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 Arhan Sefirot, Capitaine du Makara

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ArhanArhanArmure :
Scale du Makara
Message Arhan Sefirot, Capitaine du Makara   Arhan Sefirot, Capitaine du Makara EmptyLun 20 Déc - 10:20
Arhan
Qui est-il ?


    Nom : Arhan Kaurava Sefirot
    Date de naissance : 8 avril 525
    Âge : 28 ans
    Sexe : masculin
    Armure demandée : Scale du Makara


Comment est-il ?

    Arhan est un homme grand, possédant un physique sculpté par des années passées sur les terrains d'entrainement. Il est tout ce qu'on pourrait attendre d'un héritier de la famille Séfirot : un combattant hors-pair, et un stratège impitoyable. Il s'est également vu offert par les Dieux un charisme indéniable, et la maitrise de l'Onde. Beaucoup le pressentaient comme potentiel héritiers à l'actuel Patriarche de la famille Séfirot, ou comme porteur de la Scale de Chrysaor. Mais alors qu'il atteint sa majorité, il ne devin ni l'un, ni l'autre.

    Poser les yeux sur l'homme qu'est Arhan aujourd'hui revient à observer un homme dont le destin fut brisé. Ses traits, d'une grande finesse, sont marqués à jamais par une répugnante brulure qui lui barre toute la moitié droite de son visage. Ces brulures s'étendent, moins visibles mais plus sévères, sous ses vêtements. Sur son torse et son bras droits demeurent de profondes séquelles des combats qu'il a mené. Des rappels de ses échecs qui le poursuivent, et continuent de le consumer, comme en témoignent les flammes qui brulent toujours dans son regard à la teinte du jade. Ses cheveux bruns qu'il porte assez longs, rejetés en arrière pour lui couvrir la nuque, ne sont pas épargnés. Du côté de ses brulures, de nombreuses mèches grises apparaissent sur ses tempes.

    La plupart du temps, l'ancien Primus Sénateur porte sur la partie supérieure de son visage un masque de métal pour cacher ses blessures. Il en a plusieur en fonction des occasions : fer ou acier, argent ou orichalque, parfois lisse, parfois ouvragé. Ainsi, Arhan parait le plus souvent, de prime abord, froid et distant. Le masque est en réalité porté moins par un soucis d'esthétique que pour symboliser sa propre détermination. Sa volonté de fer, celle qu'il doit déployer en permanence pour museler ses propres passions, est le véritable masque de l'homme à deux faces.

    Arhan poste le plus souvent des vêtements de facture perse ou hindous. C'est en effet dans cette région que la famille Sefirot trouve beaucoup de ses racines culturelles. Le Primus Sénateur s'est beaucoup imprégné de ses légendes et ses dogmes, en lesquels il a trouvé un écho des préceptes du Cycle de Poséidon. Le karma, l'harmonie cyclique, la dualité de la vertu et de l'immoralité qui luttent en permanence dans le cœur des hommes...


Son Histoire

    Qu'est-ce qui fait d'un homme, un grand homme?

    Il y a beaucoup de réponses possibles à cette questions. Peut-être même autant de réponses qu'il y a d'hommes sur cette terre mortelle.
    Pour Arhan, dans son enfance, sa réponse fut des plus simples. Un grand homme, c'est un homme de grande taille. Comme son père.
    Puis, son géniteur lui enseigna la vérité : un grand homme était un vainqueur. Un homme capable de défaire ses ennemis sur tous les terrains, et quels que soient ses avantages et désavantages. Un homme qui ne reculerait devant rien pour obtenir ce qu'il désirait. Un homme qui laisserait son nom dans l'histoire.
    Là encore, un homme comme son père.

    Vindha Kaurava Séfirot était reconnu comme un puissant guerrier au sein de son clan. Ancien porteur de Scale, il avait dans sa jeunesse chassé et vaincu une créature légendaire, un Rakshasa. Alors que sa notoriété était grandissante, il avait cependant commis une faute qui avait poussé le Légat de l'époque à le priver de sa protection divine. L'homme retourna dans les terres natales de son clan, au sud des Grands Empires d'Inde, où il médita pendant longtemps. Il prit trois épouses, tel que les traditions Sefirot le lui permettaient. Et ce fut de l'une d'elle que naquit Arhan.

