Votez
I
II
III
IV
V


Mai 553 AD
 
Partagez
 

 Le grondement des chaînes brisées [Fin Mai 553]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
ZvezdanZvezdanArmure :
Pontifex

Statistiques
HP:
Le grondement des chaînes brisées [Fin Mai 553] G-bleu1800/1800Le grondement des chaînes brisées [Fin Mai 553] V-bleu  (1800/1800)
CP:
Le grondement des chaînes brisées [Fin Mai 553] G-rouge1350/1350Le grondement des chaînes brisées [Fin Mai 553] V-rouge  (1350/1350)
CC:
Le grondement des chaînes brisées [Fin Mai 553] G-jaune1800/1800Le grondement des chaînes brisées [Fin Mai 553] V-jaune  (1800/1800)
Message Le grondement des chaînes brisées [Fin Mai 553]   Le grondement des chaînes brisées [Fin Mai 553] EmptyVen 22 Oct - 22:08
C'est une nuit de Transylvanie comme les autres. L'air est un peu frais pour la saison, la lune est haute dans le ciel, la vie suit son cours comme à n'importe quelle autre nuit.

Une douce illusion, pour dissimuler le Chaos à venir.

La vérité est autre, pour ceux qui savent et ceux à l'instinct aguerris.
Certains sentiront ce vent lugubre qui murmure un froid étrange.
Certains lèveront les yeux au ciel, et ils se sentiront comme observés par la lune.
Certains entendront les bruit qui trahissent le silence, dans cette nuit d'artifice.
Certains verront le feu.

Une paire de torches secouées à l'horizon. Une volée de flèches enflammées, tirées sur un rythme spécifique. Des oiseaux portent des messages, des mots sont glissés à quelques oreilles. Tout ça, plusieurs fois, partout, dans un ballet qui couvre une large partie de la région. Jusqu'à ce que la danse s'arrête.

- Reprenez ce qui nous appartient, et faites leur payer le prix du sang. Quatre Légions, pour quatre Citadelle, et que celles qui restent soient englouties par la Horde. Une voix que tous les Berserkers prêts à attaquer pourront entendre. Cachés parmi les troupes de Dormeurs, tapis en solitaire prés d'un emplaçement stratégique, déjà infiltrés dans une Citadelle... Chacun d'entre eux à sa mission, son mode opératoire. Mais tous entendent. Tous vont se battre. Tous vont participer à ôter les chaînes qu'Athena a pensé pouvoir nous mettre autour du cou. Berserkers d'Arès, en avant!

Une puissante impulsion mentale qui traverse la région, portée par le pouvoir d'Arès pour que ses élus puissent entendre, puissent sentir. Et ils sentiront : ils sentiront leurs Cuirasses qui répondent à l'appel, qui s'éveillent, qui demandent leur dû. Qui demandent la guerre.

Dans cette nuit de Transylvanie comme les autres, un hennissement puissant déchire la nuit.
Le silence lui répond dans un premier temps.
Puis la clameur du champ de bataille hurle à sa suite.

Moi et mes Cardinaux, pour chacune des quatre Citadelles qui nous entourent. Et pour celles plus loin, je leur réserve le privilège la monstruosité.

Hurle, Transylvanie.
Hurle pour moi.
Pour nous.

***


Mes yeux encore fermés, je fais face à la Citadelle de Mediasch depuis une colline. En selle sur Sambor, sa robe blanche immaculée s'est noyée sous un noir abysse et sous le rouge sombre d'une armure au moins aussi imposante que lui. Sur mon corps, la forme d'une armure souple, solide, gravée d'or et de rouge. à mon flanc, une lame frappée des mêmes sigles et inscriptions que le pendentif Vandale à mon cou. Au loin, j'entends la Transylvanie qui chante au rythme d'Arès. J'entends les tambours de guerre et ordres hurlés, j'entends la marche des milliers de pas qui font trembler le sol de leur avancée, j'entends les sabots, j'entends les lames tirées, les boucliers cognés.

Juste un instant, je les entends tous à des kilomètres à la ronde, comme s'ils étaient à mes côtés.
Puis je rouvre les yeux.
À l'horizon, des mouvements de troupe dans les plaines. Les clans et les mercenaires, les soldats du Dédale et les hommes des chefs locaux sous mon influence. Ils ont tous répondus à l'appelle, et déjà, je vois des colonnes de fumée qui se lèvent par-delà les arbres à l'horizon.
Déjà, ils ont répondus à l'appel.

Mon regard se pose sur Mediasch. D'ici, je peux voir de la fumée, je peux entendre le chaos. La Citadelle ne nous a pas attendue pour brûler.

- L'on a reçu un message depuis l'intérieur de la Citadelle. Des Loyalistes de l'Empire se sont retourné contre Luderik.

Doucement, je tourne mon visage vers Velizara, tout proche. Dans mon dos, une large troupe de guerriers, prêts à se lancer dans la mêlée. Je passe la main sur mon visage, pour sentir les peintures de guerre que j'ai dessiné dessus.
Des traits de rouge, comme ceux que les rues vont bientôt dégouliner.

- Prends les hommes et sécurise la Citadelle. Tues les fuyards, empêche-les de réorganiser une défense, aide les hommes de Luderik. Un signe de tête à l'intention de Velizara, un regard entendu. Je compte sur toi. Cavaliers, avec moi!

Une moitié des effectifs à cheval se détachent du groupe, et je mène la charge jusque vers la Citadelle. Partout ailleurs, des scènes similaire se jouent à chacune des autres places fortes d'Athéna. Derrière le mensonge des clans Slaves qui attaquent les Citadelles byzantines, la vérité des officiers Berserkers disséminés parmi les Dormeurs, pour orienter l'attaque, remplir la mission.
Et derrière cette vérité, le secret de créatures inhumaines qui aident à la reconquête.

L'histoire se rappellera d'un soulèvement de barbares.
Mais toi, Athéna, toi et tes chiens, vous saurez.

Vous saurez qui est venu réclamer ses terres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.saint-seiya-ageofgold.com/t2032-zvezdan-cardinal-de-
 
Le grondement des chaînes brisées [Fin Mai 553]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saint Seiya Age of Gold :: Libro Scripturae :: Transylvania :: Siebenbürgen-
Sauter vers: