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Février 553 AD (Jusqu'au 30 Septembre 2020)
 
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 [Juin 550 - Solo] Le Serpentaire parle aux Moineaux [Terminé]

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Message [Juin 550 - Solo] Le Serpentaire parle aux Moineaux [Terminé]   [Juin 550 - Solo] Le Serpentaire parle aux Moineaux [Terminé] EmptyMer 27 Avr - 10:39
Sur les routes menant vers la Tour des Vents

Il était désormais éveillé. Et se devait de rejoindre l'Augure au plus vite afin de servir les volontés de son Père. Il n'était pas revenu sans raison. Et sa place se devait d'être aux côtés des armées qui luttaient pour Apollon. Son sanctuaire ne se trouvait apparemment pas très loin de sa destination réelle, ce qui était parfait à ses yeux. Il n'avait émis qu'une seule requête à ses anciens protecteurs : il partirait seul, sans escorte. Inutile pour lui d'être accompagné, cela ne ferait que plus attirer l'attention sur lui alors qu'il était pour l'heure préférable que les ennemis d'Apollon ne soient pas encore informés de sa résurrection. Pour l'heure, la Tour des Vents l'attendait. Il devait s'y rendre au plus tôt. Les Oracles devaient savoir.

C'est ainsi qu'il prit la route. Sans un regard en arrière vers ceux qui avaient préservés son enveloppe charnelle durant toutes ces années. Ils avaient accomplis la volonté de leur Dieu et en seraient récompensés. Mais pas par lui. Avant son départ, il s'était rendu dans les stocks du sanctuaire afin d'en prélever quelques herbes médicinales et autres substances potentiellement utiles pendant son périple. Un médecin prenait ses précautions et c'était d'autant plus vrai lorsqu'il s'agissait du plus grand d'entre eux.

Afin de préserver son visage, il avait prit la décision d'envelopper le bas de ce dernier d'un linge, comme une sorte d'écharpe, afin de le cacher à la vue des autres. Il s'était également trouvé un bon bâton de marche, fait d'un bois très résistant, que le destin lui avait mit sur son chemin. Il ne lui manquait finalement qu'une seule et unique chose. Et cela, c'est la nature qui le lui apporterait. Nul doute qu'il avait perçu son retour. Il le savait. Et c'était pour le retrouver qu'il était sorti des sentiers battus. Il se laissait guider par les signes. Une brise de vent par ci, apparition furtive d'un animal par là, il parvint enfin au bord d'une clairière en apparence déserte. Il s'arrêtait, un sourire se dessinant sur son visage masqué. Déposant son sac de voyage à ses pieds, il fit quelques pas en avant, son bâton noueux toujours en main. Il se baissa légèrement vers la terre, foulant celle-ci de ses doigts. Il semblait sentir les vibrations de la Terre-mère.

Visiblement satisfait, il se redressa complétement, leva doucement son bras droit et frappa une première fois de la pointe du bâton le sol sous ses pieds. Une onde se propagea dans le sol. Autour de lui, le vent se mit à se lever. Simple coïncidence ? Il frappa une seconde fois. Le vent redoubla, emportant dans son sillage feuilles, terres et autres éléments naturels. Il frappa enfin une troisième et dernière fois le sol. Le vent mourut. Et il attendit. Combien de temps ? Difficile à dire. Mais enfin il l'entendit. Ses yeux se posèrent tout naturellement vers une sorte de petit terrier à proximité de sa position, sans doute creusé par un quelconque animal. Deux fentes rouges apparurent à l'entrée de celui-ci. L'animal en sortit prudemment, goûtant l'air à l'aide de sa langue qui ne cessait de faire des aller-retour. Atteignant facilement le mètre dix, le reptile était d'un blanc criant. Une couleuvre d'Esculape. Son emblème. Mais celle-ci n'était pas n'importe laquelle. Les autres ne possédaient pas cette couleur. Ni ce regard pourpre.

Il ne bougeait pas. Le reptile se rapprocha. Puis doucement, il s'enroula autour de son bâton de marche jusqu'à hauteur de la main d'Asclépios. Posant son museau arrondi à proximité de ses doigts.
    - Voilà qui est mieux. Nous sommes réunis. Partons maintenant ! L'Augure nous attend !

C'est ainsi qu'il reprit la route. Le bâton d'Aclépios en main. Ou peu s'en faut. Mais son périple n'était pas encore terminé.


