abandonne, avons-nous convenu non ? Et bien, pas tout de suite…



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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptyLun 11 Oct - 21:50
Pas si vite.

Un geste vif pour libérer mon bras avant qu'on le piège, qu'on le frappe. Quand les pieds frappent mon torse, j'accompagne la direction du coup pour en annuler puissance. La lance part, la lance fuse, mais la lance ne porte pas : une fois encore, effritée par les sables du temps.

Une fois encore, la morsure des lames.
Plus puissante, cette fois-ci. Depuis tout à l'heure, plus puissante au fur et à mesure du temps qui passe. Une force crescendo, qui monte, et monte, et monte... Alors cette fois-ci, je ne laisse pas faire. Cette fois-ci, le tranchant des lames ne me touche pas. Pourtant, une lame sort bel et bien de sous ma peau. Mais elle ne tranche pas. Elle sort d'un mouvement sans heurt, fluide, lent. Depuis ma paume, une épée tranchante se matérialise peu à peu, tout en même temps que la réalité se désagrège autour de nous. Les fissures qui avaient commencées dans la glace se propagent jusque dans le ciel, jusque dans l'air, jusque partout. Un clignement d'yeux plus tard, ça brise.

Et nous voilà de retour dans la réalité de la caverne de Guerre, le colisée du Dédale.
L'épée achève de se matérialiser. Dans ma main, je la considère un instant... Puis, je la plante à même le seul, dans la roche organique. La même épée sort du sol et transperce sous les pieds de Ghanima. La même épée, vingt fois. Une vingtaine de lames qui entourent Guerre, pour l'emprisonner dans une cellule d'épées, les barreaux à même la chair.

Pas facile, de se battre avec un autre en même temps qu'on se bat avec soi-même, hm ? Ou plutôt, avec un parasite.

Mais là aussi. Là aussi comme pour le reste, comme pour les adversaires que tu affronteras : habitue-toi. Habitue-toi, parce qu'ils n'attendront pas. Habitue-toi, parce qu'elle ne reculera pas. Pas avant que tu l'aies soumise à ta volonté. Et même là...
Même là, tout ne sera pas acquis.

Un mouvement, depuis le sol. Là d'où les épées émanent, des formes qui se dessinent. Un bras, une tête, un torse, un corps. Ils s'extirpent comme on sortirait de la boue. Des ombres impersonnelles, des fragments. De vagues formes humanoïdes qui attaquent, qui prennent possession de ces épées. La prison se lève, les barreaux redeviennent des armes.

Et la danse continue.

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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptyMar 12 Oct - 1:55
Cette fois enfin, tu respectes ton sang ou alors mon pouvoir. Tu dois maintenant avoir compris que ma puissance se fait dans la répétition. Il est compliqué de tisser des sortilèges efficaces. La magie est loin d’être exacte et elle est plus instinctive que théorique alors je prends les victoires où elles sont. La magie est loin d’être exacte et elle est plus instinctive que théorique alors je prends les victoires où elles sont. Je peux sentir ta propre énergie effacer la mienne. Je ne peux retenir se sourire satisfait sous le casque. Sachant pertinemment que l’assaut suivant arrive. Je l’attends de pieds ferme et à vrai dire, avec un certain plaisir. Me voilà véritablement face à moi-même et il est temps que j’applique ma propre logique de l’épée. Que je me sépare de ce qui n’est pas nécessaire. Qu’est-ce que je recherche vraiment ici ? La victoire contre moi-même.

Je plante mes yeux dans les tiens et je reste immobile. Je laisse ton pouvoir s’écraser sur moi comme une tempête de sable. Comme face à cette incarnation vivante de la divinité du désert, je fais face. Beaucoup ont perdu la vie, la vue ou la peau, prise dans ces tempêtes violentes. Mais je suis de celle qui fait face. Qui ne flanche pas. Doucement, je laisse la magie des mères filtres à travers la mienne et peut-être que tu pourras ressentir, si tu es attentif, la légion d’âme qui habite la mienne. Pour la première fois, tu pourras te rendre compte sûrement de l’immensité du fardeau qui est le mien et de la distance qui existe entre moi et la solitude. Comme le jour et la nuit. La mer et le désert. Forte de cette gangue protectrice, je m’élance au combat contre la horde que tu relèves. Le combat est plus long. Mon corps en ressort plus meurtrie, mais une fois de plus, je triomphe de cet obstacle que tu places sous ma route.

