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Février 553 AD (Jusqu'au 31 Août 2020)
 
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 [Fin juin 550] Un oiseau sous l'eau - Diplomatie

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Message [Fin juin 550] Un oiseau sous l'eau - Diplomatie   [Fin juin 550] Un oiseau sous l'eau - Diplomatie EmptyMar 29 Mar - 21:42
L'odyssée avait commencé par un simple message. Au départ d'Athènes, entre deux colonnes de l'Agora, l'un des Moineaux de feu Amadeus s'était glissé comme une ombre près d'elle afin de lui remettre un ordre de l'Augure. Se rendre au fin fond des abysses, dans le sanctuaire du grand Poséidon, pour répandre jusque dans les derniers recoins les rayons d'Apollon. Touchée qu'on lui confie une mission de cette importance, la Princesse aux mille oiseaux n'avait pas tardé à partir. Et il s'agissait de surcroît d'un ordre de la Voix d'Apollon, qu'elle ne pouvait ni ne voulait refuser.

Selon certaines légendes, Poséidon avait dominé jadis un continent entier, qu'il laissa au gouvernement de son fils Atlas, lequel avait ensuite donné son nom à l'Atlantique, l'océan dans lequel baignait cette terre bénie, isolée de la méchanceté du monde. Par son désir de vouloir ravir le commandement de la terre à Athéna, une fois Zeus retiré des affaires mortelles, le Maître des tremblements avait conduit l'Atlantide, ce merveilleux et florissant continent, à la ruine. Faisant valoir ses droits et sa puissance guerrière pour défendre les Hommes qu'elle avait juré de protéger, la déesse vierge avait obtenu devant le tribunal des dieux la destruction pure et simple de ce qu'avait bâti Poséidon et légué à son fils. Engloutie sous les flots, la ville était en ruines à son emplacement initial. Des rumeurs prétendaient cependant que, avant que tout cela ne périsse, le protecteur des océans avait réussi à déplacer la majorité des membres de son peuple dans un nouveau sanctuaire, un domaine de taille plus petite mais stratégiquement placé de façon à pouvoir intervenir rapidement dans la Méditerranée, où se jouait souvent les guerres pour la domination du monde. Ce sanctuaire nommé, d'après le chantre Homère et la mer qui poétiquement l'abritait, Eges, devait se trouver quelque part dans la mer Egée.

Ne pouvant écumer toute une mer à elle seule, la Gardienne opta pour une solution un peu plus simple : elle se rendit au bord de la mer Egée, au nord d'Athènes, dans un lieu isolé où personne ne se rendait jamais, et elle entra dans les flots. Usant de vibrations particulières dans la langue de la Nature, elle appela à elle de petits poissons, puis d'autres un peu plus gros, et finalement des dauphins sortirent la tête de l'eau. Ces créatures, elle le savait, étaient les favorites de l'Empereur, fidèles et loyales, mais aussi ses messagers. Quels meilleurs guides pour se rendre jusqu'à lui ? Elle leur expliqua brièvement qu'elle avait besoin de le rencontrer, lui ou ses représentants, et les gentils mammifères marins acceptèrent de l'emmener. Elle se cramponna à l'aileron de l'un d'eux, légère, inspira un grand coup...


La vitesse des dauphins la stupéfia. Ils semblaient aussi vifs dans l'eau qu'elle l'était dans les airs, fendant les flots comme de vrais projectiles. Elle vit défiler en un clin d’œil des centaines de poissons rassemblés par bancs, les algues, les roches, les crustacés au fond de l'eau, tout un monde qu'elle ne connaissait pas. Près d'elle, d'autres dauphins l'enjoignaient par leurs sonars de rester calme et de garder autant d'air que possible. Ce qui était bien difficile quand l'envie prenait de s'extasier devant cette course folle.

Prévenants, les cétacés firent plusieurs haltes à la surface pour qu'elle puisse reprendre son souffle. Elle vit alors qu'ils contournaient la côte pour se rendre au sud de la capitale grecque. Sans doute devaient-ils chercher un courant particulier dans les eaux ou un accès plus abordable pour une humaine. Elle perçut alors une énergie qui n'avait rien à voir avec ses sensations habituelles. Ici, nulle trace de civil en promenade ou à la pêche. La pression exercée devait instinctivement repousser tous ceux qui passaient par là... hormis les éveillés au cosmos. Sur les conseils des dauphins, elle inspira encore plus que les premières fois, bloqua, puis ils plongèrent en pic vers le fond de la mer, où une sorte de grand anneau imprégné de cosmos brillait, des caractères anciens et incompréhensibles gravés dessus. Célestia et les mammifères furent aspirés à l'intérieur -paradoxalement- sèchement, et propulsés vers une destination inconnue.

La magie de la traversée baissa d'un cran alors qu'elle atteignait sa limite. Ses poumons comprimés demandaient grâce après déjà une trentaine de secondes. Ses yeux pleuraient du fait du sel qui les piquait à chaque instant. Ses oreilles et son crâne semblaient pris dans un étau de pression insoutenable. Incapable de supporter l'expérience, elle voulut remonter, mais la surface était déjà loin et ses muscles faiblissaient. Elle voulut lâcher prise, mais les dauphins agrippèrent sa robe pour la traîner plus en profondeur. Et elle sombra.