    Ainé d'une fratrie de deux frères et trois sœurs, ce fut sur les épaules du jeune garçons que tombèrent toutes les attentes de son géniteur, et la responsabilité de les satisfaire. Car Vindha était un homme juste, mais violent. Impitoyable dans ses leçons, il éleva Arhan non comme un enfant, mais comme un soldat. Il ne voulait pas un fils, mais un reflet de sa propre personne.

    Le jeune Arhan ne connut que peu sa propre famille. Il n'était que rarement autorisé à fréquenté ses frères et sœurs, et son père gardait toujours un œil vigilant sur lui. Il surveillait son développement, son entrainement, son apprentissage... Son rythme de vie fut pendant toute son enfance et son adolescence dicté par Vindha. Même lorsque son père partait à la chasse ou en campagne, il emmenait son fils avec lui plutôt que de le laisser aux soins de ses épouses, de peur qu'elles ne l'attendrissent et leur rendent faibles.

    C'est ainsi que l'héritier des Kaurava Sefirot s'imprégna pendant longtemps plus de la culture de son pays natal que d'Atlantis. Le nom de Poséidon était bien lointain, en ces terres. Ici, seul importait le Dharma.
    La guerre ravageait les royaumes au nord de la rivière Krishna, qui luttaient pour ne pas être conquis par le grand empire de Gupta. Les régions côtières du sud, où se trouvaient les terres des Sefirot, étaient encore peu touchées par ces conflits. Cependant Vindha voulait montrer à son héritier ce qu'était la guerre, les terribles tragédies qu'elle pouvait engendrer comme l'immense gloire qu'elle pouvait apporter.
    Pourquoi mener la guerre? C'était une question que son père lui posait souvent. Arhan essayait toujours de répondre de son mieux, mais Vindha n'était jamais satisfait de ses réponses. La gloire et la grandeur n'étaient qu'une moyen et non une fin. La victoire et la défaite, une différence illusoire qui avaient des conséquences identiques. Il lui disait que tout ce qui importait était qu'un homme, à la fin de sa vie, ait apporté tout ce qu'il pouvait au monde, et maintenu à chaque instant la vertu naturelle du cycle karmique.
    Des concepts bien trop complexes pour l'esprit encore inexpérimenté du jeune Arhan, mais qui bientôt prendraient leur sens.

    Les Royaumes Vatakatas engagèrent Vindha et ses soldats comme mercenaires pour combattre les forces de l'Empire de la dynastie de Gupta dans leur guerre. Alors âgé d'une douzaine d'années, Arhan se vit remettre par son géniteur sa première arme, une simple dague décorée. C'était là un geste à la portée davantage symbolique que pour véritablement envoyer l'enfant au combat : il n'était pas prêt, mais en recevant cet objet il s'engageait sur le chemin du guerrier.
    La lame de ce cadeau fut teinté de carmin à peine trois nuits plus tard.

    La campane militaire venait de commencer. Les troupes de Vindha remontaient vers le nord pour rejoindre les Vatakatas. Arrêtés de nuit pour camper, les troupes de Gupta avaient fondu sur le camp pendant la nuit, comme la misère sur le monde. Une troupe rapide envoyée pour empêcher les renforts de rejoindre leurs adversaires. Une stratégie efficace, mais sans honneur ni aucune humanité.
    Arhan fut réveillé au bruit des gargouillement d'un garde en train de se faire égorger dans un lit voisin du sien. Alors que l'alerte commençait à être donné, le jeune garçon luttait avec le soldat ennemi pour éviter de subir un sort semblable. des meubles et torches furent renversées, le sang coula, et au milieu des flammes qui dévoraient la tente, Arhan Séfirot s'éveilla à l'Onde.

    Le lendemain, le jeune garçon se réveilla dans la cendre. L'ennemi avait été repoussé à l'aube, mais de lourdes pertes avaient été infligées. Son père, qui avait repoussé leurs assaillants presque à lui seul, vint à lui, couvert de sang, pour le féliciter pour la première fois de sa vie. Prendre une vie était un acte d'importance, qui pouvait permettre à l'homme de s'élever vers la grandeur, mais aussi de chuter dans la dépravation. L'intention derrière cet acte et le dessein recherché en frappant influaient sur le karma d'une personne. Et, par extension, sur le mouvement de la grande roue du destin.