Déjà je tisse une nouvelle arcane de mon art. Il ne me reste que peu de tour dans mon sac, mais je devrais pouvoir sortir quelques petites surprises encore, du moins, je l’espère. La cuirasse se fait plus calme. Mais, comme pour reprendre mon souffle, comme éprise du besoin viscéral et supérieur de voir le soleil dévorant du désert, j’enlève le casque de la cuirasse et je le jette au loin. Pour lui faire comprendre que je suis celle qui commande. La protection sacrée n’apprécie pas. Elle bouge de nouveau, comme si une peau vivante venait englober la mienne. Guerre plie mais ne se brise pas. Je relâche alors mon sort et tu devrais pouvoir maintenant faire la lumière sur toi-même. Tu n’es pas le seul à pouvoir amener l’autre avec lui dans ses voyages. Nous avons encore quelques mètres à parcourir ensemble.

J’enrobe mes mains de ma propre magie et frappe le sol avec violence. J’enfonce mes mains dans la roche solide comme si je les enfonçais dans le sable, avec la même facilité. J’en tire deux énormes blocs de roche. Une force qui me surprend presque moi-même. Je prends légèrement de l’élan et j’envoie dans ta direction ma prise sur le sol de notre propre arène. Car, cet endroit, n’est-il pas censés être le mien ? Mais m’appartient-il vraiment ? Mais je ne suis pas tout à fait certain qu’il soit également tiens. Cet endroit nous dépasse tous les deux et prophètes de la guerre et de l’épée dialoguent ici par le sang. J’en ai appris beaucoup sur toi ici, Zvezdan. Sur ton ambition, ta soif de contrôle et ta volonté de t’imposer sur les mondes. Des traits tout autant admirable que détestable. Je crois que je vais finir par t’admirer autant que je vais finir par te haïr.



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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptyMer 13 Oct - 0:16
Hm. Je ne m'attendais pas à ça.

J'aurais dû m'en douter, pourtant. Après tout, tu n'es jamais vraiment seule. Après tout, je t'ai vu faire disparaître ma lame deux fois de suite.

Mais même si tu te bats, même si tu repousses, les plaies s'ouvrent un peu plus, à chaque assauts. Moi, par contre, tu ne m'as pas encore beaucoup amoché. Tu es puissante, Ghanima, mais ta force est trop volatile. Quand tu me frappes avec cette force décuplée, quand tu m'envoie ces pans de roche... Ce n'est pas assez rapide. C'est trop prévisible.
Et alors, ce n'est qu'une affaire d'efforts pour que je m'écarte de là où ta furie frappe.

Comme là. Comme là, quand les deux énormes morceaux de Dédale fusent vers moi. Jusqu'au dernier moment, je reste immobile. Puis, plus rapide encore que j'ai pu l'être au cours du combat, je disparais. Ça ne dure même pas un clignement d'yeux. Même pas ça... Mais ça suffit pour que je vois quelque chose. Pour que le temps s'arrête juste un instant.

Ta force ne m'a pas touchée, mais ta magie si, j'ai l'impression...

Juste un instant, mais j'ai l'impression que c'est plus long que ça. Le paysage change, et je vois une Carthage en feu. Je vois Zvezdan enfant, une colère désemparée dans le regard.
Le paysage change, et je vois un village qui brûle. Je vois Zvezdan adolescent, une colère immature dans le regard.
Le paysage change, et je vois une petite cité qui brûle. Je vois Zvezdan presque-adulte, une colère incontrôlée dans la Cuirasse.
Le paysage change, et je vois le Sanctuaire d'Athéna qui brule. Je vois Zvezdan Cardinal, une colère extatique sur mon sourire.
Le paysage change, et je vois le trône rouge. Je vois Zvezdan Pontifex, une colère froide et maîtrisée sur mes traits.

Colère. Encore et toujours. Comme si je n'étais que ça.
Mais je ne suis pas que ça. Je suis aussi violence et Guerre, le sang des corps autour de moi le dit. Je suis aussi ambition et contrôle, mon trône et l'or à mes poignets le dit. Je suis l'alcool, je suis l'ami de bonne compagnie, je suis celui qui aime les attirer dans son lit. Je suis l'enfance volée, puis retrouvée à l'âge adulte.
Je suis le roi capricieux, funambule sur le fil de ses responsabilités et de ses envies.

Ça ne dure qu'une seconde. Mais une seconde, ça suffit aux visions et pensées à m'assaillir l'esprit. Mon crâne me fait mal, juste un instant. Mais il ne me fait pas assez mal pour ralentir la vélocité de ma course, pas assez pour m'empêcher de matérialiser cette lame dans ma main... Pas assez pour m'empêcher de viser ton épaule, et percer d'un coup d'estoc propulsé à une vitesse impossible.

Je suis curieux, Ghanima. Cette lame, est-ce que tu sauras la faire disparaître elle aussi ?
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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptyMer 13 Oct - 18:37
Je peux sentir doucement ma magie s’écouler dans ton esprit. Je me demande ce que tu as vu, Zvezdan. Je me demande quel est ta vérité. Quelque part entre ambition et colère. Entre chaos et mort. La mienne n’est pas vraiment différente, au final. Ne suis-je pas celle qui ait renoncé à la maternité pour le pouvoir et qui ait sacrifié tout ce que je pouvais posséder dans une bataille que je ne pouvais gagner ? Pour l’ambition d’une folle ? Non, je suis différente. Du moins, je veux le croire. Nous sommes tous les deux aussi esclaves d’un dieu. Le tien semble ô combien plus fou que l’épée que je sers. Alors voyons justement, si la volonté divine peut s’accomplir ici. De quoi pouvons-nous nous séparer ? Je vois des tâches blanches devant mes yeux et je me sens oppressé. Sûrement dû à la fatigue et à la perte de sang. Bientôt, il est temps d’en finir alors.

Je te vois venir et je t’attends. Je n’ai plus la force de bouger, de toute façon. Alors ne me reste plus qu’à faire face. Ma solution est la résilience. La douleur est sourde, violente. Je sens l’os essuyé le plus gros du coup. Nous reculons ensemble dans le sable de l’arène y laissant une trace de plus. Heureusement que nous sommes seuls dans ce combat. Combien auraient été pris dans notre propre carnage sinon ? Je concentre ma magie et je sens une douleur plus violente encore. Ainsi, c’était donc ça que tu voulais faire depuis le départ. Enfoncé ta lance dans ma chair et y insuffler ton venin. Alors je vais te montrer maintenant, l’étendu de mon pouvoir. Je saisis la lance d’une main et l’enfonce plus profondément dans mon épaule. Elle finit par la transpercer, laissant une trace dans la cuirasse. Elle grogne. Je la remets à sa place. C’est une chose, un outil. Elle n’est pas mon égale, ni une personne. Je crois qu’elle comprend. Je crois qu’elle aime être traité de la sorte autant qu’elle déteste. Elle aime qu’on lui tienne tête.

Ma magie se forme autour de mes poings. Insultant son tranchant dans mes coups. Je place mon autre main sur ton épaule. Déjà tu devrais sentir les lames te déchirer. Mon genou monte rapidement vers ton estomac. Ma glisse de ton épaule à l’arrière de ta tête et l’amène vers mon genou qui se lève de nouveau. En plus de l’impact violent des coups, la magie fera son travail, elle déchirera tes chairs et tu pourras goûter alors à mon pouvoir. Il m’aurait fallu un peu plus de temps et j’aurais pu… tenir. Mais je n’en ai plus du temps. Alors il me reste une dernière chose à faire. Je place mes deux mains sur ton visage et amène, avec une étrange délicatesse étant donné la situation ton front contre le mien. Un geste maternel. Puis, j’ouvre les vannes du pouvoir. J’entame un ersatz de la cérémonie de passage.