***

Lorsqu'elle reprit connaissance, la première sensation qui s'imposa à elle fut le froid. Un froid humide, pénétrant. Elle comprit qu'elle était trempée jusqu'aux os, la robe collée au corps au point qu'on pouvait deviner ses formes en suivant les plis du tissu d'un regard. Elle sentit ensuite qu'on la soutenait. Quelqu'un avait passé le bras autour de sa nuque et la penchait sur le côté afin qu'elle puisse recracher l'eau qu'elle avait avalée.

"... dam... ?
-...
-... entendez ?"

Quelques minutes plus tard, ses sens lui revinrent plus largement et elle comprit ce qu'on lui disait. Les dauphins l'avaient menée à l'entrée d'Atlantis. Elle s'était retrouvée à demi-noyée, mais la garde atlante l'avait récupérée, et le soldat qui la tenait avait réussi à la ranimer grâce à certaines manipulations cosmiques que tout marina devait connaître. Intérieurement Célestia se fit la réflexion que ce genre de situation devait être fréquent, à force de vivre sous l'eau... C'était une aubaine pour elle.

Et son regard se posa alors sur l'entrée de l'imposante forteresse sous-marine. Les hauts piliers de marbre striaient l'horizon tout autour, soutenant le "ciel" aqueux avec la plus grande simplicité du monde. La cité bruissait plus loin, d'une activité débordante, rien à voir avec les ruines d'une civilisation disparue. L'atmosphère saturée d'eau indisposait déjà la jeune femme, dont les sens se trouvèrent soudain oppressés. Elle était comme dans une boîte recouverte d'un couvercle de coton. Léger en soi, mais trop lourd pour la simple fourmi qu'elle était dans cet endroit immense. C'était là le repaire des êtres qui furent jadis les plus avancés de l'histoire de l'humanité, ceux qui étaient montés au plus haut et tombés le plus brutalement de tous. Ceux dont la soif d'expansion avait avili la science et la prospérité.

Célestia se releva alors, encore chancelante mais capable de se tenir debout. Elle ignora certains regards impudiques à son encontre et son rayonnement éclipsa l'idée qu'elle pouvait être faible et sans défense. D'une voix assurée et sereine elle déclara :

"Je dois voir la personne qui dirige l'Ordre des marinas, quelle que soit sa nature. Je suis envoyée par Apollon qui est sorti de son sommeil séculaire. J'attendrai ici s'il le faut."

La stupéfaction se lut sur les visages de chacun des gardes, puis deux d'entre eux détalèrent finalement afin de transmettre le message.
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Dernière édition par Célestia le Lun 4 Avr - 16:58, édité 1 fois
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Message Re: [Fin juin 550] Un oiseau sous l'eau - Diplomatie   [Fin juin 550] Un oiseau sous l'eau - Diplomatie EmptyLun 4 Avr - 10:26
Une intruse. Ce furent les premiers mots du messager qui arriva en toute vitesse dans le temple de Poséidon. Il était venu prévenir le Dieu de cette simple vérité, comme perdu face à la marche à suivre vis-à-vis de cette personne. Elle avait atterri juste devant les arches d’orichalque, comme venu de l’extérieur tout simplement. Les gardes s’était précipités et l’étrangère avait été entourée rapidement d’une vingtaine de capitaine, lieutenant et marina avant même d’ouvrir les yeux. Des armes la menaçaient et la défiaient presque de faire le moindre geste. Poséidon dérangé par ce messager l’envoya avec un simple message à son tour. Les geôles. Les frontières d’Atlantis étaient closes tout simplement, et toute personne les franchissant sans autorisation ni accompagnement ne méritait qu’un seul châtiment. L’emprisonnement pour agression envers les atlantes. Le messager était parti très rapidement, apeuré par la réaction du Dieu et la crainte qu’il lui imposait. Ses colères avaient déjà fait le tour des marinas, et personne ne souhaitait avoir à les affronter pour quelques raisons que ce soient. Le pauvre messager n’avait même pas eu le temps de délivrer tout le message de l’étrangère, mais il n’avait aucune envie de faire demi-tour à présent. C’est à bout de souffle qu’il revint auprès de ses camarades attendant les ordres, et qu’il livra son message.

Un capitaine donna alors les ordres de la conduire en prison. Certes elle aurait pu tenter de se défendre, mais même pour une personne de son rang autant d’adversaire sur le domaine des marinas représentait un trop grand défi. Chacun était prêt à mourir pour défendre sa cité. C’est sans aucun ménagement que l’intruse fut conduite en prison, en attente d’un jugement de Poséidon ou du Légat. Le problème majeur dans cette situation était l’information. Poséidon oublierait certainement d’en parler au Légat, et le messager n’avait pas osé délivrer le message. Quoi que ce dernier point n’aurait peut-être pas changé la manière dont l’intruse aurait été accueillie par les marinas. Une intrusion restait une intrusion quelle qu’en soient les raisons. Le capitaine ayant donné des ordres s’était montré plutôt magnanime, puisqu’il avait conduire cette jeune femme dans les premières geôles. Les plus confortables et les moins humides. Mais il paraîtrait évident en ce lieu que tout cosmos non autorisé par le Dieu des Océans était réduit à néant, à un simple souffle d’une légère brise. Des entrées d’Atlantis il en existait beaucoup et celle d’Alexandrie était connue de tous les camps. Et si cette dernière était protégée c’était grâce à la présence de la gardienne de l’ancienne bibliothèque qui offrait un refuge sûr aux marinas depuis bien des années, sans pour autant se ranger à leur côté. Elle protégeait simplement son bien.

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