Dernière édition par Asclépios le Mer 27 Avr - 19:11, édité 1 fois
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Message Re: [Juin 550 - Solo] Le Serpentaire parle aux Moineaux [Terminé]   [Juin 550 - Solo] Le Serpentaire parle aux Moineaux [Terminé] EmptyMer 27 Avr - 18:24
Il ne les vit pas de suite, pour être tout à fait franc. Quelques présences disparates, presque invisibles, tant elles paraissaient anodines. Mais à mesure que Rome se rapprochait, ils se firent un peu plus nombreux. Si la discrétion paraissait être un don chez eux, ils ne pouvaient finalement pas se soustraire à la vue d'un dieu. Pas quand ce même dieu se concentrait pour cerner les présences qui semblaient le suivre depuis quelques lieux. L'esprit du serpent d'Esculape avait de toute façon confirmé ses doutes. On le suivait. Mais aucune intention hostile dans ce qu'il percevait. Pas d'animosité. Mais alors pourquoi se terrer ? Il lui fallait en avoir le coeur net. De toute façon, la nuit tombait. Il allait donc lever le pied et se poser ici. Le chemin semblait peu fréquenté. Et en dehors de quelques voyageurs et de marchands itinérants, il n'avait rien perçu de particulier. Ces ruines feraient parfaitement l'affaire.

D'abord, faire un feu. Ensuite, fermer les yeux et s'asseoir là, afin de formuler une prière en direction de son père, non sans rester vigilant à ce qui l'entourait. S'il n'avait pas senti de présences maléfiques, il ne pouvait pour autant pas laisser sa vigilance s'endormir. Les ténèbres envahirent les cieux. Se répandant sur la Terre. La nuit venue, Apollon n'était plus maître des lieux. C'était là qu'il était le plus vulnérable. Pas un bruit en dehors du crépitement des flammes. Il n'en fallait pas plus pour confirmer ses doutes. Toujours mains tendues vers le feu - les nuits paraissaient plus fraîches que dans ses souvenirs - il restait les yeux clos. Mais Esculape n'était plus sur son bâton. Il s'était installé sur ses épaules, aux aguets. Sa voix s'éleva alors dans les airs. Suffisamment forte pour qu'on l'entende à quelques mètres de lui.
    - La nature n'est jamais aussi silencieuse. Sortez donc de vos cachettes, vous n'avez rien à craindre de moi.

Il attendit. Rien ne semblait bouger. Il avait fait l'effort, avait tendu une main secourable. S'ils ne prenaient pas celle-ci, il n'y pouvait rien. Mais enfin quelque chose bougea. Un jeune garçon sortit des fourrés, hésitant. Suivit peu après de quatre autres jeunes gens - trois filles, un autre garçon - tous avec la même morphologie. Un rapide coup d'oeil permit au dieu de la Médecine de déceler les détails les plus évidents de ces enfants - car ils l'étaient rien d'autre. Ils semblaient manger à leur faim mais les multiples contusions qu'il voyait sur leurs peaux dénudés démontraient qu'ils avaient l'habitude de barouder. Mais leurs regards étaient plus intéressants encore. Ils semblaient faire attention au moindre détails. Des espions en herbes ?
    - Vous avez froid, c'est évident. Asseyez-vous donc. Profitez des bienfaits de ce feu.

Quelques-uns s'exécutèrent mais les autres restaient en retrait. Pas un ne parlait. Alors qu'un des enfants ne pouvait réprimer un bâillement, un détail sauta aux yeux d'Asclépios. Esculape le vit aussi, redressant sa tête reptilienne. Les choses étaient désormais plus claires. On lui avait arraché la langue. Et il lui paraissait comme évident qu'il en était de même pour les autres. Des espions, c'était maintenant une évidence. Et à en croire ce qu'il percevait, ils semblaient être à la solde d'Apollon. De ses Oracles, tout du moins.
    - Je suppose que vous me suivez sans vraiment savoir qui je suis, n'est-ce pas ?

Il attendait de lire l'assentiment dans le regard d'une des jeunes filles. Les mots pouvaient masquer la vérité. Pas le langage du corps. Il eut confirmation. Il leur faisait peur, cela se voyait. Son regard y était pour beaucoup, Esculape sur ses épaules aussi. Mais pas seulement. Son aura. Elle n'était pas aussi commune que celles des autres appelés du Dieu solaire. Quant au châle qui lui couvrait le visage, cela n'aidait sans doute pas. S'agissant d'espions à la solde de l'armée d'Apollon, il pouvait se permettre de leur dire la vérité. Si la nouvelle de sa venue parvenait à Rome et à la Tour des Vents avant lui, ce ne serait qu'un bien. Mais avant, il se devait de s'assurer de leur filiation. En cela, Esculape serait son détecteur. Il tendit le bras vers le jeune le plus proche de lui. Il ne pouvait le toucher mais il vit le mouvement de recul. Il se récria de suite.
    - N'aie pas peur, mon enfant. Je suis un envoyé d'Apollon. Esculape ici présent ne te fera aucun mal. Il va seulement s'assurer que tu es bien à la solde de celui que je sers. Laisse-le t'approcher. Il ne te touchera pas, aie confiance !

