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Mai 553 AD
 
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 Pulsations [Fin Avril 553]

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ZvezdanZvezdanArmure :
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Message Pulsations [Fin Avril 553]   Pulsations [Fin Avril 553] EmptyLun 12 Juil - 20:59

Dans ma tête, je me dis que c'est un juste retour des choses.

Cet endroit m'a changé. Ou en tout cas, il a essayé. En partie il a réussi, en partie je ne suis plus et ne serais plus jamais le même homme que celui avant d'arpenter ces murs. En partie, la guerre avait déjà mâchée le travail du Dédale. La Cuirasse après a pris le relais. Cet endroit vicié, malsain et oppressant a une, une qualité bien précise qui le sauve à mes yeux.
Cet endroit peut changer, lui aussi.

Alors comme il m'a changé, je le changerais. Ou en tout cas j'essaierai, et en partie, je réussirai.

Par-delà les couloirs de chair, par-delà l'autel, par-delà mes quartiers et plus loin encore dans les profondeurs... J'y suis. Il m'a montré le chemin. Il m'a guidé pour aller là où je ne pourrais pas aller si Velya n'était pas dormant. Le parasite est là, mais il n'est pas encore totalement éveillé. Le parasite est là, mais il n'est plus architecte.

Aujourd'hui, je te laisse construire. Mais n'oublie pas que demain, tu me dois le Sang et la Destruction. Tu me dois un grand sacrifice, tu me dois le sang des chiens de ma sœur, et la destruction de ses chaînes autour de mes terres.
N'oublie pas les termes de notre petit jeu, Zvezdan.


Je l'entends. D'abord, un frisson, quelque chose qui me court dans le dos. Désagréable. Puis, un sourire sur mes lèvres.
Non, je n'oublie pas. Je n'oublie pas les mots que j'ai échangé avec toi. Je n'oublie pas mon rôle dans le grand schéma des choses. Je n'oublie pas la faveur que tu m'accordes aujourd'hui.

J'y pense, là, au milieu de la grande cave. Si grande que je n'en vois pas les parois, qu'il n'y a que ces Ténèbres qui m'entourent. Par moments, je vois, quand les éclairs orangés tout autour illuminent les lieux. Je vois les murs, les piliers, l'immensité. Puis il y a ce son. Répétitif, régulier. Fort, opressant.
Boom boom. Boom boom. Boom boom.

Un autre éclair, qui révèle un gigantesque cœur.
Là, au milieu de la gigantesque caverne, les éclairs semblent se concentrer autour de cet organe. Moi, sur un pont de chair lisse, j'avance d'un pas résolu vers lui. Une aura de puissance, tout autour. Cet endroit a quelque chose d'ettouffant, d'excessif. « Trop ». Trop pour être supporté longtemps.
Un endroit qui n'est pas fait pour les mortels.

Un pas après l'autre, j'approche. Le battement de cœur fait écho avec le mien. L'écrase, le remplace. Bien assez tôt, je n'entend plus que ça. Je ne m'entends plus penser, je n'entends que ce bruit sourd qui avale tout.

Je lève le bras. Je pose ma main sur le cœur.
Et je ferme les yeux.

***

Dans l'entièreté du Dédale, un battement de cœur se fait entendre. Une unique et bruyante fois, les deux pulsations se font entendre l'une après l'autre.

Puis il y a un silence. Un silence de plomb. La respiration s'arrête, les bruits parasites ça et là dans le chair se taisent. Les zones les plus organiques du Dédale elles-mêmes se murent dans un mutisme religieux. Ca dure une dizaine de secondes. Dix longues, terriblement longues secondes.

Puis les murs grincent.
Un grincement fait roche. La pierre qui bouge, qui s'écroule et s'assemble.
Un grincement fait chair. La peau qui se tend, les muscles qui travaillent, les os qui poussent.
Un grincement étrange, grand et lourd. Assourdissant.

Puis les murs bougent. Changent.
Ça et là dans la montagne, les pièces se transfroment, disparaissent et apparaissent selon les caprices d'un architecte invisible. Ici, la chair chaotique du Dédale devient plus rigide, plus rocheuse, plus lisse. Là, elle garde son aspect dérangeant, mais devient Autre chose. Plus loin encore, les lois de la physique elles-mêmes désertent les murs.

Ça dure autant de minutes qu'il y a de doigts sur une main, sous les yeux spectateurs des résidents de cet endroit maudit. Tout bouge, et ils sont parfois bousculés, parfois malmenés. Parfois, certains pourraient craindre pour leur vie, en voyant le sol se dérober sous eux. Mais c'est comme si le changement était... Intelligent. Comme si quelque chose empêchait les murs de dévorer ses protégés.
Pas encore. Pas aujourd'hui.

Cinq minutes. Et au bout de ces cinq minutes, les murs cessent de grincer.
De nouveau, un silence. Et au bout de ce silence, la respiration du Dédale qui reprend.

Différente. Changée à jamais.
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Pulsations [Fin Avril 553]
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