    Pendant les longs mois de cette campagne, Arhan fit de son mieux pour intégrer ces leçons. Qu'il s'agisse de l'art du combat, de maitrise de son Onde, ou de la philosophie du Dharma, son père mit ce temps à usage pour modeler son enfant afin d'en faire un adulte apte a reprendre son ancienne poursuite. Arhan en avait longtemps voulu à son géniteur, d'ainsi vouloir lui imposer sa volonté, de le pousser dans un chemin qu'il n'avait pas choisi. Cependant, depuis cette nuit fatidique... Il avait le sentiment de comprendre son père. Juste un peu. Il comprenait qu'à sa manière, il voulait le préparer à affronter ce que le Cycle à venir lui réservait... Et le jeune Séfirot ressentait le besoin d'en apprendre plus. Sur son père. Sur ses aspirations. Sur cette cité qu'il avait laissé derrière lui...

    Deux ans plus tard, alors que les conflits s'apaisaient dans les Royaumes d'Indeet qu'Arhan arrivait à l'âge de la majorité, il fit pour la première fois une demande à son père, Vindha. Il émit le souhait de se rendre à Atlantis, pour voir de ses propres yeux le Royaume de Poséidon qu'on lui avait tant vanté. La vie dans les Colonies portuaires étaient certes calme et heureuse, mais la distance avec le cœur du Royaume secret des Atlantes était telle que, parfois il était difficile de mesurer la réalité de ces anciens mythes qui leur était conté. Son père, après avoir mesuré la détermination de son fils, accepta de l'envoyer étudier à l'Académie militaire d'Atlantis. Cela lui permettrait d'intégrer l'Amirauté et, idéalement, de devenir un porteur d'Ecaille.

    Le voyage vers Alexandrie en longeant les côtes dura presque une année entière. C'était en effet l'Arche la plus proche de l'Inde, la seule que les Sefirot pouvaient emprunter pour faire parvenir les biens de leurs colonies à Atlantis. Arhan découvrit durant ce voyage de nombreuses cultures, et de nombreux individus. Des Huns, des Perses, des Nubiens, des Egyptiens, des Byzantins... Et enfin, d'autres Atlantes.
    L'arrivée dans la cité de Poséidon fut moins heureuse qu'il ne l'avait espéré. Passé l'émerveillement de découvrir la ville sous-marine aux huit piliers, l'accueil qui lui fut réservé par la branche principale des Séfirot fut pour le moins... froide. Après tout, il était le fils d'un guerrier disgracié, venu des distantes Colonies. Si son nom était porteur de prestige aux yeux de tous à Atlantis, au sein des Séfirot, il restait un mouton noir. Qu'à cela ne tienne. Il n'aurait qu'à leur prouver à tous que qu'ils avaient raison de le redouter.

    Les années passées à l'Académie militaire furent des plus enrichissantes. Arhan y suivit l'entrainement du Général de Chrysaor de l'époque. Un homme qui n'appartenait pas à la lignée des Séfirot, mais qui avait pourtant prové sa valeur. Il était un homme juste, et bien plus pédagogue que le père d'Arhan n'avait jamais été... Mais ses élèves étaient nombreux. Le jeune Séfirot n'eut droit à aucun traitement de faveur. Les leçons "privées" du Général étaient déjà réservées à l'héritière de la branche principale de sa famille...
    Le jeune homme ne jalousa sa cousine Astéria qu'au début. Il ne tarda pas à voir son envoi dans les baraquements de l'Académie comme une opportunité, plutôt qu'une nouvelle mise à l'écart de la part de sa famille. Ce fut en ses murs qu'il lia ses premières amitiés, en rencontrant nombre de jeunes Atlantes de son âge venus de tous types de familles. Il se lia particulièrement d'amitié avec Rodolpho, un membre de la famille Marsyne dans une situation semblable à la sienne. Lui aussi était mis à l'écart par sa famille, et venu en Atlantis depuis la lointaine Antarctique.