Tu sentiras alors dans ton esprit la présence de cette légion d’âme. Tu subiras le poids colossal de leurs souvenirs, de leurs egos, de leurs regrets, de leurs passions, de leurs joies et tant d’autres émotions encore différentes. Tu reverras certains passages de leurs vies et de leurs morts. De longue agonie douloureuse de la peste ou de la gangrène. De la mort la plus difficile de toutes : celle qui se fait dans son propre sang en donnant la vie. Tu ne seras pas emporté, ton ego est trop fort pour ça, trop violent. Mais même toi, ne pourrais répondra à ça. Après un temps de quelques battements de cœur, mais ressemblera sûrement à une éternité pour toi, je brise notre contact et te repousse alors avec la même délicatesse maternelle.

J’ai du mal à tenir debout. Je sens mes jambes trembler. Je ne sens plus le bras transpercer par ton attaque et je suis couverte de la chaleur poisseuse de mon propre sang. Je ne tomberais pas à genoux, mais mes yeux ne suivent plus. Je ne peux continuer, mais je ne le dirais pas. Je cache du mieux que je peux cet état précaire et le toise avec toute la morgue donc je suis capable.



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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptyMar 19 Oct - 23:58
Tu encaisses.
Tu encaisses et tu gardes cette détermination froide, neutre. Tu encaisses et c'est presque comme si tu te battais plu contre ton armure que contre moi, pendant un moment. Tu encaisses, mais tu devrais céder. À force de refuser de plier face à la violence du vent, tu vas briser à la place.

Je n'irais pas jusque là. Mais je me demande : est-ce que tu garderas la même résolution, face à ceux qui iront jusqu'au bout ? Quand le combat ne sera ni une épreuve ni un dénouement écrit d'avance, mais plutôt un duel à mort.

J'y pense, mais je n'y pense pas longtemps : je n'ai pas exactement le luxe de me perdre en songes du futur, parce que le présent, c'est toi qui vient à la charge. C'est un geste rapide, pour m'empoigner, c'est cette aura étrange dans tes mains. C'est ces coups de genou, cette violence, c'est mon sang qui gifle depuis ma bouche dans un élan de douleur qu'on m'a rarement infligé à mains nues.
Sans doute parce que tes mains ne sont pas vraiment nues.

Les étoiles. La confusion, les cloches qui sonnent, la douleur qui mord. Quelque chose qui a tapé contre mon crâne, et mon équilibre qui me fait défaut. Je sens des mains. Je vois, je cligne des yeux, ma vision perd petit à petit son flou. Je sens une chaleur étrange. Étrangère. Et pourtant d'une façon, familière. C'est... Agréable.
Et à la fois insupportable.

Je sens la multitude.
Les émotions, les visions, les mirages. Souvenirs, espoirs, désespoirs, une cascade sans sens ni cohérence, chaotique et incontrôlée, incontrôlable.
D'abord les visages.
Puis les rires.
Puis les pleurs.
Puis les derniers soupirs.
Puis ils meurent.

Et je me rappelle.
Je sens les âmes étrangères et leur vie que je ne connais pas. Puis, je sens les âmes familières et leur vie que je connais. Je sens cette présence, qui me berce parfois. Ceux qui m'ont hurlé de les venger, mais aussi ceux qui me supplient d'oublier la colère. Ceux qui hurlent, ceux qui murmurent, ceux qui maudissent, ceux mis au supplice. Des fragments de leur vie, et donc, des fragments de la mienne.
Comme pour me réapproprier ce moment.

Je vois les Vandales.
Je vois les morts en Italie, avant et après la Cuirasse.
Je vois les morts dans les villages.
Je vois les corps dans le Dédale.
Je vois les vivants du passé.
Ceux qui n'auraient pas dû mourir.

Je vois une femme qui me tient prés d'elle.
Je vois maman.

***

J'avais presque oublié son visage.
J'avais presque oublié, maman. Ça fait tellement longtemps que j'ai presque oublié. C'est pour ce genre de choses, tu sais ? C'est pour ce genre de choses que j'arrive jamais à totalement calmer cette colère qui gronde.

Ils m'ont volés jusqu'à ton souvenir. Comment je suis supposé accepter ça ?
Tous les morts. Tous les destins brisés. Toutes les mascarades jouées, pour plaire au jeu d'échec cosmique d'une poignée de soi-disant Dieux qui nous voient comme du bétail. Bon à être guidé quand docile et utile, bon à être tué le reste du temps.

Mais je me rappelle. Je me rappelle de ton visage maintenant. De ta présence. ça...
ça m'avait manqué.


***

Un sourire se dessine sur ses lèvres, là au cœur de cette étreinte.
Un sourire authentique, émotif. Un sourire d'enfant, par bien des aspects.

Ses mains vont chercher le visage qui fait face, comme un geste miroir. Il y voit quelqu'un qu'il n'a pas vu clairement depuis trop longtemps. Aujourd'hui, maintenant, le flou qu'il traîne depuis des années autour des traits de son visage n'est plus. Il la voit comme quand il était petit. Même yeux fermés, il la voit. Puis il les rouvre.

Et il ne la voit plus.
La magie cesse. Son sourire se brise, le réel reprend ses droits. Dans ses yeux, le début d'humidité se meurt. Ses mains quittent le visage de Ghanima d'un geste vif, mais sans violence. Plus un sursaut. Autour de lui, le ballet d'âmes s'apaise, et disparaît. L'instant présent s'impose alors.

La douleur au corps, mais surtout au crâne. La confusion, l'esprit hagard, les émotions contradictoires. Il met un instant, avant de réellement regarder Ghanima. Réellement la voir. De nouveau, ses yeux clignent.

- Qu'est-ce que tu viens de... Sa phrase ne se finit pas. Il hésite. Il pense. Il craint. Un tremblement passe dans son corps. Elle...

Il se fige. Il ferme les yeux. Il lutte contre la tempête qui prend encore son crâne.
Il inspire , expire. Une fois, deux fois. Puis il rouvre les yeux. Il la fixe. Il souffle du nez, un fin sourire au coin de son visage... Et il utilise ce qu'il lui reste d'énergie pour charge vivement vers elle, et balayer ses jambes instables. Puis, de ses mains, il rattrape sa chute et la porte pour la porter contre soi.
Pour lui épargner le poids de rester debout.

- Je vais partir du principe que si tu étais encore en état de te battre, tu m'aurais repoussée. Alors on va dire « Incapacité à poursuivre », ok? Parce que ça t'arracherai la gorge de dire les mots, hein ? Tseh... Promis, j'en parlerais à personne.

Il ne parlera à personne de la puissante et fière Ghanima qui se laisse porter après sa défaite.
Il descends son regard vers elle.

- ... Tant que tu n'en parles à personne non plus.

Tant qu'elle ne parlera pas de l'imperturbable et puissant Zvezdan qui se laisse submerger par les fantômes de son passé.