Le serpent glissa le long de son corps pour s'approcher doucement de l'être désigné. La peur était palpable. Mais il ne broncha pas. Plongeant son regard dans celui du garçon, Esculape semblait comme le sonder. Cela ne fonctionnait pas face à ceux possédant un pouvoir latent. Ici, il ne s'agissait visiblement que d'enfants de la rue. Des informateurs. Cela ne dura effectivement pas longtemps et lorsqu'il rejoignit son maître, celui-ci eut sa confirmation.
    - Parfait. Tu vois, ce n'était rien. Je suppose que vous êtes les messagers, à la solde des Oracles d'Apollon. Le destin me sourit donc enfin. Vous m'êtes envoyé par Père, sans le moindre doute.

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Message Re: [Juin 550 - Solo] Le Serpentaire parle aux Moineaux [Terminé]   [Juin 550 - Solo] Le Serpentaire parle aux Moineaux [Terminé] EmptyMer 27 Avr - 19:11
Il souriait sous son masque. Il se redressa, attrapant le bâton qui siégeait à ses côtés tandis qu'Esculape grimpait de nouveau dessus. De la pointe de ce dernier, il entreprit de tracer quelque chose dans la terre meuble. Un long trait, avec un serpent grossièrement dessiné, enroulé autour de ce trait. Symbole d'Asclépios, Dieu de la Médecine, son signe de reconnaissance. Ces enfants ne pouvaient pas forcément le savoir. Mais son message, lui, ils pourraient le porter.
    - Vous allez donc pouvoir m'être utile. Partez au devant de Rome. Partez au devant des guerriers d'Apollon. Passez-leur le message qu'Asclépios, fils d'Apollon, est de retour et qu'il arrive. Montrez-leur ce signe. Ils comprendront. Et s'ils doutent encore...

Il invoqua à lui sa Chlamyde dans l'instant. Les pièces d'armures apparurent sur chaque partie de son corps, des pièces argentées sur lesquelles les éclats de lune se reflétaient. Le bâton prit sa forme véritable, symbole de ce qu'il était, tandis que son casque, en forme de serpent, laissait apparaître l'emblème asclépiade. Véritable chevalier au service d'Apollon, il n'était pas pour autant un Oracle. Mais réellement la résurrection de celui qui avait aidé les hommes par le passé. Celui qui avait été châtié pour avoir fait revenir d'entre les morts quelques mortels de l'époque. Ainsi habillé, il se sentait réellement lui-même. En pleine possession de ses pouvoirs. Ou presque.
    - Je présume que cela vous suffit ? Allez-y dès à présent. Transmettez mon message sans faillir. Il en va de la volonté de mon Père !

Tels des lapins, ils défilèrent. En quelques secondes, ils prirent leurs jambes à leur cou. Ils courraient vite. Mais il semblait que leur force principale ne soit pas cela. Leur réseau devait être développé, important. Et Asclépios comptait clairement là-dessus pour que son message file comme le vent. Cela lui donnerait le temps d'arriver sans se presser. Lui permettant dans le même temps de rassembler ses forces encore dispersées pour être en pleine possession de ses moyens lorsqu'il se trouverait face à l'Augure. Le principal défaut de sa résurrection étant qu'il lui fallait du temps pour redevenir celui qu'il avait été par le passé.

Il se retrouvait enfin seul. Mais porter sa Chlamyde avait quelque chose de grisant. C'était la première fois qu'il revêtait ce symbole de pouvoir. Et il lui tardait de savoir ce qu'il pouvait faire sous cette apparence. Esculape contemplait aussi cette armure. Le bâton d'or recelait le pouvoir de la Médecine. Il était temps de sonder ses capacités. Mais pas ce soir. Réflexion faite, cela ne pourrait qu'attirer plus l'attention sur lui encore. D'une simple pensée, il se libéra de l'emprise de sa Chlamyde. Redevenant ce jeune homme presque banal... Ces petits oiseaux avaient prit leur envol pour propager la nouvelle de son retour. Et c'était déjà suffisant en soi. Une nuit. Une seule. Et il reprendrait la route.

Rome ne pouvait attendre. Apollon moins encore.
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