    Pendant ces années d'étude et d'entrainement, Arhan persévéra. Il était persuadé qu'il pouvait apporter beaucoup à cette cité. Lui qui n'avait connu que les Colonies avant de venir ici, il voyait Atlantis pour ce qu'elle était : un Rêve qui s'était progressivement éloigné de l'idéal qu'elle aurait dû être. Et il lui appartenait donc de rectifier cela... Il se livra donc corps et âme à son entrainement et à son éducation. Il n'avait pas de talent inné comme Rodolpho ou sa cousine, et il avait des années de retard sur ses camarades... Mais voulait leur prouver à tous que les espoirs que son père avait fondé en lui n'étaient pas vains.

    Vint, dans l'année de ses 18 ans, la possibilité pour les jeunes recrues de candidater pour recevoir une Scale. Ces armures, si elles choisissaient un éveillé à l'Onde comme porteur, étaient pour beaucoup un ticket vers une vie de gloire et de prestige. Pour Arhan, cependant, ce n'était qu'une étape. Il savait que le plus difficile ne viendrait qu'après avoir revêtu une Ecaille...
    Comme ses camarades, ils parcourut donc la salle proche du Pilier Central où les armures des guerriers de Poséidon demeuraient, dormantes... Il passa un long moment à méditer devant les totems représentant les protecteurs de l'Océan Indien.
    Mais aucune ne vint à son contact.

    Jamais Arhan ne se sentit aussi trahis et désespéré. Il avait longtemps été tellement certain de mériter cet honneur que le fait de ne pas être choisis fit remonter en lui une colère et une rage qu'il pensait avoir laissé derrière lui, en quittant l'Inde. Il fut recommandé pour devenir officier dans la garde de la Capitainerie de l'Indien, et même pour devenir instructeur à l'Académie... Mais ces titres étaient bien vide de sens pour quelqu'un qui voulait changer cette cité toute entière. Lorsque les Chevaliers d'Athéna prirent Atlantis d'assaut, se retrouva placé en réserve avec son bataillon, et assista impuissant à la reddition de la cité. Il n'était, finalement, qu'un homme quelconque dans une foule anonyme...

    Le scion des Séfirot s'acquitta de ses tâches, par dépit. Il se devait de faire honneur à sa famille et à son père, alors il se fit toujours en public une figure droite et exemplaire. Rodolpho, qui demeura à ses côté durant cette sombre période, fut le seul à voir ses tourments. Il lui porta conseil sur comment au mieux maitriser ses pulsions. La colère était une émotions des plus banales, disait-il... Nécessaire à l'existence même de l'Homme. Mais Arhan savait que ce feu qui courait dans son sang était plus que cela. C'était ce qui avait causé la chute de son père. C'était ce qui, peut-être, causerait la sienne... Si tant est qu'il puisse tomber plus bas qu'il ne l'était déjà.
    La lettre d'Arhan envoyé à son père pour rendre compte de ses résultats n'avaient donné aucune réponse. La branche principale des Séfirot ne l'invitait dans leur domaine que lors des réunions officielles, par pure obligation sociale. Au sein de l'Amirauté, ses initiatives pour améliorer le fonctionnement de leur organisation militaire étaient broyées par une hiérarchie trop stricte... Tout, dans sa vie, semblait buter sur une impasse.

    A peine au début de la vingtaine, Arhan se retrouvé à souvent se rendre incognito dans le quartier de l'Atlantique Nord pour se perdre dans la boisson et les caresses achetées par quelques pièces. S'adonner au vice que ni sa famille ni son père n'auraient approuvé était pour lui une forme de revanche. Et, d'une certaine manière... C'était là les seuls moments où il pouvait se libérer de ces responsabilités si lourdes qui pesaient sur ses épaules depuis son enfances. Ces attentes qu'on lui avaient imposé, et qu'il s'était lui-même imposé... S'en séparer était parfois si libérateur.

    Jusqu'à ce que même là, son devoir revienne le rappeler.
    Arhan aurait surement préféré que sa vie soit bouleversée par une action héroïque, ou par une rencontre fortuite. Cependant, loin de ces idéaux, ce fut au détour d'une chambre dans un bordel que le jeune Séfirot vit son destin basculer.

    Il n'avait pas pour habitude d'être difficile quand il fréquentait ces établissements. Il se contentait de demander à ce qu'on lui fasse venir de la compagnie, et s'en accommodait. Cette fois cependant, on lui envoya une jeune fille qui n'avait rien d'anodin. Elle se présenta à lui avec un bandeau sur les yeux, et des traces de violence sur son corps. Tout d'abord outré qu'on lui offre un si piètre service, Arhan demanda des explications. La jeune femme lui expliqua qu'elle était aveugle, et que son précédent client l'avait punis pour sa maladresse... Avant de la renvoyer au client suivant.

    La colère d'Arhan changea immédiatement de cible. Que ce soit pour satisfaire son propre karma, ou simplement mais laisser s'exprimer cette rage qu'il avait en lui, il sortit de la chambre pour aller rouer de coups le client de la chambre voisine. Après une rixte qui finit par s'étendre à toutes les chambres de l'étage, Arhan fut mis à la porte... ainsi que la jeune femme, qui selon le propriétaire n'avait aucun droit de se plaindre de sa condition.
    Le jeune Séfirot se sentit coupable d'avoir cédé à ses pulsions. Qu'il en fasse lui-même les frais était une chose. C'était là son lot, à lui qui avait échoué sur le chemin de la grandeur. Mais cette femme venait de perdre son emploi à cause de lui. Il la conduit donc jusqu'à une auberge pour lui payer une chambre, et lui donner de quoi subsister pendant un temps. Elle tenta de refuser, tout d'abord. Mais devant l'insistance d'Arhan, elle finit par accepter. Le jeune homme en profita également, après avoir payé pour le toit au-dessus de leur tête, pour soigner ses blessures.

    Son nom était Eudokia. Elle était une Atlante de sang mêlé, aveugle de naissance. Elle était venue en Atlantis dans l'espoir de retrouver sa mère, mais n'y était jamais parvenue en faisant face au mur de l'intolérance au sein de cette cité. Arhan passa de nombreuses fois s'enquérir de ses nouvelles, suite à cette première rencontre. Par culpabilité et inquiétude, au début. Puis par amitié, lorsqu'elle devint sa confidente. Enfin, par amour, quand il réalisa que la seule présence d'Eudokia faisait disparaitre tout ce qui le tourmentait.

    Les mois devinrent des années. La relation secrète que le Séfirot entretenait avec Eudokia perdura, au grand damne de Rodolpho qui, seule personne au courant du secret de son ami, ne voyait pas d'issue heureuse possible à la fin de cette histoire. C'était pourtant ce que Arhan recherchait, désormais. Bien loin de la gloire ou du désir de changer le monde, il n'aspirait plus qu'à vivre une existence heureuse aux côtés de l'élue de son cœur. Patiemment, Arhan gagnait en influence afin de pouvoir, un jour, prendre Eudokia comme concubine sans que personne dans sa famille y trouve quoi que ce soit à y redire. Ce fut pendant cette période que son amante tomba enceinte d'un enfant, qu'ils décidèrent de garder. En 549, Eudokia donna naissance à un garçon à qui Arhan donna le nom de Rowan. Désireux d'être meilleur père que le sien n'avait été pour lui, le jeune soldat fit de son mieux pour régulièrement se rendre dans l'Atlantique Nord pour passer du temps avec sa famille.

    Puis vint l'année suivante, ou son monde entier s'effondra.
    Les armées des Muiens déferlèrent depuis les Arches. A nouveau, on lui donna pour ordre de tenir sa position avec ses hommes. Le Légat Cinéad Mérinita donna l'ordre de lever les murs pour ralentir les armées d'Okheanos... Et, par ce geste, abandonna le périmètre extérieur de la cité à leurs ennemis.
    Arhan fut incapable de suivre ces ordres. Il conduisit ses hommes aux combats directement au coeur des troupes Muiennes. Ce qui fut interprété comme de la bravoure et du courage par ses hommes qui le suivaient était en réalité du désespoir. Alors qu'ils perçaient les lignes ennemis pour progresser vers les quartiers extérieurs, Arhan n'avait qu'une idée en tête : aller sauver Eudokia et son fils.

    Après des heures de combat acharnées et l'intervention de Poséidon lui-même, les Muiens prirent la fuite. Ils laissèrent derrière eux trois quartiers dévastés, dont le plus touché était celui de l'Atlantique Nord. Le corps à moitié brulé sous les flammes de leurs ennemis, Arhan, hagard, fouillait les ruines du bloc résidentiel où Eudokia et Rowan auraient dû se trouver. Il passa la nuit entière à soulever les décombres, jusqu'à finalement trouver le corps sans vie de la femme qui l'aimait... Et en-dessous d'elle, dans un creux dans les amas de débris, son fils, à peine encore capable de respirer.

    Cette tragédie marqua à jamais, corps et âme, Arhan Séfirot. Depuis ce jour, rien ne parvint à calmer les flammes de la colère qui brulaient en lui. Pour le Légat Cinéad, la perte de ces quartiers extérieurs avaient été un "sacrifice nécessaire". Il n'avait même pas envisagé de leur venir en aide. Seul avait compté la protection des Piliers... Mais si cela était, stratégiquement, la chose à faire, il n'y avait rien de bon ou de juste dans ce choix inhumain. De cette simple constatation, Arhan prit sa décision. Avec ou sans Scale, que les grandes familles l'acceptent ou non, il changerait cette cité pour remettre les les choses telles qu'elles auraient toujours dû être.

    Arhan ramena Rowan dans le domaine des Séfirot, où il le garda sous la garde de serviteurs de confiance qui gardèrent son existence secrète. Il fit de son mieux pour être présent pour son fils d'à peine un an qui venait de perdre sa mère, mais l'homme désormais scarifié avait un emploi du temps qui devait égaler celui du Légat. Ses faits d'arme lui avaient offert une grande popularité parmi les troupes d'Atlantis, et il usa de ceci, ainsi que de l'influence qu'il avait accumulé en tant que Sefirot, pour être nominé en tant que Sénateur.
    Là, il s'engagea dans une bataille qui dura prêt de trois ans. Au cœur du nid de serpent qu'était le Sénat Atlante, il domina le jeu des intrigues pour accumuler faveurs, secrets, contacts et compagnons. Il sécurisa l'aide de différentes familles patriciennes afin de pouvoir destituer Cinéad, devenu entretemps Primus Sénateur, et enfin obtenir le poste et le pouvoir nécessaire pour entreprendre les réformes dont Atlantis avait si cruellement besoin pour faire face au futur.

    Trois ans de travail, pour finalement réussir à revêtir la toge du Primus.
    Pour finalement commencer à purger la corruption qui gangrénait Atlantis.
    Pour finalement que ses efforts soient incompris de tous.
    Pour finalement être trahis, et presque assassiné.
    Pour finalement faire face à l'ennemi invisible qui se cachait parmi eux.
    Pour finalement voir ce qui lui était cher sauvé par un autre.
    Pour finalement risquer tout pour Atlantis.
    Pour finalement être accepté par le Makara.


Et vous, qui êtes vous ?

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    Votre parrain : Twisted Evil
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    [b]The Heroic Legend of Arslan[/b] → [i]Hilmes[/i] est [b]Arhan[/b].
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Message Re: Arhan Sefirot, Capitaine du Makara   Arhan Sefirot, Capitaine du Makara EmptyLun 20 Déc - 10:33
On ne se serait pas déjà croisé quelque part?
Bienvenu nouveau punching b... collègue cyclops


Thème de Nessius:
 
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Message Re: Arhan Sefirot, Capitaine du Makara   Arhan Sefirot, Capitaine du Makara EmptyLun 20 Déc - 10:36
Bienvenue au digne porteur du Mascara !


Merci pour l'avatar Gawa !

Arhan Sefirot, Capitaine du Makara Morrig12
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Message Re: Arhan Sefirot, Capitaine du Makara   Arhan Sefirot, Capitaine du Makara EmptyLun 20 Déc - 10:50
Et bien, voilà une présentation qui fût fort sympathique à lire et qui donne une épaisseur des plus intéressantes au personnage d'Ahran tant apprécié par les marinas °° Plutôt bien trouvé comme origin story pour ce personnage et j'ai hate de voir ce que ça va donner en jeu. Je valide donc éveil 5 ainsi que les 300 xp de bienvenue ! Have fun °°


“Give as few orders as possible
once you've given orders on a subject, you must always give orders on that subject.”


Arhan Sefirot, Capitaine du Makara Deric_11
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Arhan Sefirot, Capitaine du Makara
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