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Message Re: [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]    [Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  EmptyHier à 0:19
Mon corps bouge à contre temps. Je le vois. Je sais ce que je pourrais faire pour éviter sa charge final. Mais je ne peux pas. Quelque chose, quelqu’un plutôt, j’ai l’impression, entrave mes jambes. Le chaos ne vient pas de mon corps, il vient des tréfonds de mon âme. Il vient de la multitude des mémoires. Mais je connais cette sensation. Elle m’est étrangement familière mais je pensais pas la retrouver ici et maintenant. Cette attaque a été éprouvée, elle broie les esprits, les perd dans un océan d’âme. Les noiedans la tempête des égos et des souvenirs. Les absorbe dans la genèse des vies. Il a sombré, il s’est relevé mais il en a souffert. Je le vois sur son visage marqué d’émotion. Mais j’ai pris quelque chose, l’âme d’une mère ? J’entends une voix qui parle dans mon esprit, plus forte que les autres. Plus proche aussi. C’est un exercice difficile qui demande du contrôle de soit, pour ne pas laisser les voix prendre le dessus. Et cette dernière semble extrêmement désireuse d’étendre son emprise.

J’entends sa voix. Je comprends ses mots. Il me faut un demi-battement de coeur pour en comprendre le sens. Il est étrange que la magie ait opéré de cette façon. À vrai dire, elle n’aurait pu marcher avec un homme. Mais pourtant je reconnais dans les inflexions de cette voix certaines des tiennes. Elle hurle dans mes oreilles. Ce ne sont pas les voix des âmes que tu as convoqués pourtant. Peut-être est-ce de qu’est naît cette chose inexplicable. La rencontre de deux pouvoirs aussi similaire que différent dans une situation qui n’aurait, normalement, jamais du avoir lieu ? Voilà où nous en sommes, une chance sur un million. Une étoile précise dans un univers infini où quelque chose est naît. Mais elle veut te parler. Le monde bascule alors soudain sous mes yeux. Combien de temps s’est alors écoulé ? Quelques secondes seulement. Pourtant, j’ai l’impression que le temps s’écoule à une lenteur contre nature. Mais c’est le fruit de la bataille que mes âmes mènent.

Il me parle mais ce n’est pas moi qui réponds. Je ressens ce besoin oppressant de lui parler. Oui, le combat aurait dû s’arrêter. Il est terminé. Je sens la chaleur de son corps contre le mien. Les traits de mon visage se déforment sans que je n'en sois vraiment l’instigatrice. Je sens les larmes me monter et l’émotion profonde d’une mère qui voit son fils pour la première fois. Cette fierté et cet amour qui ne sont pas les miens se dessinaient sur mon visage. Ma main de bouger alors que je la regarde se déplacer. Elle se pose sur son visage avec la douceur d’une mère.

« - Zvezdan... je suis si heureuse de te savoir en vie.»

Mon corps de s’arquer, j’ai l’impression d’être secoué dans tous les sens. Comme si un cheval me traînait derrière lui, je me sens ballotté comme un fétu de paille, impuissante, témoin distant de ma propre déconfiture. J’essaie d’inspirer de l’air à grande goulée, mais elle se bloque dans ma gorge serrée. Ou plutôt, j’ai l’impression d’étouffer dans mon propre sang. Pendant que mon corps se perd, je remonte doucement le fils des mémoires et des histoires. Je démêle et découpe cette magie particulière. Je me trouve alors devant cette femme aux traits effacés par un souvenir incertain. Cette âme brisée et égarée qui cherche désespérément à exister. Les mères doucement se pressent autour de moi, hostile à cette âme étrangère, qui n’appartient pas à leur sang et leur coeur. D’un geste, je les remets à leur place. Celle d’âmes mortes, qui font partie de moi. Mais c’est ce Moi qui prédomine. Je suis la matriarche. Alors mes yeux s’ouvrent. Et j’aspire l’air comme si je venais de sortir de l’eau. Je me retourne brusquement et vomi un mélange de salive de sang et de bile.

« - Ce n’était pas… sensé se… passer comme ça. »

Et cette fois, c’est ma propre voix qui sort de mes lèvres. Sèche et érayée. Comme si je m’étais perdu comme une sotte sans eau ni protection sous la chaleur horrible du désert.


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Ils viendront à l'appel de la violence: leurs visages s'offriront au vent d'est et ils recueilleront le sable captif.
[Mi-avril 553] Mélangeons notre sang sur le sable [PV : Zvezdan]  Ghanim16
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